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 Maeko

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AuteurMessage
Maeko

Pink Lady.
Pink Lady.
Maeko

Age du personnage : Vingt-trois ans

Couleur de magie : Vous avez vu la couleur de mes cheveux ? Eh bien vous avez une idée.
Niveau de magie :
  • Plutôt élevé
Niveau de combat :
  • Moyen


Métier : Ambassadrice, diplomate
Résidence : Suite prestigieuse au palais d'Omois
Dans le sac : Un rouge à lèvre pêche, un petit miroir compact et un paquet de cigarettes


MessageSujet: Maeko   maeko - Maeko Icon_minitimeSam 20 Fév 2016 - 12:49


 
Maeko
"Mae" ∞ 23 ans ∞ Femme ∞ Démone nouvelle génération ∞ Diplomate ∞ Hétéro ∞ Pas de familier
« I'm a princess cut from marble, smoother than a storm »

 

✖ Interview ✖
« Que pensez-vous des Sangraves ? »

Une bande de sagouins en robe grise se servant d'une magie qui n'est pas la leur pour envahir le monde ? Pathétique, et pas le premier de mes soucis.

« Vous trouvez quelqu'un dans une très mauvaise situation qui pourrait le conduire à la mort. Vous pouvez le tirer de là, mais c'est à vos risques et périls, vous pourriez succomber vous aussi. Que faites-vous ? »

Je ne risque pas ma vie pour un illustre inconnu. Si c'est un ami, en revanche, il mérite que j'y réfléchisse à deux fois.

« Vous vous trouvez devant une table sur laquelle sont disposés quatre objets : une part de gâteau, un couteau, un vieux grimoire et un bijou resplendissant. Vous ne pouvez en prendre qu'un seul avec vous. Lequel choisissez-vous ? »

Le bijou. Je ne vois pas très bien ce que je ferais du reste.

« Seriez-vous capable de tuer si vous pensiez avoir de bonnes raisons de le faire ? »

Évidemment.
 

✖ My Story ✖


[Je veux préciser que, n'ayant presque pas d'infos sur lesquelles me baser pour parler des démons, j'ai imaginé un contexte toute seule. Ca m'embête un peu de faire ça, mais je n'ai pas eu d'autre choix. Lilnie m'a dit que vous demanderiez de changer des trucs, dans le pire des cas. Donc bonne lecture   ]

Mon nom est Maeko. Ma-hé-ko. Prononcé très vite, ça donne Maîko. Et mes amis proches m'appellent Maé. C'est drôle de voir qu'on peut tirer autant d'appellations d'un nom composé de trois syllabes, et que je réponds à chacune d'entre elles.
Le premier nom qu'on m'a donné, c'est 0398738. Je le sais, parce que c'est tatoué à l'intérieur de mon poignet droit. Les lettres noires tranchent sur ma peau très claire, mais je m'y suis habituée. Et je ne sais pas vraiment si je devrais haïr ou non ce numéro. J'ai le sentiment que s’il disparaissait de ma chair, je perdrais une partie de mon identité.
Je fais partie de cette génération de démons qui sont nés dans des laboratoires. Conçus dans des éprouvettes, élevés par des blouses blanches, avec des tas et des tas de contrôles de santé. Lorsqu'une expérience était considérée viable, on lui donnait un prénom et on la transférait vers le département de maternité. Là, les hybrides étaient pris en charge par des démones qu'on appelait « éducatrices ». Mais lorsque le bébé était un peu trop fragile, qu'il semblait mal réagir à l'environnement dans lequel il naissait… C'était le chemin inverse. La destruction des produits imparfaits, et on recommençait le processus.
J'ai eu la chance d'échapper à cette option.

Je me souviens avoir grandis avec beaucoup d'enfants comme moi. Ils me ressemblaient. La couleur des yeux, de la peau, des cheveux changeait parfois mais nous avions le même grain de peau, notre corps était arrangé de la même façon, et nous avions chacun un nez, une bouche, deux yeux placés au même endroit. En revanche, celles qui étaient chargées de notre éducation n'avaient rien à voir avec nous. Elles avaient de la fourrure, des écailles, des plumes. Elles avaient des griffes là où nous avions des ongles, et parfois leurs corps étaient totalement étrangers aux nôtres.  
Et c'était perturbant.
Essayez un peu de trouver des modèles pour apprendre et pour grandir, quand les adultes que vous côtoyez semblent appartenir à une autre espèce. J'ai longtemps pensé que nous étions déformés, ratés, des simples erreurs dans la génétique. Je savais que je n'étais pas la seule à le croire. Notre génération était celle des incertains, et chacun apprit à se construire tout seul. Les comportements étaient différents, et plusieurs catégories d'hybrides se sont alors distinguées. Ceux qui exposaient leur faiblesse avaient droit aux remontrances des éducatrices. C'est la première chose que nous avions appris à propos de nous-même : les démons ne sont pas des faibles. Faute d'avoir assez d'informations pour nourrir notre esprit, certains se sont raccrochés bien désespérément à cette règle d'or. Je les appelais les sang-chaud. Souvent violents, fiers et hautains, ils ne perdaient jamais une occasion de montrer leur supériorité. La catégorie des faibles était à éviter afin de ne pas se faire cataloguer comme tel, mais celle des forts n'était pas plus recommandable.
Et puis il y avait les gens comme moi. Ceux qui rasaient les murs, s'intégraient dans le décor, écoutaient attentivement et obéissaient silencieusement. J'étais très forte à ça. Mais je n'étais pas la meilleure. Le meilleur, c'était ce garçon aux cheveux noirs et aux yeux verts. Il faut dire aussi que personne n'osait venir l'emmerder – que ce soit les hybrides, ou les éducatrices.

On avait beau se ressembler, on n’était pas tous égaux dans cette nouvelle génération. La plupart avaient été conçus à partir de démons pris au hasard et de façon totalement anonyme. On n’avait pas de parent, pas d'affiliation autre que celle de notre peuple. Mais il y avait aussi de la noblesse : Ceux qui étaient issus de notre roi, reconnus comme des membres de la famille royale, et donc des êtres supérieurs à nous. Cette caste d'hybride était d'abord composée de trois garçons : L'aîné s'appelait Ezekiel, un blond avec des yeux verts. L'héritier. Ensuite venait Archange, le garçon qui excellait au silence. Le troisième, Gabriel, était un sang-chaud de la pire espèce. Son désir d'écraser les autres brûlait dans ses yeux améthyste. Tout le monde savait qu'il valait mieux faire profil bas lorsqu'il était à proximité.
Les trois princes avaient également une ribambelle de sœurs qui ne semblaient pas concernées par le trône : chez les démons, on voulait un roi et non pas une reine. Les jeunes princesses étaient un peu écartées du groupe, surprotégées par les éducatrices. La plus âgée était Sanhexia, et elle menait ses sœurs avec une royale autorité et un brin d’insolence dont personne ne se formalisait.

Notre éducation était programmée au détail près : lorsque nous étions tout petits, c'était l'obéissance et la loyauté qui importait. On apprenait la culture autremondienne, les bases de l'omoisien. Peu à peu, on nous donna plus d'information quant à notre identité. Nous étions des démons et rien d'autre, disaient-ils. Notre ressemblance avec les humains ne faisaient pas de nous des humains. Les éducatrices insistaient lourdement sur ce point.
Notre groupe d'hybride était très grand, et il était facile de se perdre dans la masse. Pour cette raison, et aussi parce que j'étais de ceux qui faisaient profil bas, je ne me liais pas beaucoup avec mes congénères. La solitude m'allait comme un gant – le silence aussi. Souvent, je me trouvais un coin tranquille et m'y installais en attendant l'heure du dîner. Un jour, je décidai de me cacher dans un placard à balais du couloir B de l'étage n°3 – un secteur plutôt calme qui me convenait assez bien. Mais la place était déjà prise par le prince Archange, roi de la tranquillité. Ses yeux verts se sont posés sur moi alors que j'ouvrais la porte timidement, et comme il ne semblait pas se formaliser de ma présence, je me suis installée à côté de lui. Le silence fut brisé par des voix qui n'étaient pas les nôtres : la conversation des éducatrices avec leur supérieur, qui avait lieu dans la salle à côté, résonnait dans les conduits d'aération.

« Nous avons un souci avec l'une des petites : Elaine. Le programme n'a pas eu le résultat attendu sur elle. Elle se prend pour une humaine. Pour l'instant, ça n'est pas très grave, mais si ça persiste en grandissant, et surtout, si cet état d'esprit s'étend sur les autres, on fera face à un problème majeur. »

Je connaissais Elaine. Elle avait des yeux couleur miel et des boucles dorées. Elle n'était pas le genre qui arrivait à garder la tête hors de l'eau : trop pleurnicheuse, trop fragile, trop humaine. Mais entendre des mots qui ne m'était pas destinés me mettait mal à l'aise. Je ne voulais pas être punie.

- Peut-être que l'on devrait s'en a…

Archange m'intima le silence d'un mouvement de main. Il avait une autorité naturelle qui me fit taire immédiatement. Son regard émeraude était posé sur moi, mais je pouvais voir qu'il était concentré sur la conversation des adultes.

« Tâchez de remédier à cela. On ne peut tolérer une seule pomme pourrie dans le panier. Cette génération doit être irréprochable. Vous avez une dizaine d'année pour corriger le tir sur celle-ci, faites attention à ce que cette attitude ne soit pas adoptée par les autres ».

Les voix s'éloignèrent, et le silence revint alors. Archange me regardait toujours, et c'était la première fois que je me sentais mal à l'aise à ne rien dire.

- Je m'appelle Maeko, dis-je alors pour rompre ce silence de plus en plus dérangeant.
- Je sais, répondit-il d'une voix tranquille. « Je ne parle pas beaucoup, mais je mets un point d'honneur à écouter ce qui se passe autour de moi. J'ai déjà entendu ton nom. »

Il parlait d'une voix claire, détachée, visiblement à l'aise. Il semblait sur le point de faire un discours à chaque mot qu'il prononçait, et son charisme me frappa de plein fouet. C'était la première fois que je remarquais qu'il avait la royauté dans le sang, lui qui était moins brillant que son frère aîné et moins exubérant que son cadet. Une pensée me traversa l'esprit : pourquoi était-il silencieux, le garçon qui savait si bien parler ?

- Ça n'est pas la première fois que tu écoutes aux portes, n'est-ce pas ?
- Non. Je n'aime pas qu'on décide les choses derrière mon dos. Je veux être au courant de ce qui me concerne.
- Et quand ça ne te concerne pas ?
- Tout me concerne ici.
Dès ce moment-là, j'ai compris qu'Archange visualisait l'endroit dans lequel il grandissait comme son royaume, bien qu'il ne soit pas l'héritier du trône. Au lieu de camarades, il voyait des sujets. Et en repérant la lueur d'intelligence qui flottait dans ses yeux verts, le sourire léger qui flottait sur ses lèvres, j'étais persuadée qu'il avait raison. Archange n'était pas juste un prince, c'était un futur roi.

Cet étrange moment marqua le début de quelque chose de nouveau, mais aussi la fin de ma solitude. Sans raisons particulières, et comme suivant un accord tacite, Archange et moi nous sommes rapprochés. Ç'en était fini de se balayer vaguement du regard au milieu des autres. Désormais, on partageait notre espace et nos conversations. Le garçon aux cheveux noirs avait quelque chose de fascinant. Intelligent, mesuré, j'avais envie de le suivre n'importe où, et j'avais l'impression qu'il me protégerait. C'était curieux de constater qu'une fois assise à côté d'un prince, je me sentais princesse.

Lorsque l'on atteignit une dizaine d'année, le programme changea. Il devint plus chargé et plus complet. Pour commencer, on nous faisait pratiquer beaucoup de sports : il était question de développer nos capacités physiques au maximum. Les leçons concernant Autremonde devinrent plus approfondies, et on ajouta l'étude de la culture terrienne. Il n'était pas question d'ouverture d'esprit chez les démons, seulement de connaître ses ennemis, réfléchir avec calcul et prévoir ses coups à l'avance. Mais pour nous, une bande d'enfants âgés de dix ans, il s'agissait seulement d'aller à l'école. Archange, déjà, n'était pas dupe. Même s'il était encore trop jeune pour connaître les objectifs exacts de l'enseignement qu'on nous donnait, il savait qu'on ne nous disait pas tout. Il me disait de ne jamais sortir du rang, de toujours écouter et obéir, mais de réfléchir en secret aux choses qui se passent autour de moi. Je lui faisais confiance, et c'était réciproque.
A l'âge de onze ans, je lui ai demandé s'il ferait de moi une princesse quand je serais grande. Il m'a répondu que oui.
Lorsque nous en avions douze, il m'a défendu contre Gabriel qui se montrait un peu trop agressif. C'était la première fois que je le voyais s'impliquer publiquement dans quelque chose, et la pensée m'est venue que Gabriel, aussi dangereux soit-il, n'était rien face à Archange.
A treize ans, on se tenait la main dans les rangs pour rentrer en classe.

Nous étions adolescents quand une vague de maladie a frappé la génération des hybrides. Ce n'était pas illogique, en y réfléchissant. Pendant la puberté, notre corps était fragilisé et réagissait beaucoup moins bien à l'environnement dans lequel nous vivions. Les scientifiques auraient sans doute pu combattre cette épidémie s’ils y étaient préparés, mais la bulle de perfection dans laquelle se déroulait le programme jusque-là les avait empêchés d'anticiper une chose pareille. Ils avaient mené des études sur le corps humain afin de l'exploiter, mais visiblement, leurs connaissances n'étaient pas complètes. Les jeunes démons tombaient comme des mouches. De violentes quintes de toux, des yeux rouges et une peau blafarde, et vous étiez condamnés. Archange et moi avions quinze ans. Nous faisions partie de la seconde classe d'âge : les plus vieux avaient un an de plus que nous. La façon de produire des hybrides, cependant, connaissait des améliorations entre chaque vague de naissance. La mienne avait bénéficié d'une molécule qui renforçait nos défenses immunitaires. Cet atout avait été administré à tous les hybrides depuis quinze ans. Les plus âgés du programme, eux, furent décimés par la maladie. Ils avaient eu la malchance de ne pas avoir obtenu la mise à jour.
Ezekiel, le frère aîné d'Archange et héritier du trône, faisait partie des victimes.

C'était curieux de voir mourir les nôtres alors qu'on nous a répété toute notre vie que nous étions puissants. Plus puissants que tout. Visiblement, nous n'étions pas plus puissants que la mort.
Archange devint l'héritier. C'était l'ordre logique des choses. Il n'avait pas semblé particulièrement affecté par la mort de son frère. Aucun de la fratrie ne l'était d'ailleurs. Gabriel jubilait (sans doute voyait-il là un obstacle de moins vers le pouvoir), les princesses avaient porté leur deuil avec respect, mais leurs visages n'affichait aucune tristesse. Lorsque je posais la question à Archange, il me répondit que c'était normal. Qu'ils n'avaient pas été élevés pour s'aimer. Qu'ils étaient frères à distance, grâce à une simple manipulation d'ADN, mais dans la réalité, ils n'étaient que des étrangers.
Quelqu'un d'autre est mort cette année-là. Elaine, la fille trop attachée à son humanité. Officiellement, elle était décédée à la suite de l'épidémie. Archange et moi savions que c'était faux. C'était une simple opération de perfectionnement du programme : retirer la pomme pourrie du panier.  Génération irréprochable, avaient-ils dit.

Au milieu de notre adolescence, les activités sportives ne suffisaient plus. On ne courait plus pour courir, on ne sautait plus pour sauter. Dorénavant, il fallait apprendre à manier une épée, à lancer un couteau, et autres réjouissances similaires. Le combat à mains nues était également mis en avant. On a commencé à apprendre avec des vidéos importées de la Terre et d'Autremonde. J'étais déjà en difficulté, à ce moment-là. Je pouvais m'en sortir pendant les activités sportives, mais j'étais trop faible pour donner la force et la précision nécessaire à mes mouvements.
Puis le cours a évolué. Les combats entre élèves ont été organisés, et c'est à peu près là que mon enfer a commencé. C'était trop difficile, je n'étais pas à la hauteur. Mon corps avait beau être plus fort que celui d'un humain normal, j'étais tout de même faible comparée aux autres membres de mon groupe. Quand ils frappaient, j'étais jetée à terre. Les marques bleues et violettes ont commencé à s'étaler sur mon corps, ironiquement accordées au rose de mes cheveux.
En même temps que le combat est venu la magie. Ces classes-là étaient plus calmes et tellement plus agréables pour moi. J'étais plutôt douée en magie. J'arrivais à produire des sorts facilement. Ma magie était puissante et mesurée à la fois. J'excellais.
Cela ne palliait pas mes difficultés au combat cependant. Les journées étaient de plus en plus longues, les nuits ne suffisaient pas à reposer mon corps totalement. La fatigue accumulée me rendait amorphe. Je n'arrivais plus à rien, et je voyais les éducatrices me regarder avec un mépris qu'elles ne m'avaient encore jamais adressé. Je devenais une faible. Et j'avais horreur de ça.
Un jour, Archange m'a pris à part avant d'aller à l'entraînement. Il avait l'air énervé. Il l'était.

- Mais qu'est-ce que tu fous, Maeko ?

Interloquée par cette entrée en matière, je suis restée silencieuse, attendant qu'il me donne plus d'explications.

- Tu ne peux pas continuer comme ça ! Ils vont finir par te bouffer si tu les laisses faire !
- Tu crois que ça me plaît de me faire massacrer ? Répliquai-je d'une voix grinçante.
- Tu dois...
- Je ne suis pas assez forte, d'accord ?

C'était horrible à admettre, mais je ne pouvais pas le nier. Je n'étais pas assez forte cette fois-ci.
Archange a soupiré, et j'ai vu son regard se faire vague, ses sourcils se froncer, signe qu'il réfléchissait.

- Tu n'as pas besoin d'être forte. Mets l'accent sur autre chose. La rapidité, par exemple. Tu es la plus rapide de nous tous.
- Ça ne sert à rien de courir vite quand il s'agit de frapper fort.
- Bien sûr que si. Esquive les coups, laisse ton adversaire s'épuiser. Frappe quand tu sais qu'il ne pourra pas t'atteindre.
- Arrête de me donner des conseils !

Je m'en voulais d'être aussi rude envers lui alors qu'il souhaitait m'aider. Mais l'écouter chercher des solutions à ce qui me semblait être une cause perdue ne faisait que me rappeler que je me heurtais à mes limites. J'avais horreur de ça. J'en aurais eu peur, si j'avais le droit d'avoir peur.
Archange m'a attrapé par le menton, me fixant avec sévérité. J'arborais un air effronté, tentant de défier son regard, mais c'était perdu d'avance. Il était la royauté, le chef, le leader. J'étais le soldat. Un soldat faible, qui plus est. Un soldat inutile.

- Si tu ne m'écoutes pas, les choses vont mal tourner. Tu recevras un autre coup et tu ne te relèveras peut-être pas. On te mettra dans une housse, puis six-pieds sous terre. Ce n'est pas ce que je veux, et j'ose espérer que ce n'est pas ce que tu veux. Tu n'as pas envie de mourir n'est-ce pas ?

Sa voix était presque aussi froide que la façon dont il me regardait. J'ai secoué la tête comme une petite fille qui se fait gronder, honteuse, et la gorge nouée.

- Bien. Cela aurait été plus grave si tu avais été suicidaire.

Son expression a changé, s'est adoucie. Loin d'être menaçant, il était protecteur. C'était comme un baume après la brûlure.

- Je fais de mon mieux pour te tenir éloignée de mon frère et de son caractère violent, mais certaines choses échappent à mon contrôle. Il est temps que tu montres les dents, Maeko. Ici, on n'a nulle utilité d'un chaton inoffensif.

Nous avons continué notre route vers le centre d'entraînement. La conversation n'avait pas duré longtemps, mais je n'arrivais pas à me la sortir de la tête. Je sentais qu'il avait raison. Si je ne gagnais pas mes prochains combats, ma courte expérience de la vie allait probablement s'arrêter là.
Les matchs de combats à mains nues se déroulaient ainsi : un premier élève était désigné par nos superviseurs. Il choisissait alors son adversaire. Le duel se terminait lorsqu'un des deux participants se montrait incapable de continuer : c'est-à-dire qu'il soit assommé, ou dans le pire des cas, mort. L'abandon était valable aussi mais la plupart d'entre nous auraient préféré crever que de déclarer forfait. A croire que cette fierté stupide qu'on nous avait inculqué prenait le pas sur l'instinct de survie.

L'élève désignée était Krista, une grande fille aux yeux verts perçants, avec une tresse blond platine qui descendaient jusqu'à ses hanches. Elle faisait partie de la petite bande de Gabriel. Elle ne m'aimait pas. C'était réciproque.
A quatre reprises, ses adversaires furent envoyés au tapis. L'un d'entre eux cracha même quelques dents ensanglantées à mes pieds. Malgré tout l’orgueil naturel que je devais à ma race, je n'étais pas fière. Le sol me semblait soudain fascinant, moi qui ne voulais pas croiser le regard de la machine de guerre. Il est utile de préciser que ma tentative de passer inaperçue fut ratée. J'aurais pu accuser les cheveux rose bonbon, mais ça aurait été un bien piètre argument, considérant les extravagances physiques naturelles qui nous entouraient. Non, ce qui motiva Krista à me choisir comme adversaire ce jour-là, c'était plus vraisemblablement son animosité pour moi et, par conséquent, son désir de me péter la gueule.

Mes mains tremblaient déjà avant que le combat ne commence. La blonde m'adressa un sourire qui m'évoqua un chat sur le point de se jeter sur sa proie. Je capturai le regard satisfait de Gabriel qui me fit alors penser qu'il n'était pas étranger à cette manœuvre. C'est vrai quoi, massacrer la petite Maeko, la meilleure amie et plus ancienne alliée de son détesté frère, l'héritier au trône. Quel bénéfice peut-il bien en tirer ? L'équation est vite résolue.
L'attaque de Krista fut rapide. Mon esquive le fut encore plus : je n'avais que la vitesse pour me protéger, après tout. Malheureusement, si cela me permit d'échapper aux trois premiers assauts, ma faiblesse finit par me rattraper. Aussitôt que mon adversaire me tenait, elle ne me lâchait plus. Toute technique combative s'évapora alors de mon esprit. Je me débattais, tentais de me protéger le visage. Elle m'avait déjà cassé le nez, et une douleur sourde se répandait dans ma tête. Faute de pouvoir faire mieux, j'attrapai sa longue tresse et tirait de toutes mes forces, espérant arracher de son crâne la moindre petite mèche blonde. Ce n’eut pour effet que de la rendre encore plus violente. Elle me jeta à terre. J'aurais dû me relever immédiatement, mais la douleur me maintenait à terre. J'étais pathétique. Krista devait le penser aussi, puisqu'elle s'est approchée de moi avec le sourire cruel de celui qui se sait puissant. Je ne savais pas quoi faire pour me défendre. Mon cerveau n'arrivait plus à former une pensée cohérente. Mon corps a donc pris le relais. J'avais levé les mains devant moi comme pour me protéger des prochains coups. La peur que je ressentais, associée à la haine que j'avais envers cette fille, a fait monter en moi une vague d'énergie qui s'est concentrée dans mes paumes. Un flash de lumière rose plus tard, tout était silencieux. L’énergie ressentie semblait s’être échappée, ne laissant que des picotements dans mes mains tremblantes. J’étais à terre, mais je respirais toujours. Ce n’était pas le cas de Krista.

- Elle a triché ! hurla Gabriel.
- Non.

C’était Archange qui avait pris ma défense, calme et sûr de lui.

- Elle a utilisé la magie !
- Elle s’est défendue.
- C’est un duel basé sur le combat physique ! Elle n’avait aucun droit de se servir de sa magie !
Des murmures ont commencé à se répandre dans le groupe ; ils étaient contre moi. Ça n’a pas semblé affecter Archange, qui fixait son frère droit dans les yeux, imperturbable.

- Maeko n’a enfreint aucune règle. Elle s’est servie de ses capacités pour prendre le dessus sur son adversaire. Si Krista était trop stupide pour anticiper l’attaque et s’adapter, alors peut-être qu’elle mérite ce qu’il lui arrive.
- Le prince Archange a raison, intervint alors l’éducatrice qui supervisait le combat. Maeko est déclarée vainqueur.

A peine ces mots furent-ils prononcés qu’une vague de soulagement me submergea, autorisant alors mes yeux et mon esprit à se fermer. J’eu le temps d’espérer qu’on ne me confonde pas avec la morte lorsqu’on viendrait ramasser son corps, avant de perdre conscience.

C’est à l’infirmerie que je me suis réveillée. Mes blessures s’étaient déjà refermées, et les cicatrices presque effacées. La magie était capable de guérir le mal qu’elle causait, tandis que les épées ne servaient qu’à donner la mort. C’était sans doute pour cette raison qu’elle avait ma préférence.
Archange était là à mon réveil. Il m’a regardé avec un sourire et m’a dit « on dirait que le chaton a finalement sorti les griffes ».
- Peut-être, mais elles ne vont pas m’être très utile contre Gabriel. Il doit sans doute réclamer ma tête en ce moment même.
- On s’en fiche. Il ne pourra pas t’atteindre.
- Qu’est-ce que tu veux dire ?
- On quitte cet endroit. Une nouvelle planète a été terraformée, et un palais y a été construit. C’est là que nous vivrons désormais, toi, moi, et quelques autres.
- Je ne comprends pas, et le programme ?
- Le programme est obsolète. J’ai parlé aux instructeurs. Je leur ai bien rappelé que peu importe l’autorité qu’ils ont sur nous, j’ai un pouvoir et une influence beaucoup plus grande. Je suis en charge des choses, désormais.
- Mais le roi..
- Ne t’en fais pas à propos de ça. J’ai tout sous contrôle.

C’était peu d’explication, mais je l’ai cru. D’autant que si on me donnait une chance de m’éloigner autant que je le pouvais de Gabriel, je n’allais pas cracher dessus.

- Qu’est-ce que ça faisait, Maeko ?
- De quoi ?
- Tuer cette fille, qu’est-ce que ça faisait ?

J’ai pris un temps pour réfléchir, tandis qu’Archange me regardait avec un brin de curiosité dans le regard.

- Rien. Absolument rien.

Alors on a changé de planète. Et on a presque changé de vie, aussi. Fini les duels à mains nues, les instructeurs et les éducatrices. J’ai commencé à vivre dans une bulle doré. C’était reposant. J’ai continué à étudier, dans une classe plus spécialisée, avec une dizaine d’autres démons qui avaient été sélectionnés par Archange. On apprenait la politique, le commerce, les langues. On était les futurs politiciens, ceux qui entoureraient le roi. Il y avait une deuxième classe sur cette planète. Ils apprenaient à se battre, mais ce n’était pas exactement des soldats, plutôt des espions. Archange avait entendu parler des prestigieux Voleurs Patentés d’Autremonde, et il trouvait plus prudent que notre nation soit également équipée en agents secrets. La dernière classe, c’était celle restée sur l’autre planète. Ils étaient toujours entraînés, mais différemment. Archange disait qu’on avait fait d’eux des mercenaires, qu’on leur avait appris à se battre pour leur propre survie. Il voulait en faire des soldats aguerris formant des troupes soudées. C’était son propre programme. On n’était plus des expériences, pas plus qu’on était des gosses à qui on lavait le cerveau dans une société individualiste. On était désormais les éléments d’une nouvelle nation. On avait de la valeur.

Un matin, j’ai trouvé une petite boîte au pied de mon lit. Elle contenait un chaton minuscule, au pelage bleu ciel. Archange m’a dit qu’il était né en laboratoire pendant la nuit. Lorsque je lui ai demandé pourquoi est-ce qu’il me le donnait, sa réponse fut curieuse.
- C’est un cadeau d’au revoir.
- Tu t’en vas ?
- Non, Mae, pas moi. Toi. Tu pars sur Autremonde.

Archange m’a expliqué qu’il souhaitait que s’établisse les premières relations entre Autremonde et les nouvelles Limbes. Ils avaient découvert notre existence avec la visite de l’héritière impériale dans nos contrées – cette petite blonde avait foutu la merde comme jamais – et il était temps de se manifester de manière officielle. J’allais faire partie du premier voyage, en tant qu’ambassadrice. Archange me faisait confiance pour cette mission, je voulais m’en montrer digne. J’ai donc sélectionné moi-même les membres de mon escorte, j’ai choisi des gens proches de moi, compétents, sur lesquels je pourrais compter. J’espérais seulement que tous les humains ne soient pas comme la furie blonde qui leur servait d’héritière impériale, sans quoi mon séjour ne serait pas de tout repos. Après tout, j’avais un travail à effectuer. J’allais représenter mon peuple, être le visage de ma race. Autremonde avait intérêt à se préparer.

 

✖ Inside Out ✖

✖ Description physique ✖

Vous l'aurez sans doute remarqué, j'ai les cheveux roses. Un rose très barbe à papa, très bonbon, très enfantin. C'est assez curieux, mais c'est comme ça que je suis née. J'ai été fabriquée comme une poupée, un très grand soin a été porté à mon apparence. J'ai une peau lisse et très claire, un petit nez bien droit, une bouche pulpeuse, des grands yeux azur. Sans modestie, je suis belle. Il faut bien, puisque c'est le but premier de mon existence. Charmer pour mieux séduire, séduire pour mieux vaincre. Ils n'ont rien laissé au hasard. Ils m'ont fait plutôt grande, très mince. Presque pas de hanches, presque pas de seins. Une petite fille d'un mètre soixante-dix, avec de longues jambes perchées sur des talons hauts. C'est étrange, comme image de la beauté, non ? Le seul élément qui fait tâche, c’est ce numéro tatoué à l’intérieur de mon poignet droit, comme un code barre sur un article de supermarché. Mais je ne cherche pas à le cacher. C’est une partie de moi.
Je suis quelqu'un d'important, désormais. Je goûte à la richesse et au pouvoir, et cela doit se voir dans mon apparence. Coiffure impeccable, distinguée, vêtements luxueux, souvent dans des couleurs pastel. J'ai un goût prononcé pour les belles choses, je suppose que c'est ce qui arrive lorsqu'on vit dans un palais.

✖ Description mentale ✖

La deuxième chose qui arrive à quelqu'un qui vit dans un palais, c'est l'égo. Je dois avouer qu'à force de porter des robes splendides et des bijoux hors-de-prix, je suis devenue un peu orgueilleuse. On s'habitue très vite à la distinction. Il m'arrive d'être superficielle et imbue de moi-même, mais je reste une personne sensée et intelligente. Je n'irais pas jusqu'à dire que je suis douce, gentille, sympathique, mais je fais de mon mieux pour être relativement agréable. Difficile parfois d'aller contre la froideur inculquée à ma génération, mais je sais que personne ne veut nouer de relation avec une personne cassante. Je fais donc de mon mieux pour réprimer l'humour sarcastique qui fait parfois son chemin dans mes paroles.
Il fut un temps où j'étais plus douée pour écouter que pour parler. Mais les choses ont changé ; j'ai changé. J'ai appris la politique. Si je ne suis pas la personne la plus qualifiée pour manier une arme, je peux manier les mots avec ruse et subtilité. Je suppose que ça me rend douée en manipulation. Est-ce que ça fait de moi quelqu'un de malhonnête ? Je ne pense pas. Qu'est-ce que l'honnêteté, de toute manière ? Je joue pour mon équipe, et je suis avant tout loyale envers les miens. Personne ne pourrait me reprocher ça.
✖ SKILLS ✖

✖ Behind the screen ✖
Hola les TDLFRiens, ici Jenna  I love you alias Jenouille la Grenouille, Nihal, Shanaa, Sixteen/Teenie/Cocue.
Code 1 : La sirène est passée...
Code 2 : ... par là. ♡

image by consolation-prizes # code by shiya.

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Neela C. Tamahees


Neela C. Tamahees

Age du personnage : 25 vagues écumées de déréliction.

Familier : Aucun petit animal aux yeux dorés à mes arrières. Fort heureusement.
Couleur de magie : Varie entre le vert algue et le vert oxyde.
Niveau de magie :
  • Plutôt élevé
Niveau de combat :
  • Plutôt faible


Métier : .
Résidence : .
Dans le sac : .

Affinités : Je suis tristesse. Je suis haine. Je suis solitude, et désespoir.

MessageSujet: Re: Maeko   maeko - Maeko Icon_minitimeSam 20 Fév 2016 - 15:12

Welcome avec ton nouveau personnage. I love you




«Angel singin' in the ocean of evil»
(c) ystananas



maeko - Maeko 850564misstdlfr2014
maeko - Maeko 500242meilleurefloodeuse2014
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http://tara-duncan.actifforum.com/t3993-leyla-d-el-mar
Solveig


Solveig

Age du personnage : 16 ans

Familier : Krokmou, un chat noir qui ressemble à Krokmou (parfois je lui rajoute des ailes en tissu et c'est très drôle)
Couleur de magie : Verte
Niveau de magie :
  • Moyen
Niveau de combat :
  • Moyen


Métier : Étudiante en année sabbatique, future journaliste
Résidence : Autrefois la maison de mes parents en Norvège, maintenant je vais d'auberges en auberges pour découvrir Autremonde !
Dans le sac : plein de livres !

Affinités : Loup sois mon pote stp
sinon j'ai peur d'Isabella Duncan

MessageSujet: Re: Maeko   maeko - Maeko Icon_minitimeSam 20 Fév 2016 - 20:39

Ça défonce. J'ai rien d'autre à dire, c'est très bien écrit, cohérent, très agréable à lire et je crois que je vais fabriquer des badges "Je shippe Archange x Maeko" (Archeko ? Maekange ? xD). Félicitations, tu déchires. :DDDD

J'ai rien à redire non plus sur l'histoire des démons nouvelle génération. Je pense qu'on va mettre ta prez dans le topic de la timeline, pour ceux qui voudraient plus d'infos sur eux.

Je te valide, tu connais le chemin pour la suite !



(Je suis trop contente que tu aies posté Maeko, depuis le temps que je l'attendais. Fufufu <3)


::::
 
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Maeko

Pink Lady.
Pink Lady.
Maeko

Age du personnage : Vingt-trois ans

Couleur de magie : Vous avez vu la couleur de mes cheveux ? Eh bien vous avez une idée.
Niveau de magie :
  • Plutôt élevé
Niveau de combat :
  • Moyen


Métier : Ambassadrice, diplomate
Résidence : Suite prestigieuse au palais d'Omois
Dans le sac : Un rouge à lèvre pêche, un petit miroir compact et un paquet de cigarettes


MessageSujet: Re: Maeko   maeko - Maeko Icon_minitimeSam 20 Fév 2016 - 23:05

Oww merci beaucoup Fufufu <3 (je t'aiderais pour les badges. Maekange power ! SUPER ERAAAAAAA ! ). Je prends de ce pas le chemin pour la suite, merci de la validation :danse:
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Lou Ange

Vol au vent

Lou Ange

Age du personnage : 18 ans

Familier : Svaha, louve rousse à trois queues
Couleur de magie : Bleu-gris
Niveau de magie :
  • Faible
Niveau de combat :
  • Plutôt élevé


Métier : Voleuse Patentée fraîchement diplômée
Résidence : Maison à Travia
Dans le sac : Nourriture, livres, poignards et shurikens, boule de cristal, passe-partout et autres gadgets de VP

Affinités : - Ewlan : saleté.
- Elya : soeur d'ailes ;)

Connaissances : L'ilne, Leyla, Laara, Andô, Ambre, Skyler, Jo

MessageSujet: Re: Maeko   maeko - Maeko Icon_minitimeDim 21 Fév 2016 - 13:19

WIIIIIII GRONOUILLE :D
Encore des cheveux roses, j'aime. Bienvenue à Maeko !


maeko - Maeko 882438lousigna

Svaha:
 
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http://Voleuse Patentée, mi vampyr, mi-elfe, cheveux blonds aux mèches noires, yeux bleus, dents et griffes de vampyr, oreilles d'elfe, moyenne de taille. Curieuse, téméraire, lunatique. Vit à Travia avec ses parents, aime l'aventure.
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MessageSujet: Re: Maeko   maeko - Maeko Icon_minitime

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Maeko
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