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Chroniques d'AutreMonde :: Autremonde :: Autre contrées :: Les confins du monde :: "TDLFR Zombie Party"Partagez
 

 Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates

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Maître du Jeu

Personnage Non Joueur - utilisé par le Staff
Maître du Jeu

Niveau de magie :
  • Très élevé
Niveau de combat :
  • Très élevé



MessageSujet: Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates   Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates Icon_minitimeSam 19 Oct 2013 - 23:45

Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates Zombie10


C'était une petite ville tout ce qu'il y avait de plus banal, comme on en trouvait partout dans le pays. Un cinéma, une école de sortcereaux, des rues verdoyantes avec des poufs-poufs pour les tenir propres parce que les gens rechignaient à nettoyer les déjections de leurs Familiers. Autour, un lac, une forêt et puis des champs. Une dizaine de milliers d'habitants, tout au plus.

La seule chose qui différenciait un tant soit peu Thiercelieux des autres coins de Viridis, c'était le grand château qui s'élevait un peu en-dehors de la ville. On disait qu'il avait jadis appartenu à un vampyr gourmand de sang humain et que son fantôme hantait encore les lieux à ses heures perdues, égorgeant quiconque s'aventurait trop profondément dans son antre. Les touristes raffolaient de ces légendes et les visites constituaient une bonne partie de l'activité économique locale.




Comme tous les autres, Lia avait attendu ce jour avec impatience. Depuis le début de la semaine, la petite ville grouillait de touristes excités. Nul n'ignorait que le jour de l'inauguration du premier festival de pop-rock de Thiercelieux était arrivé. La blondinette n'avait pas la vingtaine et sortait rarement de la ville, faute d'occasion. Alors elle trépignait à l'idée de voir jouer les célèbres WAP en live (We Are Potatoes, son groupe préféré).

Elle s'était levée de bonne heure afin d'être certaine d'arriver dans les premiers. Tandis qu'elle marchait jusqu'à la grand-place, elle avait l'impression de redécouvrir ces rues. Elle avait pourtant foulé cette herbe rose tendre des centaines de fois. Mais aujourd'hui, c'était différent. Un courant d'excitation électrifiait l'air. Il y avait du monde dans les rues ; cela non plus, ce n'était pas normal.

Un petit comité bloquait la rue qui débouchait sur la grand-place. Lia connaissait les policiers de Thiercelieux et ils n'avaient rien d'effrayant en temps normal, mais les voir arrêter les passants pour les fouiller avait quelque chose d’impressionnant. Ils cherchaient des armes et des produits dangereux. La jeune fille vit un homme se faire confisquer deux énormes sabres qui lui firent froid dans le dos. Pensait-il vraiment avoir à se servir de ces monstruosités pendant le concert ? Elle-même ne trimballait rien de ce genre dans ses poches et elle passa sans problème.


* * *


La musique battait son plein et Lia dansait comme une folle. Elle avait réussi à se glisser au plus près de la scène, juste devant les barrières. Elle s'était postée tout à gauche, d'où elle avait une bonne vue de biais sur le batteur des WAP qui se démenait au rythme de Thriller, reprise d'une chanson Terrienne célèbre.

Assourdie par la musique, elle n'entendit pas les cris d'horreur à ses côtés. Elle ne vit pas les gens s'écarter, elle ne remarqua pas les grognements inhumains étouffés par le concert. Elle ne sentit pas l'odeur immonde de putréfaction qui se dégageait des monstres ; ni leur souffle putride, tout près.

Par contre, elle ressentit très bien la douleur qui, bien que brève, l'anéantit tandis que le mort-vivant déchirait sa gorge.
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Solveig


Solveig

Age du personnage : 16 ans

Familier : Krokmou, un chat noir qui ressemble à Krokmou (parfois je lui rajoute des ailes en tissu et c'est très drôle)
Couleur de magie : Verte
Niveau de magie :
  • Moyen
Niveau de combat :
  • Moyen


Métier : Étudiante en année sabbatique, future journaliste
Résidence : Autrefois la maison de mes parents en Norvège, maintenant je vais d'auberges en auberges pour découvrir Autremonde !
Dans le sac : plein de livres !

Affinités : Loup sois mon pote stp
sinon j'ai peur d'Isabella Duncan

MessageSujet: Re: Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates   Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates Icon_minitimeMar 22 Oct 2013 - 19:45

Avertissement : ce RP peut contenir des scènes choquantes pour les petits nenfants et même les grands (pour ceux qui n'aiment pas les boyaux et autres trucs dégueulasses du genre). Vous serez avertis avant si vous le lisez sans survoler.



Je me rends compte que quelque chose cloche à ce moment. Aux visages décomposés qui regardent par-dessus mon épaule. Je me retourne.

Puis je vois.


Attention âmes sensibles au paragraphe qui suit. (Le reste, ça va.)


Les dents de la Chose déchirent la gorge de la jeune fille, qui n'a même pas le temps de crier. D'autres créatures se jettent sur elle, et bientôt on ne la voit plus. Seulement les boyaux qui giclent de temps à autre pendant que ça dévore son ventre, que ça arrache sa chair à coups de dents et que ça s'en repait. Il y a aussi le sang. C'est une mare, elle pourrait se noyer dedans si elle était encore de ce monde. J'espère qu'elle est morte vite, oh, faites qu'elle soit morte vite... Je ne peux plus bouger. Je suis fascinée par le spectacle macabre qui s'offre à moi. Et horrifiée en même temps. Et puis je me rends compte enfin qu'il me faut fuir, que sinon, c'est moi qui serai la suivante sur leur liste. Je recule, me cogne contre quelqu'un. Partout on s'agite, on court, on crie. Dieux ! où est Lisa ? Oh, elle est là. Saine mais pas sauve. Bon sang, nous n'avons plus aucune arme ! Je me transforme. Je vais m'en sortir, je vais m'en sortir, ils ne pourront pas m'atteindre sous ma forme de louve, je pourrai sauver Lisa, on va s'enfuir... Et... Oh merde, merde, merde ! Ça ne marche pas. Je n'y arrive pas. MERDE ! Je ne peux plus me transformer. Je laisse échapper un gémissement de terreur. J'attrape la main de Lisa et nous courons. Où, je n'en ai aucune idée. La place se dégage peu à peu, certains sont tombés à terre. Les monstres gagnent du terrain. On dirait qu'ils sont de plus en plus nombreux. Je ne dois pas défaillir, je ne dois pas défaillir, je ne dois pas défaillir... Papa. Je vais mourir. Pour la première fois de ma vie, je suis vulnérable. Faible. Si ça se trouve, dans deux minutes, je te rejoindrai, Papa. Non, L'ilne, ne pense pas à ce genre de choses, tu ne vas pas mourir, fuis, fuis juste... Nous quittons la place et nous nous engouffrons dans une rue dont le gazon autrefois rose est tâché de sang, de vomi, de tripes.

Nous débouchons sur la place où se tient le marché. Elle est déserte. Les monstres sont lents, ils ne sont pas encore arrivés jusque-là. Je me tourne vers Lisa, profitant de ce moment de répit. Nous n'avons pas couru longtemps mais je suffoque et je mets du temps à réussir à parler.

- Je n'y arrive plus. Je n'arrive plus à me transformer. Qu'est-ce qu'on va faire ? On n'a même plus d'armes... On est mortes.

Nous voiler la face sur notre situation ne servirait à rien. On est mortes. Je le sais. Je ne sais pas ce que sont ces choses mais je ne peux pas me défendre contre elles sans ma forme de louve ni mes lames et mon arc.

Peut-être que les démons nous envahissent. Je n'en ai jamais vu mais ce serait possible. Ce serait la fin du monde. Mais mieux vaut ne pas y penser pour le moment.

- Il ne faut pas qu'on reste là. Ces... ces choses vont arriver. Il faut se trouver un endroit sûr, et... et réfléchir à un plan.

Je ne crois pas moi-même à ce que je dis. Je sais bien que nous sommes mortes. Mais parler de plan me redonne un semblant de courage. Je vais peut-être finir par me convaincre que nous avons une chance de survivre. Après tout, les autorités vont arriver, et puis la magie nous aidera... Même si je doute qu'elle soit efficace contre les monstres. Sinon, les sortceliers l'auraient déjà utilisée contre eux.

Je pousse un cri de terreur. Un monstre vient de pénétrer sur la place, à trente mètres de nous. Sans ma transformation, je suis une vraie mauviette. Je recule, me cogne contre les étalages... Je tâtonne le présentoir derrière moi, à la recherche de n'importe quoi. Je tombe sur une barre en métal. Oh, oh... Nous ne sommes peut-être pas perdues.

Aux autres éleveuses de patates :
 


::::
 
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Lisa Grey

Voleuse Patentée // Gaffeuse Professionnelle
Voleuse Patentée // Gaffeuse Professionnelle
Lisa Grey

Age du personnage : 24

Familier : Blanche, ma louve
Couleur de magie : Bleue
Niveau de magie :
  • Faible
Niveau de combat :
  • Plutôt élevé


Métier : Voleuse Patentée au service d'Omois
Résidence : Un petit cottage à Tingapour
Dans le sac : Deux couteaux, un crochet, un tournevis, une corde et un grapin, deux mousquetons, une aiguille, une paire de gants, une lampe torche, un tube de colle, une paire de ciseaux, un stylo, une pomme, une bouteille d'eau, une boule de cristal, le dernier album des Drive Shaft, quelques crédits-muts, un stick à lèvres, une peluche canard, deux paquets de mouchoirs, un trousseau de clés.

Affinités : Keykey est mon âme soeur. #Keysaforever

MessageSujet: Re: Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates   Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates Icon_minitimeJeu 24 Oct 2013 - 15:55


Le coeur battant et les yeux pétillants de joie, Lisa attendait que le show commence. Elle était aussi excitée qu'une puce et frappait des mains comme une gamine de dix ans émerveillée. Bientôt, sur cette scène, quelques uns des plus grands groupes de rock AutreMondiens feront leur entrée et y mettront le feu. C'était incroyable, totalement incroyable. Ce n'était pas tous les jours que la Voleuse assistait à un événement du genre, et c'était encore plus rare qu'elle y aille avec une amie.
Lorsque L'ilne lui avait proposé d'aller au festival de rock de Thiercelieux, Lisa avait sauté de joie. Surtout que les WAP, un des plus grands groupes de la planète, y était. Elles étaient venues la veille, avaient dormi dans une auberge et à présent elles étaient là, en plein milieu de la foule en délire, à hurler d'excitation en se disant que chaque minute qui passait les rapprochait un peu plus de leur rêve. Blanche n'était pas venue cependant, la musique rock ne lui plaisant pas particulièrement, et avait préféré séjourner chez Aria, sa deuxième soeur d'âme.
Enfin, après un temps presque interminable, les membres des Potatoes arrivèrent et se placèrent sur scène. Les cris de la foule devinrent tout de suite plus intenses. Le batteur frappa les premières notes d'un geste absolument parfait et la chanson commença. Lisa se mit à danser et chanter comme une folle, riant par moments avec L'ilne. Les membres du WAP donnaient tous du rêve (surtout le batteur ! je vous ai déjà dit à quel point j'aimais les batteurs ?). Rien n'aurait pu casser ce moment aussi merveilleux. Rien. Enfin, presque rien.
Les gens criaient très fort. Vraiment très fort. L'hystérie était à son comble. Etait-ce vraiment de l'hystérie ? Pourquoi est-ce que ça ressemblait à des hurlements de terreur ? Pourquoi avait-on l'impression d'entendre des cochons allant à l'abattoir ? Pourquoi est-ce que la foule semblait soudainement en plein état de panique ? Qu'est-ce qu'il se passe, à la fin ?
Lisa lâcha le batteur des yeux et risqua un coup d'oeil en direction des cris. Oh. Merde. C'était... Oh my duck god. Pourquoi... Qu'est-ce que... Hein ? Mais merde, mais c'est quoi ce bordel ? La jeune fille ouvrit des grands yeux terrifiés devant ce spectacle de l'horreur. Des gens, qui ressemblaient à vrai dire bien plus à des monstres qu'à des humains ordinaires, s'étaient mis à se jeter sur d'autres et à les dévorer comme de la viande. Des mares de sang s'étendaient sur le sol et tout un tas de cadavres y jonchaient. Des organes étaient sortis de leur corps, des bouts de chair traînaient çà et là. Avait-on déjà vu un spectacle aussi horrible ?
Lisa détourna les yeux en hurlant. Mais cela ne suffisait pas. Les bruits de tout ce chaos lui venaient aux oreilles sans qu'elle ne puisse rien faire pour les en empêcher et, pire que tout, l'odeur putride de la mort lui parvenait aux narines. Elle se rendit compte qu'elle pleurait lorsque les larmes vinrent s'écraser à ses pieds. Non. Il fallait qu'elle réfléchisse. Où est passée L'ilne ? Merde, L'ilne, où es-tu ? Ne me dis pas que... Oh, seigneur, non, tout va bien, elle est là. Mais elles n'étaient pas sauvées pour autant.
La sortcelière fouilla dans son sac dans l'espoir de sortir ses couteaux. Pas sûre qu'ils servent à quelque chose, mais elle se sentirait plus en sécurité. Mais... Que... Oh non, pas de couteaux ! Elle avait complètement oublié qu'on les lui avait enlevé à l'entrée. Haha. Sérieux, qui a inventé cette règle idiote de retirer les armes pour le festival ? Ils avaient l'air bien malin, maintenant, sans rien. Au moins, il n'y avait plus de doute à avoir. Ils allaient tous crever.
Une main attrapa la sienne et elle fut entraînée jusqu'à un grand marché. Par chance, il n'est pas encore envahi par ces... euh... qu'est-ce que c'était, au juste ? Des trolls ? Des ogres ? Non, les ogres n'étaient pas comme ça. Alors quoi ? Des démons ? Mais qu'est-ce que ça importait, de toute façon ? Quoiqu'il en soit, le marché était encore vide. Mais pour combien de temps ?
L'ilne lui glissa qu'elle ne pouvait plus se transformer. Mais oui, c'est vrai que c'est censé être une louve. Mais si elle ne pouvait plus se transformer, alors... Euh. Wait. Mais j'ai de la magie, moi. Je suis con ou bien ? Duck God, on est sauvées !
« Attends, attends, je peux faire un truc. Attends, vite. Par le Transmitus, qu'ailleurs nous soyons transportées et qu'ainsi nous soyons sauvées ! »
Elle n'avait pas un très bon niveau en magie, mais ça devrait le faire. Non ? Pourquoi ça ne marche pas ? Shit.
« Merde. Non mais, attends, ça va le faire. Juste que... Attends. »
Elle tenta de relancer plusieurs sorts, n'importe lesquels, pourvu qu'ils marchent. Ce n'était pas le cas. Crotte de zut de flûte de cacahouète ! Pourquoi fallait-il que sa magie la lâche un jour comme aujourd'hui ? Est-ce que c'était un bug venant d'elle ou bien c'était général ? Mais bref, en tout cas, elle n'avait plus de magie. Et elles étaient bien mal en point, maintenant.
L'ilne lui dit qu'il fallait trouver un endroit sûr. Quel endroit sûr ? Où se cacher ? Il n'y avait nul part où aller.
« Mais... »
Elle n'eut pas le temps dans dire plus : L'ilne l'avait coupée dans son élan en poussant un cri de terreur. Lisa fit volte-face, suivit son regard et découvrit avec horreur qu'un des monstres arrivait. Réfléchis, Lisa, réfléchis. Il ne faudrait pas que tu crèves. Tu as vu comme les gens se faisaient dévorer ? Il ne faut surtout pas que tu finisses comme ça. Surtout pas.
Elle vit L'ilne se cogner contre un stand et chercher quelque chose à tâtons. Oh mais oui ! Bonne idée ! Lisa fouilla très rapidement la place du regard et se saisit du premier objet possiblement utile sur lesquels ses yeux se posèrent. Une batte de baseball. Pas mal. Tandis que le monstre continuait d'avancer, elle serra fort le poing sur le manche et se rapprocha prudemment. Puis, d'un mouvement clair et précis, donna un bon gros coup de batte dans son entrejambe. Voilà qui devrait l'occuper un moment.
Ou pas. Le monstre continuait comme si de rien n'était. Ce qui était plutôt problématique dans la mesure où Lisa ne se trouvait à présent qu'à un ou deux mètres de lui. Et si un coup bien placé n'arrivait même pas à l'arrêter, comment pouvait-elle espérer s'en sortir ? Elle recula d'un pas tout en hurlant comme elle n'avait jamais hurlé, puis d'un autre, puis d'encore un autre, puis... elle trébucha sur son lacet et perdit l'équilibre. Elle tomba à terre et cria de plus belle tandis qu'elle sentait l'odeur nauséabonde se rapprocher de plus en plus. Elle était finie. 



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Calista Manticore


Calista Manticore

Age du personnage : 16 ans

Couleur de magie : Argenté
Niveau de magie :
  • Moyen
Niveau de combat :
  • Plutôt élevé


Métier : Apprentie Voleuse Patentée Lancovienne, pleureuse professionnelle & malchanceuse éternelle
Résidence : Un appartement à Travia, &, occasionnellement, un autre à Tingapour
Dans le sac : Des poignards tranchants, des fioles diverses, des crayons de couleurs mal taillés, un stylo qui ne marche plus, une boule de cristal plutôt récente, une carte d'AutreMonde, des épingles, des mouchoirs, des bouts de papier qui trainent, des outils de Voleuse, un bloc-note, des élastiques, des barrettes, des bonbons à la menthe, des chewing-gums et des Kidikois. Oui, mon sac, c'est un peu la caverne d'Ali Baba.

Affinités : . . . Haru ? Haru, t'es là, c'est bien toi ?
Tu me laisseras pas, hein, tu partiras pas ?
Dis-moi que tu m'abandonneras pas.

MessageSujet: Re: Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates   Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates Icon_minitimeSam 26 Oct 2013 - 20:22


HEADS WILL ROLL

Thriller ∞ L'ilne Lisa Cally Ayla



« Allez, viens ! Ca va te changer les idées ! »


Haru avait fini par la faire flancher. Malgré toutes ses réticences et tous les «mais» qu'elle avait sournoisement placés, malgré toutes les objections qu'elle avait pu opposer, malgré sa peur de quitter les murs qui la retenaient prisonnière de son plein gré, elle avait dû s'avouer vaincue. Son appartement était devenu l'antre qu'elle refusait de quitter, une sorte de tanière de l'animal blessé, un terrier où elle aimait se planquer; alors évidemment, elle appréhendait l'idée de sortir de son petit cocon protégé. Si des Terriens avaient croisé Cally durant la semaine passée - ou, plutôt, s'ils s'étaient introduits chez elle, car c'était bien le seul moyen de la croiser, ils auraient immédiatement fait le lien entre sa façon de vivre recluse entre ses murs et loin de la lumière du jour et celle de leur représentation traditionnelle du vampire. Elle n'avait pas senti la douce caresse des soleils sur sa peau de la semaine; la seule fois où elle était sortie, c'était cette fameuse nuit, la raison pour laquelle elle ne pouvait décemment rien refuser à Haru aujourd'hui. Alors elle avait bien dû serrer les dents et se faire à l'idée. Elle avait même fini par y trouver certains aspects positifs; après tout, il avait peut être raison, que pouvait-il bien y avoir de macabre dans un concert ?

Elle n'avait pas encore trouvé Haru, mais peu importait. Elle finirait bien par le trouver à un moment donné. Pour l'instant, elle profitait, non, elle savourait la sensation d'être une fille normale. Une fille normale sa balançant au même rythme que la foule, sentant la musique battre au plus profond d'elle. Une fille normale chantant en chœur avec tous les autres les refrains de tubes plus entraînants les uns que les autres. Une fille normale applaudissant à tout rompre tout comme le reste de cette joyeuse troupe de fans. Une fille normale gagnée par l'euphorie et l'excitation générales, une fille normale impatiente d'apercevoir les WAP, une fille normale ayant l'impression de ne faire qu'un avec le reste du monde en cet instant. Une fille normale au milieu de tous ces gens normaux. Une fille normale, et surtout heureuse. Ca, ça n'avait pas de prix. Haru et ce concert lui avaient offert l'oubli, et c'était le plus cadeau qu'elle eût pu espérer : délaisser pour un temps son mal être, omettre son penchant dépressif, enterrer ces souvenirs traumatisants. Juste le temps du concert, se sentir bien, tout simplement.

Enfin, ça, c'était ce qu'elle prévoyait. Comme d'habitude, la vie avait d'autres plans et prit un malin plaisir à lui rappeler qui elle était et ce qui devait lui arriver, indubitablement.

Au début, ironiquement, leur vue lui arracha un sourire; elle les prit pour des fans un peu puérils, désireux de faire une bonne blague, ou simplement de ressentir le plaisir enfantin de se déguiser. Les cris d'horreur qui fusèrent à leur passage agrandirent encore son sourire et creusèrent ses fossettes; certes, les costumes étaient fichtrement bien faits, mais quand même, il fallait être bien crédule pour y croire ! Mais c'est toi qui est bien crédule, ma belle. Tu ne sais pas encore l'horreur dans laquelle tu vas être plongée. Et puis le sang gicla. Elle se figea. Le liquide rouge s'épanouit comme une fleur sanguinolente en train d'éclore sur les dalles de la place, tandis que d'immondes créatures arrachaient la gorge d'une pauvre fille et se jetaient sur elle pour la dévorer vivante. Et ça pissait le sang, partout, ça courait entre les dalles, et elle ne pouvait détourner ses yeux de la mare de sang qui s'étendait si rapidement, qui arrivait vers elle, comme hypnotisée, paralysée. Quelqu'un la bouscula, et ce fut le déclic. L'instinct de survie fut plus fort que le traumatisme.

Cours, lui répétait une voix dans sa tête. Cours, malgré les cris qui déchirent l'air, malgré la terreur qui suinte de toutes les voix, malgré les supplications entrecoupées de larmes qui parviennent à tes oreilles. Cours, malgré les regards terrifiés que tu captes dans ta course, malgré les yeux horrifiés qui s'accrochent à toi tandis que tu fends la foule, malgré les yeux vitreux des cadavres qui jonchent la place, comme autant d'instants fugaces, d'images éphémères mises à la suite. Cours, malgré les corps sans vie sur lesquels tu butes, malgré les morceaux de chair sur lesquels tu trébuches, malgré les mains désespérées qui s'agrippent à tes vêtements, à tes bras, pour quémander de l'aide. Cours, malgré le parfum de la mort qui se répand comme une épidémie, malgré l'odeur de la peur qui se propage tout autour de toi, malgré les effluves de pourriture émanant de ces choses qui sèment la terreur. Cours, malgré les gens, les yeux fous, qui tombent tout autour de toi, malgré ton voisin qui s'effondre terrassé, malgré cette fille, devant toi, qui chancelle et finit écrasée sous la foule hurlante qui ressemble de plus en plus à un troupeau de bétail effrayé s'enfuyant dans la panique et dans l'urgence. Cours, malgré la culpabilité qui te rongera bientôt : ne perds pas vainement ta peau à essayer de sauver la leur; ils sont encerclés, pris au piège, ils n'ont pas d'armes, ne savent pas se battre, et sont trop terrorisés et assommés par l'horreur pour réagir, c'était fini pour eux dès le début. Ils sont trop faibles, c'est cynique mais réaliste, mais toi, tu es forte, tu en as vu d'autres. D'ailleurs, cours, malgré les épisodes traumatisants qui menacent de se rappeler à ton esprit à la vue de cette scène de fin du monde. Tu pleureras plus tard. Et surtout, cours, malgré le souci que tu te fais pour Haru. Ne laisse pas ton cœur s'imprégner de sentiments niais et inutiles; ne sois pas fragile, ne sois pas faiblarde. Bats-toi.

Elle arriva sur la place du marché, qui était encore vide de ces monstres, par chance. Son sang se glaça en entendant les hurlements et les pleurs provenant de la place. Allez Cally, sois forte, tu as réussi jusqu'ici, tu peux le faire. Elle se retourna pour vérifier les alentours : pas d'immondes morts vivants à l'horizon. La jeune Voleuse se posa, essoufflée par sa course, le dos courbé et les mains sur les genoux. Le repos fut de courte durée. Il y eut des pas lourds et menaçants. Et cette odeur nauséabonde, ce souffle sentant le cadavre dans sa nuque. Elle se retourna immédiatement, et déglutit. Elle perdit momentanément ses moyens en détaillant le monstre, et surtout son visage; non pas qu'il soit plus terrifiant que le reste, mais elle le reconnut. Par les crocs cariés de Gélisor ! Elle était juste à côté de lui pendant le concert ! Il s'approcha lentement mais dangereusement. Elle analyserait ce fait plus tard, pour l'instant, mieux valait reculer précipitamment jusqu'à l'étalage le plus proche comme elle le fit. Il continua de s'approcher, encore et toujours, très près, trop près. Les mains de la jeune fille cherchaient désespérément quelque chose dans son dos, sur l'étalage, tandis qu'elle faisait face au monstre, les yeux remplis de terreur. Miracle ! Elle brandit un couteau, un sourire triomphant accroché aux lèvres...

... Qui s'effaça aussitôt quand l'arme s'enfonça dans la chair du mort vivant sans qu'il ne réagisse, ne ralentisse, sans même un grognement. D'accord. Là, elle était littéralement terrorisée. Elle allait mourir. Il était désormais assez près pour la dévorer et laisser pendre ses boyaux à l'air libre comme l'autre malheureuse de la place. Dans un sursaut de rage, elle prit le premier objet à portée de main, qui se révéla être une truite, et frappa, avec une force décuplée par la certitude de mourir. Et, contre toute attente, alors que le coup de couteau dans la poitrine n'avait eu aucun effet, le coup de truite sur la gueule le laissa sonné. Allons bon ! Elle s'appesantirait plus tard des bizarreries de ces créatures; elle profita de ce moment d'égarement pour attraper quelque chose de plus solide - car sa formidable truite, bien que salvatrice, était un peu mollassonne et trop peu maniable. Voyons... Cette poêle fera l'affaire ! Alors que la  chose reprenait ses esprits, elle lui décocha un bon coup de poêle qui l'assomma. Non mais !

Merci mes dieux merci mes dieux merci mes dieux, promis à partir d'aujourd'hui je voue un culte aux truites et aux poêles et je finis toujours mes assiettes de poisson je le jure ! Elle fut interrompue dans ses remerciements intérieurs par des cris de terreur. Cette voix lui disait quelque chose... Elle se tourna vers la source du bruit et aperçut deux brunes face à un mort vivant, l'une acculée contre un stand comme Cally plus tôt, et l'autre au sol, pas loin de servir de casse-croûte à l'autre saloperie. Hors de question de subir un nouveau traumatisme en la regardant mourir sous ses yeux. C'est pas le moment de flancher. Ni une, ni deux, elle s'approcha à grands pas. La scène suivante aurait presque pu être comique si le contexte n'était pas aussi terrifiant : l'immense masse du mort vivant s'écroula pour laisser place à la silhouette d'une frêle jeune fille avec un air sacrément énervé tenant fermement une poêle au dessus de son épaule. Mais la dureté de ses traits se transforma vite en incrédulité.

« Lisa ?! »


Elle secoua la tête. Elle était passée à deux doigts de voir une autre de ses amies mourir devant elle, et d'une façon encore plus horrible que les deux autres. L'image des entrailles de Lisa dispersés aux quatre coins du marché s'imposa rapidement à elle, mais elle la chassa. Pas le temps. Il fallait se casser d'ici, et vite.

« On prend tout ce qui peut assommer ces... choses et on dégage avant qu'il se réveille ou que ses petits copains arrivent. »


Elle n'était pas autoritaire d'ordinaire, donc de peur de les froisser, elle termina son petit discours avec un sourire amical et encourageant adressé à son amie et à l'autre fille; les amis de mes amis sont mes amis, se dit-elle. Si Lisa traînait avec cette fille, elle ne pouvait qu'être sympathique.

Oui, après tout, que pouvait-il bien y avoir de macabre dans un concert ?




Spoiler:
 


CALLY Ϟ
« Vivre à en {voir ses proches} crever »

“Mon malheur passe mon espérance : Oui, je te loue, ô ciel, de ta persévérance. Appliqué sans relâche au soin de me punir, Au comble des douleurs tu m'as fait parvenir. Ta haine a pris plaisir à former ma misère; J'étais né pour servir d'exemple à ta colère, Pour être du malheur un modèle accompli. ” ▬ Andromaque de Racine, acte V scène 5


avatars (c) SPOTLESS MIND, Brain Damage, Cyrine
Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates 657185meilleurerliste2014
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Wanda


Wanda

Age du personnage : Vingt-deux ans. Elle dit.

Familier : Bloups.
Couleur de magie : Plouf.
Niveau de magie :
  • Inexistant
Niveau de combat :
  • Plutôt élevé


Métier : Conseillère technique en explosif et mécaniques, vendeuse d'arme avec permis.
Résidence : Un appart avec son frangin.
Dans le sac : De l'engrais chimique, du charbon et du souffre. Un sachet de sucre aussi.

Affinités : Ariel ! ♥ Arielarielarielarielariel. Ariel. ARIel. AriEL. aRiel. arIel. ariEl. arieL. Leirariel. Aririel, Aelri. Elari. Elria. A-ri-el. ARIEL. A-r-i-e-l. Ariiel ! Arieeeel ! -> Son frangin. C'est beau la famille. (surtout quand ça vire à l'obsession.)


MessageSujet: Re: Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates   Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates Icon_minitimeDim 3 Nov 2013 - 7:46


Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates Tumblr_mviu4pcws21qd0hpao1_500

Spoiler adressé à qui cliquera dessus, mais surtout à Albane pour qu’elle me c onfirme si ça va ou ça va pas o/:
 

" - JE VEUX PAS ! JE VEUX PAS JE VEUX PAS, J’AI DIT QUE JE VOULAIS PAS !  "

Mais elle avait beau hurler à en faire éclater les vitres, papa n’avait pas voulu qu’elle reste avec lui. Il s’était agenouillé à sa hauteur, avait essuyé ses larmes de rage, eu ce sourire un peu contrit qui n’avait fait qu’alimenter le mordant de sa colère et – pourquoi il faut sourire comme ça, pourquoi? À quoi ça sert de sourire quand on voudrait fuir, à quoi ça sert de sourire pour mentir? J’aime pas ça pas ça pas ça, moi je vais t’arracher ce sourire, et puis la peau, et la chair, avec mes ongles et tu verras, tu verras qu’il faut pas sourire, alors s’il-te-plaît arrête ! Arrête de mentir et –  une main sur sa petite tête brune, lui avait dit qu’elle allait s’amuser, pas regretter, se faire tout plein d’amis, mais.

Mais Ayla hurlait à l’intérieur. Elle avait entrepris la lente destruction de sa chambre sous ses paupières, détruisant brûlant saccageant anéantissant massacrant le coffre à jouet qu’elle s’était si souvent plût à inventer. Briser tout ce qui sourit. Faire éclater la vitre, parce que le verre ris. L’âme en sang sur les éclats trop coupant. Les larmes amères sur les joues et acides sur le cœur. Elle se figurait qu’elles laisseraient dans son corps des traces rougeâtres et brûlantes, et que si un jour on lui ouvrait le ventre, on pourrait voir les racines de ses larmes, comme un joli dessin d’arabesque sous sa peau.

" – Tu verras Ayla, tous ensemble, on va s’amuser !
– Tu me touches je te mords. "


Sourcils froncé et bras croisé, Lemon assit à ses côtés, Ayla s’opposait. À quoi, elle ne savait pas. Toujours est-il qu’elle en profitait pour s’opposer, et toiser tous ceux qui l’entouraient avec ses candides yeux noisette plein de rage et de colère. Ay pas contente. Ay ne veux pas être là, Ay voudrait être avec papa. Ay va donc vous faire subir ça. Depuis qu’ils étaient arrivés dans cette nouvelle maison, tout était différent. On avait le droit de parler de magie, et les gens approuvaient. Il fallait demander s’il-te-plaît à la douche pour être lavé. Dans la rue marchait des gens de toutes les couleurs. Il y avait une dame très forte et très noble qu’on appelait Impératrice, et qu’Ay n’aimait pas. Papa était là, et maman pas.

Est-ce que papamaman se sont séparé? Elle avait interrogé Alba, mais Alba avait fait celle qui n’entend pas. Ay savait qu’Alba avait fait exprès, parce qu’Alba entendait aussi sûrement qu’Ayla savait. Elle avait voulu interroger August, mais ne l’avait pas trouvé. Alors elle avait interrogé papa, parce que papa ne mentait jamais, et papa l’avait inscrite deux semaines dans un camp de vacance. Découvrir Autremonde mon cul ! aurait dit Zazie. Ayla suivait la même philosophie. Mâchonnant l’oreille de Lemon, elle se plaisait à parler en français à ceux qui l’entouraient. La plupart maîtrisait l’anglais, mais entre le scouic scouic de Lemon se plaignant du traitement, et les mots qu’elle écorchait volontairement dans cette jolie langue que parlait sa maman*, elle avait droit à une paix certaine. Pour une fois, elle ne débordait pas d’envie de courir après les gens. Ça n’était ni Romane, Nadège, Cécile, ou une autre de ses superamiespourtoujoursdelavie, et si, d’habitude, ça n’avait pas d’importance, là, elle voulait quelqu’un de chez elle. Elle voulait Hope ! Ou même Tony, elle aurait bien voulu que Tony soit là pour lui mettre du sable dans les yeux, plutôt que ces Chicacowa Nanablastaragwa da Blablabla** qui chuchotaient dans une langue qu’elle ne comprenait définitivement pas.

Elle en était déjà à son deuxième jour de colère. Une fois, elle avait tenu quatre jour, à refuser de manger autre chose que les bonbons cachés dans le ventre de Lemon ou ce qu’elle pillait la nuit dans le frigo, à rester silencieuse et à donner des coups de pieds dans tout ce qui l’entourait. Parfois, elle pouvait se mettre à hurler comme une bestiole qu’on égorge, histoire d’attirer tous les regards. Un objet dans ses mains, et il se fracassait au sol. Une main sur son épaule, et elle la pinçait violement. Quelqu’un à sa hauteur, elle lui crachait dans les yeux, le frappait de ses petits points. Elle marchait le plus bruyamment possible, était occasionnellement prise de crise de destruction massive, et faisait tout son possible pour insupporter ceux qui l’entouraient. C’était bien pour ça qu’elle leurs parlait une langue qu’ils ne comprenaient pas, les confrontant au problème de leur traductus inopérant. Elle sentait la lassitude des animatrices, souvent confronté aux enfants capricieux et gâtés, mais trop souvent dénués de volonté. Elle les regardait avec un sourire triomphant, tandis qu’elles cédaient.

La seule chose qu’Ayla s’interdisait, c’était de pleurer. Elle connaissait la règle : celui qui pleur face à celui qui est fort a gagné, mais celui qui pleur face à lui-même témoigne son impuissance. Elle avait expérimenté ça avec Tony. Quand elle se mettait à pleurer, les surveillants arrivaient en courant, grondait le garçon. Même quand c’était elle qui avait commencé, deux larmes, et tout était réglé. La chose était la même vis-à-vis le sang. Quelques gouttes, un coupable tout désigné, et voilà la pauvre victime que tout le monde veut consoler.
Ay, manipulatrice?
Allons allons, faut pas exagérer, vous allez la faire pleurer.

Ce qui était terrible, avec ce camp imposé, c’est qu’il la privait de toutes sortes d’activités qu’elle aurait pu faire autrement. Explorer au grand complet la chaine de Pewdiepie, s’aventurer au cœur de youtube… Est-ce qu’au moins sur Autremonde on capte le wifi? Au pire, elle demanderait à papa de lui acheter une 3G dans l’Apple Store le plus proche. Ça ne devrait pas être trop dur à trouver, non ?


Sur ce nous allons faire une brusque avancée dans le temps, car l’auteur, plutôt que d’écrire, s’est mise à regarder des vidéos sur youtube, probablement encouragé par l’esprit d’Ayla en elle. De ce fait, elle a perdu énormément de temps et, plutôt que de l’avouer, va faire un effet littéraire dont elle a complétement oublié le nom mais qu’elle avait abordé en cours de français en sixième. Ça remonte à loin.  

Ainsi, ce qui aurait pu être écrit en deux page va être résumé en une petite ligne, et vous croirez que c’est totalement normal, car tel est l’avantage de la littérature (si littéraire est  ce que j’écris…) Personne ne se posera de question, on ne pointera surtout pas les incohérences qui pourront se dégager de tout cela, et on laissera Lola regarder Knite entre deux phrases. D’ailleurs, c’est pas tout, mais elle vous encourage fortement à aller lire cette histoire sur Deviantart, si vous avez du temps devant vous, ou un rp en retard. Tout ça avec Stromae en fond sonore, ça rend plutôt bien (pas Knite, mais mes incohérences.)


Dans la salle de bain (dafuq, une salle de bain? Comment on est arrivé là? Oh my gaaad, j’y comprends rien ! D: ), Ayla conversait avec le miroir (WTF again.) Tranquille, en petite culotte (avec un petit motif de lion rose dessus, vous voyez?), elle acceptait enfin de parler à quelqu’un. Après quasiment deux jours de silence, ça faisait du bien. Même si cet être était immatériel.

C’était ce qui l’agaçait le plus avec Autremonde. Tout était vivant. Pas moyen de jeter des ordures à la poubelle sans qu’elle vous dise merci ou de kicker une canette sans qu’elle se mette à pleurer. Mais là, ce miroir avait fait son service militaire au Buckingham Palace, et la petiote lui devait une certaine considération.

Fort heureusement, le reste de la salle de bain était spécialement conçue pour les nonsos. Douche mécanique nécessitant d’être activé à la main, serviette dans laquelle on doit se frotter si on veut être sec. Il avait fallu que la gamine piaille bien fort pour obtenir ce luxe.
Mais tyranniser son entourage, n’était-ce pas là sa spécialité ?

Le miroir (que, pour nous simplifier la vie, nous nommerons Sidney Glass) avait une voix agréable, et se révéla très prévenant. Il complimenta Ayla, se documenta sur l’état de l’Angleterre (on était encore sous George III à sa dernière visite...), et s’occupa de ses cheveux. Ensuite, il l’écouta pendant qu’elle se plaignait de cet endroit qu’elle n’aimait pas, de ce camp qu’elle n’aimait pas, de maman qu’elle n’aimait pas… Et puis d’Albane qui était trop blonde pour être réelle. Et puis de ces vêtements***, ils étaient bleu, elle aimait le rouge, ils étaient mignons, jolis, créé par Guertena Weiss lui-même (sept ans et vêtu avec plus de classe que toi. Bitch please), mais elle avait toujours peur de les abîmer à force de courir partout. Des vêtements comme ça, c’était une sorte de laisse, pas le droit de courir, pas le droit de monter aux arbres, de jouer dans la terre, de courir après les oiseaux… Ça la mettait mal à l’aise. Elle devait jouer avec des poupées, des gentilles petites filles mignonnes et sages… Ayla serrait les dents, baissaient les yeux, et se pinçait pour ne pas pleurer de rage. Une poupée qui joue avec ses poupées, c’est trop meugnon!

Sidney Glass avait fini de lui tresser les cheveux de la manière la plus adorable qui soit (si si si, vous avez bien deviné, c’est la méthode des deux tresses qui partent de derrière pour arriver devant) et arrangea le tout en posant la barrette en forme de poisson. Il essuya une larme d’Ayla (… ah, merci à la narratrice de nous prévenir qu’elle s’était mise à pleurer. Ça peut être utile, pour la compréhension du texte. Enfin, je dis ça moi, je dis rien…) et lui sourit, comme tout miroir peut sourire. Pile à cet instant totalement romantique où Ayla et Sidney Glass allait se jurer un amour éternel  sur fond de carrelage étincelant, voilà que retentirent des coups à la portes.
Ah, c’est vrai qu’Ayla squatte la salle de bain depuis deux heures. Que voulez-vous, c’est une vrai demoiselle. (pardon Choute. Je sais, ça fait longtemps qu’on s’est pas vu – à mes yeux, c’est une éternitée D8 – mais chaque fois que je disparais dans la salle de bain on ne me revois plus ;; )

Seulement, à la différence des coups qui avait pu retentir à divers intervalles, et auxquels Ayla avait répondu en frappant violement la porte (encore heureux qu’elle n’ait pas été ensorcelé, elle avait gardé le silence), ces coups-ci étaient… Ceux qu’on avait pu entendre auparavant n’était que de paisible toc-toc-toc, mais celui-ci était**** plutôt un… Bamp. Comme un corps qui s’affaisse contre la porte. Entre un bruit, celui de quelque chose qui glisse. Ayla – et Sidney – regarda la porte avec toute l’hésitation du monde. Frapper dedans? Elle l’avait déjà bien abîmé. Elle s’approcha avec hésitation. Peut-être que parce qu’elle allait vivre une grande scène d’amour cliché comme on en voit dans les films, Papa arrivait pour tout gâcher? Les papas arrivaient toujours dans les films pile au moment pour tout gâcher, comme si ils s’étaient ligués contre le bonheur de l’humanité. Ayla avait un bon papa, elle pensait que jamais il ne gâcherait quoi que ce soit. Mais depuis quelques temps, papa avait un comportement étrange. Il l’envoyait dans ce camp contre son gré, par exemple. Il limitait l’accès à certains sites internet. Il lui disait de ne pas écouter ce que lui racontaient Cassie et Nate. Mais…*****

Quelque chose de liquide se répandait comme une grosse flaque de la porte. Comme si quelqu’un avait fait pipi par terre, mais rouge². Ayla se pencha, un peu inquiète. Les toilettes, ça n’étaient pas ici. Est-ce que quelqu’un avait eu tellement envie qu’il n’avait pas pu s’empêcher, probablement parce que quelqu’un d’autre squattait les toilettes? Dans tous les cas, elle aurait vraiment pu éviter de faire ça ici. It’s gross. Lemon (ohmygaaad Lemon t’es là ! Owaaii, elle est génial Lola, elle l’intègre maintenant pour que ça fasse pas tache quand Ayla va s’enfuir avec. Troooop bien, lool ! :DDD Moi je kiffe, lolololool XDDDD LemonxAyla, otp otp otp otp ) lui adressa un coup d’œil inquiet. D’instinct, elle l’attrapa, le serrant fort dans ses bras. Sidney, probablement plus formé qu’elle a la vie, lui posa une main sur l’épaule, se voulant rassurant et, pour les besoins de la scène, matériel. Il parcourut la pièce des yeux, en habitué aux attentats qu’il était. La fenêtre. Elle devait l’ouvrir.

Sans trop comprendre, Ayla suivit les instructions. C’est qu’elle n’est pas difficile, comme petite, quand elle veut. Pas facile, elle dut poser Lemon et y mettre les deux mains. Même à ça, il fut quand même nécessaire qu’elle retire le verrou (c’est sûr qu’après le sixième essai infructueux, on vérifie ce genre de détail.) Elle regarda en bas, elle avait vu pire.

C’est alors (insérer ici un effet de suspens.) qu’elle remarqua quelque chose d’étrange. Comme un grattement, auquel elle n’avait pas prêtée attention avant. Mais il devenait plus insistant. Plus fort, plus rapide, plus dur… Des ongles qui passent, repassent, arrachant peu à peu un peu de bois à… Fenêtre grande ouverte, Lemon dans une main (oh my gaaad, otp otp otp ! … awh, elle a repris Lemon dans ses bras… sa main.), se tenant droite au centre de la pièce, elle fixait la porte avec une fascination qu’elle ne s’expliquait pas. Grat, grat, grat. Comme une démangeaison qui la parcourait. Sploutch, quelqu’un marchait dans ce liquide. Oh, Ayla savait ce qu’il lui rappelait! … Tient, elle n’avait pas réalisé la présence des cris avant qu’ils ne se taisent. La dernière fois que maman était là… Tump. Tump. Tump. Sur la porte, sur le mur. N’était-ce pas… Ayla s’avança. Sidney dégluti. Déjà comme ça? Une main sur la poignée. Tout rouge, comme quand on tombe. Elle n’avait pas pu oublier, elle qui se blessait si aisément. Il fallait qu’elle sache. Mais pourquoi ne se rappelait-t-elle pas ce qu’étant le sang, déjà? Tourner la poignée, voir.

Parfois, la curiosité est une bien vilain défaut.

Parfois, c’est juste un fait.

Même quand on a les yeux aussi sombres, ils peuvent sembler rouges quand on a repeint une pièce dans cette même couleur.

Ayla et le monsieur-qui-n’était-pas-papa se fixèrent quelques long instant. Puis il avança d’un pas, s’enfargea dans le corps, tandis qu’elle lui claquait la porte à la figure. Il s’étala au sol, elle recula avec dégoût. Elle se tourna vers la fenêtre, dans un mouvement de fuite. Maintenant elle savait. Elle ne frissonna pas quand la main se referma sur sa cheville. Elle savait déjà qu’il était dans la pièce. Que la porte ne pourrait rien contre lui. Malgré tout ce qui pouvait se passer autour, elle n’entendait que le bruit de son cœur. Pris une respiration comme à la piscine. Le monstre à ses pieds releva la tête, et pour la première fois Ayla découvrit ce que signifiait être convoitée. Est-ce que… ? Parce que dans son cœur un petit oiseau s’affolait comme jamais, le sang atteint brusquement son cerveau. Elle plongea sa main en avant. Deux doigts pour deux yeux. … C’est drôle, elle n’aurait jamais cru que ça ferait splouitch. L’autre ouvrit la bouche sans que rien ne sorte.  Il la lâcha, déstabilisé, les mains battants l’air comme si des yeux allaient magiquement apparaître au bout de ses doigts pour remplacer ceux qu’il avait perdu face à Ayla. Parfaite dans son rôle, celle-ci se saisi du premier objet à sa portée. Le temps qui avait eu la gentillesse de ralentir pour lui permettre d’agir rattrapa sa course à grande vitesse. Elle l’abattit sur le visage déjà affligé qui lui faisait face. Bouton on, le rasoir électrique se révéla une arme efficace, et la peau à moitié décomposé et terriblement fragile de l’autre n’y résista pas.

Autant dire qu’elle ne retint pas le petit sourire de voir que ça fonctionnait.

Probable que sans la présence de Sidney, Ayla serrait resté à contempler le carnage jusqu’à ce que le monstre se relève et lui ouvre le ventre pour se régaler des bonbons qu’elle n’avait pas encore digéré. Mais il ramena la petite à la réalité, lui pointa la fenêtre grande ouverte.
Bouche ouverte, yeux écarquillés, elle reprit pied et se précipita. L’atterrissage ne se fit pas sans douleur, et les collants déchirés et les genoux écorchés, un peu de poussière sur les joues et du sang qu’elle n’avait pas fait couler pour la tacher – cheville bien maculée de ce liquide poisseux, à croire que le zombie s’en était amoureusement peints les mains… Sauf que c’était le cas.

Ayla avait couru sans savoir, sans comprendre. Les yeux tellement grand ouvert, comme si elle pouvait les voir avant qu’ils n’arrivent. Elle ne savait pas quand elle s’était mise à hurler. Après ou avant avoir heurter le cadavre de cette petite grand-mère vertueuse qui revenait de ses courses aux marchés? À moins que ça ne soit quand cette main inconnu avait jailli d’un tas en  même temps que quelques inaudibles murmures. Les larmes allaient faire de vilaines traces rouges, mais au moins elle lui laverait le visage et débarrasserait Lemon de ses traces plus rouges encore.

Ses petites jambes l’avaient menées elle ne savait trop où. Elle n’avait pas vraiment cherché à savoir, juste espéré que ça s’arrête. Mais non, personne pour appuyer sur pause, pour faire tomber les décors. They are still here. Elle se répétait ça comme une formule qui exorciserait la réalité. Parfois, répéter sans cesse les mêmes mots leurs faisait perdre leurs sens.
Mais pourquoi ça marche pas ? D’autres larmes pour noyer cette question. Putain de Dieu, elle avait sept ans, alors pourquoi papa n’était pas là ? Pourquoi personne ne venait la sauver ? Il était où, le prince charmant ? Parce que c’est pile le bon timming, on attend que lui. Elle serait Barbie si il fallait ça pour qu’on la sauve. Entre deux hoquets, elle se promit que si quelqu’un l’aidait elle se teindrait les cheveux en blond. En blond rose, quand même. Blond rouge. Rouge sang. Elle avait dut cesser de hurler, parce qu’elle put recommencer tellement fort que ça lui fit mal. Elle détala dans l’autre sens.

I’m not a sissy. I’m not a sissy. I’m not a sissy. Elle était une souris jeté dans le terrarium d’un serpent. Elle buta sur quelque chose, et choisi de ne pas s’arrêter pour voir c’était quoi. Par contre, elle prit le temps de respirer et regarder les lieux qui l’entouraient. Des étals. Des trucs. Plein de trucs. Des trucs qui lui arrachèrent un rire, parce que même une invasion de zombie ne peut pas empêcher Ayla de s’amuser. Des trucs qui lui donnèrent envie de bailler, de s’éloigner. Elle folâtra dans ces lieux avec une innocence semblable à celle de certains qui regardèrent un ciel magnifique, des étoiles dans les yeux et des couleurs dans les nuages, une certaine nuit du  26 avril, 1986, Tchernobyl. Un coup de baguette magique et tout ce qui a bien pu arriver n’est plus.

« … ses petits copains arrivent. »

Elle s’était figée au son de la voix. Elle n’y avait pas compris grand-chose, mais. Avait tourné la tête dans tous les sens, regardé partout. D’autres choses encore, elle avait dut s’éloigner, ne les avaient pas bien entendu. Revint précipitamment sur ses pas. Ce dédale qui l’avait enchanté tentait désormais de la garder prisonnière. Mais il y avait quelqu’un, ici! Qui sois se parlait tout seul, soit, plus vraisemblablement, parlait à quelqu’un d’autre. Finalement, elle les vit. Trois grandes. Pas la peine de prêter attention à l’autre qui roupillait par terre. Elle aurait dut être épuisé, force d’avoir couru, force d’avoir sept ans. Mais un enfant qui lambine vers un groupe s’éloignant vers le lointain provoque un effet bien moins dramatique qu’une enfant courant à un rythme effréné vers dudit groupe, des larmes perlant aux coins des yeux.

Malgré le fais qu’elle cogna une canette de coke qui émit un grognement au passage, sa course fut totalement et parfaitement dramatique. Juste assez de larmes dans les yeux pour attendrir sans aveugler (comme quoi elle possède une réserve de larme tout aussi inépuisable que d’énergie à la course), elle se jeta dans les jambes d’une des filles, s’y agrippant avec toute sa petite force désespérée. Elle aurait voulu être une petite fille, toute petite, bien plus petite encore, qu’on aurait ramassé comme une poupée, qu’on aurait serré fort, à qui on aurait dit là, là, tout est fini ma chérie, tout va bien, ici maman, rendors-toi, tout vas bien. Mais elle était grande. Alors elle se mit à pleurer tellement fort qu’elle aurait pu noyer un ours polaire, et se mit à bafouiller de façon totalement incohérente toute sa peur et toute sa panique en serrant compulsivement cette jambe (on s’accroche bien à ce qui est à sa hauteur). Lemon aussi tremblait de façon inquiétante, tandis qu’elle était prise d’un hoquet paniqué. Pas besoin de se faire une contenance quand on a sept ans et qu’on est au pays des zombies, qu’on a crevé les yeux de l’un d’eux et qu’on a fait quasiment 4000 mots à son rp sans même se forcer. Shame on me, je dirais. (sinon, ça vous étonne, mais je pense que comme doudou c’est Cally que j’ai choisi (aa).)

*:
 
**:
 
***:
 
****:
 
*****:
 
²:
 


- C'est mon avis, mademoiselle:
 

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- Mais docteur... ;;



Girls I...:
 

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Solveig


Solveig

Age du personnage : 16 ans

Familier : Krokmou, un chat noir qui ressemble à Krokmou (parfois je lui rajoute des ailes en tissu et c'est très drôle)
Couleur de magie : Verte
Niveau de magie :
  • Moyen
Niveau de combat :
  • Moyen


Métier : Étudiante en année sabbatique, future journaliste
Résidence : Autrefois la maison de mes parents en Norvège, maintenant je vais d'auberges en auberges pour découvrir Autremonde !
Dans le sac : plein de livres !

Affinités : Loup sois mon pote stp
sinon j'ai peur d'Isabella Duncan

MessageSujet: Re: Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates   Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates Icon_minitimeDim 10 Nov 2013 - 3:15

Je ne dois surtout pas céder à la panique. Je dois me calmer pour agir avec efficacité. Comme si j'étais en mission. Je fais ça très bien, d'habitude, non ? Certes, il y a le handicap de ma forme de louve disparue ; mais je me suis déjà débrouillée sans pendant des duels contre des adversaires bien plus rapides et habiles que ces choses molles qui se trainent jusqu'à moi. Je n'ai pas non plus d'armes, mais je me suis sortie de situations bien plus complexes, certaines fois... Tu peux le faire, tu dois le faire, tu vas survivre, L'ilne, allez, bon sang !
 
 Lisa m'a imitée en attrapant la première chose qui lui tombait sous la main - en l’occurrence, une batte de baseball. Bravo Lisa, allez, tu es une as de l’agilité, tu as suivi une formation extrêmement de difficile à l'académie des Voleurs... Elle frappe le monstre à l'entrejambe, qui ne réagit pas. Merde. Elle recule, hurle, trébuche sur son lacet, merde, merde, merde... Elle tombe en criant, et moi, je suis tétanisée. On va mourir. On va vraiment mourir. Ce que je disais est faux, je ne me suis jamais retrouvée dans pareille situation. Je suis faible. C'est tellement pathétique. J'aimerais appeler à l'aide, mais je sais que personne ne m'entendra. La ville entière est en train de se faire dévorer. Et nous allons bientôt connaitre le même sort...
 
 Le monstre s'effondre et notre sauveur apparait, comme tombé du ciel, en la personne d'une demoiselle chétive qui brandit une poêle avec détermination. J'ai envie de crier : « LE DIEU CANARD EXISTE ! » mais j'ai le souffle coupé. Allons, L'ilne, tu as plus d'aplomb d'habitude. Exact, et je vais le retrouver fissa. La prochaine fois, ça m'étonnerait qu'une autre jouvencelle avec une poêle tombe du ciel pour me sauver la vie.
 
« Lisa ?! »

 
 L'inconnue a pris un air incrédule. Quoi, elle connait ma Maman Canard ? Drôle de coïncidence !
 
« On prend tout ce qui peut assommer ces... choses et on dégage avant qu'il se réveille ou que ses petits copains arrivent. »

 
 Merveilleux, nous venons de trouver une alliée. Et très franchement, elle ne sera pas de trop. Elle m'adresse un sourire amical auquel je réponds par un autre plein de fossettes. En plus, elle est sympathique. Et elle a oublié d'être bête. Je reprends confiance. Bien sûr que non, je ne vais pas mourir.
 
 C'est alors que le bruit de pas de légers qui courent vers nous interpelle mon oreille. Je me retourne et contemple le spectacle le plus émouvant au monde. Une petite fille accoure, même pas huit ans, les larmes aux yeux, tâchée de sang, les collants déchirés, s'accrochant à sa peluche. C'est tellement adorable, tellement atroce que je pourrais fondre en larmes si j'étais un poil plus sensible. La fillette, elle ne se gêne pas, et tandis qu'elle s'accroche désespérément à la jambe de Miss Poêle et qu'elle bafouille des mots incompréhensibles, j'ai envie de la prendre dans mes bras pour la réconforter.
 
 Je m'accroupis à sa hauteur. Pour ce qui est des câlins, je crois qu'elle a déjà choisi son doudou. Je lui caresse les cheveux, essayant de la calmer.
 
 -Allez, crevette, calme-toi. On va s'en aller d'ici, tu vas voir. Je te promets qu'on ne laissera personne te faire de mal. Tu es en sécurité, avec nous.
 
 Je ne sais pas qui je cherche à rassurer le plus de la petite ou de moi. En tout cas, avec moi, ça marche plutôt bien. Je me relève en souriant à la petite fille. J'ai retrouvé ma vigueur. Je suis une survivante, oui ou non ?
 
 -Regarde, tu as là la Femme Poêle, Baseball-Girl et puis... euhm... (J'examine la barre de métal que je tiens à la main et sursaute. Oh mes Dieux ! C'est pas possible ! Regardez ça, je suis la prêtresse canard !
 
 Non mais sans blague, c'est un sceptre canard que j'ai pêché, pourtant complètement par hasard ! J'échange un regard mi-incrédule, mi-amusé avec Lisa. J'en profite pour les interroger, elle et son amie.
 
 -Alors, vous vous connaissez ? Ça alors, c'est drôle. Moi c'est L'ilne, enchantée. Enfin... Autant que la situation le permet.
 
 Voyons, ce n'est pas le moment de retomber dans le pessimisme. Tu es une survivor. La prêtresse canard, okay ? Que disait la Femme Poêle, déjà ? Prendre tout ce qui peut nous permettre d’assommer les choses, voilà. Je parcours le marché des yeux. Je repère quelque chose qui pourrait nous être tout aussi utile que des armes. Et même indispensable.
 
 -C'est une bonne idée de fouiller les étalages, mais autant en profiter pour récupérer autant de vivres que possible La magie a l'air de buguer ici, alors on oublie le Transmistus ou les tapis. Je ne sais pas combien de temps on va devoir marcher, alors autant prévoir. Les autorités finiront bien par régler ce bordel, c'est juste une question de temps.
 
 J'espère les avoir convaincues. Elles n'ont pas le même mode de vie que moi, leur état d'esprit est donc différent, mais quand je me retrouve dans des situations d'urgence comme celles-là, je raisonne toujours en terme de nourriture. Je suis une survivor, vous vous rappelez ?


::::
 
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http://tara-duncan.actifforum.com/t5047-solveig-andersen-990-parce-que-le-self-insert-c-est-cool-aussi http://loulou.pratou.free.fr/?surprise=bizzmifia
Lisa Grey

Voleuse Patentée // Gaffeuse Professionnelle
Voleuse Patentée // Gaffeuse Professionnelle
Lisa Grey

Age du personnage : 24

Familier : Blanche, ma louve
Couleur de magie : Bleue
Niveau de magie :
  • Faible
Niveau de combat :
  • Plutôt élevé


Métier : Voleuse Patentée au service d'Omois
Résidence : Un petit cottage à Tingapour
Dans le sac : Deux couteaux, un crochet, un tournevis, une corde et un grapin, deux mousquetons, une aiguille, une paire de gants, une lampe torche, un tube de colle, une paire de ciseaux, un stylo, une pomme, une bouteille d'eau, une boule de cristal, le dernier album des Drive Shaft, quelques crédits-muts, un stick à lèvres, une peluche canard, deux paquets de mouchoirs, un trousseau de clés.

Affinités : Keykey est mon âme soeur. #Keysaforever

MessageSujet: Re: Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates   Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates Icon_minitimeSam 16 Nov 2013 - 19:23


Avez-vous déjà senti la mort d'aussi proche ?
Lisa ferma les yeux tandis que l'ombre de la chose se rapprochait peu à peu. Son odeur, son souffle putride, sa respiration nauséabonde la pétrifiait totalement. Elle se rappela du carnage qu'elle avait vu quelques minutes plutôt. Les monstres dévorant leurs proies. Les corps tombant un à un, inanimés. Leur chair bouffée, déchiquetée, écrasée. Leurs membres amputés, leurs muscles et organes étalés plus loin. Et puis, par miracle, ou par malédiction, leur cadavre poisseux se relevait et commençait à agir comme ces choses. Manger, mâcher, dévorer. Peur, terreur, horreur. Tu ne peux pas mourir comme ça, Lisa. Trop jeune pour mourir. Trop jeune pour souffrir. Tellement d'années à venir, tellement de mois à rire, tellement de journées à vivre. C'était trop affreux pour être réel. Non, elle ne mourrait pas. Pas maintenant. Pas comme ça.
Elle réalisa qu'elle ne sentait plus rien. N'entendait plus rien. C'était peut-être simplement un cauchemar, au fond. Peut-être qu'elle allait ouvrir les yeux et s'apercevoir que rien de tout cela ne s'était passé. Peut-être qu'elle était encore à l'auberge, au chaud sous la couette, à attendre impatiemment que le concert ait lieu. Peut-être qu'elle se souviendrait de son rêve comme d'une blague et qu'elle s'amuserait plus tard à le raconter en riant. C'était sans doute l'hypothèse la plus probable. Alors pourquoi n'y croyait-elle pas ?
« Lisa ? »
Elle ouvrit les yeux aussitôt. Bien entendu, elle était toujours étendue dans les rayons du marché, la batte de baseball à la main et les coudes écorchés par sa chute. Comme quoi, l'hypothèse la plus probable n'est pas toujours la bonne. Mais elle ne prit pas le temps d'en être déçue. Quelqu'un avait prononcé son nom, et elle reconnaissait la voix. Elle leva les yeux vers son interlocutrice au moment même où son prénom lui revint en mémoire. Calista. Cally. Combien de temps ne l'avait-elle pas vue ? Des années au moins. Quelle était la probabilité qu'elle la retrouve là, ici, maintenant ? Quelle était la probabilité pour qu'elle réapparaisse au moment même où elle avait cru voir défiler les dernières secondes de sa vie ?
La gorge sèche, Lisa ne parvint même pas à articuler un mot. Son visage était encore déformé dans une expression de terreur, et des images cauchemardesques continuaient d'hanter son esprit. De toute façon, Cally ne lui laissa pas le temps de placer une phrase et ordonna aussitôt qu'elles prennent tout ce qu'elles pouvaient et qu'elles déguerpissent avant que d'autres n'arrivent. Oui, c'était sans doute la meilleure solution. Bouge, Lisa, ne reste pas plantée là. Laisse de côté ta terreur, tu auras tout le temps d'y penser plus tard, quand tu seras en sécurité. Pour le moment, bouge tes fesses et prends-toi en main. Elle respira un grand coup et chassa ses envies de s'évanouir et/ou de vomir, puis parvient à poser ses mains contre le sol et se relever doucement. Elle tâta prudemment le corps inanimé de la chose lamentablement étendue au sol du bout de sa batte. Le coup de poêle de Cally était tel qu'il semblait lui avoir brisé le crâne. Bon. Il n'avait pas l'air de vouloir se réveiller. Tant mieux. Cependant, elle préféra garder ses distances et s'en éloigna rapidement tandis qu'un frisson la parcourait.
Elle rangeait sa batte de baseball dans sa poche lorsqu'un petit bruit de course interpella son attention. Elle tourna la tête d'un mouvement si brusque qu'elle en eut mal à la nuque, et aperçut une petite fille apeurée qui se dirigeait rapidement vers elles en pleurant. Elle attrapa la jambe de Cally et se blottit contre elle. Devant ce spectacle à la fois terrible et émouvant, Lisa ne put retenir ces larmes. Elle imagina un instant cette petite au milieu de tous ces monstres, armée simplement de son doudou et de son innocence. Que se serait-il passé si l'un d'eux était parvenu à l'attraper ? Qu'est-ce que... Non. Elle préféra finalement ne pas y penser. Il valait mieux.
L'ilne s'approcha de la fillette et lui parla doucement. Elle présenta Cally et Lisa comme la Femme Poêle et Baseball-Girl, ce qui parvient à faire sourire cette dernière (Baseball-Girl, et puis quoi encore ?), puis elle regarda l'arme qu'elle tenait dans les mains et s'écria être la prêtresse canarde. Une minute. Canard ? Comme dans le Vilain Petit Canard ? D'après le regard que lui lançait la lycanne, elle avait pensé à la même chose. Lisa refoula tant bien que mal un rire nerveux tandis que son amie demanda :
« Alors, vous vous connaissez ? Ça alors, c'est drôle. »
Drôle ? Ouais. Pas certaine que ce soit le mot exact, dans une situation pareille. Oh, et puis merde Lisa, où est passé ton optimisme ? Souris, un peu ! C'est pas comme si le monde allait mal. Pas comme si tu avais vu des centaines de personnes mourir et se relever devant tes yeux. Pas comme si tu avais failli toi-même crever dévorée par un monstre cadavérique à moitié décomposé et affamé de chair deux minutes plus tôt. Pas vrai ?
La lycanne se présenta auprès de Cally et Lisa finit enfin par prendre la parole.
« Ouais, on est de vieilles amies. Longtemps qu'on ne s'est pas vues, d'ailleurs. »
Tandis qu'elle s'était mise à parcourir les étalages à la recherche de trucs utiles (des colliers plaqué or, c'est considéré comme utile ?), elle s'adressa à son amie sortcelière :
« Tu n'imagines pas à quel point ça me fait plaisir de te revoir, d'ailleurs, Cally. Si seulement ça avait pu être dans d'autres circonstances... »
Au même moment, L'ilne, qui avait elle aussi commencé à fouiller un peu partout dans les stands, insista sur le fait qu'il fallait aussi et surtout s'approvisionner en nourriture.
« Je ne sais pas combien de temps on va devoir marcher, alors autant prévoir. »
Marcher ? Marcher jusqu'où ? Existait-t-il seulement un lieu où elles seront vraiment en sécurité ? Mais oui. Il fallait qu'elle arrête d'avoir autant de pensées négatives. Elles trouveraient un endroit sûr. L'oeil de Lisa se posa sur la petite, qui pleurait toujours. Oui. Elles devaient absolument trouver un endroit sûr. C'était ainsi que ça devait se passer.
Elle obéit alors et fourra dans ses poches le plus de choses comestibles possibles. Mais pas des brocolis, berk, fallait pas exagérer. Pas désespérée au point de manger ces horreurs, non plus. Elles avaient dévalisé à peu près deux rayons lorsque Lisa se rendit compte que les grognements lointains des zombies ne semblaient plus si lointains que ça. Merde. Elle tourna rapidement la tête vers eux et les vit alors. Une foule de monstres puants, marchant lentement mais sûrement vers elles, leur regard vide, leur corps ensanglanté, leur chair moisie. La Voleuse retint de justesse un hurlement. Mais il ne fallait pas perdre le contrôle de la situation.
« On bouge. Maintenant. »
Elle rangea les deux dernières pommes qu'elle tenait au fond de son sac et s'éloigna en courant des monstres et du marché, entraînant dans sa course ses deux amies et la petite fille.
Pitié, ô Grand Dieu Canard, faîtes que l'on s'en sorte vivantes. 



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Calista Manticore


Calista Manticore

Age du personnage : 16 ans

Couleur de magie : Argenté
Niveau de magie :
  • Moyen
Niveau de combat :
  • Plutôt élevé


Métier : Apprentie Voleuse Patentée Lancovienne, pleureuse professionnelle & malchanceuse éternelle
Résidence : Un appartement à Travia, &, occasionnellement, un autre à Tingapour
Dans le sac : Des poignards tranchants, des fioles diverses, des crayons de couleurs mal taillés, un stylo qui ne marche plus, une boule de cristal plutôt récente, une carte d'AutreMonde, des épingles, des mouchoirs, des bouts de papier qui trainent, des outils de Voleuse, un bloc-note, des élastiques, des barrettes, des bonbons à la menthe, des chewing-gums et des Kidikois. Oui, mon sac, c'est un peu la caverne d'Ali Baba.

Affinités : . . . Haru ? Haru, t'es là, c'est bien toi ?
Tu me laisseras pas, hein, tu partiras pas ?
Dis-moi que tu m'abandonneras pas.

MessageSujet: Re: Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates   Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates Icon_minitimeSam 23 Nov 2013 - 18:54


YOU CLOSE YOUR EYES
and hope that this is just imagination


Y'a un truc qui tourne pas rond chez toi, Cally. Y'a vraiment un truc qui va pas. Tu marches sur des rues pavées de cadavres, et au sens propre cette fois, je ne parle pas des cauchemars qui habitent tes nuits. Y'a du sang, partout, sur tous les murs, à chaque coin de rue, à chaque fois que tu marches ça gicle, des bouts de corps, comme des mises en scène de tableaux morbides, pire que dans tes nuits les plus terrifiantes. Des monstres mutants terrorisants qui semblent invincibles ont envahi l'endroit où tu te trouves et se propagent à une vitesse folle, comme un terrible virus dans un film de science fiction. Et pourtant, toi, en cet instant, tout ce qui te préoccupe c'est de savoir si, dans ton brusque et malheureusement trop court élan d'autorité, tu ne te serais pas mis à dos l'amie de Lisa dès le départ. Non, franchement, tu me fatigues. Qu'est-ce qu'on va bien pouvoir faire de toi ? Heureusement qu'elle te sourit en retour; ça stoppe enfin tes perpétuels doutes et tes interrogations bien inutiles dans ce contexte pour quelques secondes.

Lisa reste muette, pétrifiée, terrorisée sûrement. Tout le monde n'est pas aussi habitué à côtoyer la Mort que ma charmante demoiselle. Elle fixe avec des yeux vides la chose. On finit par s'habituer à voir la Mort en face, va. Cally lui adresse un sourire encourageant. Et comme par magie, alors qu'elle ne l'a pas vue, c'est le  moment que choisit Lisa pour se relever doucement, avant d'inspecter le... Brusquement, tout courage déserte Cally et ses traits ses figent, ses yeux terrorisés rivés sur la créature. Est-ce qu'elle l'a juste assommé, ou est-ce qu'il est... ? Non, il ne peut pas, non... Elle a déjà... Mais indirectement... Jamais... Non, c'est impossible. Elle a l'impression que toute son assurance des dernières minutes l'abandonne et son corps est secoué d'un haut-le-cœur. C'est pas le moment de gerber, même si ça se verra pas, noyé dans tout le sang.

Elle relève la tête et porte son attention sur l'horizon, subitement consciente de toute l'horreur dans laquelle elle s'est fourrée. Le soleil commence à décliner, et le ciel s'embrase de tons rougeâtres, comme si les nuages saignaient; pas autant que les humains, en tous cas. Les rues semblent repeintes avec du sang et jonchées de bouts de chair qui, parfois, gigotent encore, et le ciel couleur hémoglobine achève de donner un ton définitivement glauque à l'ensemble. Elle ferme les yeux, bien que ce soit imprudent, accablée par la terreur. C'est un rêve. C'est pas possible autrement. C'est encore une de mes hallucinations nocturnes, ça ne peut pas être réel. Quand je rouvrirai les yeux, tout aura disparu, je me retrouverai haletante dans mes draps trempés de sueur, et je ne sortirai plus jamais de mon appart. Mais il y a cette odeur, elle arrive à le sentir, elle ne la connaît que trop bien, cette odeur, elle a encore envie de vomir, ça sent comme si on était au bord d'une mare de sang, et il y a cet autre parfum, la senteur des entrailles pourrissant à l'air libre, et la ch...

Elle sursaute violemment, brusquement revenue à la réalité, et sa main se crispe autour du manche de sa poêle. Quelque chose l'a percutée et s'agrippe avec fureur à sa jambe. Heureusement, elle aperçoit le quelque chose avant de lui faire subir le même sort qu'au monstre. Une petite fille, un petit bout de chou plongé dans cette espèce de jeu sanglant, une tâche dans cette toile macabre. Elle a l'impression qu'une chape de plomb lui tombe brusquement dessus et qu'elle porte tout le poids du monde sur ses épaules. La vue de cette petite fille ensanglantée l'effraye: l'imaginer déambuler au milieu des cadavres, penser à son innocence éclaboussée de sang, à ses petits pas piétinant des bouillies de chair... Non ! Ils ont pas le droit. Ils peuvent pas voler ton enfance comme ça. Tu devrais pas être là, pas toi. Où sont tes parents ? Ils ont pas le droit de t'abandonner, tu m'entends, ils ont pas le droit ! Machinalement, dans un réflexe presque maternel, elle commence à lui caresser les cheveux. Ca va aller. Moi je te promets que je vais pas te lâcher, pas comme moi on m'a abandonnée. La main de L'ilne se joint à celle de la jeune Voleuse tandis qu'elle s'accroupit à la hauteur de la petite.

« Allez, crevette, calme-toi. On va s'en aller d'ici, tu vas voir. Je te promets qu'on ne laissera personne te faire de mal. Tu es en sécurité, avec nous.  Regarde, tu as là la Femme Poêle, Baseball-Girl et puis... euhm... Oh mes Dieux ! C'est pas possible ! Regardez ça, je suis la prêtresse canard ! »

Leurs nouveaux surnoms lui arrachent un bref sourire, trop préoccupée par la petiote. N'empêche que c'est cool. Ca fait assez super-héroïnes. Cally ne peut s'empêcher de ressentir un léger pincement de jalousie en voyant le regard complice que se jettent les deux autres. Ah. Private Joke. Elle soupire. Elle n'a pas à être jalouse. Elle s'est éloignée de ses amis, et donc de Lisa, volontairement. Ils ne comprendraient sûrement pas, mais c'est pour leur bien.

« Alors, vous vous connaissez ? Ça alors, c'est drôle. Moi c'est L'ilne, enchantée. Enfin... Autant que la situation le permet. »

Elle répondit dans un sourire :

« Moi c'est Cally. Oui, il y a de... meilleures conditions pour faire des rencontres, mais on fera avec ! »

« Ouais, on est de vieilles amies. Longtemps qu'on ne s'est pas vues, d'ailleurs. Tu n'imagines pas à quel point ça me fait plaisir de te revoir, d'ailleurs, Cally. Si seulement ça avait pu être dans d'autres circonstances...  »

Oh, Lisa... Moi aussi je suis heureuse de te revoir. Mais ça me fait peur; tellement peur, si tu savais... Tu me détesterais si tu apprenais pour Era. Et je ne pourrais pas t'en vouloir; à ta place, je me haïrais pour le restant de mes jours... Il est hors de question qu'il t'arrive la même chose. Et pourtant, c'est tellement bien parti avec ces 'circonstances', comme tu dis... Je peux pas encore une fois m'en sortir en laissant les cadavres de mes amis derrière moi. Je dois te protéger, à tout prix. Vous protéger. Mais tu peux pas dire ça, hein. Tu te contentes juste de déglutir et de répondre faiblement, avec un sourire moins assuré que tu ne le voudrais :

« Oui... Oui, moi aussi, Lisa. »

« C'est une bonne idée de fouiller les étalages, mais autant en profiter pour récupérer autant de vivres que possible La magie a l'air de buguer ici, alors on oublie le Transmistus ou les tapis. Je ne sais pas combien de temps on va devoir marcher, alors autant prévoir. Les autorités finiront bien par régler ce bordel, c'est juste une question de temps. »

Les affaires reprennent, on dirait. Cally hoche la tête. La magie ne fonctionne pas... La magie ! Elle a envie de se frapper. Elle aurait dû y penser tout à l'heure, face au zombie ! Ah, chers lecteurs, je sens que la logique callyenne vous interroge. Il faut voir cela du point de vue du moment : tout à l'heure, elle n'était pas au courant du problème; et en temps normal, son premier réflexe aurait dû être de lancer un sort, donc dans ses circonstances, et avec les informations dont elle disposait à ce moment là, ne pas y avoir pensé était une erreur. Simple, non ? Une question de temps... Oui mais combien de temps ? Ca peut aussi bien être un jour, qu'une semaine, ou un mois... Elle n'a pas souvenir d'avoir déjà entendu parler d'un évènement pareil. Les grandes premières sont toujours plus compliquées... Et brusquement, son instinct de survie ressurgit. Elle fourre tout ce qui est comestible dans ses poches - qui, malheureusement, à cause de la magie, ou plutôt de son absence, n'ont pas les mêmes capacités qu'en temps normal - mais se fige en observant les autres, qui ont déjà accumulé un bon stock de nourriture. On ne sait pas combien de temps tout cela va durer, alors il faut prévoir. Voir toujours plus loin, plus grand, derrière, encore. Toi aussi, tu es une survivor. Elle attrape tout ce qui pourrait être utile : de grands sacs, pour tout transporter, des sacs de couchage, des sweats bien épais, au cas où elles auraient quand même froid, la nuit, des cordes, on savait jamais, des bandages pour les blessures, des couteaux - si jamais les réserves s'amenuisent, il y a une forêt, non loin, donc possiblement, des animaux - , des sorts d'invocation d'élémentaires pour les nonsos, notamment de feu - faut bien cuire la viande - , des briquets - en temps normal, elle les détestait, c'était importé de Terre pour les snobs qui se la jouaient cool à la Terrienne... Elle avait rempli deux gros sacs quand Lisa leur intima de s'en aller.

Elle ne se retourna même pas pour les regarder. Elle tira vers elle la petite fille, dont elle n'avait pas lâché la main durant ses emplettes, lui mit un sac dans les mains, renversa des étalages pour ralentir les monstres, tout en s'excusant mentalement auprès des possibles autres survivants qui auraient voulu ce qui se trouvait sur les étals, prit la petite dans ses bras tout en gardant le deuxième sac dans une main et courut, chargée comme un mulet, à la suite de Lisa.


Spoiler:
 


CALLY Ϟ
« Vivre à en {voir ses proches} crever »

“Mon malheur passe mon espérance : Oui, je te loue, ô ciel, de ta persévérance. Appliqué sans relâche au soin de me punir, Au comble des douleurs tu m'as fait parvenir. Ta haine a pris plaisir à former ma misère; J'étais né pour servir d'exemple à ta colère, Pour être du malheur un modèle accompli. ” ▬ Andromaque de Racine, acte V scène 5


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MessageSujet: Re: Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates   Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates Icon_minitimeJeu 26 Déc 2013 - 23:25

[Suite à l'absence prolongée de réponse de la part d'Ayla, ce membre est supprimé de l'Event, conformément à l'avertissement de ce topic. Son personnage sera donc transformé en zombie et elle ne pourra plus poster dans l'Event.]
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Solveig


Solveig

Age du personnage : 16 ans

Familier : Krokmou, un chat noir qui ressemble à Krokmou (parfois je lui rajoute des ailes en tissu et c'est très drôle)
Couleur de magie : Verte
Niveau de magie :
  • Moyen
Niveau de combat :
  • Moyen


Métier : Étudiante en année sabbatique, future journaliste
Résidence : Autrefois la maison de mes parents en Norvège, maintenant je vais d'auberges en auberges pour découvrir Autremonde !
Dans le sac : plein de livres !

Affinités : Loup sois mon pote stp
sinon j'ai peur d'Isabella Duncan

MessageSujet: Re: Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates   Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates Icon_minitimeJeu 2 Jan 2014 - 15:05

Je m'efforce de sourire, de me convaincre que tout n'est pas perdu. Je regarde Lisa et Cally s'activer autour des stands, tentant de rassemblant le plus de vivres et d'objets possibles. Je m'empresse de les imiter. Ma besace à l'épaule est munie d'un sortilège d'agrandissement. Je pourrais y fourrer des kilos et des kilos de vivres sans problème de place ni même de poids. Dommage que ça ne fasse pas non plus frigidaire, parce que c'est là que le problème va se poser... Enfin, j'imagine qu'on n'aura pas à gambader seules plus d'une journée. Les fluctuations de magie devrait se stabiliser au bout de quelques kilomètres, et les filles pourront invoquer un Transmistus... Enfin... j'imagine. Je ne comprends strictement rien à la magie. Quoi qu'il en soit, nous trouverons vite une solution.

Je me dirige vers l'étalage du boulanger et attrape trois ou quatre gros pains. On sera bien contentes de les avoir pour le pique-nique de ce midi. Mais... Qu'est-ce que c'est que ce bin's ? Ma besace ne veut plus s'agrandir ! Merdouille, le sort doit être usé. Pour le prix où je l'ai payé, il n'aura pas tenu longtemps... Quelle arnaque ! Il y a un stand de vêtements à côté. J'attrape un sac à dos qui m'a l'air solide. Oh, et puis cette doudoune, aussi... Ah non, trop grosse. Elle ne rentre pas dedans. Bon, ce K-way fera l'affaire si jamais il pleut. Je fourre les pains dans le sac, ainsi que le couteau d'un boucher à côté. Je jette un coup d'oeil aux filles : tandis que Lisa emmaganise de la nourriture, Cally s'équipe de cordes et de sacs de couchage. La fin du monde s'annonce finalement plutôt bien, avec des partenaires aussi débrouillardes ! Je continue ma besogne, fourrant tout ce que je peux dans mon sac à dos, quand j'entendis la voix de Lisa :

« On bouge. Maintenant. »

Je me retourne. Oh, bonjour les zombies ! C'est gentil de nous rendre visite... Mais on est occupées, voyez-vous. On s'apprête à partir. Camping. Non, non, on préférerait que vous ne nous accompagniez pas... À vrai dire, si vous pourriez dégager le plancher, ça m'arrangerait. Bon sang de bonsoir, mais allez prendre une douche !

Lisa se met à courir et je m'élance à sa suite aux côtés de Cally et de la crevette. Nous traversons des rues quasiment vides. Un zombie solitaire traine dans la rue adjacente. Mais les autres n'ont pas encore eu le temps de remonter jusque-là. Ils sont si lents... Et encore trop de viande les retient sur la grand-place pour qu'ils prennent la peine de remonter jusqu'ici. Une porte claque à notre gauche. Puis nous ne rencontrons plus personne. J'imagine que tous les villageois sont en train de se réfugier chez eux. Enfin... Tous les villageois encore vivants. Et qu'adviendra-t-il des touristes ? La plupart des personnes qui se trouvaient sur la place ne sont pas autochtones. Peut-être que ces derniers les aideront. Ou alors ils se la joueront chacun pour leur pomme. Ça me semble plus probable. Ça va être un carnage... Enfin, les autorités ont déjà dû être prévenues. Elles ne vont pas tarder à débarquer. C'est juste une question de... temps. Oui, c'est ça, de temps.

Nous rencontrons plusieurs carrefours et nous nous perdons un peu. Je finis par prendre les devants, étant celle qui cours le plus vite. De toute manière, aucune de nous ne connait le chemin. Si seulement je parvenais à retrouver la Porte de Transfert... Cette ville est mal foutue, il n'y aucun panneau ! Non, non, je ne veux pas aller au cinéma. Et je m'en balance de ton restaurant... Eh merde ! Je pensais pourtant que la Porte était vers le Nord... Tiens, les maisons commencent à s'espacer. On sort de la ville. Mais aucune trace de Porte de Transfert. Bon, tant pis. Sans magie, elle n'aurait pas fonctionné, de toute manière. On débouche sur une plaine. Oh, il y a un lac au loin ! Bon, au moins on ne mourra pas de soif. Vous voyez que je ne suis pas fataliste ! Je déborde de confiance ! Enfin... Au possible !

Je cesse enfin de courir, épuisée. Je marche quelques mètres pour m'arrêter finalement. J'entends les filles haleter à quelques pas de moi.

-Bon. Je pense qu'on est hors de danger ici...

Je me retourne. Je ne le remarque pas tout d'abord, mais il y a comme un vide.

-Où est passée la crevette ?

© Halloween sur Never-Utopia


O:
 


::::
 
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Lisa Grey

Voleuse Patentée // Gaffeuse Professionnelle
Voleuse Patentée // Gaffeuse Professionnelle
Lisa Grey

Age du personnage : 24

Familier : Blanche, ma louve
Couleur de magie : Bleue
Niveau de magie :
  • Faible
Niveau de combat :
  • Plutôt élevé


Métier : Voleuse Patentée au service d'Omois
Résidence : Un petit cottage à Tingapour
Dans le sac : Deux couteaux, un crochet, un tournevis, une corde et un grapin, deux mousquetons, une aiguille, une paire de gants, une lampe torche, un tube de colle, une paire de ciseaux, un stylo, une pomme, une bouteille d'eau, une boule de cristal, le dernier album des Drive Shaft, quelques crédits-muts, un stick à lèvres, une peluche canard, deux paquets de mouchoirs, un trousseau de clés.

Affinités : Keykey est mon âme soeur. #Keysaforever

MessageSujet: Re: Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates   Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates Icon_minitimeMer 8 Jan 2014 - 19:45


Elle courait. Elle courait, courait, courait encore. Rien ne pouvait plus empêcher ses jambes de courir. Rien ne pouvait plus empêcher ses larmes de couler. En l'espace de quelques heures, elle avait vu plus d'horreur qu'elle n'en avait jamais vu en dix-neuf ans de vie. Elle voulait crier, elle voulait hurler, elle voulait s'effondrer, mais elle ne put rien faire d'autre que de continuer à courir. Ce ne fut que lorsqu'elle parvint à la hauteur de L'ilne, qui avait arrêté sa course au milieu d'une grande plaine, qu'elle s'autorisa une pause. Essoufflée et la gorge en feu, elle plaqua ses deux mains contre ses genoux pour mieux se soutenir, et laissa partir quelques sanglots.

« Où est passée la crevette ? »

La crevette... Les nerfs toujours sous tension, Lisa se demanda si elle allait rire ou pleurer. Finalement, elle fit les deux à la fois, dans un espèce de soupir étrange, auquel elle mit fin immédiatement lorsqu'elle réalisa qu'il ne faisait qu'aggraver la douleur qu'elle avait aux côtes. Mon dieu, L'ilne. Tu ne veux pas savoir où est passée la crevette. Je te promets, tu ne veux pas le savoir. Lisa eut un petit cri instinctif en se remémorant la scène et le visage de cette pauvre enfant lorsque... non. Stop. C'était trop horrible. Pourquoi avait-il fallu qu'elle assiste à cela ?

Quelques minutes plus tôt, elles étaient en train de courir toutes, fuyant cette armée de zombies puants qui arrivaient... plutôt lentement, oui, mais qui arrivaient tout de même. Lisa fermait la marche, suivant de près Cally et la petite. Elle avait tout vu. La créature surgissant de nulle part et...

« Elle ne s'en est pas sortie, L'ilne. Elle est... Elle a... »

Sa vue se brouilla et elle s'effondra en larmes sur son amie. Pourquoi pourquoi pourquoi. Pourquoi avait-il fallu qu'elle vienne à Thiercelieux un jour comme aujourd'hui ? Elle laissa ses pensées noires vagabonder un instant puis elle décida qu'elle ne pouvait pas continuer à se morphondre ainsi. Elle était horrifiée, oui, mais ce n'était pas une raison. Si elles restaient ainsi plantées là sans rien faire d'autre que pleurer, elles allaient finir par subir le même sort que la crevette, comme disait L'ilne. Et c'était hors de question. Elle ne pourrait jamais supporter de voir L'ilne ou Cally, deux des personnes à qui elle tenait le plus, dans la même situation que la petite quelques temps plus tôt. Et par un sentiment qu'elle maudit en le nommant pur égoïsme, elle pensa qu'elle n'avait absolument pas envie de vivre une douleur pareille que celle de sentir une mâchoire déchirer sa chair. Elle ne voulait pas mourir. Elle ne pouvait pas mourir. Elle ne mourrait pas.

Elle releva la tête et sécha ses larmes d'un revers de manche tandis que son regard s'éleva vers le lac qui scintillait au loin. Un lac. Comme par hasard. Si un cygne nommé Bernard Lampadaire s'y pointe avec sa barque en bois, je hurle. Il y avait déjà le spectre canard, il ne fallait pas trop en abuser non plus. A cette idée, Lisa eut une espèce de fou rire nerveux. Quelle angoisse. Elle attendit de se sentir un minimum plus calme puis demanda aux deux autres :

« Qu'est-ce qu'on fait ? On va vers le lac ? Vous pensez que ces choses savent nager ? »

Vous pensez qu'il existe quelque part un lieu sûr ? Vous pensez qu'on sera un jour en sécurité ? Mais quand est-ce que le cauchemar cessera ?



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Niveau de magie :
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Résidence : Un appartement à Travia, &, occasionnellement, un autre à Tingapour
Dans le sac : Des poignards tranchants, des fioles diverses, des crayons de couleurs mal taillés, un stylo qui ne marche plus, une boule de cristal plutôt récente, une carte d'AutreMonde, des épingles, des mouchoirs, des bouts de papier qui trainent, des outils de Voleuse, un bloc-note, des élastiques, des barrettes, des bonbons à la menthe, des chewing-gums et des Kidikois. Oui, mon sac, c'est un peu la caverne d'Ali Baba.

Affinités : . . . Haru ? Haru, t'es là, c'est bien toi ?
Tu me laisseras pas, hein, tu partiras pas ?
Dis-moi que tu m'abandonneras pas.

MessageSujet: Re: Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates   Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates Icon_minitimeDim 2 Fév 2014 - 18:40



Elle avait fermé les yeux.

La créature était arrivée par une ruelle adjacente comme ça, sans crier gare. Elle s'était jetée sur elles, et surement surtout sur la petiote : toute rose, toute tendre, en somme, le caviar de la chair fraîche, la crème de la crème de la viande humaine. La jeune voleuse aurait pu la poser à terre, lui hurler à s'en arracher les poumons de courir, sans jamais se retourner, sans jamais s'arrêter, peu importe le prix, peu importe la douleur. Elle aurait pu faire jurer à Lisa de la protéger coûte que coûte face à ces créatures la dévorant du regard comme un met appétissant, de la défendre de tous ces monstres ne cherchant qu'à broyer son petit corps fragile entre leurs dents acérées. De lui cacher les yeux pour ne pas qu'elle voie trop les horreurs s'étalant sous son regard d'enfant, s'il n'était pas déjà trop tard. De la serrer contre elle, et d'enfouir sa tête entre ses bras, de lui créer un cocon rassurant où le danger n'aurait plus d'emprise sur elle. De lui mentir sur la nature du monde, car même si le mensonge la rendrait vulnérable, la cruauté de briser l'idéal naïf enfantin était trop grande, le coût de son innocence brisée trop élevé, le son de ses cris apeurés trop douloureux, le goût de ses larmes trop salées. L'effet de ses yeux terrifiés mouillés de larmes trop bouleversant. Tant pis si plus tard elle en souffrait, tant pis si après elle s'effondrait. Pour qu'elle survive il fallait avancer, et si pour avancer il fallait lui mentir, alors elle lui mentirait. Si c'était le prix de la vie, si c'était le prix à payer pour qu'elle s'en sorte, alors elle payerait. Et tant pis aussi si elle la haïssait, tant pis si elle lui reprochait le coût du sang, des larmes et des illusions brisées. Si elle était en vie, tant pis si elle la répugnait.

Mais elle n'avait pas lâché la petiote. Elle était restée muette. Elle avait à peine résisté lorsqu'elle la lui avait arrachée des bras.

Elle avait fermé les yeux.

Parce que quand elle avait croisé le regard de la créature, même si cela n'avait duré qu'une fraction de seconde, elle avait su. Elle l'avait reconnue. Et elle en était restée littéralement terrifiée. Tout son courage s'était liquéfié. Ses jambes s'étaient dérobées. Son corps était resté cloué sur place. Sa respiration s'était tour à tour arrêtée et emballée. Toute volonté l'avait désertée. Elle avait eu l'impression d'être plongée dans un trou noir, un bain d'eau glacée, sans pouvoir ni respirer ni voir, toute seule, frigorifiée dans le noir. Elle était devenue petite fille apeurée à son tour, et elle aurait juste voulu se rouler en boule dans un coin pour sangloter faiblement. Quelqu'un aurait du avoir du courage pour elle. Parce qu'elle, elle ne pouvait pas, elle ne pouvait plus. Elle était trop brisée, trop déchirée, trop terrifiée. Elle était trop fragile; c'était trop difficile. Alors, dans un sursaut d'égoïsme pur, son instinct de survie avait de nouveau pris le pas sur sa culpabilité, sur ses principes, et sur sa peur viscérale en cet instant. Car elle l'avait vu dans son regard. Et elle n'était pas de taille, pas prête à l'affronter de nouveau, et peut-être ne le serait elle jamais. Parce que dans ses yeux, elle avait reconnu la Mort.


Après, ç'avait été le brouillard. Elle courrait sans même le savoir. Elle ne ressentait rien, n'entendait rien, tout était flou. Aucune sensation, de vagues bribes vides de sens, des tâches de couleur s'étalant dans son champ de vision. Beaucoup de rouge. Elle ne répondait plus à l'appel. Ses jambes fonctionnaient sans l'accord de l'unité centrale. Elle était comme anesthésiée.

Et puis elle s'était arrêtée. Et elle était revenue. Et elle aurait préféré ne jamais revenir. Rester pour morte, devenir un automate dénué d'émotions, agir mécaniquement, sans âme et presque sans vie. Tout, mais pas cette vague de douleur. Ca lui vrillait les tempes, lui secouait l'estomac, lui déchirait les tripes, la faisait tanguer sur son équilibre déjà fragile. Son cerveau était noyé dans tant de souffrance qu'elle ne voyait de nouveau plus rien; elle était aveugle, et malentendante, ne percevant qu'un bourdonnement alentour qui l'enfonçait encore plus dans ses maux. La culpabilité la submergeait peu à peu, elle se sentait couler, doucement, et c'était encore plus cruel car elle sentait son agonie, vers une abîme de torture, un enfer résonnant aux pleurs de petites filles. Mais juste avant qu'elle ne sombre définitivement, elle réussit à intercepter quelques mots dans son mutisme.

« Qu'est-ce qu'on fait ? On va vers ... »

La voix de Lisa était tellement lointaine qu'elle paraissait venir d'un autre monde. Et c'était sans doute le cas. Quand avait-elle commencé à mentir à son amie ? A partir de quand la fille que Lisa pensait être son amie était-elle devenue un mensonge ? Quand avaient-elles été séparées dans deux mondes différents ? Quand étaient-elles devenues des inconnues, sans même que Lisa ne le sache?

Tant de questions tourbillonnant dans sa tête, dansant un ballet confus avec sa douleur, et point de réponses. Sa tête allait exploser. De l'air, de l'air, de l'air. Elle prit une grande inspiration. Rouvrit les yeux. Le monde tanguait, et elle tanguait avec, complètement déboussolée. Elle réussit à peine à balbutier faiblement quelques mots confus, d'une voix tremblotante, en se triturant les mains, les yeux vitreux et dans le vague, dans l'espoir de les sauver, elles.

« Petiote. Ma faute. Aurait dû... Monstre. Peux plus. Doit... Monstre. Monstre. Encore. Maman. Malia. Era. Monstrueuse. Malédiction. Ma faute. Ma faute. Ma faute. Horreur. Sang. Partout. Partez. Sans moi.... Sans moi. Sans moi. »


Spoiler:
 


CALLY Ϟ
« Vivre à en {voir ses proches} crever »

“Mon malheur passe mon espérance : Oui, je te loue, ô ciel, de ta persévérance. Appliqué sans relâche au soin de me punir, Au comble des douleurs tu m'as fait parvenir. Ta haine a pris plaisir à former ma misère; J'étais né pour servir d'exemple à ta colère, Pour être du malheur un modèle accompli. ” ▬ Andromaque de Racine, acte V scène 5


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Age du personnage : 16 ans

Familier : Krokmou, un chat noir qui ressemble à Krokmou (parfois je lui rajoute des ailes en tissu et c'est très drôle)
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  • Moyen
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Métier : Étudiante en année sabbatique, future journaliste
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Dans le sac : plein de livres !

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MessageSujet: Re: Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates   Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates Icon_minitimeJeu 20 Fév 2014 - 19:39


Je soutiens Lisa de mes bras, comme s'il s'agissait une enfant revenant d'un cauchemar qu'on étreindrait pour la consoler. Tout va bien, ne t'inquiète pas, tu es retournée à la réalité maintenant. Ses larmes mouillent mes vêtements. Tu es en sécurité. C'est ce que je lui avais dit. Tu vois ? Il n'y a pas de raison d'avoir peur. Mon regard se perd dans le lointain. Je n'ai pas envie de parler. Je n'ai pas envie de penser. Peut-être que si je m'endormais ici, je me réveillerais, moi aussi. Peut-être que des bras plus forts que les miens viendraient me consoler. Moi, je n'en suis pas capable, Lisa. Ne t'appuie pas ainsi sur moi, je ne peux pas te soutenir. Les bras de mon père étaient grands, eux. Je me réfugiais à l'intérieur de ses étreintes réconfortantes et je ne pleurais plus. Je voudrais qu'il soit là pour me rendormir dans ses bras. Je voudrais ne plus rien voir. Ne plus rien penser.

Il n'y aurait pas ces images sournoises qui s'introduisent dans mon esprit sans que je ne parvienne à les repousser. La créature se jetant sur l'enfant. Arrachant sa chair, dévorant son ventre, se repaissant de ses entrailles. Elle, elle tremble un moment, s'agite, crie si elle le peut encore, et puis elle ne bouge plus. Comme pour cette jeune fille tout-à-l'heure. Elle ne bouge plus, et puis ensuite... Je les ai vus. J'en ai vu un, qui gisait dans la rue. J'ai poussé un cri. L'enfant rouvrira les yeux. Et elle se relèvera. Ses yeux seront vides, ses tripes pendantes. Mais elle avancera.

Lisa relève la tête et essuie ses yeux de la manche. Mes yeux à moi sont secs. Comme si ce qui était arrivée à cette petite ne m'avait pas affectée. Que je m'en moquais, du moment que moi, j'avais la vie sauve. J'étais en sécurité, à présent, j'avais couru si vite, sans me soucier du sort des autres... Elles auraient bien pu crever toutes les trois que je n'aurais rien fait.

« Qu'est-ce qu'on fait ? On va vers le lac ? Vous pensez que ces choses savent nager ? »

Je contemple Lisa sans la voir. Mon cerveau met longtemps à saisir de quoi elle parle.

-Oui... On n'a qu'à aller là-bas. Il faut avancer. Avancer, et c'est tout.

Avancer, sans regarder derrière, faire comme si. Comme si on était toujours solide, comme si on n'avait rien perdu en chemin. On ne connaissait même pas son prénom. On l'a abandonnée. Je l'ai abandonnée. Mais je dois avancer, n'est-ce pas ? Je dois m'en sortir. C'est ce que je fais toujours, après tout. J'avance, et je ne me préoccupe pas des autres.

Derrière Lisa, j'aperçois quelqu'un nous rejoindre en courant. Cally aura tardé, mais elle est là. Je ne sais pas si je me sens prête à affronter un autre visage décomposé, de nouvelles larmes. Non, Cally, je ne peux pas. Je suis trop faible pour te soutenir sans éviter ton regard. Par pitié, reste forte. C'était elle qui tenait la main de la petite lorsque nous avons fui le marché. Où était-elle lorsque la créature a surgi ? Est-ce qu'elle l'a regardée tombée, sans rien faire ? Est-ce qu'elle s'est débattue, est-ce qu'elle a essayé de la sortir de là ? Est-ce qu'elle a fui sans regarder ? C'est ce que j'ai fait. Et pourtant, Lisa s'est appuyée sur mon épaule, sans comprendre que c'était celle d'une faible trop lâche pour penser à autre chose qu'à sa propre survie. Mais je ne dois pas penser de choses pareilles, c'est ça ? Je dois avancer.

Ou alors, peut-être que Cally a été mordue, elle aussi. Elle lui tenait la main. C'est encore plus lâche de rejeter la faute sur elle alors qu'elle était là quand je ne l'étais pas. Je ne pourrais jamais savoir ce qui s'est passé. Je ne sais pas si je lui en veux.

Peut-être bien que les monstres l'ont eue. Elle titube, hébétée, balbutiant des mots vides de sens sans nous regarder. Une histoire de monstres, de sang, d'abomination. Elle vient de s'en rendre compte. Nous avons plongé tête la première dans un cauchemar. Non, nous n'avons pas plongé, on nous a enfoncé la tête. Nous suffoquons, nous nous débattons, et puis bientôt nous non plus ne bougerons plus. Elle évoque aussi des noms que je connais pas. Peut-être son cauchemar dure-t-il depuis bien plus longtemps que le nôtre. Qu'importe. Je ne peux pas m'effondrer. Je ne dois pas. Peut-être que j'ai failli pour la petite, peut-être que je m'en voudrais à jamais, mais je ne peux pas abandonner Cally. Ni personne d'autre.

Je m'avance vers elle, tentant de ne pas faire attention à ma tête qui tourne, à mes genoux qui tremblent. Je pose mes mains sur ses épaules. J'essaie d'être assurée. Je crois que ce n'est pas possible.

-Écoute-moi. On ne partira jamais sans toi. Je t'interdis de penser que c'était de ta faute. Il y a Lisa aussi, et puis il y a moi. On ne te laissera pas toute seule. Tu ne nous laisseras pas toutes seules. Je ne me le pardonnerais pas si tu... tu sais.

Non, je n'arrive pas à être déterminée. Je suis faible. C'est moi qui voudrais m'effondrer. Je la supplie. Je sais qu'elle ne m'écoutera pas. Elle s'en veut trop. Elle est moins égoïste que moi.

-Tu vois le lac, là-bas ? je demande en affirmant ma voix et en pointant le doigt derrière moi. On va y aller. Toutes les trois. Peut-être qu'on trouvera d'autres survivants là-bas. On n'est pas les seules. On va dégager d'ici, toutes les trois.

Je ne sais pas ce qu'il y a derrière ce lac. De la campagne sur des tratrolls, sûrement. Voyons, le plus grands des soleils est par là... L'autre est ici. On se dirige donc vers le Nord Ouest. Il y a la mer des Orages dans cette direction, mais avant, il y a Osor. Si on réussit à atteindre une grande ville, on est sûres de s'en sortir. On le fera.

Je la prends par la main.

-Viens. Je m'en fous de ce que tu penses de toi-même.

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Lisa Grey

Voleuse Patentée // Gaffeuse Professionnelle
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Lisa Grey

Age du personnage : 24

Familier : Blanche, ma louve
Couleur de magie : Bleue
Niveau de magie :
  • Faible
Niveau de combat :
  • Plutôt élevé


Métier : Voleuse Patentée au service d'Omois
Résidence : Un petit cottage à Tingapour
Dans le sac : Deux couteaux, un crochet, un tournevis, une corde et un grapin, deux mousquetons, une aiguille, une paire de gants, une lampe torche, un tube de colle, une paire de ciseaux, un stylo, une pomme, une bouteille d'eau, une boule de cristal, le dernier album des Drive Shaft, quelques crédits-muts, un stick à lèvres, une peluche canard, deux paquets de mouchoirs, un trousseau de clés.

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MessageSujet: Re: Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates   Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates Icon_minitimeMer 26 Fév 2014 - 16:37


Ah non. Hors de question qu'elles l'abandonnent. Surtout pas. Elles avaient déjà perdu une enfant, elles n'allaient certainement pas perdre en plus leur amie. Lisa hocha la tête tout le long du discours de L'ilne. Cally n'avait pas à se sentir coupable pour ce qu'il s'était passé. Elle n'avait absolument aucune explication sur le cauchemar qu'elles étaient en train de traverser, mais c'était malheureusement ainsi que les choses semblaient se passer depuis le début : les gens tombent un à un, meurent, puis se relèvent. Leur tour viendrait peut-être. Peut-être qu'elles...

Oh, damn it, Lisa, arrête d'être aussi pessimiste. Oui, la situation est critique, oui, tu es en train de vivre le pire cauchemar de ta vie, mais oui, aussi, les choses continuent et doivent continuer d'avancer quoiqu'il arrive. Alors balaie tes pensées noires et avance. Peut-être aussi que les choses finiraient par s'arranger. Qui sait ? Personne ne peut savoir. Arrête d'essayer d'imaginer le futur et concentre-toi sur l'instant présent. Là, maintenant, qu'est-ce que tu dois faire ? Qu'est-ce que tu dois faire, Lisa ?

Le lac. Rejoindre le lac, c'était la seule chose à laquelle elle devait penser pour le moment. Rejoindre le lac, et trouver un endroit dans lequel elles pourraient enfin se sentir en sécurité. Si jamais cet endroit existe. Mais oui, il existe. Reste optimiste, Lisa. Tout ira bien. Tout ira mieux. Hope and faith.

« On y va. »

Le poing serré sur le manche de sa batte de baseball, Lisa se mit à avancer d'un pas déterminé en direction du lac. Par chance, les zombies (ou peu importe ce qu'étaient ces choses) n'étaient pas nombreux sur leur chemin. Elle dut en frapper deux ou trois qui s'approchaient de trop près, en faisant bien attention de viser le crâne, car elle avait compris que c'était le seul moyen de les faire tomber définitivement.

Bloody hell. Au fond, pourquoi s'entêtaient-elles à aller vers le lac ? Que comptaient-elles y trouver ? Seraient-elles vraiment plus en sécurité qu'à rester là ? C'était idiot, comme idée, quand on y pense. Idiot et ridicule. Comme si elles n'étaient que dans un conte de fées. Comme si elles pouvaient croire aux happy ending, même dans une situation aussi désespérée.

« Hope and faith, hope and faith, connasses de pensées pessimistes, laissez-moi garder espoir, laissez-moi. »

Voilà qu'elle se mettait à marmonner toute seule, maintenant. Si ça continuait, elle finirait par devenir vraiment folle.

« Le gouvernement va nous aider, on sera bientôt sauvés, on sera tous sauvés, tout ira bien, tout ira mieux. Le gouvernement va nous aider... »

Elle se répéta de nombreuses fois la même phrase, parce qu'il lui semblait qu'elle se sentait plus rassurée. Elle devenait folle, mais elle se sentait mieux. C'était le principal. Et elles étaient bientôt arrivées au lac. Lisa plissa les yeux, histoire de scruter les alentours.

« Hé, une cabane, là-bas ! »

Elle n'en était pas sûre, elles étaient peut-être encore un peu loin, mais il lui semblait effectivement distinguer un abri, comme un repère de pêcheurs, juste à côté du lac.

« Des pêcheurs, vous pensez qu'on rencontrera des pêcheurs ? »

Sans savoir pourquoi, cette idée la fit sourire. Mais elle pensa aussitôt : « vous pensez qu'on rencontrera des pêcheurs zombies ? », et son sourire s'effaça. Pourtant, il y avait de quoi retrouver espoir. Même s'il n'y avait pas de survivants là-bas, et même si elles devaient faire un peu de ménage pour sécuriser l'endroit, elles auraient toujours un abri. S'ajoute à cela les provisions qu'elles avaient fait au marché, ainsi l'eau que leur procurerait le lac, ce n'était pas si mal. Et elles pourraient toujours noyer les zombies s'ils tentaient de les envahir. Enfin... si un zombie pouvait se noyer. Comment savoir ?

Pourquoi n'y avait-il pas de guide « que faire en cas d'attaques de zombies » quelque part ? Haha, ç'aurait été trop facile. Piece of cake. Non, c'était bien plus drôle de ne rien savoir et de risquer de mourir toutes les cinq minutes, qu'en dites-vous ? Hahaha, j'en ris déjà ! Rions tous au coeur et fêtons ça autour d'un bon feu de bois en grillant quelques marshmallows joyeusement et en chantant des comptines divertissantes. Vous ne pensez pas que l'on s'amuserait bien ? Vous ne trouvez pas ?

« Pourquoi vous ne trouvez pas ? »

Respire, Lisa, respire. Elle commençait à peter sérieusement un câble. Elle inspira profondément, puis expira de la même manière.

« Tout va bien. Le dieu Canard veille sur nous. »

Enfin, elles arrivèrent devant la cabane. Saines et sauves. Alléluia.


èé :
 



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Calista Manticore


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Age du personnage : 16 ans

Couleur de magie : Argenté
Niveau de magie :
  • Moyen
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  • Plutôt élevé


Métier : Apprentie Voleuse Patentée Lancovienne, pleureuse professionnelle & malchanceuse éternelle
Résidence : Un appartement à Travia, &, occasionnellement, un autre à Tingapour
Dans le sac : Des poignards tranchants, des fioles diverses, des crayons de couleurs mal taillés, un stylo qui ne marche plus, une boule de cristal plutôt récente, une carte d'AutreMonde, des épingles, des mouchoirs, des bouts de papier qui trainent, des outils de Voleuse, un bloc-note, des élastiques, des barrettes, des bonbons à la menthe, des chewing-gums et des Kidikois. Oui, mon sac, c'est un peu la caverne d'Ali Baba.

Affinités : . . . Haru ? Haru, t'es là, c'est bien toi ?
Tu me laisseras pas, hein, tu partiras pas ?
Dis-moi que tu m'abandonneras pas.

MessageSujet: Re: Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates   Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates Icon_minitimeSam 15 Mar 2014 - 15:47



Je les vois sans les voir. Je distingue faiblement leurs contours, mais elles ne sont que de vagues assemblages de tâches colorées et floues. Je les sens sans les sentir. Je sais que les mains fraîches de L'ilne sont sur ma peau, mais celle-ci reste froide et insensible, comme si j'étais recouverte d'une enveloppe externe imperméable, comme si cette peau n'était pas la mienne. Comme si je n'habitais plus ce corps. Je les entends sans les entendre. Tout vient de si loin... Les phrases s'entrecroisent et se mêlent, se répètent à l'infini comme si elles résonnaient dans mon crâne, se recouvrent les unes les autres à cause de l'écho, créant une cacophonie infernale qui me vrille le crâne. Je les entends sans les comprendre, surtout. Les mots arrivent à mes oreilles vides de sens, comme si le vent qui les a portés de la bouche de mes amies jusqu'à moi leur avait arraché leur signification comme paiement pour ce court voyage. Je les distingue, je les reconnais, mais je n'y associe plus d'idées. De toutes façons, je sais ce qu'elles disent. Je voudrais crier, mais ma voix m'a totalement désertée. L'ilne... Tu m'interdis de penser que c'est ma faute, mais tu sais quoi? Je m'étais interdit que quelqu'un souffre, ou pire, meurt, par ma faute. Et où en sommes-nous? Si j'arrivais à démêler toutes mes pensées, à mettre le doigt sur celle que je cherche, si j'arrivais à sortir de ce mutisme apparent à l'exprimer, je pense qu'un rictus se peindrait sur mes lèvres, en repensant à mes élans d'espoirs d'il y a une semaine et des promesses d'aller mieux faites à Haru. Je me répétais que tout irait bien, et à ce moment là, je jure que je le pensais... Une promesse brisée de plus, je sais déjà que j'irai en enfer, qu'est-ce que ça change? De toutes façons, on le savait que je n'étais pas fiable, non? Je suis trop lunatique et instable.

D'ailleurs, j'espère que tu vas bien, Haru, où que tu sois. J'adorerais que tu aies été en retard, que tu ne sois pas ici... Ou que tu ai décidé de me laisser tomber. Ce serait sans doute mieux. J'espère que tu t'en sortiras, de toutes mes forces. Si je pouvais donner ma vie pour en sauver une autre, ne doute pas une seule seconde que ce serait pour la tienne. Tu mérites de vivre. Tu es quelqu'un de bien. Continue de donner de l'espoir, mais à des gens qui en valent vraiment la peine, s'il te plaît. J'aimerais te laisser un mot... Que tu saches que ça n'est pas ta faute, que tu n'as pas failli, je te jure que j'y ai cru, mais tu sais quoi?
Life's a fucking bitch. Ne te sens surtout pas triste pour moi. Au fond, ma mort sera un service rendu à l'humanité, tu finiras par t'en rendre compte. Et toi aussi, L'ilne. Et toi, Lisa... Vous dites toutes ces choses, mais vous ne savez pas, vous ne savez rien, vous me pensez sympathique et joyeuse peut-être? Lisa, tes souvenirs sont une illusion, ce n'est pas ton amie que tu sauveras c'est un monstre, tu comprends? Tu t'en foutrais pas L'ilne crois-moi, si seulement tu savais... Est-ce que tu pourrais seulement me regarder dans les yeux? Au final, je ne suis pas si différente de toutes ces créatures que vous assommez à tour de bras depuis tout à l'heure...

Mais elle continue à avancer malgré tout. Parce qu'elle sait qu'elles ne partiront pas sans elles. Et elles doivent partir. Maintenant. Loin. Il ne faut pas que les créatures les rattrapent et les lui arrachent, elles aussi. Alors, elle avance, en silence. Elle se laissera tomber, elle ralentira, elle se mettra en retrait et disparaîtra entre les arbres épais quand elles seront assez loin. Quand elles auront le temps de chercher quelques petites minutes, le temps de se rendre compte qu'il est trop tard, sans que les créatures aient le temps d'arriver. Elles doivent survivre.

Elle écoute Lisa parler toute seule sans ajouter un mot. Elle l'entend tenter de se battre avec sa terreur, essayer de reprendre le contrôle sur ses émotions et dissimuler le tremblement grandissant de sa voix, progressivement gagnée par une hystérie cachant mal sa terreur... Elle essaye de se convaincre qu'elle verra bientôt la fin de ce cauchemar. Ce que tu ne sais pas, Lisa, c'est qu'une fois que ça commence, ça ne finit jamais. Si tu as le malheur de mettre un pied dedans... Tu n'en ressors pas. Tu ne verras jamais vraiment la fin du tunnel... Il sera juste beaucoup moins sombre que le mien. Il n'y aura pas d'aide, ni gouvernement, ni pêcheurs, ni rien. Juste le désespoir. Je pense que tu le sais déjà. Plus que nous, c'est toi-même que tu tentes encore de convaincre du contraire. Et elle continue à suivre, silencieuse, la tête baissée. Elle avance, encore et toujours, parce que si elle avance, elles aussi, et si elles avancent, elles seront sauvées. Et c'est tout ce que je veux.


Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates   Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates Icon_minitimeDim 23 Mar 2014 - 0:15

[On est arrivées au lac, donc on peut considérer qu'on a terminé le RP d'intro en ville. Je me suis permise de poster un nouveau RP ici.]


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MessageSujet: Re: Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates   Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates Icon_minitimeDim 23 Mar 2014 - 0:20

Fin de l'introduction.



Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates 66876710



Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates Jean-e10 Jean-Eustache le corbeau, sentant une crampe pointer dans son aile droite, décida finalement de se poser sur une branche. Il était contrarié. Plus un seul petit ver grassouillet à se mettre sous la dent dans ce village paumé et ses alentours. En même temps, vu le boucan qu'il y avait depuis le début de la matinée, Jean-Eustache pouvait les comprendre. Est-ce que les lombrics avaient des oreilles ? En tout cas, lui, oui, et il le regrettait.

Décidant qu'il s'était assez reposé, il reprit son vol, se dirigeant cette fois vers le village en espérant y trouver quelques restes de nourriture Grandienne, faute de vers grassouillets. La cacophonie qui emplissait la place centrale remua son pauvre petit coeur sensible, le faisant battre beaucoup trop fort, et Jean-Eustache maudit encore une fois la folie des Grands. Enfin il aperçut un énorme cornet de pop-corn renversé dans une rue un peu à l'écart de la foule en délire. Il se posa, regardant autour de lui avec méfiance, puis commença à picorer, lorsque des hurlements retentirent. Pressentant un danger imminent, il jugea plus prudent de décoller de nouveau. Grand bien lui en prit : quelques secondes de plus, et il mourait écrasé sous les pas de milliers de Grands poussant des cris de terreurs, comme s'ils venaient de voir la mort en personne.

Cette fois-ci, c'était la goutte d'eau qui faisait déborder le vase. Les Grands étaient FOUS, ce village était FOU, et ils allaient tous le rendre FOU. Indigné, il s'échappa, pressé de fuir cet endroit maudit. Peut-être un peu trop pressé. Battant des ailes à toute vitesse, le bec en avant, sa rencontre avec le mur invisible fut... fracassante. Ainsi se termine l'histoire de Jean-Eustache, le corbeau mal luné de Thiercelieux.


~ FLASH-INFO ~

12 : 12 : 12

Mesdames et Messieurs, une information de la plus haute importance vient de nous parvenir, et nous nous voyons dans l'obligation d'interrompre notre programme

Le petit village de Thiercelieux, au nord-ouest de Viridis, a apparemment été touché par un étrange virus dont l'origine nous est encore inconnue. Le virus se propageant à une vitesse phénoménale et étant, d'après nos informations, mortel, le gouvernement Viridiens s'est trouvé dans l'obligation de clore la zone touchée, autrement dit Thiercelieux et ses environs. D'après M. Bar'hatain, ministre de l'intérieur, cette mesure aurait été prise "dans l'intérêt de toute la population AutreMondienne, pour la sécurité de tous". Selon la même source, les personnes restées à l'intérieur de la zone seront prises en charge le plus rapidement possible, lorque le gouvernement aura trouvé une solution.
Voici toutes les informations que nous avons pour l'instant, nous vous communiqueront le déroulement des évènements au cours des heures qui suivront.

Tout de suite une pause pub, restez avec nous sur AutreMondeTV5.


___________

18 : 00 : 06

Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates Journa10 Que d'émotions depuis ce matin !

Il est 18h sur AutreMonde5 et nous accueillons à présent le Dr. Med'oc, spécialiste des VNI (Virus Non-Identifiés), qui va nous éclairer sur les évènements incroyables de ce 24 Saltan, jour qui restera probablement gravé dans l'histoire.

> Bonjour Docteur.

Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates Retour10> Bonjour.

Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates Journa10 > Quelles sont vos impressions sur les évènements de ce matin ?

Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates Retour10> Eh bien... Je pense que les circonstances qui nous réunissent aujourd'hui sont de celles dont la gravité ne peut échapper qu'à ceux dont la légèreté et l'incompréhension constituent un conglomérat d'ignorance que nous voulons croire indépendant de leurs justes sentiments.
L'exemple glorieux de ceux qui nous ont précédés dans le passé doit être unanimement suivi par ceux qui continueront dans un proche et lumineux avenir, un présent chargé de promesses que glaneront les générations futures délivrées à jamais des nuées obscures qu'auront en pure perte essayé de semer sous leurs pas les mauvais bergers que la constance et la foi du peuple en ses destinées rendront vaines et illusoires. C'est pourquoi...

Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates Journa10 > Ahemm, merci beaucoup, Docteur, mais je suis forcée de vous interrompre, nous avons encore beaucoup de choses à dire.

Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates Retour10 > En effet.

Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates Journa10 > Le virus, donc. D'après les informations que nous avons, pouvez-vous savoir de quoi il s'agit ?

Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates Retour10 > Eh bien, nous sommes de toute évidence en présence d'un phénomène souvent évoqué et repris par les terriens : la Zombification. Nous avons toujours pensé que ces créatures qui inspirent nombre d'oeuvres terriennes encore aujourd'hui étaient inspirés de "nos" Zombies, universellement reconnus comme étant inoffensifs. Il semblerait que nous nous soyons trompés, ou en tout cas que le mythe ait tourné à la réalité. Il s'agirait donc d'un virus, qui contamine les vivants, mettant leur corps dans un état de... pardon aux âmes sensibles... putréfaction avancée, comme s'ils étaient morts depuis longtemps. Si l'origine de la transmission du virus est inconnue, nous savons en revanche qu'il est ensuite transmissible par morsure, ou par griffure profonde. Les zombies perdent en effet dès leur contamination toute trace d'humanité, et cherchent justement à se nourrir... de chair humaine. Etant donné que ce sont des morts-vivants, la seule manière de les tuer définitivement est de mettre hors d'état leur cerveau. La durée de la contamination est indéterminée, mais on peut supposer qu'en fonction de la résistance des individus, notamment selon le système immunitaire propre aux différentes races, elle peut être très variable, allant de quelques minutes à plusieurs heures, ou même jours. Ceux pour qui elle est plus longue se trouveront donc dans un état de semi-zombification, pas nécessairement identifiable par leur entourage. Mais je ne vais pas m'attarder sur les détails, surtout que rien de ce que je dis n'est certain. Je renvoie les intéressés aux films et livres terriens, qui exposeront bien mieux que moi le sujet.

Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates Journa10 > C'est épouvantable ! Et cela se propage très rapidement ? Les habitants de Thiercelieux ont-ils une chance de survivre ?

Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates Retour10 > Rapidement, oui, surtout au début. L'effet de surprise et le nombre déjà conséquent de zombies a été fatal à une grande partie du public du concert diffusé en direct, qui a été interrompu devant vos yeux. Cependant, il est à noter que les zombies ne courent pas et se déplacent souvent d'un pas traînant, leur corps fonctionnant au ralenti. De plus, ils ne "pensent" pas. Ils sont comme des animaux dont le seul but est de se nourrir de chair humaine, mais ils sont incapable d'agir en groupes organisés ou de mettre en place un quelconque plan de chasse, ce qui laisse à nos victimes deux avantages : la rapidité et la réflexion. Quant aux inconvénients dus à la zone...

Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates Journa10 > Oui, justement, cette zone magique de mise en quarantaine, quels effets secondaires a-t-elle ?

Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates Retour10> La magie ne fonctionne plus à l'intérieur. Ce qui est un énorme désavantage pour les sortceliers qui se trouvent démunis de leurs pouvoirs. Mais nous avons aussi été informés d'un "bug" du dôme magique, qui annihilerait de même les pouvoirs de regénération et de transformation des Lycans, ainsi que ceux des Vampyrs, bien qu'ils soient inscrits dans leurs gênes. Les recherches les plus poussées à ce sujet indiquent qu'il existe aussi une probabilité que les fluctuations importantes de l'environnement magicologique jouent dans cette déficience du dôme.

Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates Journa10 > Je vois. Si je comprends bien, ils doivent donc compter uniquement sur leur apparence humaine et leurs capacités physiques. Une question : les familiers peuvent-ils être contaminés ?

Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates Retour10 > Hmm... Ce n'est qu'une supposition, mais il est probable que les zombies, qui se fient à leur odorat, confondent les familiers et leurs maîtres, et les mordent, sans les dévorer entièrement, à priori, puiqu'ils n'aiment pas la chair animale, les zombifiant ainsi. Si le lien avec son maître est très fort, il est même possible que celui-ci en soit affecté et se trouve dans un état alternatif, des "semi-zombies", si vous voulez.

Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates Journa10 > Quelle horreur. Et pour conclure, vous qui avez déjà été confrontés à des mises en quarantaine, comment croyez-vous que les survivants vont réagir et s'organiser ?

Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates Retour10 > Dans ces cas-là, en général, la majorité des gens a pour premier réflexe de se parquer chez soi et de barricader portes et fenêtres, oubliant toute notion de solidarité, et n'obéissant plus qu'aux lois de la survie. Ils peuvent même aller jusqu'à s'entretuer pour de la nourriture ou tout simplement par méfiance. L'originalité du cas de Thiercelieux est qu'un grand nombre des victimes de la zone sont des touristes, et n'ont donc pas de logement où s'enfermer. Il faut espérer qu'ils sauront s'organiser et garder un minimum de solidarité, afin qu'il y ait un maximum de survivants lorsque l'antidote aura été trouvée. Je me permets de rappeler qu'ils ne sont pas au courant de l'existence d'un virus et pensent probablement être attaqués par des créatures étrangères, sans savoir que ce sont en réalité des humains contaminés. N'étant pas en connaissance de cause, ce ne sont en aucun cas des meurtriers, seulement des survivants qui doivent actuellement être en train de vivre l'enfer.

Introduction ~ PV Groupe des Éleveurs de Patates Journa10 > En effet, nous pensons tous à eux et nous les encourageons de tout notre coeur. Merci pour toutes ces précisions, Docteur, cette émission se termine là, bonne soirée à tous.




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