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 Salut bogosse, t'veux passer une belle nuit ? [Haru]

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MessageSujet: Salut bogosse, t'veux passer une belle nuit ? [Haru]   Ven 8 Mar 2013 - 9:50


Candice Heaven

You wanna die ? - You wanna die ? - You wanna die ? - You wanna die ? - You wanna die ? - You wanna die ? - You wanna die ?


Ke$ha – Blah Blah Blah

Je regardais d’un air mauvais les Terriens qui me fixaient d’un air ébahi. Quoi, vous avez jamais vu de fille parfaite ? Eh bah tant pis pour vous, vous en aurez plus jamais l’occasion. Je marchais rapidement vers un Starbuck et m’asseyais dans un coin. Malgré tout, on continuait de me regarder comme si je débarquais d’une autre planète. Ce qui était le cas, certes. Mais ces abrutis n’étaient pas censés être au courant. Mon instinct de louve me grognait de les égorger. Merde, quelle conne de m’être planquée dans un endroit fermé. Je suis un brin claustro depuis ma transformation. Et ça doit se voir. Fuck, si ça se trouve j’ai le teint verdâtre. Inquiète, je file aux toilettes. Non, c’est bon, je suis toujours aussi parfaite. Je soupire. Mes mains s’accrochent au lavabo et, les yeux fixés sur mon reflet, me remémore le peu de choses que m’a dites Mag’.

La mission était sur Terre. L’ordre de mission était avec ma coéquipière. On avait trois jours. Sur le coup, j’ai dû le regarder un peu bizarrement parce qu’il a raccourci le délai à deux jours. Mais putain, d’où il me fous une coéquipière ? Je sais très bien me débrouiller toute seule, merci ! Cette conne (Parce qu’en plus c’est une fille ! Imbaisable quoi !) sera sans doute étrangère et incapable de foutre quelque chose de ses dix doigts ! Et puis merde, depuis le temps que je bosse pour lui, il devrait savoir que je déteste la compagnie ! A moins que ce ne soit un mec particulièrement sexy et très doué au lit bien sûr. Mais sinon, le reste peut aller se pendre. Et c’est pas comme si j’avais déjà foiré une mission, au contraire. ET PUTAIN SI C’EST UNE NEWBIE JE LA DÉMONTE. Y a rien de pire que les p’tits nouveaux. Incompétents, incapables de comprendre quoi que ce soit, même la notion de discrétion. Non, si elle est nouvelle, je l’extermine. Rien à foutre.

En fait, quand Mag’ me l’a annoncé, son masque était bleu. Connard. Ça t’éclate de me voir enrager hein ? Si j’avais le pouvoir de la Courgette [Note de l’auteure : Appelée Tara Duncan par ses (trop) nombreux fidèles], je l’aurais défoncé sur le coup. Oh, non, j’aurais d’abord procédé à un strip-tease. Voir qui se cache derrière le fameux masque et la robe. Qui, soit dit en passant, est pire que démodée et est très mal portée par Mag’. Il devrait changer de styliste. Sérieusement hein. Moi ? Ma garde-robe a été entièrement confectionnée selon mes goûts. Je ne porte que du noir et du gris, déclinés sur tous les tons. Quand on me pose une question, je prends une voix triste, je fais trembler ma lèvre et dit que je suis éternellement en deuil pour la mort de mes parents. Peuh. C’est moi qui les a butés bande de cons. Comme si j’allais pleurer leur mort ! Mais le dicton se confirme : parfois, le meilleur moyen de garder un secret est de l’afficher au grand jour.

Actuellement, je suis donc vêtue d’une veste en cuir noire sur une robe gris foncé un peu punk et des boots assorties à ma veste. Des boucles d’oreilles grunge, noires bien sûr. Mascara, eye-liner, léger rouge à lèvres. Femme fatale en vue, attention les yeux ! Je fronçais mes sourcils parfaitement épilés. Alors. Il avait dit quoi déjà ? Parler de Mag’ me fait un peu perdre la boule. Je le déteste et le désire à la fois. C’est frustrant. Faut dire que c’est le seul de la Forteresse que j’ai toujours pas vu à poil. A part tous les mecs absolument pas sexys, c’est à dire beaucoup en fait. Mais Mag’ c’est juste un fantasme quoi ! Ouais non mais calmos hein. Je suis pas atteinte comme Lyoree. Ah si, elle, elle est atteinte, j’suis désolée. Ce mec est un malade mental hein. Okay, les Dragons l’ont martyrisé. Okay, pour les buter faut faire ami-ami avec les Démons. Soit dit en passant, je suis surprise qu’il n’ait pas exigé que j’ai des pouvoirs. Bref, passons. Mais merde quoi ! Il s’habille si mal ! Avoir aucun style à ce point c’est pas possible ! Quoi ? Superficielle, moi ? Qu’est-ce que ça peut te foutre ducon ?

Bon, allez, soyons sérieuse deux secondes. Alors. Ah tiens, ma boule de cristal vibre. OH PUTAIN C’EST TROP LA MÉGA. La newbie est morte, du coup la mission est annulée et j’ai quartier libre ! YEUSS. Faudra que j’aille visiter Paris. Bawai, c’est la capitale de la mode quoi. Bon, déjà, sortir des chiottes. J’inspirai un grand coup. Je jetai un vague coup d’œil à ces abrutis de Terriens quand je remarquais un putain de bogosse. Ses cheveux étaient trop noirs pour que ce soit naturel mais au fond, rien à foutre. Ça mettait sa peau pâle en valeur. Beuh. Vampyr ? J’humais l’air. Ouais, un peu. Demi alors. Bon. Mec, t’es sexy, alors je vais oublier ta nature vamp’ pour la nuit, ‘kay ? Eh mec, pourquoi t’as les yeux jaunes ? T’es un peu lycan aussi ? Bah, osef. Je marche vers lui, le saisit par le col et l’embrasse. Yosh, t’as un goût de fraise.

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Haru Earstay


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Métier : Âme érrante.
Résidence : Enfermé dans un hotel parisiens.
Dans le sac : Tiens, j'ai perdu mes sucette ;_; Des chose qui font voir des trucs bizarre, une demi-douzaine de bouteille, une boule de cristal, un couteau, des allumettes, des clopes, un briquet, de la monnaie terrienne, mais plus un crédit-mut, une photo de Lice cachée dans mon portefeuille.

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cally - care for you
albane - protect you
candice - fuck you
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MessageSujet: Re: Salut bogosse, t'veux passer une belle nuit ? [Haru]   Sam 8 Mar 2014 - 19:06

I was in the darkness so darkness I became
candice ∞ haru


Lonely Boy - La porte du bar me semble bien lourde quand mes mains pousse la poignée de l'un de ces nombreux bar parisiens, souvent mal famés, qui peuplent les avenues de la capitale et ne se remplissent totalement que de nuit. Y'a du bruit, des flots de paroles, presque assez pour annihiler totalement ce fond sonore à inspiration rock qui survit pourtant. Je passe devant alcooliques, jeunes adultes perdus, célibataires en quêtes d'aventures, et autres spécimens que l'espèce humaine connait bien. Les regards qu'ils me portent sont loin d'être amicaux, parfois surpris. Ce n'est pas tout les jours qu'un adolescent descend dans les bas fond, seul, le regard vide, les traits amer. Un groupe de jeune baisse d'un ton en me voyant passer, moi et ma carrure toute déglinguée qui se fraie un chemin sans leurs accorder un instant d'attention. Qu'ils aillent tous se faire foutre, qu'ils pensent ce qu'ils veulent. Je sais que certaines personne se divertissent a inventer des histoires sur des gens qui n'en on pas. Qu'est ce que j'en ai a battre. Si ça peut rendre leur vie plus intéressante.

Je m'accoude au bar, le dos courbé par la fatigue, et lève mes yeux rougis vers le barman qui me lance un regard interrogateur.

« Whisky. »

Ce fut tout ce que je pus laisser échapper de mes lèvres. Je sentais mes muscles se tendre, ma mâchoire se serrer, mes doigts se crisper, en ce moment même, je savais être une vraie boule a nerf, et si le moindre inconscient posait un doigt sur moi, je l'enverrais bouler a l'autre bout de la pièce. Ça me défoulerait tiens, casser la gueule a l'un d'eux qui vivent tranquillement pendant que je me casse le cul à sortir de cet enfer.

Les gros doigts du barman viennent déposer avec une précaution inutile le shot que j'avais déjà oublié avoir commandé. Je le remercie d'un imperceptible hochement de tête et fixe le liquide ambré qui attend patiemment dans son petit verre devant moi. Je déteste le whisky. De tous les alcools du monde c'est sans aucun doute celui que je hais le plus. Je l'attrape avec vivacité et l'avale d'un trait, le coup amer et trop fort emplissant le moindre recoin de ma bouche, puis brûlant mon œsophage laissant derrière lui une désagréable impression d'avoir bu de l'eau de javel. J'ai déjà bu de l'eau de javel.

Comment j'en suis arrivé là sérieux? A boire ce whisky que je déteste rien que pour m’énerver un peu plus, pour sentir cette colère brûlante m'emplir de bas en haut. Au fond je crois que le problème il vient de moi, de ce brouillon dans ma tête, de ma logique illogique, de mon incroyable talent a toujours tout faire foirer. Mais je le sais au fond, que je le fais exprès, pour une raison que j'ignore et que je ne découvrirai sans doute jamais. J'suis paranoïaque, hypocrite, bipolaire et qui sait quoi d'autre encore. Comment je pourrais possiblement que tirer de cette tempête de tourment qui m’assène constamment, même quand tout va bien, quand tout est calme, il faut que je balance une pierre dans la marre pour voir les ondes se dessiner a sa surface.

Et puis soudain je me sens tiré en arrière, et une paire de lèvres trop glossées s’écrasent contre les miennes, me coupant le souffle brutalement. Wtf dude ? Que me vaut cette brutale interruption ? Pendant que je me remets de mon choc, la blondasse continue de faire joujou avec mes lèvres. Je ne sens rien du tout, que ses deux lèvres humides qui me semble plus dégoutantes qu’attirante en ce moment même. J’ai envie de vomir tant ce baiser me semble artificiel. Dans un élan d’ardeur je la repousse brutalement, la saisissant par le col, et la plaquant contre le mur du fond à une vitesse inhumaine, les pupilles folles lorsque que je les plongeaient dans les siennes, mon avant-bras sur sa gorge, écrasant à moitié à sa trachée, et mon autre main agrippée dans ses cheveux, les tirant en arrière pour avoir un accès dégagé si la suite des événement me forçait à mettre un terme à la vie de la jeune femme, ou ma rage, à voir. Autour de nous, les discussions se sont arrêtées. Je sens des regards sur mon dos mais mes yeux ne se détachent pas des siens. Je sais qu’elle peut voir mon visage furieux, voir ma colère à travers mes yeux. Tu as choisi la mauvaise personne poupée, j’avais bien prévenu que je n’avais pas la patience de jouer ce soir.

« On ne t’a jamais dit de ne pas toucher ce qui ne t’appartenais pas ? » Je souffle entre mes dents, dans l’incapacité de détendre ma mâchoire tant le flot de rage qui me possède est intense.


Spoiler:
 


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nothing have sense anymore ✻  tu perds la notion du réel, tu t'enfonces dans ces mensonges, tu te perds, tu t'y noies. Y'a trop de merde dans ta tête, autour de toi, ça en bouche tes poumons. Tu suffoques.



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MessageSujet: Re: Salut bogosse, t'veux passer une belle nuit ? [Haru]   Sam 15 Mar 2014 - 3:04


    Candice Heaven


    Don’t get too close, it’s dark inside, it’s where my demons hide.


    Black ~ Wonderful Life

    Froid. J’ai froid. Je meurs de froid. L’obscurité ne me permet pas de distinguer les murs, mais je les sens, rugueux, glacés. Comme mon cœur. J’ai arrêté de pleurer depuis longtemps. Ça ne menait à rien. A tâtons, je me cale dans un coin, pas tout à fait assise mais pas totalement droite non plus. Du bout des doigts, j’effleure mes pieds. Grimace. Le sang a coagulé, collant mes orteils entre eux. Mieux vaut les séparer maintenant et ne pas trop les infecter. J’aurais peut-être moins mal. J’avale ma salive, difficilement. Je suis sûre que les mains de papa ont laissé des traces autour de mon cou. Je soupire, levant les yeux vers le plafond. Quoique, dans ce noir, il pourrait tout aussi bien s’agir du mur, qui sait. Mon cœur semble vidé, fatigué de lutter. Je ne sais même pas pourquoi je m’empêche de me laisser tomber sur le sol. Au point où j’en suis, ce ne sont pas quelques clous qui vont me faire peur.

    A moitié accroupie, je débarrasse vaguement le pan de sol sous mes fesses, consciente que cela ne sert à rien. Malgré tout, je m’assieds, poussant un petit cri en sentant les pointes maudites. Effrayée à l’idée qu’il m’ait entendu, je les retire lentement et les jette au loin. Enfin, aussi loin que je le puisse dans cet espèce de placard sordide. J’atteins enfin le plancher, et soupire, soulagée. Sans un mot, je commence à décoller mes orteils, me mordant violemment la joue pour ne pas hurler. Allez va, c’est rien. Je prends une grande inspiration. Je n’ai jamais su exactement ce que renfermait ce placard. Je sais juste qu’il pue le sang et la mort. Ou en tout cas, de l’idée que je m’en fais. Quoiqu’il en soit, j’aurais pu éviter cette virée-là. Je balance ma tête d’avant en arrière, la cognant contre le coin de plus en plus en fort. L’avantage de leurs méthodes, c’est que j’apprends vite. Pas touche au gloss de maman, promis juré. Ni à aucune de ses affaires d’ailleurs. Je finis par me caler tant bien que mal. Ferme les yeux. La punition sera longue.

    J’entends mon cœur battre. Bom bom. Bom bom. Il n’est pas très régulier, ce cœur. Mais je l’aime quand même. Dehors, la pluie tambourine sur la maison, comme si elle essayait de l’emporter. Quelques gouttes ont traversé la tôle du toit et tombent avec un son morbide, un fracas angoissant, qui me fait frissonner. Froid. Il fait froid. L’obscurité totale m’empêche de voir, mais je sais. Je sais que des monstres se cachent ici. Je sais que si j’ai le malheur de m’endormir, ils viendront m’arracher les os, me peindre le corps de sang, feront crisser leurs longues griffes le long des cloisons. Ils m’attendent. Un bruit me fait sursauter. Affolée, je tourne la tête, me cogne contre la paroi, gémis. Sortir. Il faut que je sorte. Tremblante, je glisse mes pieds sur le sol, de façon à ne pas y planter de clous. Tant bien que mal, je parviens à trouver la porte. Le son me suit. Comme un serpent. Je frissonne. La poignée. Où est la poignée ? Paniquée, je tambourine, je crie. Il se rapproche. Il est tout près. Il veut me tuer.

    L’espèce de corde se noue autour de mon cou. J’y jette mes mains, tente de la griffer. Sa peau est dure. L’animal est intraitable. Je vais mourir étranglée. Encore. Les yeux fermés, je prends ma dernière inspiration.


    J’ouvre les yeux, passablement frustrée. Encore un souvenir de merde. Demi-sourire. Il m’a plaquée contre le mur. Tiré ma gorge, comme pour me mordre. Une flamme brille dans ses yeux. Haine, colère. Peur ? « On ne t’a jamais dit de ne pas toucher ce qui ne t’appartenais pas ? » Je fais une petite moue. C’était donc pour ça. Trop d’évènements similaires. Ça ramène des choses à la surface. Je le fixe à nouveau. Une âme torturée. Demi-vampyr. Pas tout à fait humain, mais pas tout à fait inhumain non plus. Partagé entre les deux, sans doute. L’air fou. Si jeune… Je prends une grande inspiration. Ce serait dommage d’abimer ta belle gueule. Alors, sans un mot, je me détache de ses mains puissantes, me glisse derrière lui. Failli le serrer dans mes bras. Failli. Quelque chose dans son regard m’a perturbée. Un dysfonctionnement. Je ne suis peut-être pas la seule au monde après tout.

    A mon tour de le plaquer contre la paroi. J’attrape son bras droit, le plaque dans son dos, façon inspecteur de police. Jette un regard dédaigneux à l’attroupement bêlant qui a commencé à se former. Souffle à son oreille. « Si, quelques fois. Mais j’ai tendance à ignorer ce qu’on me dis. » Je le relâche et recule. Je n’avais pas prévu ce genre de plaisir, mais ma foi, ça me va. Peut-être qu’il voudra continuer à se battre. J’ai besoin de me défouler. Et puis merde, je vais pas non plus me transformer en cougar ! C’est qu’un môme, sérieux ! Je lève la tête vers le plafond, un peu secouée. Ses yeux… Ils me font penser aux miens, à peu près au même âge. C’est frustrant. Si je n’ai plus le monopole de la souffrance, je vais devoir emmerder plus de monde. Pas que ça me fasse spécialement plaisir. Bon, si, j’avoue, ça fait quand même du bien de voir un abruti déchanter après quelques piques. Mais cet état de peste constant a fini par m’agacer. J’ai envie d’autre chose. D’être autre chose. Peut-être qu’il me donnera un début d’info, qui sait ?

    Je lui jette un coup d’œil. Soupire. C’est dommage, il est vachement bien foutu. Tant pis. Je croise mes bras derrière ma tête. Le bar commence à m’étouffer. J’ai besoin d’air frais. Vite. Les parois se referment peu à peu sur moi. L’air s’échappe, petit filet de vie qui semble me fuir. Le monde tourne sur lui-même. Je cligne rapidement des yeux. Pousse la porte à battants et inspire profondément. Les papillons se dissipent, le mal de crâne s’installe, la peur se tapit quelque part au fond de mon âme. Pas pour très longtemps, je le sais bien. Songeuse, je passe mes doigts sur mon cou. M’a-t-il laissé une marque, lui aussi ? Je pivote, tentant de fixer au-delà de cette simple taverne, au-delà du troupeau d’imbéciles. Au-delà des apparences. Une seule question flotte dans mon esprit. Elle virevolte dans mes pensées, aussi envoûtante qu’une ritournelle. Je tente de l’attraper au vol, sans résultat. Elle me nargue, du haut de son statut important. Je secoue la tête, laissant quelques mèches tomber sur mon visage. Les yeux dans le vague, j’essaye d’échapper à la marée de souvenirs enfouis. Le placard est le plus récurrent. Un cauchemar qui n’était pas revenu me hanter depuis bien longtemps. Et pourtant, il était là, aussi frais que s’il datait de la veille. A cause de lui.

    Dis-moi, qui es-tu, toi ?
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Haru Earstay


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MessageSujet: Re: Salut bogosse, t'veux passer une belle nuit ? [Haru]   Mar 3 Juin 2014 - 18:01

« something i can't recall. »

candice∞haru



Je brûle. Je brûle de rage, de colère, cette fureur qui m'habite me consume peu a peu sans que je puisse me rappeler qu'elle était sa source. J'ignore ce qui la nourrit, j'ai oublié ce que fut l'étincelle qui enflamma le bidon d'essence que je suis. Ce que je sais, c'est que j'ai envie de frapper, de déchirer, de frapper encore, de tout casser autour de moi. Je brule. Je suis en feu. Je ne suis que feu. Et cette blondasse ne fait qu'attiser ces flammes dansantes qui déjà incendie tout mon être.  

Mon poing s'abat sur une table adjacente. Mes phalanges blanchissait tant mes doigts sont crispés. Putain j'ai juste envie de tout brûler, pour qu'ils brûlent tous avec moi. Je n'ai toujours été qu'arrogance et froid, on ne m'a pas formé à être une existence brûlante. Ça me fait peur, cette fureur, j'ai l'impression que mon corps ne m'appartient plus, que c'est quelqu'un d'autre qui tire les ficelles, que c'est mon alter ego en colère qui me murmure des ordres au creux de l'oreille et que mon esprit embrumé est contraint de le suivre dans cette folie destructrice.
 
Aussi agacé qu'on puisse l'être, je bousculait les autres occupants du bar, faisant chuter quelques uns avec une satisfaction malsaine, et traça ma route vers la sortie à mon tour. Je me casse moi aussi. Elle veut me prendre de haut? Qu'Est-ce que j'en ai a foutre. Je me casse moi. J'enfile mon blouson de cuir d'un mouvement sec, mon visage se tordant entre une expression de douleur et de colère quand une douleur s'élança dans mon bras. Cette salope, si j'étais pas engourdi par l'alcool qui naviguait dans mes veines, je lui aurais foutu une droite dont elle se serait souvenu, pour le coup. J'ai tendance a oublier ce qu'on me dit. J'eut un rire sans joie, épris de mépris. « Putain mais elle se prends pour qui cette salope?» grondai-je.

Je fis taire le barman d'un regard assassin et sorti sans plus de cérémonie sans même prendre la peine de payer ma conso. J'suis a sec de toute façon, et son whisky, il était dégueulasse, j'aurais eu plus de temps a perdre je lui aurais même demander de me payer pour les dégâts causés à ma trachée. Désireux d'effacer cet amertume dégueulasse qui restait engluée dans mon gosier, je sortis mon briquet et mes clopes violemment et alluma hâtivement le bâtonnet empoisonné, soulagé dés lors que je vis la flamme sous mes yeux. Je pris une des plus grande taf de ma vie, riant intérieurement en me rappelant d'une conversations entre deux lycéennes que j'avait croisés quelques jours plus tôt sur la dose de goudron qu'un fumeur avalait par an. Elles avaient toute les deux un paquet dans la poche, je pouvais sentir le tabac à 10 mètres.

Sans même lui accorder un regard, je brandis un doigt d'honneur magistral à la blondasse quelques mètres plus loin tout en expirant l’épais nuage qui s’élevait dans les airs. « T'as de la chance que je frappe pas les gonzesses. Même si tu remarqueras que leurs écraser la gorge ne me dérange pas plus que ça! »

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MessageSujet: Re: Salut bogosse, t'veux passer une belle nuit ? [Haru]   Mar 24 Juin 2014 - 2:00


Haru & Candy



Don’t get too close, it’s dark inside, it’s where my demons hide.

Une porte qui s’ouvre, une autre qui se referme. Les aléas de la vie, le sens commun de notre histoire, le début de tout et le commencement de la fin, l’horizon qui s’étale sous nos pieds et la mer qui boit nos paroles. Je soupire. Son odeur est tout près. Il est là, non loin derrière, en train de se battre avec son paquet de cigarettes et son briquet. Il est nerveux. Ses doigts tremblent, son cœur frémit, il vacille, titube, tombe ? Non, il est fort, vaillant reste droit, debout quoiqu’il arrive. Il ne tombera pas. J’ai un regain de mélancolie, une mélodie qui tourbillonne dans ma tête, le souffle court, l’envie de ne plus exister, encore, toujours. Je pivote, le regard dans le vide. Il est là, il m’attend, il veut que je parte, que je reste, je ne sais pas, ne sais plus, ne veux pas savoir.

Il me montre un doigt, d’honneur, de déshonneur, tremblant, hésitant, imposant. « T'as de la chance que je frappe pas les gonzesses. Même si tu remarqueras que leurs écraser la gorge ne me dérange pas plus que ça! » Je passe mes doigts fébriles autour de mon cou, nostalgique, mais sans l’être. Que dire, que faire ? Nous nous sommes déjà tout dit. Je voulais un plan pour la nuit, pas lui, l’affaire est close. Et pourtant, je ne peux pas partir, mes pieds refusent de bouger. Il y a ce quelque chose en lui qui m’attire, cette façon de bouger, de parler. Ma voix à moi est brisée, je le sais, mais il faut que je lui dise, qu’il sache, qu’il comprenne. « Ah… oui. Ça m’a rappelé des souvenirs. Désolée. »

Il y a un vide en moi, en toi, en nous, entre nous, ce petit espace qui nous sépare, aussi léger qu’une brise. Et toi, qui es-tu ? Je n’ai toujours pas répondu à ma question. Peut-être n’aurais-je jamais de réponse. Peut-être sommes-nous simplement décider à nous croiser sans jamais influer sur la vie de l’autre, puis à disparaître comme par magie. Peut-être n’avons-nous aucun sens, peut-être que notre destinée est infinie, peut-être que je, que tu, que nous. Peut-être que la nuit est blanche et le ciel bleu comme un coucou. Je pose ma main glacée sur mon front brûlant. Choc de température. Je délire, je déraille, je fabule. Je ne suis plus, mais j’existe encore. Et sans m’en rendre compte, je tombe doucement sur le sol, presque au ralenti, tête en avant. Je m’écorche sur l’asphalte, n’y prend garde. Et maintenant, que vas-tu faire, toi qui me méprise autant que moi-même ?




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MessageSujet: Re: Salut bogosse, t'veux passer une belle nuit ? [Haru]   Mer 30 Juil 2014 - 18:10

« bittersweet. »

candice∞haru



Je tire furieusement sur ma clope, la dévorant comme un fauve dévore sa proie. L'ambiance qui règne n'a pas de mot, il faudrait en inventer un. C'est empli de distance, de froid, d'amertume, et pourtant, c'est presque doux, c'est presque apaisant. Du feu qui brûlait il y à quelques instants, la brise fraîche n'a laissé que des braises. C'est simple, comme moment, comme s'il ne s'était rien passé. Ce n'était qu'une rencontre, deux électrons libres qui s'affrontent, puis qui reparte chacun de leur coté. Ce n'était qu'une étincelle qui avait brûlé et qui s'était éteinte. Une allumette.

Pourtant je pouvais encore sentir la tension dans mes muscles, cette frustration que j'avais besoin de relâcher, cet colère que j'avais accumulé et qui me suppliait de la relâcher. Ce courroux qui n'attendais que son heure afin de se déchaîner. J'avais envie de cassez quelque chose. N'importe quoi, une chaise une table le cou de la blondasse sur ma droite n'importe quoi tant que ça craque, tant que ça casse. Pourtant je savais au fond de moi qu'elle n'était pas la cause de cette furie, elle n'était que l'excuse que j'avais trouvé pour relâcher la bête. Quel égoïste. Ça faisait si mal quand elle restait enfermée que je me fichais bien sur qui je la lâchais.

Au fond je savais. Je savais que la source c'était moi, mes émotions parasite qui me colonisait l’esprit, qui foutait le bordel et m’empêchait de réfléchir. C'était moi la cause de tout, c'était moi a l'origine de tout, c'était moi la putain de créature que je fuyais depuis le début. Alors pourquoi je ne m’arrête pas de courir?

Je pousse un profond soupir, encore tremblant, et passe une main sur mon visage comme pour chasser les petits démons qui dansent sur ma peau. « Tu devrais t'occuper de ça. C'est plutôt moche. » fis-je au bout d'un moment en montrant sa peau colorée au niveau de la gorge. On pouvait encore clairement y voir les traces de mes doigts, comme inscrit dans la chair, comme une promesse si jamais il lui venait l'idée de revenir me titiller. J'avais déjà vu ça un jour, sur mon grand frère. Il c'était battu, apparemment, je ne sais plus trop. Et puis ce n'était pas comme si il s'était vraiment attardé sur le sujet. C'était plutôt humiliant comme marque. Et puis ça ne partait pas facilement, parfois ça restait plusieurs jours, virait même parfois a une teinte violacée.
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lost in this mess
nothing have sense anymore ✻  tu perds la notion du réel, tu t'enfonces dans ces mensonges, tu te perds, tu t'y noies. Y'a trop de merde dans ta tête, autour de toi, ça en bouche tes poumons. Tu suffoques.



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MessageSujet: Re: Salut bogosse, t'veux passer une belle nuit ? [Haru]   Lun 10 Nov 2014 - 9:54

Haru x Candie
False tales lies of a washed up prom queen, why’d you tell me everything was fine ?



La fraîcheur de l’asphalte sur la peau me fait frémir. Je ferme les yeux un instant, comme l’enfant qui attend qu’on la borde avant de s’endormir d’un sommeil paisible. Mais je ne suis pas cette enfant, ne l’ais jamais été. Je suis née forte et le resterais, quand bien même on s’y opposerait. Je lâche un soupir, chassant pour quelques secondes ces pensées loin de moi. Lentement, mon corps se déroula sur le sol, et bientôt je regardais le ciel. La nuit d’encre me faisait face, et les étoiles ne brillaient pas assez pour l’éclairer de cette lueur d’espoir qui m’était si familière. Presque automatiquement, je tendis une main hésitante, la laissais retomber. Je n’obtiendrais aucune aide de là-haut, seulement du mépris. Alors, les yeux fixés au loin, je me concentrais sur mon compagnon d’infortune. Nous devions faire peine à voir. Moi, allongée sur le bitume tel un cadavre et munie d’une trace de main sur la gorge ; lui, pâle comme la mort, névrosé en manque. Manque d’amour, de vie, de joie. De clope aussi.

Je me focalisais sur sa respiration, saccadée, bruyante. Quelques pauses ici et là, quelques taffes de tabac volées au coin d’une rue. Je pouvais presque sentir son corps trembler. De fureur, de peur, de dégoût. Envers lui, toujours envers lui. J’eus un sourire triste. Petit égocentrique, te crois-tu donc responsable de tous les malheurs qui t’accablent ? Il en va de la faute de tout un système, une hiérarchie préétablie aux mœurs toxiques qui t’empoisonnent et t’accompagnent bien après ton trépas. Il s’agit de ton pays, de ta race, ton clan, ton rang, ton statut social qui a tant d’importance aux yeux des nantis et si peu à ceux, si humains, des moins bien lotis. Il s’agit de ta richesse et de ta beauté, de ta grâce et de tes qualités, de ton avenir qui est déjà tracé. Il s’agit de te laisser aller, d’obéir sans discuter, sans jamais questionner. Et si par malheur tu venais à remettre en question ce système erroné, tu finirais à l’état de paria. Mais qu’importe, si tu seulement tu pouvais finir heureux.

Hélas ce n’est pas si simple, et la spirale infernale continue de tourner tandis que tu te perds dans ce monde corrompu. Je prends une inspiration profonde. Mes pensées résonnent si fort dans mon crâne que je n’ai pas tout de suite remarqué le silence qui s’était installé. Un silence doux, calme, presque chaleureux. Le genre de silence que l’on n’a pas envie de briser. Il nous enveloppe de son sourire invisible, tel un nuage, et c’est presque à regret que l’Adonis reprend la parole. Je ne le regarde pas, mais je sais pertinemment de quoi il parle. Un sourire amer se peint sur mon visage. Ainsi, le laid a finalement pénétré mon corps. J’ai toujours su qu’il finirait par déborder de mon âme, sans imaginer qu’il prendrait la forme d’une main. J’ouvre la bouche. La referme. Que dire. Une fenêtre s’est ouverte et je ne veux pas la laisser se refermer. Je ne peux que courir après, comme on court après le temps. Vainement.

« Ça guérira, j'ai l'habitude. » murmurais-je. Ça guérit toujours. Parfois plus vite que d’autres. Celle-ci semble décidée à rester un petit moment. Ou peut-être que c’est moi qui ne veux pas la laisser partir. Le souvenir d’un échange au coin d’une rue. Le silence avait repris, plus lourd, plus pesant. Mon cœur se serra, les réminiscences de l’âme encore trop présentes. « Je m’appelle Candice. Et toi ? » Je me retiens de hurler. Encore ce ton dédaigneux, celui qui exigeait une réponse qui semblait peu lui importer. J’avais passé l’âge de trépigner de rage, surtout envers moi-même, aussi tournais-je la tête vers lui, espérant qu’il verrait dans mes yeux ce que je ne savais exprimer avec des mots. A moins qu’il n’y trouve le vide.
FICHE PAR STILLNOTGINGER.


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Salut bogosse, t'veux passer une belle nuit ? [Haru]
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