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 It's time. [Iris & Jenna ~ FINISHED]

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Maeko

Pink Lady.
Pink Lady.
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Age du personnage : Vingt-trois ans

Couleur de magie : Vous avez vu la couleur de mes cheveux ? Eh bien vous avez une idée.
Niveau de magie :
  • Plutôt élevé
Niveau de combat :
  • Moyen


Métier : Ambassadrice, diplomate
Résidence : Suite prestigieuse au palais d'Omois
Dans le sac : Un rouge à lèvre pêche, un petit miroir compact et un paquet de cigarettes


MessageSujet: It's time. [Iris & Jenna ~ FINISHED]   Lun 3 Mar 2014 - 17:41



It's time to begin, isn't it ?
ft. Iris & Jenna۰ Imagine Dragons.


J'ai fais mon sac. Balancé toute mes affaires dedans, sans réfléchir. J'ai vidé cette chambre, comme si je n'y avait jamais vécu.
C'est silencieux. C'est tout ce que j'ai à dire.
J'ai détaché mon chignon avec appréhension, laissé tomber ma cape à terre. Je me suis laissée berner par l'illusion de la quitter, tout en sachant qu'elle m'attendrait. Qu'elle me guetterait toujours. J'ai fais le plein de solitude. J'ai fais le plein de ténèbres. Je n'ai pas dit un mot, trop occupée à faire le tri dans mes pensées.
Ils m'ont dit que je devais partir. Ils m'ont dit que cette mission allait durer longtemps, que je resterais à proximité de la base des omoisiens pour les espionner. Et que je vivrais dans cette meute de loups, juste à côté.
C'est sur terre. En Arizona.
A la lumière.
Je ne sais pas si je pourrais m'y réadapter après toute ces années de noirceur. Qui sait si l'astre roi, en colère de voir que je me soustrais à lui, ne tentera pas de me brûler ?
Oh, je brûlerais. Je brûlerais avec plaisir, car j'aurais vu le soleil une dernière fois.
J'ai peur de la lumière ; je la redoute, et pourtant je veux m'offrir à elle, comme je me suis offerte aux ténèbres il y a des années de cela.
Aujourd'hui, je vais partir, pour deux ans, trois peut-être. Aujourd'hui, je vais prendre le temps de tout recommencer, loin. Même si c'est faux. Ce sera vrai pour moi.

Ma vie était bouclée. Il n'y avait rien de plus à dire. On avait programmé mon départ, non sans y ajouter une subtile promesse de retour. C'est alors qu'une pensée m'avait traversé la tête. Un mot. Un nom.
Iris.
Iris, mon élève, ma collègue, ma sœur. Iris. Celle que j'avais entraînée dans le mal, celle qui m'avait apporté la joie. Iris. Je ne pouvais pas partir comme ça sans lui dire. J'avais d'abord songé à lui écrire une lettre, mais je sentais déjà son incompréhension. Non, j'avais pas le droit de lui laisser un bout de papier et de disparaître. J'avais pas le droit de faire ça.

Alors quoi ? C'est pour ça que je suis devant elle, à la frontière de la demeure grise ? Mon sac sur mon épaule, mes cheveux blonds emmêlés au vent, et mes regrets exposés ? Je regrette de la laisser. Je ne regrette pas de partir. J'en ai besoin, j'ai besoin de me retrouver. Un peu. Beaucoup. J'ai besoin d'être moi, mais d'abord de savoir qui je suis.

- Je pars.

Rapidement, brusquement. C'est comme enlever un pansement, mieux vaut le faire vite. Ça fait mal au début, mais Iris mérite que je sois franche avec elle, que je ne tourne pas autour du pot pendant des heures.

- Je pars en mission. C'est sur Terre, dans un pays d'Amérique, je crois.

Je marque une courte pause, le temps de reprendre du courage, le temps d'affronter ses yeux bleus éteints.

- Iris... on ne va pas se voir avant longtemps.

Dernière échappatoire avant la révélation. J'ai déjà mal.

- Cette mission durera deux ans.

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Iris


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Age du personnage : 17

Familier : Un tigre blanc, Blico.
Couleur de magie : Cyan
Niveau de magie :
  • Plutôt élevé
Niveau de combat :
  • Très élevé


Métier : Sangrave, le Mal honey.
Résidence : Cette forteresse grise, comme chaque Sangrave qui se respecte.
Dans le sac : HUM. C'est personnel, disons.

Affinités : Jenna : meilleure amie
Nihal Shareem : soeur jumelle
Mattis Tay : petit ami

MessageSujet: Re: It's time. [Iris & Jenna ~ FINISHED]   Lun 3 Mar 2014 - 22:03













I guess it's Time.
feat. JENNA
Un courant d’air traversa ma sombre chambre déprimante, emportant mes cheveux avec lui, qui se plaquèrent contre mon visage. D’un pas nonchalant, je me dirigeai alors, exaspérée, vers la fenêtre entrouverte et la refermai brusquement.

Soudain, ma boule de cristal sonna. Curieuse de savoir qu’est-ce que ça pouvait encore bien être, je la sortis de ma poche et scruta l’écran miroitant de mes yeux bleus. C’était Jenna, qui me demandait de la rejoindre à la sortie de la Forteresse Grise. Je me fis alors la réflexion que cela faisait un bail que je ne l’avais pas vu : j’avais tant à lui raconter ! Elle n’était pas au courant pour ma sœur jumelle subitement apparue dans ma vie récemment, elle ne m’avait pas non plus encore vue avec ma nouvelle couleur de cheveux blonde. Elle n’avait pas non plus encore vu… mes trois kilos de perdus, mes cernes rouges, mes joues creusées, mon regard éteint, mon teint d’une pâleur malsaine, ma terrible mine.

Anxieuse vis-à-vis de sa réaction, je m’élançai dans les couloirs de la Forteresse, après avoir soigneusement refermé ma porte à clé suite à l’accident de la dernière fois, et dévalai les nombreux escaliers en colimaçon qui permettaient de monter tous les étages innombrables de la bâtisse.
Lorsque j’arrivai dehors, l’air frais me glaça le visage : un terrible vent régnait alors, les feuilles du jardin formaient un impressionnant tourbillon au milieu de la cour, et les Sangraves se réfugiaient à l’intérieur. Rabattant la capuche de ma cape grise sur ma tête, je me demandai ce qui avait bien pu prendre à Jenna de me donner un rendez-vous dans de telles conditions.

Déambulant les sentiers soigneusement ratissés, sombres et inquiétants de la devanture de la forteresse, ne perdant pas mon chemin, j’avançai faiblement, déstabilisé par mon manque de maigreur, mais malgré tout déterminée. J’aperçus bientôt le portail en acier d’une hauteur invraisemblable, et l’ombre d’une silhouette que je connaissais bien cachée derrière.
J’ouvris le lourd portail avec difficultés, fis quelques pas à droite, cherchant la provenance de la mystérieuse ombre, et me retrouvai enfin face à elle. Jenna.

Ahurie, je la reluquai de la tête aux pieds, impressionnée de tous ces changements qui s’étaient produits dans son corps si fort et solide. Malgré tout, elle parvenait à ne pas sombrer dans la dépression, elle. Elle était magnifique, encore plus qu’elle n’avait l’habitude de l’être. Elle avait pour une fois détaché son chignon qui m’était devenu familier, et ses longues et belles boucles blondes aux reflets dorés nageaient dans les souffles d’airs, s’emmêlant dans le vent. Si elle semblait ainsi impassible, ses yeux dorés trahissaient tout : ils me fixaient, brillants, presque mouillés, laissant apparaître un semblant de tristesse dans le regard de la louve que j’avais toujours su si vaillante, si forte, si puissante, si courageuse. Jamais je n’avais eu l’honneur ni l’occasion de voir Jenna, ma Jenna, ma sœur, mon alliée, ma compagnie du mal, pleurer.

- Je pars.

Ces mots me transpercèrent le cœur. Mon regard s’éteignit davantage qu’il ne le fût déjà. C’était dur. J’avais l’impression qu’elle venait de planter un couteau en plein dans mon cœur. Ça faisait mal. Ça ne pouvait pas être réel. Elle n’avait pas le droit. Non, pas le droit. Elle ne pouvait pas partir et me laisser tomber ainsi dans l’une des périodes les plus dures de ma vie.

Sa phrase fut si rude et rapide, que je crus qu’elle ne remarquait pas tous ces changements physiques dont je souffrais. Elle semblait fuir mon regard, continuant à parler, paroles qui arrivèrent floues à mes oreilles, ne souhaitant pas les entendre. Je ne voulais pas en savoir davantage. Ces deux mots me suffisaient déjà pour me briser le cœur.
Seulement, malgré moi, malgré mes efforts, sa dernière phrase parvint à mon oreille :

- Cette mission durera deux ans.

Deux ans. Deux ans sans elle. Deux ans sans ma meilleure amie. Deux ans sans ma sœur. Deux ans sans… la seule personne qui me poussait à croire à la vie. La seule personne qui me laissait croire qu’il y avait toujours de l’espoir. Oui, toujours… C’est ce que l’on dit.

Une larme ne put s’empêcher de rouler sur ma joue squelettique au teint pas frais. Je ne voulais pas y croire. Je le voulais, cet espoir.

- Non. Tu ne peux pas. Tu ne peux pas Jenna ! J’ai plus besoin de toi que je n’en ai eu à n’importe quel moment… Pourquoi voudrais-tu partir ?!

Ce fut plus fort que moi, j’éclatai en sanglots, brisée en mille morceaux. Mais bien que ma volonté soit plus forte que jamais, je ne pouvais pas l’empêcher de partir. Ce serait injuste. C’est pourquoi je lui sautai dans les bras et la serrai fort contre moi. Un dernier contact, un adieu, un dernier réconfort.

Dorénavant, ce serait moi et le Mal, et personne d’autre.

© IRIS



 Il paraît que les bonbons donnent des caries, que c'est mal de jurer, que le lait est plein de calcium, que la soupe fait grandir, que les oignons font pleurer. Il paraît que l'espoir fait vivre, que fumer tue, que la Terre est ronde, que si l'on veut on peut, que le chocolat est une drogue. Il paraît que le feu brûle, que la glace congèle, que E=MC2. Il paraît aussi que je suis gentille. Enfin, il paraît.
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Maeko

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MessageSujet: Re: It's time. [Iris & Jenna ~ FINISHED]   Mar 4 Mar 2014 - 20:31



It's time to begin, isn't it ?
ft. Iris & Jenna۰ Imagine Dragons.


Je n'ai jamais voulu la faire pleurer. Iris est belle, et lorsqu'elle pleure, sa beauté est déchirante. Peu importe ses joues creusées, sa peau blafarde, ses yeux vides. Elle est belle. Et ses sanglots qui redoublent me déchirent le cœur. Pardonne-moi, Iris. Pardonne moi de t'avoir entraînée dans mes ténèbres parce que je m'y sentais trop seule. Pardonne moi d'avoir éteint ta lumière alors que je ne cherchais qu'à l'étreindre. J'ai toujours été jalouse de la façon dont tu rayonnais. Je voulais m'approprier ce soleil, cet astre qui brillait avec ferveur. Mais il m'a toujours refusé, comme une ombre rejetée sur le bord d'un trottoir. Pardonne moi de t'en avoir voulu, puis d'avoir eu besoin de toi pour continuer à vivre. Pardonne moi d'avoir fait de toi ce que tu es aujourd'hui. Un cadavre, un fantôme, une pâle copie de celle que tu étais. Pardonne moi. Si tu savais comme tu es belle.

Je pense à tout ceux qui vivent en ce moment. Tout ceux qui croient vivre, qui croient être heureux. Qui le sont. Je pense à eux, et je les envie, et je les plains. Je plains ceux qui se trompent, j'envie ceux qui s'en fichent. Personne ne m'avait jamais dit que c'était aussi dur d'être heureuse. Peut-être que j'aurais arrêté de chercher, sinon. Mais surtout, personne ne m'avait dit que dans ma quête de bonheur, je détruirais celui des autres. Pourtant, c'est comme ça que je suis, c'est comme ça qu'ils m'ont faite. Une silhouette tremblante, un monstre qui écrase tout sur son passage. Un loup. Affamé et dangereux, qui sème la mort et cherche à vivre. Je te demande de me pardonner, mais je suis incapable d'en faire de même. Peut-être parce qu'eux ne sont pas désolés, qu'ils m'ont déjà oublié. Ironie du malheur. Même dans ma détresse, je reste invisible.

Toi, tu m'as vu. Tu m'as vu dans ma splendeur, tu m'as vu dans ma beauté froide et cruelle, tu m'as vu avec mon masque. Puis sans. Nous nous sommes rencontrés lorsque j'ai décidé de ton sort, de ton destin. Lorsque je t'ai demandé de nous rejoindre, et que tu as accepté. Ce jour-là, je me suis fait une amie. Ce jour-là, je me suis fait une sœur. Iris, tu as été ma première expérience de la famille : la seule que je n'ai jamais eue. Et je t'en ai fait voir des belles. Je m'attendais à ce que, du jour au lendemain, tu plaques tout, tu tente de t'échapper de ma noirceur destructrice. Je l'espérais. Ta compagnie me faisait peur, car elle me changeait. Elle me rendait meilleure. Mais chaque matin, je te trouvais devant ma porte, prête à continuer, prête à devenir comme moi. Et je savais ce qui t'attendais. Et je n'ai rien dit.
Pardonne-moi.

Comment arrives-tu encore à pleurer pour moi ? Après tout les malheurs que j'ai causé. Malheurs, tristesses, ténèbres et douleurs. Le monde a dit que j'étais le mal, alors je n'ai pas cherché plus loin. Comment peux-tu, toi, voir au delà de la louve froide et cruelle ? Tu es surprenante, Iris. Surprenante dans ta force, surprenante dans ta douleur, surprenante dans ta beauté. Tu es belle. Arrête de pleurer.
Je ne mérite pas tes larmes, tu sais.
J'attends encore un peu. Quelques secondes, quelques minutes. Une éternité. Tu sens, comme la bulle qui nous entoure nous a coupé du reste du monde ? Je ne sens plus le vent sur mon visage, ni la terre sous mes pieds. Je ne distingue plus le ciel. Le bleu de tes yeux me suffit amplement. Laisse moi encore un peu de temps, Iris. Laisse moi le temps de trouver du courage, de le puiser dans tes yeux azur. Bientôt, je me détournerais et je partirais. Laisse moi imprimer ton souvenir dans mon esprit ravagé.

- Je ne veux pas. Mais j'en ai besoin. Et toi aussi tu en as besoin. Lorsque je reviendrais, je veux que tu sois à nouveau comme avant. Resplendissante de lumière. Trouve la force, car je vais faire la même chose. Je vais me retrouver. Non, me trouver, tout simplement. Tu entends Iris ? Je veux que tu vives, pendant que je vivrais. Même si je serais loin, et que je ne pourrais pas te voir.
Je te promets que je t'écrirais, même si je ne pourrais pas envoyer ces lettres. Je t'écrirais. Et je penserais à toi. Maintenant, j'ai juste besoin que tu me laisses partir, ou je ne pourrais jamais avoir la volonté de m'en aller. Pas si tu pleures. Ne pleure plus, s'il te plaît. Ne pleure plus.


Doucement, je détache mes mains des siennes. Lentement, je me retourne. La tête levée vers le soleil, les yeux brillants de larmes, je m'éloigne.
Puis je touche du bout des doigts le creux de mon cou. Nu.
J'ai laissé mon collier dans les mains d'Iris. Mon pendentif. J'ai abandonné le loup, je l'ai laissé derrière moi.

- Au revoir, petite sœur.

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« This is the start of how it all ends
They used to shout my name, now they whisper it »

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