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Chroniques d'AutreMonde :: Divers :: Univers AlternatifsPartagez
 

 Adieu.

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AuteurMessage
Lisa Grey

Voleuse Patentée // Gaffeuse Professionnelle
Voleuse Patentée // Gaffeuse Professionnelle
Lisa Grey

Age du personnage : 26

Familier : Blanche, ma louve
Couleur de magie : Bleue
Niveau de magie :
  • Faible
Niveau de combat :
  • Plutôt élevé


Métier : Voleuse Patentée au service d'Omois
Résidence : Un petit cottage à Tingapour
Dans le sac : Deux couteaux, un crochet, un tournevis, une corde et un grapin, deux mousquetons, une aiguille, une paire de gants, une lampe torche, un tube de colle, une paire de ciseaux, un stylo, une pomme, une bouteille d'eau, une boule de cristal, le dernier album des Drive Shaft, quelques crédits-muts, un stick à lèvres, une peluche canard, deux paquets de mouchoirs, un trousseau de clés.

Affinités : Keykey est mon âme soeur. #Keysaforever

MessageSujet: Adieu.   Adieu. Icon_minitimeMer 22 Jan 2020 - 13:55



Adieu
Lisa, Keylo
Parce qu'il faut savoir se dire au revoir
Quand elle ouvrit les yeux ce matin-là, elle sut que cette journée avait quelque chose de bizarre. Il régnait dans l’atmosphère comme une aura d’étrangeté, comme si l’air avait été chargé différemment. Tout paraissait normal, pourtant. Elle était bien dans sa chambre, allongée sur le lit dans lequel elle avait dormi depuis des années. Près d’elle, la respiration paisible et endormie de l’homme avec qui elle partageait sa vie désormais. Et dans un coin de ses pensées, les rêves sans aucun sens de la louve qu’elle avait comme Familier. Rien ne semblait différer des autres matins. Et pourtant, elle ne pourrait mettre le doigt dessus, mais il y avait quelque chose… Elle le sentait.

Il fallait qu’elle en ait le cœur net. Doucement, pour ne réveiller personne, elle souleva la couverture, enfila un sweat un peu large et enfouit ses pieds dans des chaussons laissés nonchalamment près de son lit. Elle tenta de ne pas trop faire craquer le parquet sous ses pas tandis qu’elle sortait de la chambre et descendait les escaliers jusqu’au salon. Là encore, tout était normal. Le canapé, les coussins posés un peu n’importe comment dessus, la table basse et les quelques papiers, journaux et lettres de missions qui s’y étalaient. La télécristale, éteinte, et Blanche, roulée en boule dans son panier à côté. Elle songea un instant à la réveiller, pour lui faire part de ses impressions, mais se ravisa bien vite. Ce n’était probablement rien, et elle savait à quel point l’animal détestait qu’on ne lui laisse pas faire ses nuits. Mieux valait éviter ses grognements boudeurs pour le moment.

Ce n’est qu’en faisant le tour de la cuisine qu’elle la remarqua enfin. Sur la table, au centre de la pièce. Une lettre rédigée à la main. Etrange. Elle ne se souvenait pas d’avoir laissé ça là la veille. De qui pouvait-elle bien provenir ? Elle hésita un instant, perplexe, essayant de comprendre qui avait pu poser ça ici – d’autant plus que la table de la cuisine n’était généralement pas l’endroit où ils déposaient des papiers – puis s’avança lentement et prit la feuille entre ses doigts. Les mots étaient écrits au stylo, dans une écriture qu’elle ne reconnaissait pas.

Lisa,

Son nom. La lettre lui était bien destinée. La familiarité de ce début la déconcerta. Pas de « Madame, Monsieur », pas même de « Chère », juste son prénom. Ça aurait pu être simplement Keylo, mais l’écriture ne lui correspondait pas. Elle chercha le nom de l’expéditeur à la fin de la lettre. Camille. Bizarre. Elle n’avait jamais entendu ce nom. Désormais, elle était plus que curieuse de découvrir ce que cette inconnue avait à lui dire. Elle revint sur la première page et continua sa lecture.

Tu ne sais pas et ne sauras jamais réellement qui je suis, puisque dans ton monde je n’existe pas. Mais je tenais à t’écrire ces mots d’adieux. On ne s’est jamais vues, jamais rencontrées, pourtant tu as fait partie de ma vie pendant plusieurs années. Tu as occupé mes pensées, mes rêves, mes délires incompréhensibles de rôliste un peu perchée après une heure avancée de la nuit. Et pour tout ce que tu m’as apporté, je ne pouvais pas juste m’en aller sans te dire au revoir.

Qu’est-ce que… ? Ça ne voulait rien dire. Confuse, elle tenta de relire le paragraphe plusieurs fois, sans parvenir à y mettre un peu de sens. Qu’est-ce que ça voulait dire, « tu as occupé mes pensées » ? Est-ce que c’était une stalkeuse, ou quelque chose comme ça ? Une admiratrice secrète ? Est-ce qu’elle la suivait quand elle rentrait chez elle ? Pendant combien de temps ? Et qu’est-ce que ça signifiait, « rôliste » ? Ça n’avait aucun sens. Et c’était peut-être dangereux. Elle n’aimait pas vraiment l’idée que quelqu’un rode autour de chez elle dans l’ombre, surtout pas après tout ce qu’elle avait traversé. Oh, merde. Et si quelqu’un l’espionnait, là, maintenant, depuis sa fenêtre ? Il y avait de quoi devenir parano. Elle courut regarder par la vitre de la cuisine, puis du salon. Personne, du moins personne de visible. Sans relâcher sa garde, elle revint s’installer à la table et reprit sa lecture, un peu perturbée.

Je suis fière de toi. Fière de ce que tu es devenue, fière de t’avoir vu grandir au fur et à mesure des évolutions de mon écriture, fière d’avoir pu conter tes aventures.

« Conter tes aventures » ?? Est-ce qu’elle se servait de sa vie pour raconter des histoires ? À qui ? Et pourquoi ? Comment ? Décidément, tout cela lui plaisait de moins en moins.

Ta vie n’a pas toujours été simple et je m’en excuse, mais tu es parvenue à surmonter toutes ces épreuves et à obtenir finalement le happy ending que tu mérites. Et tu le mérites vraiment, Lisa, alors profite-en. À partir de maintenant, je ne serais plus là pour faire de ta vie un drame, alors tu as toutes les années devant toi pour construire le futur que tu désires.

MAIS DE QUOI TU PARLES, PARFAITE INCONNUE ??! Elle n’avait besoin de personne pour faire de sa vie un drame, elle le faisait très bien elle-même, merci bien. Pour qui est-ce qu’elle se prenait, cette mystérieuse correspondante ?

Epouse Keylo, fais des jumeaux, deviens grand-mère et enseigne le yoga aux loups si ça te chante, rien ne me fera plus plaisir que de te savoir heureuse.

Pourquoi ? Elles ne se connaissaient pas. Qu’est-ce que ça pouvait bien lui faire, qu’elle épouse Keylo et qu’elle soit heureuse ?

Sache que parfois, je me plais à dire que tu es mon enfant.

PARDON ?

Ce n’est pas totalement incorrect dans un sens, puisque je suis ta créatrice. Techniquement, je t’ai mise au monde.

… Que… ?

Mais c’est plus que ça. J’ai créé un nombre effrayant de personnages fictifs, en RP ou dans mes débuts d’histoires, mais tu es de loin celui que je chéris le plus.

Personnages fictifs ?

Et promis, je ne dis pas ça à tous mes personnages ; d’ailleurs, tu es la seule à qui j’ai tenu à écrire une lettre d’adieu. Tu as réellement compté pour moi. J’ai suivi chaque étape de ta vie, mais surtout, tu m’as accompagnée dans chacune des miennes. Tu étais toujours là quelque part, dans un coin de ma tête, comme une source de réconfort, comme une planche de bois au milieu de l’océan, à laquelle je pouvais me raccrocher lorsque la vie faisait trop de vagues.

Non. Non, non, non. Non, non, non, non, non.

Et pour ça, je veux te dire merci.

NON.

Merci d’avoir été là pour moi, même si tu ne te rendais pas compte. Même si encore actuellement, en lisant ces lignes, tu te demandes qui je suis et ce que je peux bien être en train de te raconter.

EFFECTIVEMENT.

Merci d’avoir existé, au moins fictivement, merci pour tout. Je sais que tu as quelques problèmes d’estime de toi par moments (bon ok, c’est en grande partie de ma faute), mais sache que tu es une personne merveilleuse et que tu mérites tout plein d’amour. Tu es bien plus que ce que tu penses. Bon, sauf si tu penses être une personne réelle, parce que pour le coup tu ne l’es pas. Désolée. C’était une qualité que je ne pouvais malheureusement pas te donner.

Elle sentit ses jambes faillir et se retrouva bientôt les fesses au sol. Pourquoi est-ce qu’elle pleurait, maintenant ? Ces mots n’avaient aucun sens, c’était du délire, une mauvaise blague. Pourquoi est-ce qu’elle les prenait autant à cœur ? Pourquoi est-ce qu’au fond d’elle, elle y croyait ? Elle n’existait pas ? Elle n’était pas réelle ? Est-ce qu’elle n’était vraiment qu’une invention, qu’une série de mots sur une page blanche ? Non… Non, ça ne pouvait pas être vrai. Sa maison, ses amis, son univers, tout était réel, tout devait être réel, pas vrai ? Mais cette personne, cette étrangère dont elle lisait les lignes en ce moment même… tout ce qu’elle disait résonnait en elle d’une manière qu’elle ne pourrait décrire. Cette Camille, qui qu’elle soit, semblait réellement la connaitre. Est-ce que c’était vrai ? Est-ce qu’elle l’avait créée ?

Mais le plus important, c’est que tu sois réelle à l’intérieur de ton univers fictif. Après tout, tout est relatif. Il suffit de choisir le bon référentiel.

Les mots apparaissaient comme flous à travers ses larmes. Elle n’aurait jamais cru que cette lettre la bouleverserait autant. Toute cette histoire semblait dingue, et pourtant, c’était comme si elle l’avait toujours su. Un personnage. Elle était un personnage. Tout ce qu’elle avait vécu, ses rencontres, ses joies, ses malheurs. Tout était faux. Tout n’était que mensonge. Bordel. Elle laissa passer quelques sanglots puis parvint à essuyer ses yeux humides avant de reprendre.

Enfin, je m’égare. Mais je pense avoir fait le tour de ce que je voulais dire. En deux mots : désolée et merci. Et le mot de la fin : adieu. Je t’aime, Lisa. Je t’aime vraiment. Tu me manqueras beaucoup.

Pourquoi ? Pourquoi est-ce que tu m’abandonnes ? Pourquoi est-ce que tu me laisses, à présent ? Qu’est-ce que je vais devenir ?

Mais j’ai au moins la satisfaction de partir après t’avoir donné la fin que tu mérites, alors au fond, je pars heureuse. Je penserais à toi souvent, même si c’est probablement la dernière fois que je t’écris.

QU’EST-CE QUE JE VAIS DEVENIR ??

Je ne compte pas m’éterniser encore alors je vais m’arrêter là. Passe le bonjour à Keylo et Blanche. Et les autres, qui qu’ils soient. Au revoir, Lisa. Puisses-tu vivre encore des centaines d’années de bonheur.

Avec tout mon amour, je t’embrasse fort.
Camille.


La lettre s’arrêtait là. Comme ça. Sans répondre aux centaines de questions qui se bousculaient dans sa tête. Non. Non, non. Ça ne pouvait pas se finir comme ça. Pas comme ça. Pas maintenant. Sa frustration était à son maximum. Ses larmes étaient devenues incontrôlables. Ne me laisse pas.

Bordel.

Ne me laisse pas.

MADE BY FRIMELDA



Adieu. 43209210
Adieu. Keysa10
Adieu. Updalo10
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http://tara-duncan.actifforum.com/t4022-lisa-grey http://tara-duncan.actifforum.com/t4620-lisa-grey-2-0
Keylo

Supermegafoxyawesomehot

Keylo

Age du personnage : 32

Familier : Une bestiole collante qui me suivrait partout ? NON. MERCI. J'en ai déjà assez des schtroumpfs démoniaques.
Couleur de magie : Gris foncé, mais je la change en doré quand je suis en public
Niveau de magie :
  • Plutôt élevé
Niveau de combat :
  • Moyen


Métier : Employé dans une usine technicomagique
Résidence : Une ferme omoisienne
Affinités : Keysa forever I love you

MessageSujet: Re: Adieu.   Adieu. Icon_minitimeJeu 23 Jan 2020 - 18:14


   
let's say : sunshine for everyone
À demi plongé dans le sommeil, Keylo a entendu Lisa sortir de la chambre malgré ses efforts pour ne pas faire de bruit. Au lieu de la rejoindre pour le petit-déjeuner, il a préféré profiter de la chaleur du lit encore quelques minutes. Il n'a pas beaucoup de congé dans la semaine, alors autant en tirer le maximum.

Dans les rayons de lumière filtrés par les volets, il sort doucement de son rêve, qu'il oublie déjà. Il se souvient juste que Lisa était à ses côtés, et cette pensée le fait sourire. Il repense à hier soir. C'était une soirée comme les autres. Il était rentré plus tôt du travail, et Lisa n'était pas en mission, alors ils en ont profité pour sortir au restaurant et se promener le long du fleuve de Tingapour. Là, le long des quais éclairés par les réverbères de brillantes, ils se sont pris la main et une pensée folle et merveilleuse lui a traversé l'esprit. Il a réalisé qu'il aimait profondément Lisa, et que s'il devait passer le restant de ses jours avec quelqu'un, ce serait elle.

Il y repense en se demandant si elle ressent la même chose. Le regard perdu dans le vide, il remarque alors un détail curieux. Un objet est posé sur le bureau en face du lit. Un objet qui n'était pas là une minute plus tôt, il en aurait juré.

À présent tout-à-fait réveillé, il se lève et découvre une boite en carton avec un mot dessus. Quelqu'un a griffonné au stylo plume :

« Pour Keylo. »

Décontenancé, il retourne le papier.

« La cassette est déjà dans le walkman. Il suffit d'appuyer sur PLAY. »

Encore en caleçon et t-shirt, il sort dans le couloir, vérifie dans la salle de bain et par-dessus la rambarde de l'escalier, mais il n'y a personne d'autre que Lisa et lui dans la maison. Pas plus avancé, il retourne dans la chambre, ouvre les volets et s'installe sur la chaise du bureau. Il teste la boite avec de la magie, par prudence, mais personne n'y a jeté de sort. Il n'a pas envie d'inquiéter Lisa. Sans savoir pourquoi, il pressent que ce n'est pas elle qui a déposé l'objet.

Il déborde de curiosité à présent. Son cœur bat plus fort, comme un gamin qui s'apprête à déballer un cadeau. N'y tenant plus, il ouvre la boite et appuie sur PLAY.

Une voix de femme s'élève de l'appareil. C'est de la technologie terrienne un peu vieillotte. Il n'a jamais entendu cette voix, pourtant il jurerait la connaitre. Bientôt captivé, il cesse de se poser des questions sur l'origine du colis et concentre toute son attention sur le discours.

[...]
[Il y a un bruit de bouton qu'on presse, accompagné d'une respiration.]
[...]

Salut Keylo,

C'est la troisième prise que j'enregistre. J'espère que cette fois sera la bonne. On dirait que j'ai du mal à adopter le bon ton. D'habitude, je fais ça à l'écrit, où je peux effacer et réécrire les mots à volonté. Là non. J'ai quand même tenu à te parler plutôt qu'à t'écrire. Je trouvais ça plus sincère.

On n'a jamais été formellement présentés. Je m'appelle Solène. Ce que je m'apprête à te dire va peut-être te faire peur, ou alors tu ne vas pas y croire du tout. Fais-en ce que tu veux. Moi-même, je ne sais pas bien comment je réagirais à ta place.
[La personne semble hésiter.]

Il faut que tu saches que je te connais depuis très longtemps. Toi aussi, tu me connais, même si tu n'en as jamais eu tout-à-fait conscience. Pense à moi comme ton ange gardien. J'étais la voix qui a accompagné chacun de tes gestes et de tes pensées. Toutes ces fois où tu faisais comme si tu t'adressais à un public imaginaire, il y avait quelqu'un pour t'écouter.

J'ai été le témoin de tous tes doutes, tes espoirs, tes peines et tes bonheurs. Pour dire toute la vérité, j'en suis à l'origine. Si tu cherchais quelqu'un à blâmer pour tout ce que tu as traversé au cours de ta vie, voilà : tu m'as trouvée.

Ça y est, c'est le moment où c'est devenu bizarre.
[La voix est nerveuse. Après un silence, elle devient plus assurée, presque douce.]

Je voulais te dire de ne pas t'en faire. Je sais que tu n'as pas toujours fait les bons choix et que tu le regrettes beaucoup. Mais tu les as fait à la fin, et c'est ça qui compte.

Je voulais aussi te dire que je suis fière de toi. Tu es allé beaucoup plus loin que tout ce que je pouvais imaginer quand j'ai eu pour la première fois l'idée de raconter les aventures d'un Sangrave, il y a presque dix ans. Au début, tu étais juste un personnage de méchant banal. J'étais très jeune, je ne savais pas bien raconter les histoires. Je voulais même te supprimer à un moment, quand j'en ai eu assez de toi. Mais je ne sais pas bien pourquoi, tu es resté. Tu t'es battu pour être autre chose que ça, pour exister en tant que personnage. Tu as pris de l'épaisseur, et la vie que tu as menée était tantôt drôle, tantôt dramatique. Bref, tu étais entier.

Surtout, malgré tous les efforts que j'ai déployés pour faire de toi un sale type, tu t'es battu pour devenir quelqu'un de bien. Tu as même sauvé Autremonde des Sangraves. Je ne peux qu'être fière du chemin que tu as parcouru - qu'on a parcouru ensemble.

Parce que moi aussi, j'ai grandi ces dix dernières années. Avec toi, j'ai appris à raconter les histoires, à manier les mots et les émotions. J'ai ri - encore désolée pour Qui veut épouser Ducon -, j'ai pleuré, je me suis passionnée pour tes aventures amoureuses. Et je me suis fait des amis pour la vie.

Tu es un peu comme mon enfant adoptif, un gamin que j'ai élevé et vu grandir. Et comme pour tous les enfants, il vient un jour où il faut te laisser partir, pour que tu voles de tes propres ailes. Ce jour est arrivé.

Si je me suis décidée à te parler aujourd'hui, c'est pour te dire au revoir.

C'était une idée de Camille. La lettre. Ne t'inquiète pas, tu vas vite savoir qui c'est. J'ai trouvé que c'était une bonne idée. Une façon de tourner la page pour de bon, sans mauvais jeu de mot.

Alors merci pour tout. Désolée, aussi.

(Avant qu'on ne se dise au revoir pour de vrai, il faut quand même que tu saches que je ne suis pas responsable d'absolument tout. La mort d'Alexandre et Candice, ce n'était pas moi. La disparition de Lalwend non plus.)

Je reviendrai de temps en temps pour relire tes aventures. Mais la suite, c'est toi qui vas la tracer. Tu peux décider d'épouser Lisa, de lui faire des enfants et de vivre le restant de ta vie avec elle. Ou peut-être pas. Tout ce que je sais, c'est que tu seras heureux, parce que tu le mérites.

En parlant de Lisa, salue-la de ma part s'il-te-plait. Dis-lui que L'ilne lui passe le bonjour, et qu'elle est fière de tout ce qu'elle a accompli. Eh oui, j'étais aussi l'ange gardien de L'ilne. Peut-être que je lui enregistrerai une cassette, à elle aussi.

Je ne te retiens pas plus longtemps. Je crois que quelqu'un attend dans la cuisine que tu viennes la consoler.

Je t'aime, et je suis fière de toi.

C'était Solène, pour te servir.


[...]

[Pendant quelques secondes, la cassette continue de tourner dans le silence. Puis elle délivre une dernière phrase avant de s'arrêter.]

Au fait, désolée pour ton nom de famille.


[...]

L'enregistrement s'est arrêté pour de bon. Pendant de longues secondes, Keylo ne bouge pas. Il ne sait pas s'il doit être triste, déboussolé ou bien soulagé. Peut-être tout cela à la fois. Il ne réalise pas bien encore.

Le walkman sous la main, il descend dans la cuisine avec une mélancolie indicible. Il n'est pas surpris d'y trouver Lisa, assise par terre, en larmes. Elle serre contre elle une lettre manuscrite. Sans un bruit, il s'installe à ses côtés sur le carrelage froid et lui prend la main.

- Toi aussi ?

Il n'y a rien d'autre à faire, rien d'autre à dire. Alors à son tour il se met à pleurer.

Gasmask    



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