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 L'appel de l'estomac [Cal' !]

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Ellane Wels


Ellane Wels

Age du personnage : Vingt ans.

Métier : Journaliste.
Dans le sac : Espionner, jouer, diffuser.


MessageSujet: L'appel de l'estomac [Cal' !]   L'appel de l'estomac [Cal' !] Icon_minitimeMar 5 Oct 2010 - 20:51

    »Un délicieux fumet traversa les airs. Non identifié. Non comestible aussi d’après l’odeur des patates, quel que puisse être le vrai nom de ces sortes de féculents sur Autremonde, elle avait adopté celui-ci typiquement terrien, bien trop « solides » pour son estomac de vampyre qui se nourrissait plus volontiers d’être vivant et… Sanguinolent. Elle avait pour tout dire, une horreur absolue pour tout ce qui était cuit. Même si elle aurait volontiers goûté au sang de dragon si elle l’avait pu. Juste pour voir.
    Un rire presque douloureux secoua la carcasse de la vampyre blanchâtre. Elle se voyait bien courir avec sa paire de ciseau après un dragon, essayant de piquer avec la pointe de son « arme » la queue écailleuse de l’immense lézard. Saurien supérieur. Pardon.

    La grande vampyre se laissa glisser vers l’odeur, cherchant un sujet palpitant à se mettre sous la main. Ses grands yeux bleus passant sur les visages des gens sans les reconnaître, ne daignant pas s’arrêter plus quelques millisecondes sur une même personne. Drôle de chasse me direz vous.
    Mais tellement plus attractive !

    Passant une main dans ses boucles brunes, elle se lécha les lèvres, faisant immédiatement le vide autour d’elle. Autant clamer haut et fort qu’on avait faim… Elle n’était pas une BSH, elle adorait trop ses cheveux pour les voir passer au blanc, aussi, elle comprenait pas cette peur que pouvait ressentir les autres en sa présence.
    Malgré cela, il était vrai qu’elle commençait sérieusement à crever la dalle. Et une bonne assiette de sang bien frais lui faisait bien envie. Ou un bol. Plus convivial.
    Elle pressa le pas, non plus seulement guidée par un quelconque reportage à se mettre sous la main, mais par une envie pressante de se remplir ce qui lui servait d’estomac. Il était 24 heures… Et elle avait sauté le repas pour filer une cape grise quelques heures plus tôt, qui s’était juste révélé être un gamin qui jouait au sangrave et à la princesse avec sa copine. Vu l’air pas commode qu’arborait la gamine, l’enfant n’avait pas du choisir son rôle. Au pire, elle vouait elle même un certain culte aux sangraves, et elle se fichait royalement de ce qu’on pouvait en penser. Alors qu’un môme se déguise en cape grise, ça lui passait au dessus de la tête. Complètement.

    Elle poussait la porte de la cuisine pour pointer son joli nez à l’intérieur lorsqu’elle ne comprit pas tout ce qui se passait… ce qui était franchement assez déconcertant d’un point de vue journalistique.



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Caliban Dal Salan


Caliban Dal Salan

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MessageSujet: Re: L'appel de l'estomac [Cal' !]   L'appel de l'estomac [Cal' !] Icon_minitimeMer 6 Oct 2010 - 13:29

    « Par le Levitus je te soulève, tu obéis et tu te lèves ! »

Un plat de délicieuses choses-comestibles-non-identifiées-mais-semblant-très-apétissantes-et-sentant-drôlement-bon s’éleva dans les airs. J’avais trop faim pour attendre les heures dédiées au repas. C’était interdit de voler dans les cuisines et je m’étais déjà fait punir ( avec Tara ) pour quelques… pseudo Vols.
J’avais appris à me faire le plus discret possible. Concentré sur mes mains, les sourcils froncés par l’effort que me demandais de surveiller le plat qui ne devait pas s’écraser par mégarde sur quelque chose ou quelqu’un, j’oubliai un instant de surveiller mes arrières. Si j’avais vu la cuisinière derrière moi qui, les mains sur les hanches, me regardait d’un air courroucé tout cela ne se serait certainement pas produit. Elle posa une main fine et osseuse sur ma robe de sortcelier, ce qui me fit sursauter.
Le plat tressauta, échappa à mon contrôle et chuta brutalement sur le… non, pas sur le sol, mais sur la magnifique charlotte que portait l’une des cuisinières. Je perdis tous mes moyens. Surtout lorsque la cuisinière ayant comme nouveau chapeau le plat aux choses-comestibles-non identifiées etc- sur la tête décida de prendre un autre plat entre ses mains. Elle se retourna et le plaqua sur une autre qui ne se doutait pas un seul instant de ce qui se passait dans la cuisine.
La seconde cuisinière – qui s’appelait Catharina ( héhé, oui, je connaissais quelques unes des femmes qui travaillaient ici ) laissa échapper un petit cri de surprise. Elle prit ce qui ressemblait à un gâteau et l’envoya sur la première qui se retrouva engloutie sous la nourriture.

Et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, toutes les femmes de la Cuisine s’envoyèrent des projectiles. Il en pleuvait de partout et… c’était un euphemism, car l’une des dames s’était trouvée maligne de réellement faire pleuvoir du brownie dans la cuisine. Je me retournai et vis que la fille qui m’avait fait peur était pleine de sauce caramélisée qui coulait le long de ses cheveux désormais… sucrés. Elle s’énerva et elle prit un autre des plats pour elle aussi se lancer dans la mêlée.
Mais le plus stupéfiant dans tout ça était que… personne ne semblait s’amuser. J’ouvris de grand yeux et partis à quatre patte vers la sortie ( de secours ). Ce n’était pas forcément une OMOTVM, mais pas loin, punaise ! Alors que j’allais m’échapper sournoisement de cette bataille de nourriture, la porte s’ouvrit sans mon aide. Une ravissante jeune femme à la peau très très pâle entra et…
J’attrapai le teeshirt de la damoiselle et l’attirai vers moi. Non, non, ce n’était pas une technique de drague. Nous basculâmes en arrière et elle se retrouva sur moi. Un plat vola au dessus d’elle et alla s’écraser contre la porte. Exactement où se trouvait l’inconnue quelques secondes plus tôt.
D’accord, Tara déclenchait souvent des guerres et mettait AutreMonde, la Terre, les Limbes, le Continent Anciennement Interdit et toute autre planète susceptible d’être habitée par des êtres vivants, à feu & à sang, mais j’avais tout de même la cote pour me mettre les gens à dos, moi aussi !

Je me remis debout tant bien que mal et regardai la damoiselle. Elle était plutôt pas mal. Je n’eus pas le temps de plus la détailler, devant éviter quelques Kidikoi qui passaient là par mégarde.
Debout, nous étions des cibles trop à découvert. Je m’accroupis, tirant la nouvelle arrivante par la manche. Une boule de farine pétrie ( à la boule de neige ) frôla mon bras et s’écrasa en un « sploutsh » très distingué sur le mur d’en face.
L’Entité Vivante, se croyant très drôle, décida de doucher les ardeurs de mes dames… au sens propre du terme. En plus d’une averse de gâteaux au chocolat, l’eau se mis à couler du plafond. Je posai une main sur ma bouche et retins un hoquet. Je lançai un regard désespéré à … mon amie d’une minute de guerre et cherchai quelque chose pour arrêter tout ce bazar. Nous aurions pu très bien sortir là, dans l’instant, mais malheureusement pour nous, le sol devint glissant et toute tentative de sortie s’avérait veine.
Les cuisinières se mirent à tomber comme des mouches.
Seulement lorsqu’une tombait, deux se relevait.
    « - Mais elles sont combien là dedans ! hurlai-je au dessus du brouhaha. »

Car la cuisine était tout sauf calme. Il y avait des cris de cantinières affolées.
Et de toute façon, je n’attendais aucune réponse de la part de la jeune femme. Tout ce que je voulais, c’était que tout cela s’arrête, et que personne ne sache que j’étais en partie… le fautif ! Car même si je me mordais la lèvre inférieure pour m'empêcher de rire, je pensais aussi à la roust que j'allais me prendre si... Maître Chem ou qui que ce soit d'autre l'apprenait.


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Ellane Wels


Ellane Wels

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MessageSujet: Re: L'appel de l'estomac [Cal' !]   L'appel de l'estomac [Cal' !] Icon_minitimeMer 6 Oct 2010 - 17:44

    >>Ellane ne remarqua pas qu’on l’agrippait dans l’instant. Affichant tout d’abord l’horreur suprême de celui qui assiste à une remake de la seconde guerre mondiale terrienne. Une belle grimace en somme. Les cuisinières se… battaient ? A l’aide de diverses choses et plats non identifiés qui traînaient dans le coin. Malheur au chou sur lequel elle tombait, il finissait immanquablement dans les cheveux déjà badigeonnés de sauce de l’une des cuisinières, ou, dans le meilleur des cas, sur le mur. Rouges, soufflants comme des bœufs et ne cherchant pas à s’expliquer ainsi que l’auraient fait des personnes civilisées plus diplomates, elle continuait à s’envoyer des plats en l’air, véritable guerre de la bouffe, un gâchis qui en auraient fait pleurer plus d’un dans le monde.

    Une seconde plus tard elle se trouvait collée à un inconnu, ce qui était déjà une nette amélioration car elle préférait nettement ce genre de matelas au sol dur et froid, et une masse gluante frôla ses cheveux et alla s’écraser sur le mur derrière elle. Pourtant, ce fut une nouvelle boule de pâte qui la fit encore s’approcher du jeune homme, relevé, qui tentait maintenant de la tirer vers un abri. Même dans les pires des cas, il restait un galant homme, intéressant. Ou pt’être qu’il avait seulement besoin d’elle. Elle allait activer ses caméras pour tout filmer lorsqu’elle remarqua que le plafond commençait à goûter. Dangereusement. Et elle connaissait l’humour assez particulier du château qui ne laissait jamais passer une occasion de s’amuser au dépend des gens qui l’habitaient. Et ça risquait d’être assez drôle si on le laissait faire.

    Nouveau tir. Elle se laissa tomber sur le sol, l’ayant vu arriver. Idiotes de cuisinières ! Avant de s’écraser littéralement sur son sauveur. Le sol était glissant. Elle avait mal calculé son élan. Au final, elle avait bien fait de ne pas toucher à ses caméras. Ça aurait été ridicule comme vidéo.
    Pourtant, la jeune femme commençait à s’amuser. Ces femmes d’ordinaires si renfermées dans leur préparation au moment du repas venaient de complètement péter les plombs, et elle leur gardait suffisamment de rancune pour leurs remarques négligentes sur les élaboration de plats qu’elle avait du faire une fois (en même temps elle l’avait cherché), pour ne pas éprouver de pitié à leur égard. Aussi, lorsque le jeune homme lui demanda le nombre, elle s’activa grâce à ses facultés de vampyre pour noter une vingtaine de femmes surexcitées. Tout en évitant une plat qui vint s’écraser à ses côtés. Dire qu’on qualifiait les cuisinières de gentilles matrones douces et aimantes dans les livres…


    ’’Je dirai entre quinze et vingt. Elles sont trop rapprochées ou engluées de nourriture pour que je puisse bien les compter. ‘’

    Passant sa langue sur ses lèvres écarlate elle tapota un instant de ses ongles sur le sol avant de saisir un chou dans l’une de ses mains. Un sourire dévoilant ses crocs éclaira son visage. Elle chassa une mèche de cheveux de devant son visage avant de tendre le bras en arrière. Rieuse.

    ’’La légitime défense tu connais… Heu, je sais pas comment tu t’appelles ?’’

    Plus gamine on ne pouvait pas trouver. Elle arqua le bras avant de lancer doucement (pour un vampyre) ce qu’elle avait dans la main sur la chef des cuisinières. Le lancer fut harmonieux.
    L’atterrissage nettement moins.
    La pâtisserie s’écrasa sur le visage de la grande femme maigre avec un « sprouikkkk ! » délicieux.
    La jeune femme éclata de rire.

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Caliban Dal Salan


Caliban Dal Salan

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MessageSujet: Re: L'appel de l'estomac [Cal' !]   L'appel de l'estomac [Cal' !] Icon_minitimeVen 8 Oct 2010 - 20:49

C’était donc dans un capharnaüm complet que notre rencontre se poursuivie. L’inconnue ne broncha pas, préférant certainement m’avoir comme amortisseur que le sol. Contre toute attente, elle me répondit, alors que le temps n’était pas vraiment à la parlote. Je la regardai étrangement, et mes méninges s’activèrent. Je n’avais tout d’abord pas vraiment fait attention, mais une vue aussi parfaite – car oui, il y avait en effet une vingtaine de cuisinière dans les cuisines, j’avais eu le temps de bien les compter en préparant mon coup - combinée avec une pâleur de peau si étonnante… on ne pouvait que supposer que la jeune femme n’était autre qu’une représentante de la gente vampirique.
Alors que je cherchais quelque chose pour nous sauver de cette mini-guerre, je vis un mouvement à ma droite. Non, je ne rêvais pas. Ma mâchoire se décrocha un instant, mais je refermai aussitôt la bouche, me sentant légèrement ridicule. La fille, qui semblait pourtant être quelqu’un d’assez superficiel, empoigna ce qui lui passait sous la main et tendit son bras, l’armant parfaitement. Elle lança la chose, et j’en suivis la courbe avec mes yeux, toujours aussi étonné. Bah tiens, en plus, j’étais tombée sur une fille qui n’avait pas peur de se salir un peu les mains ! « La légitime défense, tu connais… euh, je sais pas comment tu t’appelles ? » Sa voix de velours me fit tressaillir et je me mis un instant à me demander pourquoi je cherchais tant que ça à m’enfuir. Après tout, cela pourrait être sympathique.

J’attrapai son poignet d’une main et prit une poignée de riz dans l’autre que je lançai à la va-vite sur les cuisinières. Je tirai la jeune femme vers moi et couru aussi vite que je le pus au milieu de la salle. Je m’accroupis derrière une table retournée, tombée pendant la bataille.
    « - Madame est servie : projectiles à volonté et défense assurée. »

Je lui lançai un petit regard en coin, le sourire aux lèvres, amusé de cette rencontre intempestive. Je lâchai son poignet et pris deux poignets de choses-plus-vraiment-comestibles-mais-sentant-toujours-aussi-bon-mais-étant-drôlement-chaudes-ou-froides et tirai au dessus de la table, sans trop chercher à viser quoi que ce soit. Alors que j’allais donner mon nom à la jeune femme, je remarquai que la chute d’OVNI repris son cours. Oh, non, ne pus-je m’empêcher de penser. Un cookie s’écrasa sur mon crâne, tandis qu’une longue chute d’eau m’éclaboussa les cheveux et coula dans mes yeux.
Le Château Vivant s’ébranla : il riait. Nom de nom, nous n’en étions pas sortis ! Il fallait se battre contre une vingtaine de cuisinières enragées mais aussi contre un Château aux blagues de très mauvais goût. Le cookie écrasé contre ma tête, les cheveux collés sur mes joues et certainement la robe pleine de farine, je regardai la damoiselle et me décidai enfin à répondre – quoi que, combien de temps s’était-il réellement écoulé depuis que j’étais entré dans cette maudite pièce… ?
    « - Caliban, dit Cal, enchanté de te rencontrer, et toi ? »

J’avais opté pour le tutoiement, comme elle l’avait fait précédemment. Mais n’oubliant pas mes bonnes manières, j’avais embelli un peu la phrase que j’avais dû légèrement hurler pour couvrir le bruit. Car on ne s’en doutait pas, mais entre les « splash, sploush, splish, sproutch » et les cris des cuisinières, c’était très délicat de pouvoir recouvrir tout ça.
Je remarquai alors que du chocolat recouvrait la joue blanchâtre de mon amie d’une guerre mais que l’eau venait tout juste de dégouliner sur elle. Mais je n’eus pas le temps de m’étonner plus longtemps par ce revirement de situation car la table renversée qui nous servait jusqu’alors de cachette avait… littéralement disparue.


( mes excuses pour le retard S: )


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Ellane Wels


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MessageSujet: Re: L'appel de l'estomac [Cal' !]   L'appel de l'estomac [Cal' !] Icon_minitimeSam 9 Oct 2010 - 10:07

    De toute évidence il n’était pas habitué à tomber sur une vampyre à moitié folle adepte des batailles de bouf… adepte de tout un tas d’activités plus bizarres les unes que les autres. Et qui semblait adorer jouer avec ce qu’elle ne trouvait pas comestible. Même si une bonne bataille de sang aurait aussi fait l’affaire. Après tout, seul ses vêtements en auraient pâties, et elle connaissait bien quelques sorts dans le cas où, au malheur, il lui aurait fallut nettoyer son tee-shirt. Enfin, trêve de plaisanteries sur les fringues. Elle n’était pas aussi superficielle. Enfin, elle croyait…
    Le jeune homme la tira par la main et elle jeta un coup d’œil à son visage décidé –Whaaaa ! les humains pouvaient décidément être intéressants ! – avant de se concentrer sur sa course. Elle évita une cuisinière qui faisait office de serpillère sur le sol, sauta par dessus un gâteau fraichement préparé, et, malheureusement éclaté, et cilla à peine en voyant un bol s’écraser à quelques centimètres de son pied.

    Sourire au coin du jeune homme. Juste avant qu’un cookies ne s’écrase sur son crâne. Aie. Le château avait décidé de prendre part de manière décisive dans la bataille. Elle ne croyait pas si bien dire. Une gerbe d’eau s’écrasa sur elle, noyant son visage, anéantissant sa coiffure. Ses cheveux passant de délicieuses anglaises à de simples boucles ondulées trempées, elle affichait maintenant l’air surprit de celle qui vient de sortir de sa douche mais qui a complètement zappé que l’eau ça mouille et que ça peut réduire une coiffure en bouillit. Elle grimaça. Répondant avec un air vraiment désolée et légèrement fatidique.


    ’’Ellane. Je suis… également heureuse de te rencontrer.’’

    Puis elle se redressa légèrement, avisant ses vêtements crottés par la nourriture et mouillés. Décidément le château lui en voulait un peu… Elle incanta, un feu écarlate jaillit de ses mains.

    ’’Par le Transformus des vêtements, ici, maintenant !’’

    Ses fringues mouillées se transformèrent en un débardeur noir et un panta-court moulant qui n’entravaient pas ses mouvements. En revanche, elle ne pouvait rien pour ses cheveux, pour le moment. Seuls les sèche-cheveux habilités à coiffer lui convenaient et elle détestait les séchus qui la faisait ressembler à un chat vaguement ébouriffé, et traumatisé.
    Un éclat de chocolat vint se poser sur sa joue, mais la jeune femme ne le sentit pas, décidée, elle attrapa un gâteau bien spongieux qu’elle multiplia, les faisant léviter avant de les lancer tous en même temps vers les cuisinières.

    Elle allait profiter de ce bref répit lorsque la table derrière laquelle ils se cachaient disparue. Elle faillit hurler, se retint, puis ce fut un déclic dans son esprit. Enfin, plutôt une image.
    Un épais mur d’une espèce de substance rosâtre se dressa devant eux, sucré, léger, mais plus résistant que sur terre, alors qu’elle s’écriait :


    ‘’Barbe à Papa !

    Elle ne comprenait pas pourquoi ça lui était venu à l’esprit, mais elle trouva cela assez drôle, riant sans pouvoir se retenir. Elle imagina la tête surprise des cuisinières noyées dans un mélange de sucre et de colorants typiquement terrien et là elle dut s’asseoir par terre. Cal devait la prendre pour une folle, tant pis, elle avait l’habitude. Ses yeux bleus et ses lèvres écarlates disparurent dans ses mains alors qu’elle continuait à s’étrangler de rire, de longues gouttes tombant sur son tee-shirt, conduites par ses mèches de cheveux. La bataille avait été momentanément interrompue. Et les images du château avaient également disparues.
    C’était pas de sa faute s’ils connaissaient pas la culture terrienne autant qu’elle (en temps que journaliste elle se devait d’être cultivée).


No soucise, je suis pas à la minute :D


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Caliban Dal Salan


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MessageSujet: Re: L'appel de l'estomac [Cal' !]   L'appel de l'estomac [Cal' !] Icon_minitimeSam 9 Oct 2010 - 15:54

Tout ce passa ensuite étonnement rapidement. La jeune femme qui s’appelait Ellane changea de vêtements. Ah, oui, je n’avais pas pensé à ça. J’invoquerai bien une nouvelle robe de sortcelier plus tard. De toute manière, elle serait encore un peu plus salie pendant cette bataille. Je reportai donc mon attention sur la table qui venait tout juste de disparaître. Je cherchai une solution à notre nouveau problème. Car les projectiles se multipliaient. Je pensais qu’après quelques minutes de bataille, les cuisinières, qui étaient sensées être des femmes douces et agréables, s’arrêteraient. Mais plus tout cela durait, plus elles devenaient hargneuses.
Cependant quelque chose coupa brusquement mes pensées. Contre toute attente, Ellane avait crié un mot typiquement terrien, et une barrière de chose rose et sentant drôlement bon apparut devant mes yeux. Note pour plus tard : demander à Ellane si elle a déjà vécu sur Terre.
J’avais déjà vu cette substance rosâtre sur Terre, et j’en avais déjà mangé. C’était drôlement bon, d’ailleurs, mais j’avais complètement oublié comment cela s’appelait.

J’arrachai un bout de sucrerie et le fourrai dans ma bouche. Le sucre se désintégra dans ma bouche, laissant un arrière goût délicieusement sucré sur mon palais. J’en pris un autre, et je remarquai alors que la chute de nourriture avait cessée. Ellane n’était plus là non plus. Elle était sur le dos, à quelques centimètres derrière moi, tordue de rire. Le Château Vivant fit courir un vent frais dans la pièce qui commençait à devenir une vraie chaudière à cause de tout ce monde rassemblé.
Je pris un autre bout, l’enfournai et me mis aussi à rire un peu. Je passai une main pleine de sucre dans mes cheveux et essayai de leur donner un peu de forme. Car même si j’étais un garçon, je n’aimais pas vraiment être… bah pas très présentable.
    « - Eh bien, Ellane, c’est ce qui s’appelle avoir de la ressource ! »
    « - Coca-cola ! »

Une nouvelle voix hurla dans mes oreilles et les nouveaux remparts créés par Ellane cédèrent. Un ouragan de coca – boisson sucré et archi-bonne – explosa dans la barrière de barbe à papa qui s’écrasa comme rien sur le sol. Le reste du coca se rependit par terre et me trempa un peu plus.
J’allais me remettre debout lorsque la cantinière qui m’avait découvert tout à l’heure se posta devant moi, enjambant la sucrerie de fête foraine.
    « - TOI, là ! Que je ne te reprenne pas à… »

D’accord, je n’y étais pas allé de main morte. Mais personne ne devait savoir ce qu’elle se préparait à déblatérer.
    « - Haribo ! »

Une montagne de bonbons de toutes les sortes terriennes atterrie alors dans le gosier de la dame. Des œufs, des cocas, des dragibus, des crocodile et encore toutes sortes. Oui, bon, Ellane était partie dans les faits terriens, j’avais donc continué. Car j’aimais bien faire quelques séjours sur la Terre, de temps en temps, lorsque le temps me le permettait. Et même si parfois c’était un peu par obligation, c’était toujours amusant.
Je lançai alors un clin d’œil à Ellane et remarquai que le flots de projectiles s’était tari. La plupart des cuisinières se regardaient en chien de faillance, cherchant amèrement la prochaine qui oserait gaspiller un peu plus de nourriture, et accessoirement refaire une beauté à quelqu’un d’autre.

Comme quoi, je n’avais jamais pensé que la nourriture aurait pu servir à autre chose que de remplir mon ventre.


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MessageSujet: Re: L'appel de l'estomac [Cal' !]   L'appel de l'estomac [Cal' !] Icon_minitimeSam 9 Oct 2010 - 20:45

    Ellane. Beaucoup de choses et leurs contraires. Un être censé être mythologique, d’un point de vue purement humain, mais qui incarnait le mythe de la froide perfection. Un être mythique totalement dépourvu d’humour, censé être bon en maths et pouvant se changer en chauve-souris ou en un loup élégant. Une jeune femme au visage lisse, impénétrable…
    Et baigné d’une multitude de larmes rouges sang, qui coulaient le long de ses joues blêmes en de véritables perles de rubis. Un rire joyeux s’échappait de sa gorge, ses lèvres ourlées laissant apparaître des crocs parfaits. Il fallait bien l’exception qui confirmait la règle. TOUS les vampyrs n’étaient pas froids et distants. TOUS, n’aimaient pas forcément la solitude, et TOUS, n’étaient pas des boss en maths. Nan, elle était même plutôt nulle et ne s’y intéressait pas. Son truc à elle c’était diffuser, lire, écouter, apprendre, surprendre. Jouer aussi. Et malheureusement, l’image des vampyres allait en prendre un coup. L’une des leurs venaient d’avouer publiquement son penchant pour les trucs terriens. En étouffant des cuisinières dans la barbe à papa.

    La jeune femme s’essuya la joue, chassant les larmes alors qu’elle tentait de se calmer. Pour le moment son sauveur se trouvant face à un terrible dilemme. Tiens, lui aussi il semblait avoir un problème avec ses cheveux. Machinalement elle jeta un regard à une boucle avant de recommencer à rire. Ses gloussements étant interrompus par quelques tentatives pour se relever.
    Il la complimenta, elle ne voulut pas bouger les lèvres pour ne pas s’effondrer face à un nouveau fou rire, mais elle hocha lentement de la tête. Elle était d’accord avec lui. Ah, et elle le remerciait. Aussi.

    Mais une exclamation noya ce moment de silence, ben, embarrassant, et une vague de coca cola éclata sur la rempart de la jeune fille qui se mit à fondre. Instantanément. Elle avait bien fait de se relever. Le coca ne mouilla que le bas de ses pieds nus. Mince ! Les chaussures ! Quelle idiote elle faisait ! Empêtrée par ses problèmes vestimentaires, elle ne remarqua pas que la femme s’approchait d’eux, décidée à mettre la main sur Cal…. Qui ne semblait pas être totalement innocent. Sourire. Il avait pas une tête d’innocent. Ou plutôt, si. Et c’était pourquoi on s’en méfiait. Enfin, elle s’en serait méfiée. Là, elle était plutôt de son côté.

    Il fit un petit geste. Une montagne de bonbon comme elle n’en avait jamais vue apparue, avant de bloquer le gosier de la femme. Whouaaa ! La vampyre ne bougea pas. Et, curieusement, elle sembla épargnée par cette attaque sournoise. La riposte cessa. Elle recula vers le garçon. Il lui adressa un clin d’œil, les femmes semblaient… Calmées. Enfin, jusqu’à ce que l’une d’entre elle ne décide de continuer sa bataille. Elle serait, vraisemblablement abattue à coup de crème anglaise. La jeune femme s’était échappée de trop de situation compliquée pour ne pas comprendre que ça allait bientôt tourner au vinaigre pour eux s’ils ne se grouillaient pas. Attirant le garçon près d’elle en le tirant légèrement par la manche, elle articula, vaillamment, cherchant à faire discret.


    ’’On devrait partir… on a beau les avoir inspirées pour leurs prochaines recettes, je suis pas sûre qu’elles nous laisse nous éclipser sans broncher. Tu es déjà monté sur un loup ?...’’

    Ses contours se brouillèrent, elle se transforma en une grande louve chocolat qui attrapa le garçon par la manche, le culbutant pour le faire tomber sur son dos. Sans attendre sa réponse. Elle n’aimait pas attendre. Rapide, elle s’élança vers la porte, laissant le garçon s’occuper des menus problèmes. Genre comment passer à travers une porte sans laisser son collègue derrière soit. Ou comment rester accrocher à quatre-vingts kilos de muscles lancés à pleine vitesse pour échapper à une horde de cuisinières acharnées.

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MessageSujet: Re: L'appel de l'estomac [Cal' !]   L'appel de l'estomac [Cal' !] Icon_minitimeSam 16 Oct 2010 - 10:01

EAOJNPRF.
Enchaînement d’Action Où Je Ne Peux Rien Faire.
Cela m’arrivait beaucoup en ce moment. Un peu trop à mon goût, d’ailleurs. Ellane sembla plutôt étonnée de mon étonnante ration de bonbon, mais elle me sourit. Elle s’approcha un peu plus de moi et me glissa discrètement qu’on devrait s’éclipser, j’hochai la tête, plutôt d’accord avec elle. En plus, ma robe de Sortcelier commençait à gémir à cause de toutes les tâches de farine, de crème, d’œuf, qui la maculait. Le sang, cela ne lui faisait rien, mais dès que l’on parlait restauration, la petite se mettait dans des états pas possible.
Mais quelque chose fit tilt dans ma tête. Sur un… loup ? J’étais déjà monté à dos de dragon, et ça ne s’était pas forcément passé extrêmement bien, mais alors sur un loup…
La femme, qui était un vampyr, n’attendit même pas mon assentiment, et se transforma instantanément en immense loup à la couleur du chocolat. Elle me bouscula, et je tombai lourdement sur son dos. Une cuillère frôla mon oreille et alla s’éclater contre un mur en face. Je relevai la tête, m’accrochant aux poils de son cou, en essayant toutefois de ne pas trop les lui tirer.
Sauf que nous devions traverser une porte qui s’était refermée entre le passage d’Ellane et le nôtre. J’inspirai, le souffle coupé par ma chute sur le dos d’un loup.
    « - Par le Lévitus, je te soulève, tu obéis et tu te lèves ! »

J’avais employé cette formule quelques minutes plus tôt, et un sourire s’étala sur mes lèvres : et si cela recommençait ? Heureusement que la cuisine était grande : la porte eut le temps de s’enlever de ses gonds, tandis que je la manipulais avec – seulement – une main. L’autre était occupée à fourrager dans les longs poils ambrés de la louve pour réussir à me tenir un instant stable.
Je sentais tous les muscles du canidé sous moi, et cela me faisait tout drôle. Les loups m’avaient fascinés, avec leur façon sauvage de vivre. Alors même si Ellane n’était pas vraiment un loup à proprement parler, cela me faisait tout de même un petit truck.
La porte nous laissa donc passer. Mais alors que je voulais la remettre à sa place, une cuisinière recula un peu trop brutalement et… se prit la porte qui était encore entrain de léviter. Déconcentré, je la laissai tomber, ce qui assomma au passage deux autres cuisinières et… qui rendit les autres encore plus violentes.
Comme un seul homme – ou plutôt comme une seule femme – toutes les cantinières, effarouchées et sauvagement armées de brocolis, de trucks collants et d’autres choses, se ruèrent dans les couloirs du Château Vivant. Qui trouvait cela extrêmement drôle car tous ses murs en tremblaient de joie. A notre passage, tout était ravagé. Les gens tombaient et les cuisinières les abattaient à coup de louche, ou encore de projectiles.
    « - Ellane, si tu pouvais nous sortir de là, ce serait pas mal ! Tu aurais le droit à mon admiration absolue ! Peut-être même à vie ! hurlai-je par dessus le brouhaha. »

J’avais expressément demander de l’aide au Château Vivant, mais avec tout ce raffut, il ne m’avait pas entendu. Tant pis, nous nous débrouillerons avec les moyens du bord. Trop absorbé dans notre course, je ne cherchais même pas à lancer des sorts pour arrêter les cuisinières – qui courraient drôlement vite ! – de peur d’envenimer la situation.


    underconstruction ~
    Spoiler:
     
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