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 Tara'tylanhem Duncan

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AuteurMessage
Tara "The Fire" Duncan


avatar

Age du personnage : 22

Familier : Galant, pégase
Couleur de magie : bleu azur
Niveau de magie :
  • Très élevé
Niveau de combat :
  • Elevé


Métier : Apprentie Impératrice, catastrophe
Résidence : Omois

MessageSujet: Tara'tylanhem Duncan   Mer 21 Fév 2018 - 11:54



 

 Tara "The Fire" Duncan

  Ne laisse pas ton sang guider ta vie.

 
Derrière l'écran

 

Prénom (ou pseudo) : Axou

Âge : Soon 26

Avez-vous lu les Tara Duncan ? Si oui, quels tomes ? 11, et c'est déjà pas mal

Vos activités préférées : Geeker

Vos groupes/artistes de musique préférés : Rip

Vos livres/auteurs préférés : Gemmell

Vos films/réalisateurs/acteurs/séries préférés :Rwby

Où habitez-vous ? (Simplement dire le pays.) Auvergne

Ce que vous préférez dans les forums : Y poster de longues fiches et de longs solo

Est-ce votre premier forum ? Nope

 

 
Votre Personnage

 

Nom(s) : T'al Barmi Ab Santa Ab Maru Duncan

Prénom(s) : Tara'tylanhnem

Surnom(s) : "The Fire", beaucoup de synonyme de catastrophe, et des trucs moins sympa de la part de ses ennemis

Genre : Feminin

Orientation Sexuelle : Vraisemblablement bisexuelle

Race(s) : Humaine

Âge du personnage : Quart de siècle

Métier : Générale d'une organisation de protection du monde. Ex-apprentie impératrice

Résidence : Elle a une suite au Palais omoisien, des terres sur ce même continent et des appartements dans le Damoclès, vaisseau du Talion.

Niveau de magie : Très (x45) elevé

Niveau de combat :Elevé

Familier : Un pégase du nom de Galant

Histoire : Voir le post suivant

Description physique : Les autres démons la trouvaient très courageuse, ou pas forcément très maline. Il fallait dire que Xaedra s'entraînait avec la Générale dès qu’elle en avait l’occasion. Nombreux étaient ceux qui avaient tenté le coup, mais elle était l’une des seules à y revenir à chaque fois, en tout cas chez les démons. Oh, n’allez pas croire que cela lui plaisait de finir dans un état pareil à chaque fois, mais comme elle le répétait souvent, c’est avec les meilleurs qu’on apprenait. Et elle avait beaucoup, beaucoup progressé depuis qu’elle affrontait celle qui les dirigeait. Non seulement celle-ci était douée, mais après quelques combats des plus classiques, elle avait fini par faire varier ceux-ci. Soit en changeant sa façon de combattre, soit les équipements qu’elle ou Xaedra possédait.

La plupart du temps, Tara ne la ménageait pas, mais parfois elle lui offrait la possibilité de montrer ce dont elle était capable en y allant un peu plus doucement. C’était rare, mais c’était le cas aujourd’hui. Quelques curieux observaient le combat mais Xaedra n’y prêtait pas attention. Elle n’avait d’yeux que pour son adversaire. La Générale était magnifique. Pas autant qu’une démone, dont la création artificielle les rendait absolument parfaite selon les canons de beauté, mais elle restait belle et la démone s’était parfois surprise à l’imaginer dans d’autres circonstances que l’entrainement. En priant fort pour que sa copine ne l’apprenne jamais. Elle faisait à peu près sa taille, environ un mètre soixante-dix. La demoiselle était fine et sculptée par les combats et on sentait le torrent maîtrisé qui se cachait en elle quand elle bougeait. Dans sa tenue moulante d’entrainement, on devinait ses muscles, ses formes, le galbe de ses jambes et la finesse de ses hanches. Xaedra n’avait rien à lui envier, à part sa poitrine, certes plus petite, mais par conséquent plus adaptée au combat. D’autant qu’elle n’en était pas non plus dépourvue, et la démone savait que Tara pouvait facilement la mettre en valeur, l’ayant déjà vue, dans la télécristal, en robe d’apparat échancrée à cet endroit-là.

Elles échangèrent quelques coups avec les lames d’entrainement, cherchant à pousser l’autre vers l’erreur fatale qui lui vaudrait le premier bleu. Enfin, pour elle, parce que la blonde ne semblait pas craindre les coups. La jeune femme frappait fort, aussi fort que la démone qui elle avait subi un long programme eugénique. Xaedra lui avait demandé comment cela pouvait être possible, et Tara lui avait simplement répondu que c’était “son petit secret”. La démone n’avait pas insisté. Certaines choses ne se révèlent pas. Mais cela la vexait un peu, malgré tout. Les démons avaient toujours eut l’avantage de la force pour eux. Si les humains surmontaient cette différence, ce n’était pas bon pour eux. Enfin, elle n’était pas certaine que le combat contre Autremonde soit encore d’actualité, vu ses occupations maintenant. Et fort heureusement, cette caractéristique ne semblait s’appliquer qu’à Tara, les autres Autremondiens présentant celles semblables à celles des manuels d’histoires.

Xaedra bloqua un premier coup de taille qui se transforma en coup d’estoc. Elle manqua la mort de peu en bondissant sur le côté, reprenant sa garde à temps pour bloquer le coup remontant qui suivit, avant que Tara ne recule pour reprendre sa position. Elle était plus patiente avec une lame qu’avec ses poings, pour avoir déjà combattu avec elle dans cette discipline. Une fois. Pas deux. Il n’y avait plus que les IA d’entrainements de Vaneloppe pour le faire. La démone tenta son propre assaut qui s’interrompit bien vite quand Tara dévia sa lame d’un coup de poignet avant de lui planter le pommeau de son épée au milieu de la figure. Emportées par leurs élans respectifs, le coup porta malgré la retenue qu’elles avaient avec le visage, et la lèvre de Xaedra enfla bien vite, sanguinolente. La blonde lâcha son arme et s’approcha d’elle, lui attrapant le visage pour constater les dégâts. Elle frissonna au contact chaud de sa peau douce.


“Fais-moi voir. Désolée, je me suis laissée emporter.”

La démone éclata de rire, ce n’était pas grand-chose. Et puis elle avait subi pire, de la part de l’ex-héritière, dans des endroits moins impressionnants cependant. Elle fixa la blonde dans les yeux tandis qu’elle la soignait d’un réparus. Les apparences étaient vraiment trompeuses. Enfin, pour une démone, c’était normal d’être sublime ET forte à la fois, mais Tara n’avait pas qu’un corps digne d’éloge, son visage avait quelque chose d’envoutant que les démons n’avaient pas. Malgré sa mine inquiète dès qu’elle blessait quelqu’un (mais ce qui ne l’empêchait pas de le faire pour autant, il fallait bien s’entrainer sérieusement), elle était rayonnante. Son teint clair, pas dépourvu d’imperfection qui se cachait facilement avec de la magie cosmétique, dont elle ne s'embarrassait pas pendant les combats, allait de paire avec ses yeux bleus clairs, qu’elle avait vus aussi dur que l’acier ou au contraire pétillants de malice. Des pommettes roses de vie, un nez fin et des lèvres délicates qui lui donnaient des frissons. Et ses cheveux… Aussi blonde que les blés, elle était un petit soleil à elle toute seule. Sa mèche blanche sublimait le tout, et après son passage dans les Limbes, elle y avait lancé une mode. Ils étaient relativement longs, et par conséquent, souvent attachés et retenus pour qu’elle ne soit pas gênée ni ses mouvements et ni pour voir.

Elles reprirent leurs échanges, faisant abstraction des spectateurs qui étaient toujours nombreux. Si elle leur laissait souvent le bénéfice du doute et présumait que c’était pour apprendre et comprendre les mouvements de combat de la Générale, Xaedra ne pouvait s'empêcher d’imaginer qu’il y en avait dans la foule qui s’intéressait à l’aspect plus grivois de la chose. Sans pour autant le leur reprocher. Et enfin, une ouverture dans laquelle elle s’engouffre, frappant le flanc gauche de Tara alors que celle-ci s’embourbait dans un mouvement trop ample de l’autre côté. Son sourire de jubilation s’estompe alors qu’un bruit métallique sonore retentit, et qu’elle sent le bout de l’arme d’entrainement de son adversaire venir chatouiller son menton. Ce n’était pas la première fois qu’elle se faisait ainsi berner, mais c’était quelque chose qui s’oubliait facilement. Le bras gauche de Tara était une prothèse de keltril, le minerai elfique léger et plus solide encore que le plus trempé des aciers. Son membre avait été coupé juste au-dessus du coude dans une bataille, et la blonde faisait son possible pour que cela ne soit pas visible, surtout de ses adversaires. C’était une surprise qui pouvait retourner un combat dans son ensemble. Ainsi, elle camouflait le métal sous un enchantement visuel et olfactif, et portait en général des gants et des manches longues pour faire bonne mesure. Pour mieux s’en servir au moment opportun, puisque la surprise était une de ses techniques favorites.

A bout de souffle, la démone s’avoua vaincue. Cela faisait une bonne heure qu’elles se tapaient dessus, il ne fallait pas trop forcer. Elles se dirigèrent donc toute deux vers les vestiaires. Ils avaient tous des douches dans leurs quartiers mais il y en avait aussi pour tout le monde près des salles d'entraînement. Surement une volonté de fraternisation entre les peuples. Xaedra avait bien senti que cela gênait un peu leur Générale, surement plus pudique qu’une démone et ce malgré une non mixité tout de même, mais elle croyait dur comme fer dans la théorie de l’exemplarité, si bien qu’elle se douchait là après chaque entrainement. Alors Xaedra, curieuse, n’avait pu s'empêcher de regarder ce qu’elle aimait imaginer, mais ne voulait pas gêner son amie pour autant. Elle n’avait donc que fugacement repéré sa cicatrice, et lui avait posé la question plus tard, quand elle pourrait lui montrer en soulevant ses vêtements. Pas le moins indisposé par sa marque, Tara lui avait donc dévoilé les circonstances de la blessure, qui lui avait laissé un petit souvenir circulaire de chaque côté, là où l’épieu de métal avait traversé sa hanche. Et ce n’était pas si vilain au final. Une tache sombre sur sa peau. De toute façon, les guerriers et les guerrières respectaient ce genre de chose, et pour beaucoup c’était quelque chose d'esthétique, au même titre qu’un tatouage ou un bijou. D’ailleurs, et là, oui, Xaedra était envieuse, Tara avait, au creux du cou, une marque d’un autre genre, unique et étincelante. Le cadeau des couleurs, qu’elle avait libérées des Limbes il y a quelques années. En remerciement, elles s’étaient logées là, en un tatouage coloré les représentants. Ça aussi, ça avait lancé une mode, qui n’avait pas duré bien longtemps car il était difficile de copier un tel ornement. Elle-même ne s’y était pas risqué, surtout pas magiquement.

Elle se sécha à l’élémentaire d’air alors que Tara laissa tout simplement faire sa changeline. Bien pratique ce petit truc, et elle s’évitait de galérer en remettant son uniforme aussi. La Générale ne portait pas son armure d’apparat dans la vie commune du Damoclès, mais sa tenue habituelle restait tout de même reconnaissable entre mille et n’importe quel troufion débile pouvait deviner son importance d’un coup d’œil. Robuste et fiable, orné de leur blason. Elle lui sourit et la salua avant de sortir. Elles se rebattraient demain, de toute façon.



Description mentale :Tara est une personne affreusement simple et pourtant terriblement compliquée. Dans sa vie quotidienne, elle est d’un naturel jovial, encline au rire et à la bonne humeur. Attachante, agréable, bien qu’un peu taquine par instant, elle est souvent appréciée. Elle aime beaucoup les plaisirs simples de l’existence, comme manger, distribuer des pains, penser à quel point la vie est compliquée sans magie pendant que sa changeline la coiffe en quelques microsecondes ou encore passer du temps avec les gens qu’elle aime. Sa capacité à profiter de chaque instant en fait quelqu’un de facilement fréquentable, rarement de mauvaise humeur, et quand elle l’est, elle n’importune personne avec. Car la petite a tendance à intérioriser beaucoup et n’aime pas laisser paraitre ses sentiments négatifs à son entourage, pour les protéger ou simplement pour ne pas les ennuyer peut-être. La finalité est qu’elle garde ses colères et ses souffrances bien cachées dans son petit cœur, jusqu’à ce que celui-ci déborde et n’explose, souvent avec perte et fracas. Il va sans dire que c’est alors une période où il vaut mieux ne pas être dans les parages, car elle trouve souvent son exutoire dans la dépense physique. Qui est souvent très musclée, et il est alors de bon ton d’être en capacité de se défendre correctement, sous peine de finir en crêpe (mais en crêpe vivante, tout de même). Néanmoins, quelques personnes bien choisie, à savoir, son père (même s’il est mort), sa soeur, son amour et son mentor, la connaissent bien et savent voir à travers son armure d’impassibilité. Elle essaye de s’épancher auprès d’eux mais les habitudes ont la vie dure...

Son enfance terrienne lui permet d’être émerveillée d’un rien sur Autremonde, même après toutes ses années. Et comme elle est affreusement curieuse, Tara trouve toujours de nouvelle chose à apprécier sur cette planète. Mais c’est aussi un vilain défaut qui lui a souvent valu quelques ennuis. Mais Autremonde ne serait pas la même si elle n’avait pas été mettre son nez dans ce qui ne la regardait pas à l’origine.

Un de ses principes de vie est d’être fidèle à elle-même. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la jeune femme n’a pas évité le trône pour fuir ses responsabilités, mais parce qu’elle en avait des plus grandes. Elle n’aime pas l’idée que ce soit le sang ou la destinée qui vous place là où vous êtes, mais bien vos propres choix, ce qui peut l’amener à agir en contradiction à ce que l’on attendait d’elle, si elle estime que ce n’est pas sa voie. Elle apprécie beaucoup qu’on la considère comme une personne normale et qu’on ne soit pas effrayé ni par son sang ni par ses actions, même si elle sait que c’est parfois difficile. Mais ce n’est pas un hasard si elle s’est entichée d’Amber... Par extension, elle juge les gens sur leurs actes et croit dur comme fer à la rédemption. Elle offre donc facilement son pardon, voir sa protection, à quelqu’un qui a décidé de revenir dans le droit chemin. Ne vous méprenez pas, cependant. Trompez-la à ce sujet et sa prochaine rencontre avec vous se terminera aussi en crêpe. Mais en crêpe morte, cette fois.

De toute façon, sa vision du bien et du mal est beaucoup moins tranchée qu’avant. Ses fréquentations (Myakko, c’est de toi que je parle) ayant quelques peu changés son avis sur la face cachée des choses et sur la nécessité de son existence. Sa formation politique, elle aussi, a fini par convaincre la blondinette que certaines choses qui ne devraient pas exister dans un monde parfait sont cependant nécessaires dans celui d’Autremonde. De toute façon, elle sait que le monde de la lumière finira toujours par en créer un plus sombre. Tout n’est qu’une question d’équilibre.

Cela ne l’empêche pas de courir après la lumière, ne nous mentons pas. Miss Duncan fera tout son possible pour aider son prochain et punir les coupables. Elle n’est pas dans le Talion pour rien non plus. La justice reste son idéal, et sauter dans une porte dimensionnelle pour sauver UNE personne est une décision qui lui parait tout à fait sensée. Malgré tout ce qui pèse sur ses épaules, elle ne serait plus capable de se regarder en face après avoir décidé d’abandonner un innocent à son sort. Cet idéal et sa vision des choses en font aussi la personne la plus tolérante de cette foutue planète. Les origines diverses de ses premiers amis ayant influencé son évolution dans ce monde, elle est convaincue que chacun y a sa place et que tout le monde peut vivre ensemble. Même les démons.

Malgré tout, elle n’est plus aussi entourée qu’avant. Ses anciennes responsabilités à Omois ont peu à peu coupés ses contacts avec ses amis les plus proches, et elle a fini par les perdre de vue, n’ayant pour consolation que les amitiés intéressées des gens de la cour impériale ou les prétendants des autres nations. Mais comme la jeune demoiselle s’était donné pour mantra de ne marier personne autrement que par amour, elle se retrouvait dans son coin, même les plus téméraires des candidats finissant par renoncer, au grand déplaisir de Lisbeth. Tara répare cependant activement ses erreurs du passé en s’entourant de gens de qualité, aussi bien en amitié qu’en amour. Elle est affreusement protectrice avec eux, car elle sait que ses ennemis s’en prennent souvent à ses proches pour l’atteindre, et elle ne supporterait pas d’être responsable de la mort de l’un d’eux.  C’est cependant un des paradoxes de son existence, puisqu’elle est la première à se mettre en danger pour les autres, et elle doit se faire violence pour accepter que les autres le fassent aussi. Pour conserver un minimum de logique et de crédibilité vous comprenez. Alors elle surveille de loin, prête à intervenir, quand cela doit arriver.

Son autre grand paradoxe est sa capacité à rester humble avec les gens en temps normal et ne pas hésiter à les mettre de côté quand il s’agit d’agir (parce que ça implique souvent des trucs dangereux). Elle n’aime pas dépendre des autres et préfère se débrouiller seule, mais ne supporte pas qu’on ne lui demande pas de l’aide quand elle a les moyens de l’offrir. Néanmoins, son entourage récent diminue cette impression qu’elle avait d’être la seule à faire quelque chose et cela tend à gommer ce petit défaut de sa personnalité.

Du côté professionnel, elle se cherche encore. Sa position d’importance dans le Talion lui donne certaines responsabilités, et si elle sait comment se comporter en politique, elle a encore quelques difficultés avec l’aspect militaire du Talion. La hiérarchie interne la dérange et elle aimerait que chacun voit en l’autre un camarade, quel que soit son rang, tout en sachant pertinemment que ce n’est absolument pas possible. Elle n’en reste pas moins un leader charismatique et apprécié, et son ouverture aux autres races font qu’elles sont plus enclines à se laisser donner des ordres par cette petite furie dorée. Les enseignements de Myakko ont fait d’elle une stratégie relativement douée capable d’assurer un commandement efficace même si elle se retrouvait coupée du Talion. Elle est d’ailleurs un peu méconnaissable dans certaines situations, où la conciliante Tara laisse place aux ordres fermes et concis de la guerrière.

Enfin, comme tout être de pouvoir, elle a un problème avec celui-ci, mais d’une façon plus subtile que ce que l’on pourrait attendre. Tara ne cherche pas à en obtenir plus, mais ses capacités hors du commun font qu’elle prend très souvent des risques inconsidérés, quand ils n’impliquent qu’elle et elle seule. Elle a tendance de plus à appréhender chaque combat qu’elle mène comme déjà gagné. Et cela lui arrive donc de salement déchanter. Elle n’abandonne cependant jamais et elle est de loin l’une des plus grandes têtes de mules d’Autremonde.




Votre perso est interviewé !


« Vous trouvez quelqu'un dans une très mauvaise situation qui pourrait le conduire à la mort. Vous pouvez le tirer de là, mais c'est à vos risques et périls, vous pourriez succomber vous aussi. Que faites-vous ? »
C'est une question qui a trouvé sa reponse plusieur fois. Elle n'hésite même pas et vole à son secours. Quitte à sauter dans une autre dimension. Oui oui oui.

« Vous vous trouvez devant une table sur laquelle sont disposés quatre objets : une part de gâteau, un couteau, un vieux grimoire et un bijou resplendissant. Vous ne pouvez en prendre qu'un seul avec vous. Lequel choisissez-vous ? »
Le grimoire. le reste elle en a déjà assez, et le savoir, c'est le pouvoir.

« Seriez-vous capable de tuer si vous pensiez avoir de bonnes raisons de le faire ? »
Oui. C'est déjà arrivé. Mais elle n'aime pas ça.


 
Vous et le forum

 

 Etes-vous le 2ème, 3ème ou 4ème compte d'un membre déjà présent sur le forum ? Si oui, de qui s'agit-il ? Myakko Vik'a

 Si vous avez répondu non à la question précédente, comment avez-vous connu le forum ?   Vieux vieux partenariat qui n'existe plus

 Avez-vous des idées ou des remarques à nous faire partager pour améliorer le forum ? Si oui, lesquelles ? Ptet ben... x)

  Si vous êtes nouveau, souhaitez-vous qu'on vous attribue un parrain ? Oh oui. Je m'auto attribue moi même comme parrain


 


 
Fiche codée par Fangs de Never-Utopia

 


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Tara "The Fire" Duncan


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Résidence : Omois

MessageSujet: Re: Tara'tylanhem Duncan   Mer 21 Fév 2018 - 12:56







Il était une fois une planète appelée Autremonde. C’est une grande sœur de la Terre, bien que située dans une galaxie lointaine, très lointaine. La vie y est florissante, comme sur Terre, et bien que différente elle n’en restait pas moins très semblable. Mais je vous épargne l’historique de la guerre des démons et la genèse d’Autremonde telle que nous la connaissons, ainsi que toute tentative de caler cela avec le calendrier terrien. (Pour la simple et bonne raison que ce serait déjà commencer à tirer dans les pattes des bouquins niveau cohérence…) Mais passons. Notons que des erreurs liées à mes propres souvenirs se sont surement insérées dans ce récit, même si une grande partie fut réalisée en relisant les six premiers bouquins. N’hésitez pas à me faire remarquer des choses de ce style.

Sur cette planète, un pays en particulier nous intéresse. Enfin, un pays, un empire plutôt, celui d’Omois, situé dans l’hémisphère sud de la planète, l’immense continent de Tû. A la tête de cet empire se trouvait un jeune homme qui n’aimait pas bien ça. Diriger, j’entends. Il était plutôt du genre artiste, à faire des gribouillis au crayon et à peindre quand il le pouvait. Il va sans dire que devoir s’occuper d’un empire entier n’était pas vraiment compatible avec ce genre de passe-temps chronophages. Surtout que pour notre jeune empereur, gouverner c’était quand même chiant comme la mort. Danviou, car c’est comme ça qu’il s’appellait, décide donc de se faire la malle, abandonnant sa richesse, ses responsabilités et tout ce qui pouvait aller avec, de bien comme de mauvais.

Il fuit pour un autre royaume d’Autremonde, le Lancovit, qui ressemble sensiblement à Omois en moins clinquant, plus ouvert et avec des traditions moins débiles. Au-dessus de la ville, son tapis volant choisit cet instant pour se montrer défectueux (à court d'énergie magique plus exactement), et le bougre chute en plein sur une jolie demoiselle. Celle-ci est légèrement surprise, mais comme l’on pouvait s’y attendre d’une introduction aussi cul-cul, aussi très légèrement sous le charme dès le premier regard. Lui aussi d’ailleurs. Que les choses sont bien faites. S’ensuivit une longue, longue, longue période de mièvrerie, de je te fais la cours, qui aurait pu durer vachement moins longtemps si la mère de la demoiselle en question n’avait pas décidé de fermement s’y opposer, pour le bien de sa fille. Une histoire comme quoi les littéraires les artistes c’était pas un bon parti et que ça devait surement être un glandeur qui se sauverait avec la fortune de la famille. Alors qu’on parle du gars qui est parti du palais impérial avec le même budget qu’un mec de pekin express.

Malgré tout, Danviou et sa douce Selena gagnèrent leur duel contre la mère Isabella, et finirent aussi par pondre une gosse. Tara qu’elle s’appelait, la gosse. Malheureusement, tout ne va pas toujours bien sur Autremonde, et alors que la jeune Tara n’est encore qu’un bébé, le plus nul de tous les antagonistes de l’histoire de la littérature prit d’assaut la petite famille. Magister, le maître des sangraves. L’homme qui, sous prétexte qu’on avait buté son amoureuse dragonne, avait décidé qu’il ratiboiserait la gueule de toutes ces faces de sauriens de la surface de la planète. Et pour ça, il avait besoin de puissance, puissance qu’il trouverait dans des objets démoniaques. Ceux-ci étaient bien planqués et nécessitaient qu’un membre de la famille impériale d’Omois en demande l’accès. Il s’est donc naturellement dit qu’il allait enlever la petite Tara.

Il s’introduisit donc dans la maison, mais ce qui va suivre va vous étonner. “Je kidnappe l’héritière d’Omois, ça tourne mal, explications”. Pendant son forfait, il tue le familier d’Isabella, un gros tigre, puis Danviou lui tombe dessus et le maléfique Magister le met hors d’état de nuire en le faisant se prendre un coin de table. Ne pouvant le soigner (il avait rien contre lui), parce que la mère et la grand-mère arrivèrent et il choisit de sauver sa propre vie plutôt que celle du père de Tara. Tant pis pour lui. Il kidnappe quand même sa mère pour faire bonne mesure, parce qu’elle est sacrément bonne. Non en vrai il est juste tombé raide dingue d’elle en la voyant. Ça devient récurrent.

La garde de Tara va donc à sa grand-mère, qui s’exila sur Terre avec elle, pour lui éviter que la magie ne se manifeste chez elle. Parce qu’elle a promis à Danviou mourant que Tara ne deviendrait pas sorcelière, se liant ainsi par une parole de sang (une invention débile qui te tue si tu ne respectes pas ta promesse). Sauf que cette imbécile de mamie, elle avait un peu oublié qu’elle avait laissé un dragon faire des trucs bizarres à sa petite fille quand les parents ne regardaient pas, pour augmenter sa puissance magique. Tara ne savait pas parler qu’elle faisait déjà des démonstrations de magie. Qui ne se produisaient jamais en présence de ses parents, d’ailleurs. Que les choses sont bien faites.

La vie de Tara s’annonçait donc radieuse. Elle était une jolie gamine blonde adorable, avec une mèche blanche naturelle. Enfin non, elle était casse-couille comme une petite sœur même si elle était fille unique, têtue au possible et avec un rapport assez conflictuel à l’autorité que représentait sa grand-mère. Qui avait vraiment du mal avec l’éducation. Et oui en même temps on parle de la femme qui a enfermé sa fille dans un donjon gardé par des trolls parce qu’elle n’était pas d’accord avec son choix de petit copain. C’EST AUTRE CHOSE QUE TA MAMAN QUI VEUT QUE TU RENTRES DE TA SOIRÉE AVANT MINUIT.

Comme l’on pouvait s’y attendre, la magie lui vint naturellement et elle s’aperçut bien vite qu’elle n’était pas comme les autres. Sa première démonstration consciente de magie étant liée à un vilain bully qui lui tirait les cheveux à la recrée et qui n’a plus jamais voulu s’approcher d’elle après l’incident. Tout ça parce qu’elle l’avait poussé mentalement et qu’il s'était fait mal aux fesses. C’est pas comme si elle avait tué ses parents ou quoi. Mais s’il avait pu obtenir une ordonnance restrictive il l’aurait certainement fait.

Tara atteignit ses douze ans sans encombres et sans se faire remarquer pour démonstrations publiques de magie, puisque celles-ci ne survenaient que lorsqu’elle était en privé avec ses deux copains, Fabrice et Betty. Que les choses sont bien faites. Néanmoins, quelqu’un d’autre était au courant de tout ça et se gardait bien de le dire à qui que ce soit. LA NOUNOU DE TARA. (tin tin TIIIIIN). En effet, celle-ci était sorcelière également, alors forcément ça aide à ne pas être choquée quand quelqu’un fait des éclairs avec ses mains, et elle ne disait rien car depuis le début, elle était l’espionne de Magister qui n’avait pas renoncé à ses plans.

Donc, on a une nounou maléfique au service du méchant maléfique. Une nounou qui impliquait donc que la grand-mère n’avait pas beaucoup de temps pour s’occuper de sa petite fille. On parle donc de quelqu’un de très proche, avec des milliers et des milliers d’occasions de se tirer avec la gosse n’importe quand pour la ramener à son maître, qui cherchait alors encore à s’emparer des objets démoniaques. (Notons aussi que ça fait dix ans qu’il fait une fixette dessus mais qu’il a rien réussi à faire. Efficacité 0.) C’est facile de droguer un gosse de six ans et de l’embarquer, même pour aller sur une autre planète. Pourquoi. Personne. N’en. A. Eut. L’idée. Mais vous remarquerez bien vite que beaucoup, beaucoup de problème se produisent par la stupidité ambiante des adultes et que beaucoup, beaucoup de problème ne se produisent pas non plus, pour la même raison. C’est un équilibre. Que les choses sont bien faites.

Néanmoins, pour une raison obscure, Magister se dit : “Ah, elle a douze ans maintenant. C’est une petite fille douée de raison et de réflexion et je vais donc pouvoir facilement la faire venir avec moi en lui proposant des bonbons”. Je vous jure que c’est son plan. Manque de bol, c’est le jour où elle fait de la merde avec sa magie, encore, et donc que sa grand-mère se voit obligé de lui expliquer quelques trucs, sur comment ça fonctionne et des choses comme ça. Que les choses sont bien faites. Néanmoins elle lui effaça momentanément la mémoire, pour faire bonne mesure. (Mais c’est surfait.)

Magister attaque donc, envoyant son sbire. Oui un seul, même s’il fait des invocations pas trop dégueues. Il parvient cependant à vaincre, par surprise, Isabella (qui est sensée être ultra badass mais pour les besoins du scénario, elle se fait ici bêtement pétrifiée). Le vilain lui lance alors un double sort, un qui paralyse puis un qui crame, sauf que Tara dans sa toute-puissance de gamine de douze ans se la joue Yoda, plongeant ses mains dans le rayon pour le renvoyer à la tête du lanceur, interrompant ainsi celui qui crame, laissant sa grand-mère seulement pétrifiée. Elle avait douze ans, je le rappelle. Pas téméraire non plus, elle fuit et se planque dans la maison, où sa nounou la rejoint. Donc maintenant, nouveau topo. La nounou, qui est censée être au service du méchant, choisit-elle de lui mettre un petit coup sec derrière la nuque et la livrer aux sangraves dehors? Non non. Elle choisit plutôt de toute lui expliquer, et l’aida même à protéger sa grand-mère et les domestiques de la maison. Sympa la meuf.

Arriva alors un autre sangrave, alors que la nounou s’était sauvée pour appeler des renforts d’Autremonde (MAIS POURQUOI FAIT-ELLE CA?). Celui-ci tint à peu près ce langage :

“— Je désire voir la petite Duncan ! Je sais que tu es là, Tara, ne te cache pas. Si tu viens à moi tu auras une belle récompense. Tiens, tu veux des bonbons ? J’en ai plein !”

Oui je ne mentais pas quand je disais que le plan de Magister comprenait des bonbons. Ces lignes sont tirées du bouquin. Je vous passe les détails de la tentative bien pourrie de Magister de capturer Tara. On peut cependant noter qu’il est encore venu seul, avec des créatures débiles qui ne savent pas ce “qu’encercler” signifie, plutôt qu’un commando de ses meilleures troupes. (Vous commencez à comprendre pourquoi il n’a toujours pas d’objets démoniaques?)

Il échoua donc magnifiquement, faisant exploser la maison de rage (il a tenté de suivre des thérapies sur la gestion de la frustration mais on l’a mis dehors très vite). Tara s’était heureusement enfuie par un passage secret, et son premier mentor arriva avec sa nounou qui ne se dit toujours pas qu’elle est idiote. L’homme en question, Chemnashaovirodaintrachivu (dit Maitre Chem) n’était pas un homme, c’était un dragon qui avait pris l’apparence d’un vieux gâteux, parce qu’un mentor se doit d’être vieux et vénérable, même si en réalité, il avait environ une vingtaine d’années de dragon. Le dragon explique un peu la situation à Tara, et force sa grand-mère à faire un peu pareil, et celle-ci révèle son problème de parole de sang, que Tara ne comprend que moyennement. Chem finit par emmener Tara et son pote Fabrice qui avait lui aussi développé des pouvoirs magiques selon une raison débile, inédite dans cet univers et jamais revue ensuite. (A savoir les émanations magiques de la porte de transfert du coin, qui n’a eu cet effet sur personne depuis des millénaires et ne le refera sans doute jamais). Notons que Maitre Chem commenta l’assaut en pensant: “Et ces maudits Sangraves voulaient la jeune fille… ils la voulaient absolument. Jusqu’à envoyer deux des leurs pour l’enlever.”. Lui aussi n’est vraiment pas malin du tout, en fait.

Bref. Tara se retrouve alors sur Autremonde, dans le royaume du Lancovit, non sans quelques protestations et révélations dramatiques du genre : “en fait ton chien est un de tes lointains ancêtres qui a bu une potion qui rends immortel mais qui te transforme aussi en chien”. Cela dit ça ne doit pas être si terrible, comme vie. On lui colle alors un genre de carte d’identité biotique dans le poignet, et après avoir croisé quelques phénomènes magiques nouveaux et des créatures bizarres, on la lâche dans la nature, genre “bon allez démerde toi un peu”. Enfin pas tout à fait parce qu’on la laisse entre les mains d’un individu à l’aspect plus que douteux. Un jeune garçon brun du nom de Caliban Dal Salan étant celui qui aurait l’honneur de lui montrer un peu comment tout fonctionne ici. Et son nouvel ami lui permet d’apprendre immédiatement les conséquences de la promesse de sang entre son père et sa grand-mère. Pouf, un petit coup de stress pour sa mamie.

Tara se fait des amis rapidement, puisque Cal se prend vite d’affection pour elle, mais aussi des ennemis (qui ont le charisme d’une huître). Elle trouve ainsi sa pire ennemie en la personne d’Angelica Brandraud, une espèce de clone de Drago Malefoy féminin, mixé à Jeoffrey Lannister. Un bon combo de tête à claque. Tara forme vite une bande de joyeux luron, comptant ainsi Fabrice, Caliban, mais aussi Robin M’Angil, un demi-elfe (oui en vrai c’est plus tard mais autant le caler là), Moineau, une princesse descendante de la Bête de la Belle et la Bête. Tara fait la rencontre de plein de monde très vite, et souvent haut placé, puisqu’elle tape la discu au Roi et à la Reine du Lancovit dès son deuxième jour. Elle fait vite. Mais passons sur tous les trucs chelous qui se passent le temps qu’elle découvre la magie, comme les entrainements dans les salles en apesanteurs qui sont juste là pour montrer que Tara est intelligente et une bonne leadeuse de groupe (et qui ressemble vachement à la un truc dans la Strategie Ender, je dis ça je dis rien.)

Et arrive alors un élément perturbateur bien connu, l’ami Magister. Plutôt malin (pour une fois), il avait engagé des harpies (dont les griffes sécrètent un venin qui n’a pas d’antidote, et personne n’a eu l’idée de les forcer à porter des chaussettes en métal ou un truc du genre pour éviter que quelqu’un ne s'égratigne dessus par erreur. Putain les branlots.), qui blessèrent donc Tara, qui se retrouve en PLS sur le carrelage. Magister arrive en ricanant (par projection magique, il est stupide mais pas au point de se pointer réellement), et offre l'antidote à Tara si celle-ci se laisse capturer. C’est un peu mieux que des bonbons quand même.

Mais Maitre Chem, un peu vexé que Magister lui fasse des coups de putes comme ça, sort son joker et ramène Tara et ses potes dans les Limbes. Parce que oui, quand un dragon décide d’aller faire un tour dans la dimension la plus dangereuse du coin, il ne le fait pas avec un bataillon de Haut Mage ou des soldats d’élites. Non, il prend des gosses de douze ans…

Les voilà donc dans les Limbes démoniaques, et ils se retrouvent immédiatement piégé par le système de sécurité en place, à savoir des… couleurs. Pas des couleuvres, même si en soit ce ne sont pas des serpents dangereux de toute façon. Mais bien les couleurs. blanc, jaune, rouge, bleu et noir (mais c’est tout). Donc maintenant on se pose deux secondes et on essaye de comprendre comment un phénomène physique comme les couleurs puissent ainsi s’incarner dans une entité vivante. TGCM. Les couleurs tentent de les bouffer, globalement, parce qu’elles ne sont pas contentes d’être enfermées. Mais Tara (oui encore elle, mais en même temps c’est sa fiche…) leur explique gentiment comment se casser d’ici, et comme ça fonctionne, ba les couleurs se cassent d’ici… NON SANS LUI OFFRIR UN TRUC AVANT. Et oui, un premier pouvoir pété, petit bijou coloré au creux de son cou, incrusté dans la peau comme un tatouage. Tara peut désormais appeler les couleurs à son secours quand elle le souhaite. Chose qu’elle ne fait jamais ou presque dans les bouquins malgré le potentiel de la chose. Notons que ce n’est arrivé à personne, et pourtant, Maitre Chem identifie l’origine et l’utilité du bijou d’un seul coup d’œil. Il est fort ce Chem.

Ils arrivent sans encombre chez le roi des démons (encore un grand de ce monde), qui se moquent un peu d’eux avant d’annoncer qu’il n’a pas de contrepoison. En même temps pourquoi est-ce qu’un démon, qui vit dans un endroit sans harpie et qu’en a donc rien à cirer, aurait un contrepoison. QUI A EUT CETTE IDEE DEJA? CHEM? Pas étonnant. Néanmoins Tara s’énerve parce qu’elle va mourir et elle vexe le roi des démons. Il fallait juste lui dire qu’il n’était pas puissant, et en un sort il lui jette un sort qui lui permet de vivre plus longtemps.

Toutes ces péripéties n’avaient donc qu’un seul et unique but : donner un pouvoir pété à Tara.

N’ayant pas d’antidote, Chem laisse Magister prendre Tara. Sauf que sur Tara était caché Caliban. Comment me direz-vous ? En expirant beaucoup beaucoup (c’est une technique de Voleur Patenté, son cursus scolaire) il a réussi à se glisser sous la robe de Tara et s’y accrocher comme un koala. Tara se fait embarquer, et alors que Magister la soigne, Cal sort de sa cachette et lui jette… du poivre sur la gueule. Alors quand on a un ennemi bien vilain on essaye de lui jeter des trucs mortels, pas des trucs qui font éternuer. Fin, j’sais pas moi. Tara leur lâche un terrible “allez en enfer” et les deux sangraves disparaissent. Comme ça.

Car oui, le roi des démons était un poil vexé, alors il avait aussi laissé un petit cadeau à Tara, un petit démon qui fait vivre à ses interlocuteurs les métaphores qu’elle prononce. Un truc super fort que l’auteure a quand même eut la présence d’esprit de lui enlever rapidement. Histoire qu’elle ne tue pas tout le monde simplement en parlant. Mais du coup avec quelque chose d’aussi puissant je ne comprends toujours pas comment les démons ont pu perdre la guerre. Elle a donc une semaine avec ce pouvoir et personne n’essaye d’exploiter son don. Je sais pas, y’a quand même des métaphores hyper cool à tester. Néanmoins, on fait confiance à sa capacité à fermer sa grande gueule (les fous.) et cela lui permet de continuer de vivre sa vie, et les entrainements des sortceliers du château.

Qui aujourd’hui allait leur apprendre à monter des pégases, magnifiques chevaux ailés, non pas pourvu de sabot mais de pattes griffues. Notons alors que quelque chose d’incroyable se produit. Un pégase sauvage (oui sauvage, parce que le maître de l’écurie est formel, il ne fait pas parti de son haras) sort de nulle part, et devient le familier de Tara. Pouf. Comme ça. Il s’appelle Galant parce qu’il a besoin (forcément) d’un nom classe et pompeux. Elle est donc très bonne cavalière d’emblée grâce à son lien mental et son familier bien qu’imposant la suit partout, miniaturisé si besoin. Sa vie continue, elle montre qu’elle est puissante, lance des sorts (sans faire exprès) à Angelica quand elle le peut, ce genre de chose, jusqu’à ce que Fabrice disparaisse. Pouf, plus là. Ce qui n’est pas sans rappeler une autre série d'enlèvement qui était arrivé il y a quelques temps...

Ils mènent donc leur enquête en soupçonnant le vampyr du coin (qui est un ersatz de Professeur Rogue), et continue celle-ci à Omois, puisque c’est là-bas que tout le monde va pour faire soigner Tara. Ce qui est fait à grand efforts de plein de hauts mages réunis pour l’occasion, et le démon des métaphores qui se planquait dans le corps de Tara est renvoyé dans les Limbes. Ah non, désolé, ils l’ont fait exploser. Barbare un peu. S’ensuit une idée à la con qui est de faire une démonstration et une avalanche de cadeau aux dirigeants du coin (encore !) et Tara se retrouve devant sa tante (sans le savoir cependant) à faire de la magie, chose qu’elle ne contrôle pas encore correctement. C’est un euphémisme même. Néanmoins, la blondinette s’en sort bien et produit une immense statue de pégase de verre et d’or pour offrir à l’Impératrice, et montre à quel point son familier est cool avec un spectacle qui aurait mis Pinder en faillite. Mais c’était sans compter sur son ennemie de toujours, et une piqûre d’insecte la déstabilise, sans pour autant faire tout foirer. Raté, Angelica. Mais pimbêche la nana.

Vient alors l’exercice le plus compliqué, la création d’une porte de téléportation, qui, si l’on en croit les explications du bouquin, est un exercice difficile et dangereux, qui pouvait aspirer et envoyer des gens directement… à la mort. Et on fait faire ça à des enfants. De douze ans. C’est beau. Et ce qui devait arriver… arriva. Une porte explosa, créant un petit trou noir des familles, qui aspire un gosse et le familier d’Angelica qui l’avait bien cherché. C’est aussi à ce moment-là que Moineau se transforme pour la première fois en Bête, pour sauver Tara qui avait bien failli y passer aussi, car quelqu’un dans l’assemblée s’opposait à la fermeture de la porte, qui finit tout de même par être refermée. Une enquête impériale s’effectue donc pendant que les Lancoviens continue leur séjour à Omois et visite notamment la cité Impériale. C’est ici que Tara fait l’acquisition d’un nouvel objet plutôt sympa, une carte magique qui parle, fait gps, fait des tracés à la volée comme dans les jeux vidéo et a un sale caractère. En arnaquant le vendeur en plus de ça.

C’est là qu’Angelica se pointe pour lui mettre des gifles (si, je vous jure), et Tara passe en mode super sayan et lui montre qu’elle est quand même l'héroïne de ce bouquin et qu’on la gifle pas comme ça. Arrive Deria (la nounou, mais on s’en foutait de son nom) et Dragosh Rogue le Vampyr qui tente de les téléporter. Sauf que Deria l’en empêche, et alors que tout le monde croyait que c’était elle la gentille, et ba en fait non, puisqu’elle emmène tout le monde directement dans la Forteresse Grise, QG des Sangraves. Il était temps qu’elle fasse quelque chose, cette idiote-là. Mais passons.

Magister vient en personne expliquer ce qu’il fait ici, à savoir enlever des enfants pour les transformer en Sangrave. Un truc de méchant classique quoi. Et on les laisse tranquille, parce que Magister est persuadé que personne ne peut s’enfuir de son joli château invisible. Tara fait la connaissance d’une nouvelle amie, une naine sortcelière du nom de Fafnir, qui s’ajoute à la liste des personnages avec des compétences d’exceptions qui entourent l'héroïne. Que les choses sont bien faites.

Robin leur indique qu’il a un sort de localisation sur lui, qui, pour des raisons purement scénaristiques, met longtemps à se mettre en place, et malheureusement, alors qu’il frimait pendant un entraînement, il est repéré en tant qu’elfe et le sort est levé avant que celui-ci n’indique la position exacte de la forteresse sangrave. Quel imbécile. Mais cela permet à Tara de montrer à tout le monde qu’elle envoie du lourd niveau magie en prenant à parti la Sangrave qui dirigeait l’entrainement, puis tous les autres, puis Magister qui finit quand même par la vaincre. Non sans avoir pris quelques coups bien placés avant.

Notons qu’on ne la punit pas plus que ça hein. On ne tente pas non plus de juguler son pouvoir en attendant qu’elle embrasse la cause. Quelle tarte ce Magister. Il la laisse même rencontrer sa mère qui habite dans le coin depuis une dizaine d’années. Oh et puis Magister lui révèle (contre son gré) qu’elle est héritière impériale. Allez hop.

S’alliant à Fafnir, le magicgang (même s’il ne s’appelle pas encore comme ça), s’échappe de la forteresse par des tunnels creusés par la naine depuis plus d’un an (efficace), en emportant avec eux Angelica. Et les dieux savent à quel point cela les enchante. Ils voyagent à pied et en volant sur Galant, et par un heureux hasard se retrouvent sur les branches d’un arbre qui parle (ce qui n’arrive plus dans la suite des bouquins). Ils parviennent à lui fournir de l’eau de source depuis les profondeurs et l’arbre leur offre un rameau magique qui permet de faire pousser n’importe quoi très vite. Et pour une fois c’est pas Tara qui récupère l’objet pété.

Tout s'accélère, et ils se retrouvent dans les Marais de la Désolation, un nom qu’ils auraient peut-être pu essayer de répéter plusieurs dans leur tête avant de s’y pointer. La naine se fait sa potion de plante pourpre anti magie et une armée de mangeur de boue encercle leur position. Néanmoins, ils ne font rien pendant un moment ce qui laisse à Manitou le temps de déterrer un caillou particulier qu’ils polissent en boule de cristal (le smartphone d’Autremonde) pour appeler les renforts. Il s’avère aussi que cette pierre est aussi une entité consciente bourrée de magie et qu’elle se lie à Tara, lui offrant ainsi un réservoir de magie plus grand encore que ses propres réserves. Encore un truc pété. Tara entre en symbiose avec sa pierre, téléporte Chem et une armée d’elfe et de dragon et leur combat libère le truc qui donnait son nom au marais. Mais tout le monde s’en fout, le plus important, c’est de mettre une peignée à Magister, et vite.

S’ensuit donc une infiltration réussie et un assaut magistral, un peu fouillis, et par un petit piège de Magister, Tara et ses amis se retrouvent sur Terre, sous l’océan, dans les ruines de l’Atlantide. Son antagoniste lui confirme alors ses origines impériales, et la force à lui donner accès aux objets démoniaques en échange de la vie de sa mère. Tara accepte donc à contrecœur, et pendant que Magister s’approprie le pouvoir du Trône de Silur (au prix de l’ouverture d’une faille sur Terre, ce gros malin), la blondinette se sert de la toute-puissance de sa magie pour faire éclater le trône en plein de petits morceaux de caillou. Magister ragequit la zone et tout est bien qui finit bien pour ce premier tome, tout le monde rentre à Travia et on organise une petite fête.

Tara peut donc repartir tranquillement sur Terre comme si de rien était. Mais c’est sans compter sur Lisbeth, l’actuelle Impératrice d’Omois, qui a monté un terrible jeu de manipulation pour se débarrasser de ses ennemis. Le premier rouage étant d’accuser Cal de meurtre, en lui mettant sur le dos le sortcelier mort dans la porte de transfert, pendant le spectacle des sortceliers. Plutôt que de le laisser se démerder tout seul, Tara se jette donc à son secours malgré les interdictions de tous les adultes du coin (notons que cela ne leur donne pas plus d’intelligence que les gosses, cela dit).

Un procès s’organise donc, et Caliban est écroué, parce que les Diseurs de vérité ne peuvent pas lire son esprit (olalala que c’est étrange), et on convoque donc le fantôme du garçon qui l’accuse donc (olalala que c’est étrange). Tara connaît alors une nouvelle vie : celle d’une cible. Quelqu’un veut sa mort et le lui fait bien comprendre en essayant à de nombreuses reprises. Elle s’en tire plutôt bien à chaque fois, cela dit. Et cela ne l'empêche pas de vouloir faire évader son ami emprisonné, même si lui n’a pas besoin d’eux pour ça. Le plan est simple, pourtant : on le fait s’évader, et on va dans les Limbes pour rencontrer une statue magique à qui on ne peut mentir et qui peut convoquer les fantômes à loisir. Simple comme bonjour !

Je vous passe l'exécution, mais au final c’est un gnome qui fait s'évader Caliban, lui refilant une piqure de t’sil, un insecte pas très marrant dont les œufs éclosent en vous et vous dévorent pour sortir. La joie. Fabrice se lie aussi avec son familier qui est un éléphant bleu, sauf que lui il n’est pas là pour laver des voitures. lls partent donc tous ensemble sauver les gnomes d’un maître chanteur (l’oncle de l’impératrice Lisbeth), en oubliant que ces petits salopards font chanter Cal pour ça. Alalala, faites ce que je dis, pas ce que je fais. Tara fait obtenir à Robin un nouvel objet fumé, à savoir un arc légendaire qui fait revenir les flèches après la mort de leur cible. Pratique. Une nouvelle tentative d’assassinat plus tard, Fafnir la naine qui leur apprends que peut-être manger des plantes des marais de la désolation ça lui fait des trucs bizarres et qu’elle est en fait sous l’emprise du ravageur d’âme, et Tara meurt toute seule comme une grande. Ouais ça va vite.

Elle et Cal voulant récupérer le livre interdit, pénètre dans la chambre de maitre Chem pour l’emprunter, sauf qu’un gnome le fait avant eux, déclenchant les pièges mortels. Pouf, plus de Tara. Pouf, plus de Cal. Mort. Kaput. Mais comme les choses sont bien faites, le dragon avait posé une alarme pour le prévenir (bon, pour une fois, ça c’est sensé) et il peut annuler son sort mortifère. Les deux ados reviennent donc à la vie, et peuvent se la péter en disant qu’ils sont déjà morts une fois. Bredouille, ils continuent à suivre leur plan et débarquent comme des fleurs chez Bandiou, le tonton de l’Impératrice. Ils trouvent grâce aux fonctionnalités puissantes de la carte magique, la porte de transfert clandestine de l’oncle, trouvent les gnomes, les sauvent, puis se font mettre bêtement en PLS par le tonton flingueur qui avait un artefact magique hyper puissant. Fort heureusement, le ravageur d’âme décide qu’il est temps de passer à l’action. Que les choses sont bien faites. Il lutte contre le pouvoir du comte ce qui permet à Fafnir de lui mettre un pain, qui le fait basculer au fond de son puit asséché. Crac, fait la colonne. Tout le monde est content, et le ravageur est assez affaibli pour pas vaincre tout le monde maintenant, alors il attend son heure. Sauf que pas de bol, l’antidote pour les t’sils de Cal s’est brisé. De toute façon, il apprend peu après que c’était de toute façon un t’sil doré qui n’a pas d’antidote. Rip comme on dit. Même Maitre Chem n’y peut rien, et le jeune homme finit par convulser sur le carrelage. MAIS EN FAIT NON AHAHAHA !

Et oui, ce con est déjà mort. Les œufs des insectes sont morts en même temps ! Que les choses sont bien faites. Ce détail réglé, ils peuvent joyeusement se pointer dans les Limbes, déguisés en démon, pour aller voir le Juge. En écrasant le roi des démons au passage. Le Juge, bien gentil, donne une petite leçon à Cal mais l’innocente quand même. En bonus, il fait même apparaître le fantôme du père de Tara. Gratos. Forcément, ça la chamboule un peu. Elle décide donc, pour lui faire lever la promesse de sang de sa grand-mère, de voler le Juge. Allez hop, roule ma poule, on se sauve des Limbes avec le trésor national. Qu’est-ce qu’il pourrait arriver ?

Pas grand-chose, au final. Ladite grand-mère arrive à point nommé (ils sont forts pour ça), la malédiction est levée, et Chem rend le Juge aux démons qui ne se plaignent pas plus que “c’était ça ou la guerre.” Mais tout va bien, du coup. Fafnir part pour le marais de la Désolation avec des Haut Mages (très con comme plan) tandis que les autres vont à Omois faire innocenter Cal et trouver des informations contre l’entité maléfique. Parce qu’ils savent très bien que ça va mal tourner, cette histoire. L’une des étapes du plan consiste à faire chanter l’Impératrice. Tara, véritable Sherlock de treize ans, a en effet compris que toute l’histoire de condamnation de Cal n’était qu’un moyen détourné pour faire enquêter Tara à sa place. PARCE QUE C’EST CONNU QUE LES ADOS SONT MEILLEURS POUR CA QUE LES SERVICES SECRETS. Ah, mais attendez, en fait, c’est plutôt vrai.

Plutôt reconnaissante, l’Impératrice leur balance plein de cadeau, à base de titre de noblesse et de propriétés qui rapportent. Je veux pareil s’il vous plait... Après une ou deux nuits, Tara échappe encore à un attentat à sa vie, ça en devient vraiment une habitude. Elle laisse cependant croire à sa mort, et elle aurait pu mener facilement l'enquête si Fafnir n’était revenue avec le ravageur d’âme. Qui a déjà contaminé tout un pays. Alors là, le passage est assez chiant. Donc ils trouvent l'âme blanche qui devrait vaincre le ravageur, mais se font capturer, mais ils arrivent à s’enfuir (comme d’hab). Grâce à Magister. Qui arrive à point nommé. Le ravageur est vaincu grâce à l’artefact et du coup le chef des Sangrave lance une attaque sur Tara. Qui lui met un gros stop avec sa pierre magique et sa toute puissance. Pour le style, ils se font même un petit combat de dragon sans magie, histoire de rajouter un peu de piment à leur affrontement. Tara gagne avec un petit plan de fourbasse et Magister se voit contraint de fuir dans les Limbes en offrant son âme et ses services au roi des démons. Pas ouf comme bail.

Tout le monde rentre, c’est la fête, sauf que l’assassin qui cherchait à tuer Tara depuis le début du bouquin enlève son grand père pour l’attirer dans un piège, dans lequel Tara court. Et le mystérieux meurtrier est une nana qu’on n’attendait pas du tout à voir là. Elle est la fille du Sangrave que Tara a défiguré avec du feu, et aussi (pas de bol les coïncidences) une victime d’une potion de jeunesse de Manitou. Elle a genre vingt ans mais elle fait plus. Bien bien plus. Tara est sauvée (même si elle aurait pu s’en sortir toute seule je pense) par la Chasseur de Magister, une vampyr buveuse de sang humain à l’efficacité redoutable.

Et alors que tout le monde pensait que c’était la fin du bazar… Tara est convoqué par l’impératrice Lisbeth, qui en fait son héritière parce qu’elle a enfin compris les origines de la jeune fille. Allez hop. Treize ans. Héritière. L’impératrice lui refile une bague avec un efrit serviteur. La jeune blondinette refuse son titre et tout, mais Lisbeth, pas toujours bête, se rend sur Terre avec elle pour voir un peu comment ça marche, et finit par lâcher un simple mais efficace “Soit Tara rentre avec moi, soit je déclare la guerre au Lancovit”. Si elle avait pu, elle aurait drop son micro.

Ca a son petit effet, et ça surprend même son demi-frère. Celui-ci calme un peu le jeu, et ça devient une guerre fictive dans un environnement de simulation digne de Matrix. Tara, ses amis et les armées lancoviennes contre les troupes innombrables d’Omois. Autant dire que le Lancovit fait pas un pli, mais Tara se la pète encore, car la vue de la mort (fictive certes) de ses amis la fait passer en mode super sayan, et elle crame l’intégralité des troupes ennemies. D’un coup. GG easy no re. Il n'empêche qu’elle se rend pour pas que ça arrive en vrai.

Bon, à un moment, il faut savoir dire halte au feu, et c’est ce que le corps de Tara fait. “Overdose de magie, stop svp”. Et pouf, Tara en perd la mémoire ! Cela ne l’empêche pas d’utiliser sa magie pour autant et elle déjoue encore une tentative d’assassinat sur sa personne. Mais je vais finir par ne même plus le relever, hein… Une explosion terroriste plus tard, elle est de retour sur Autremonde pour foutre le bordel. Car arrive sa plus grande nemesis. Medelus. Oh non, ce n’est pas un super vilain. C’est juste un glandu qui a réussi à pécho la maman de Tara, et comme tout ado de cet âge ou presque, quand maman ramène un beau papa, on fait “non” en bloc. Tara ne fait donc pas exception et le déteste d’entrée de jeu. Après, le personnage est tellement pathétique qu’on peut comprendre pourquoi.

Bon, là arrive un petit tour de passe-passe. La chevalière avec l’efrit là, que Lisbeth a offert à Tara… Ba il faut prononcer une formule de protection en la donnant. Ce que la Grande Impératrice n’a pas fait. L'imbécile (je le redirais souvent en parlant d’elle). Le démon s’en rend compte au bout d’un moment et ensorcelle Tara qui n’y peut rien, pour une fois. L’objectif de l’efrit est que Tara lui ordonne de tuer sa tante. Ouais, c’est son plan, à froid. Pas ouf, surtout quand on connait la donzelle. Mais il a plus d’un tour dans son sac, attention. Il efface la mémoire de la blonde, et retourne se planquer dans sa bague.

La pouf, introduction de deux personnages relous (♥)… j’ai nommé Jar et Mara. Deux petits jumeaux qui vont tout faire pour pourrir la vie de Tara. Et ils y arrivent bien, ces petits cons. Mais on n’a pas trop le temps de s’attarder sur eux puisqu’un nouveau meurtre a lieu au Palais. Vive la sécurité. C’est un zombie qui est mort, victime de la même entité terroriste qui a fait exploser la bombe plus haut. Antisort, des nonsos anti-magie un peu jaloux de pas pouvoir en faire. La réaction de l’Imperator est immédiate. Et stupide. Tara lui faisant remarquer finement (sans lui dire qu’il est stupide), celui-ci montre plus encore sa stupidité en… nommant Tara une gamine de quatorze ans chef de l’enquête. Enfin, je veux bien croire que les services de renseignements sont des teubés, mais quand même. Elle appelle donc tous ses copains en renfort. Un attentat contre Tara plus tard, un snuffy rodeur ayant réussi à fuir de chez Magister leur donne la position de son repère. Sympa.

L’impulsivité étant un trait de la famille Impériale, Lisbeth prends son armée et fonce avec l’Imperator pour raser la base. Les imbéciles. Bon, ok, ils se sont un poil fait manipuler par un agent Sangrave qui leur a fait remarquer qu’une victoire aussi simple serait de la propagande gratuite. MAIS QUAND MÊME. Mais bon ça c’est une nouvelle insignifiante à côté de ce qui arrive. Isabella se pointe, pour offrir la relique de la famille, car c’est aussi l’anniversaire de Tara. Que c’est commode. Une changeline. Un objet relativement vivant qui est capable de puiser dans les poches dimensionnelles de son porteur pour l’habiller, l’équiper, le coiffer et le maquiller en l’espace d’un demi-millième de seconde. Elle est aussi capable de défendre son porteur quand bien même celui-ci n’en a pas la capacité, en se changeant en bouclier protecteur. Elle reçut également, dans les trucs fumés, des gants en melacier destructor indestructible, l’équivalent nain du boulet de démolition, une uniclef, passe partout universel, une dent de dragon capable de soigner tous les empoisonnements (mais ptet pas ceux de harpies sinon le T1 voilà quoi stp.). La fin de l’anniversaire se ponctue par le départ des dirigeants pour se mettre sur la gueule. Pas de temps à perdre






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Tara "The Fire" Duncan


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Age du personnage : 22

Familier : Galant, pégase
Couleur de magie : bleu azur
Niveau de magie :
  • Très élevé
Niveau de combat :
  • Elevé


Métier : Apprentie Impératrice, catastrophe
Résidence : Omois

MessageSujet: Re: Tara'tylanhem Duncan   Mer 21 Fév 2018 - 12:58







Quelques jours passent et l’efrit, à l’aide d’un mauvais rêve bien calculé fait prononcer à Tara la fameuse phrase qui lui permet d’aller tuer l’Impératrice. Facile comme plan. Magister agit lui aussi, puisqu’il capture le groupe d’assaut et déclare la guerre à Omois, utilisant le pouvoir du sceptre maléfique qui inhibe la magie de tous les adultes. Que c’est commode. Tara fait donc preuve d’une sagacité et d’un leadership incroyable qui souffle tout le monde. Tain les adultes je vous jure. Des mesures sont prises et un sort tourne mal, envoyant tout le monde dans une dimension atemporelle, les Temps Gris. Tout ce qui vit est figé la bas, et fort heureusement, les couleurs au creux du cou de Tara ne sont pas vivantes. Elles vont donc gentiment sortir tout le monde de là. On fait coucou à Aevarr au passage. COUCOU AEVARR ! Et Demiderus aussi, mais on s’en fout il est juste là pour se la péter à chaque fois. Il leur révèle deux trois informations capitales, et voilà Tara partie chercher l’endigueur, capable de contrer le sceptre, au beau milieu du désert salteren.

Tara y rencontre un peuple secret, enfant de démons et d’humains, qui ne sert qu’à ce moment-là et ne revient jamais, qui lui refile l’endigueur et elle peut repartir pépouze. Fabrice fait le con de façon globale en cherchant à devenir plus puissant, et ça va être un motif récurrent. L’histoire avance enfin quand Selenba, la Chasseur de Magister, attaque Tara, et ne parvient qu’à tous les téléporter dans sa prison. Pratique. La blondinette est encore une fois prisonnière de son ennemi. Elle apprend alors que sa Tante est persuadée que Tara voulait sa mort pour prendre le pouvoir (allo, faut vraiment être con pour croire ça), et a donc refilé des objets démoniaques à Magister (allo, c’est ptet un peu excessif comme réaction). Oh, et que Jar et Mara sont les enfants de Magister. Ces ptits cons. Et les enfants de Selena aussi, donc les demi frères et soeurs de Tara qui en est RAVIE.

Néanmoins, Magister, sans trop le vouloir, aide Tara à se débarrasser de son démon qui la manipule et l’Impératrice finit par apprendre toute la supercherie et comprends qu’elle a été un poil idiote, comme beaucoup de fois au cours de ce tome-là. Tara parvient à sortir de sa prison sur un coup du sort, rejoint sa Tante et elles détruisent le sceptre démoniaque, et se barrent. Tout est bien qui finit bien, et Magister fait la gueule. Jar et Mara sont en fait bien les enfants de Danviou, ce qui en fait des héritiers et Tara fait moins la gueule du coup parce que y’a des gens dans la même galère qu’elle.

Nouveau tome, nouvelles aventures. On a donc une enfant, de quatorze presque quinze ans, cumulant plus de richesse que la majorité de la planète, ayant plus d’objets uniques et cheatés qu’un joueur de Diablo et des amis aux capacités aux moins aussi uniques que les siennes. Il est temps de rajouter un peu d’ombre à son histoire immaculée… Pour cela rien de plus simple, on met sur le tapis le dragon manipulateur de gêne, dont j’ai brièvement parlé à la naissance de la donzelle. Ce dragon machiavélique est introduit dans un laboratoire scientifique où on y prononce des mots compliqués comme “globinomagicogrammeur”, mot évocateur définissant la magie qui compte le nombre de gramme dans le sang. Et pas d’alcool, cette fois, mais bien de magie. On y introduit aussi un nouvel objet pété, l’Etoile de Zendra, mi quartz magique, mi circuit imprimé terrien (qui a fait ça sans que les dragons le trucide sérieux?). On apprend donc que Tara et un ou une mystérieuse inconnue sont maintenant de gigantesque bombe atomique magique et qu’ils doivent accomplir une obscure destinée, quand bien même ils doivent mourir pour ça. Sympatosh le dragon. Et on a beau le prévenir qu’une manipulation de ce genre avait provoqué l’explosion complète d’une ancienne planète, il s’en fout ! Il s’en fout tellement qu’il trucide le scientifique qui bossait pour lui, histoire d’être certain qu’on lui foute la paix.

La fameuse Tara donc, a passé un an à Omois au total maintenant, pour apprendre à se battre, à gouverner, en se mangeant des cours sur les coutumes du coin et d’autres trucs qu’elle adorait vraiment, mais vraiment. Elle en regrettait presque l’école. La blondinette n’avait même pas son brevet des collèges, et les services sociaux ne s’inquiètent de rien. Puisque personne n’avait trop tenté de provoquer l’apocalypse pendant ces quelques petites semaines depuis la défaite de Magister, la demoiselle s’était mis en tête d’en provoquer une elle-même. Bon, en vrai, elle voulait ramener son père à la vie. Sans s’être demandée pourquoi personne ne se servait du sort secret caché sur Terre pour des raisons de sécurité. En plus, il fallait voir les raisons. “Ma mère se fait draguer par des glandus, je vais resu mon papa pour qu’il leur pète la figure et vive avec maman”. Heureusement, Autremonde n’étant jamais calme très longtemps, elle et ses amis subissent une attaque de harpie, durant laquelle Robin est blessé. Fort heureusement, on constate que la corne de dragon qui soigne tous les poisons ne soigne EFFECTIVEMENT pas le poison de harpie, et qu’on lui a donc menti. Mais bon, elle a en elle un antidote, la Tara, ayant été empoisonnée il y a quelques années déjà. Un peu de science plus tard, et Robin est sur pied (le père de Fabrice aussi qui s’était pris un coup de griffe quand les harpies sont passées par là, Tara étant sur Terre à ce moment-là.)

Et manque de bol, y’a un truc chez les elfes qui fait que si tu transfères ton sang à quelqu’un, vous devenez liés à tout jamais. Robin qui voulait grave pécho la blondinette, il a bien les boules, parce que c’est interdit de pécho son “naouldiar” frère ou sœur de sang. Du coup, ça synchronise leurs sentiments, un peu comme un lien familier-sortcelier. Ce qui est quand même vachement pratique, et que personne ne semble ne vérifier l’existence de ce truc quand on capture un elfe, donc y’a moyen de faire des ptits trucs sympas. Mais non, Robin, faut qu’il chougne sur son amour impossible. En plus, Tara récupère un peu d’ADN elfe à ajouter au sien, histoire de se rendre physiquement un poil plus fumé.

Leur objectif maintenant est de sauver un sortcelier anglais vivant près de Stonehenge. Tara continue de rayonner fort et manque plusieurs fois de faire exploser tout le monde, et c’est bien normal, puisqu’elle concentre cent douze fois la dose de magie maximum dans son corps. Ce qui n’est pas une bonne chose, de ne pas respecter les posologies… Les péripéties sont longues et peu intéressantes, et seul fait marquant, Robin récupère une corne de licorne et ce n’est donc pas Tara qui obtient l’objet magique du moment. Ils arrivent tous chez le fameux sortcelier, dont les parents sont tués par les harpies avant que quiconque ne puisse faire quoi que ce soit. La sortcelier qui ne comprend pas ce qu’il fait montre qu’il est possible de lancer de la magie un peu différemment en la propageant en onde de choc. Notons que c’est l’unique moment où un truc de ce goût-là arrive et plus personne n’en parle.

Tara apprends par un enregistrement de son père que le vilain dragon manipulateur n’est autre que maître Chem (hint : personne n’y croit quand on le lit), mais tout le monde se pointe à Stonehenge quand même histoire de voir ce qu’il va se passer. Bon surtout parce que le vilain Chem capture Tara pour l’y trainer. Et alors que Tara et Jeremy parviennent à sortir de leur prison, ils retrouvent tous leurs copains, et… deux maitre Chem. Ah ba tiens, on nous bassine avec la facilité qu’on a à se faire passer pour quelqu’un d’autres, et personne l’avait vu venir celle-là. Le faux est en fait le roi actuel des dragons, avec une histoire de vengeance débile. Gros combat en perspective, Chem et faux Chem se mettent sur la gueule et c’est la passe astucieuse de Robin au gentil dragon, qui envoie la corne de licorne citée plus tôt, qui clôt l’affrontement. Celle-ci trouve facilement le cœur du roi dragon qui meurt comme un caca. Encore une fois, le monde est sauvé, et cette fois, Tara n’y est pour rien. Elle n’a absolument rien fait d’héroïque, et ça, ça change. On remercie donc Chem et Robin, et on rentre chez soi. Pas pour longtemps me direz-vous… et vous avez raison !

Tara n’a plus sa magie, rapport au truc a Stonehenge qui la dispersé un peu partout. Cela ne l’empêche pas de continuer à récupérer les ingrédients nécessaire au sortilège de résurrection des papas (ce n’est pas son vrai nom). De toute façon, sa pierre magique surpuissante pouvait lui prêter la sienne, si nécessaire. Exilée dans le royaume de Vilain pour décompresser, c’est magister qui la fait sortir de sa torpeur en kidnappant (c’est récurrent décidément) sa meilleure amie terrienne, Betty, invitant la blondinette à venir la récupérer sur le Continent Interdit, nom qui avait fait frémir d’horreur Chem sur le tome d’avant. Ni une, ni deux, même sans magie, Tara veut y aller. Elle rentre donc à Omois après s’être planquée huit mois dans la campagne, pour gueuler un peu et demander à sa tata l’Impératrice de faire quelque chose.

Tara manque de se voir sucrer son poste d’héritière (et elle en aurait été bien contente), et Jar qui passait par là tente le forcing. Il se fait magnifiquement rabrouer par l’Impératrice, qui lui rappelle le glandu qu’il est. Et déjà, l’idée de devenir Impératrice juste pour faire chier son petit frère est dans l’esprit de la blondinette… Gros forcing auprès des dragons qui font la gueule à l’idée de laisser quelqu’un entrer dans leur continent secret, mais ils finissent par accepter que Tara tente de briser la barrière (on a fait un rituel chelou et elle a récupéré tous ses pouvoirs). Et soyez reconnaissant que je ne vous parle pas des amourettes entre Robin et Tara.

La blondinette met donc à genoux la barrière, utilisant le pouvoir conjoint de la pierre vivante et de l’étoile de Zendra qu’elle avait récupéré (ouais, encore un autre objet fumé qui permet de piquer la magie des gens aux alentours.), et pouf voici la joyeuse bande sur le continent interdit, apprenant coup sur coup l’existence de l’asile à dragons fous, l’existence des loup garous et l’existence de l’esclavagisme humain par les dragons pas encore fous. Et se font tous capturer par la Reine du coin, une dragonne tarée mégalomane. Celle-ci leur montre l’ingéniosité dont elle fait preuve et les martyrise joyeusement. Son plan, quant à lui, est plutôt simple : envahir Autremonde. Jusque-là, c’est assez classique. Tara et ses copains préparent donc doucement leur plan de pétage de gueule de dragon, fomentant la révolte chez les loups garou. Et par une provocation facile mais toujours aussi efficace, la jeune blondinette parvient à désactiver ce qui permettait à la Reine Rouge de les tenir par les cacahuètes : une flopée de collier explosif, du genre assez mortel. En transformant tout le monde en enfant, les colliers n’étant plus à la bonne taille. Facile. Sans le couperet de cette explosion, le foutoir peut commencer.

La Reine Rouge meurt de façon débile, puisqu’elle avale ce qu’on lui envoie (on dirait un mauvais boss de jeux vidéo), Tara lui envoie donc sa changeline avec plein de truc dedans, dont un dragon sous forme humaine, et la changeline libère tout d’un seul coup. Boom, qu’il a fait, le dragon rouge. Et voilà Tara devenue la grande libératrice du Continent Interdit. Tout ça pour leur mettre sur la gueule plus tard. Mais je m’égare.

Un gouvernement loup garou se monte, et Tara est bien contente de voir que les dragons apprennent un peu de leurs erreurs. Bon pas trop quand même. Mais c’est déjà un bon début ! Elle n’est néanmoins pas au bout de ses peines avec les écailleux. Ni avec Magister. Celui-ci, fou amoureux de sa mère, tentait de la réenlever. Tuant son copain du moment, et même si Tara détestait qu’on tourne autour de sa maman, elle n’en était pas à ce point-là tout de même. D’autant qu’il avait tué ce pauvre homme pour rien, puisque Selena s'échappe sans trop de problème grâce à la science magique Omoisienne.

Mais Tara a d’autres chats à fouetter de toute façon. Elle est une jeune diplomate au service de sa tata, et se retrouve donc en territoire troll en mission politique. Tout ce qu’on aime à quinze ans. Elle devait se rendre en Krasalvie (pour interroger Selenba), et comme de par hasard les portes de transferts déconnent. COMME DE PAR HASARD. Et bien sûr, les trolls décident de lui mettre sur la gueule, et elle n’arrive à se défendre parce que sa magie déconne. Non mais sérieux ça commence à être sacrément redondant, les fluctuations magiques qui font tout déconner. Ne pouvant se défendre efficacement, elle se fait capturer, encore. Il s’avère qu’elle est accusée de trafic. Comme si elle avait que ça à faire. Elle est traînée, avec ses gardes, dans la capitale du coin, où un arbre géant dirige un peu la zone. C’est donc lui qu’elle vise quand elle retrouve ses pouvoirs, ce qui colle les miquettes à tout le monde. L’arbre étant un peu magique (mais moins que celui qui parle dans le tome 1), il lui montre qu’il ne faut pas le détruire, ce que Tara accepte gentiment. Elle avait prouvé ce qu’elle voulait prouver, de toute façon. Et puis on était venu à son secours, puisque Fabrice et une meute de loup garou viennent lui filer un coup de main. Sympa, ces loups. Les choses sont donc tirées au clair puisque les rapports de force sont inversés. Tara est donc bien accusé de trafic de bang-bang. Une drogue euphorique qui sert cependant d’aspirine pour les trolls. Tara est innocentée, et elle sait donc que quelqu’un d’autre essaye de provoquer sa mort. Encore. Blasée, elle passe outre, parce que quelque chose d’incroyable est dévoilée devant elle. Les trolls sont des putains de génies. Des génies de la couverture aussi, parce que ça fait cinq mille ans qu’ils se font passer pour des cons alors qu’en fait… ba pas du tout.

Mais elle n’est pas au bout de ses surprises. Enfin arrivée à destination, elle fait la connaissance du président des vampyrs et de tout son gouvernement. Et ce n’est qu’une fois seule avec Dragosh que celui-ci lui annonce la réelle raison de sa venue. Il veut que Tara soigne la buveuse de sang humain. Chose normalement impossible. Néanmoins le vampyr a bien compris qu’impossible n’était pas un mot valable dans ce bouquin, et que trouver un truc hardcore à faire faire à Tara ravirait surement SAM qui s'empressera de lui faire réussir. Sauf que ça ne suffit pas à SAM, qui ajoute à Selenba toute une flopée de BSH, dont la fille du président, parce que ces idiots en avaient marre du sang d’animal. Alors autant goûter ce qui est bon. La chevelure argentée est devenue à la mode et ça n’a choqué PERSONNE. Après un bon repas diplomatique, Satilla, la petite sœur de Selenba, vient chouiner pour que Tara s’y colle, ce qu’elle accepte de faire, en bonne poire.

Selenba les accueille en faisant de l’esprit, comme d’habitude, mais elle rigole moins quand Tara rentre dans sa tête magiquement. Oui, elle peut faire ça maintenant. Elle y prélève au passage pas mal de plan de Magister, puis se met réellement au boulot, purgeant le corps de la vampyr, retirant la corruption du sang. Et comme ce n’est pas suffisant, elle prend l’Etoile de Zendra et pompe la magie de tout le monde au château des vampyrs… et guérit TOUS LES BSH DE LA ZONE. Allez, emballé c’est pesé. Quatre cents suceurs de sang quand même. Alors qu’un paragraphe au-dessus, on s'inquiétait de sa survie pour juste soigner Selenba. Tout le monde est content, surtout le président, mais pas le vampyr à l’origine de tout ça, qui la capture. ENCORE. C’est le mot que j’ai le plus écrit dans cette fiche nom de dieu ! Heureusement, Selenba qui s’était de nouveau changé en BSH (on ne se refait pas) la tire d’affaire en décapitant le vilain monsieur, et Tara peut enfin rentrer chez elle se reposer un peu et fêter un nouvel anniversaire pour avoir des nouveaux objets magiques fumés. Bon, en fait non, cela n’a pas été très productif et elle s’en tire avec juste une dague sympa et un Xandiar (son toutou impérial un peu) qui lui dit “je sais qui a tenté de vous tuer mais je peux pas le dire”. Ce qui est une surprise sympa en soi. Et ça met suffisamment la pression à l’intéressé pour qu’il vienne avouer de lui-même (et heureusement, parce qu’en fait la lettre était blanche et c’était juste un méga coup de bluff du meilleur personnage de cette saga). C’était Jar, son petit frère qui voulait prendre sa place. Tara a donc la merveilleuse idée de le balancer en exil chez sa grand-mère pour qu’il n’essaye plus de la tuer.

Et la voici partie pour la planète des dragons, sur invitation de Charm, l’actuelle reine du coin, parce que des trucs bizarres se produisent et quand des trucs bizarres se produisent on demande toujours à Tara de trainer dans le coin. D’autant qu’il faut innocenter Chem même si on sait pas trop de quoi. Magister est aussi dans le coin, en plus, pour draguer la mère de Tara. Tara qui en a vraiment ras le bol. Mais bon, celui-ci lui révèle gentiment que les dragons ont encore des objets démoniaques chez eux, et elle décide de les récupérer avant Magister et les détruire. Comme elle met un peu le bordel, les dragons ne l’aiment pas trop, mais ils vont devoir s’y faire. Une aragne qui passait par là en profite pour offrir une corde magique indestructible et obéissante. De façon un peu random. On va dire que c’est pour compenser son anniversaire déplorable. L’intrigue pose aussi le début de la fin pour Fabrice. Mais on s’en fout c’est un connard. Un gros connard.

Charm est enfin couronnée et quelqu’un tue un dragon à côté d’elle (on visait Tara en fait), l’actuel premier d’écaille (un genre de premier ministre) et s’ensuit un long bordel de succession qui permet un coup d’état de l’armée. Tara est faite prisonnière avec tous ses copains, et le dragon à l’origine de tout ça la teste un peu, parce qu’il se sent super puissant, donc il faut qu’il essaye des trucs de méchants mégalos, en la foutant dans une bulle anti magie et en la torturant. C’est la première fois que Tara se dit qu’elle allait vraiment mourir, et c’est assez galvanisant pour qu’elle s'énerve pour de bon. On venait de lui ouvrir le bide au scalpel, aussi. Elle se sert de la magie dans son corps pour se changer en vampyr, en BSH plus exactement, et ça surprends un peu tout le monde. Elle leur fout la pâtée, et s’enfuit avec les copains, sauf que c’est là que Magister intervient et les téléporte tous. Il tente la grosse manipulation et réussit presque à faire croire ses salades à Tara. Manque de bol, juste “presque”. S’ensuit donc un combat cataclysmique dans lequel la blondinette se fait mettre en PLS. Pour une fois. Pour sa défense, Magister a récupéré un objet démoniaque chez les dragons. Sauf que c’était un coup fourré de la part de Tara, qui fait genre d’être vaincue pour mieux le cueillir d’un laser dans le dos. Elle a subi de mauvaises influences…

Magister est vaincu et capturé, qu’est-ce qu’il pourrait arriver maintenant? Ah oui, Fabrice ce petit con, se barre avec Magister. Il nous fait une Anakin Skywalker. Le grand méchant à la merci de tous les gentils, et paf, il se sauve avec. Mais quel connardglandu. Emotionnellement, ça jette un certain froid dans l’équipe. Un peu penaud tout le monde rentre et c’est là qu’on va enfin pouvoir se séparer des bouquins et aller vers quelque chose de plus intéressant.

Le temps passe un peu, et le magicgang s’effrite un peu. Ses amis, tout comme elle, ont du mal à encaisser la trahison de Fabrice. Robin et Tara finissent par se disputer, et leurs petites amourettes se terminent ici, pour le grand plaisir de Lisbeth (et de moi) qui cherchait encore un moyen de les séparer. Bon, elle déplore que pour ça l’ennemi public numéro un s’en soit tiré, mais ça lui met un peu de baume au cœur. Et comme celui-ci se tient tranquille, la nécessité ne force pas le groupe à se reformer et chacun part un peu de son côté. Tara, qui d’habitude n’était jamais vraiment seule longtemps, su réellement ce que solitude signifiait, et tout ce que sa tante lui donnait à faire ne l’aidait pas à se trouver de la compagnie, autre que celle de Xandiar, sa mère ou de l’Imperatrice.

Elle n’avait néanmoins pas oublié ses projets secrets, et enfin elle avait tout ce dont elle avait besoin pour ramener son père d’entre les morts. Pour ça, elle s’était aménagée une petite base sur Terre, cachée dans une grotte d’une montagne américaine, au milieu d’un noyau de ligne ley, où la magie y est forte et la toile entre les dimensions plus minces. Le plus dur étant de s’y rendre sans éveiller trop de soupçon, car elle était certaine de briser nombres de règles en ramenant quelqu’un à la vie ainsi. Mais elle s’en fichait. Déjà qu’elle n’avait plus grand chose à quoi se raccrocher, elle n’allait surement pas s’arrêter en si bon chemin.

Elle choisit un soir de pleine lune, plus par superstition que pour de réelles raisons, se soutira de la vigilance de sa grand-mère qu’elle était venue visiter et qui avait de toute façon assez à faire avec Jar l’exilé. Rejoindre sa base avec des transmitus n’était pas bien compliqué, de toute façon. Elle n’avait pas beaucoup de temps, et commença le rituel dès lors qu’elle fut dans sa petite grotte. Tara avait fait des tracés précis au sol, des glyphes de protection pour empêcher une catastrophe du genre “invasion des fantômes si elle se chiait dessus”, et au centre trônait sa potion. Celle-ci, comme indiquée sur sa recette, bouillonnait à intervalle régulier, indiquant que le sortilège pouvait être lancé. Alors Tara s’équipa. Elle s’était bardée de sortilèges de protections, avait ingurgité une bonne dizaine de potion de concentration et avait mâché assez d’herbe bleue du Mentalir pour tenir une conférence Vampyr complète. Sa pierre magique était déjà à sa place, enchâssée dans une tiare clinquante mais qui remplissait son office.

Faisant appel à tout son pouvoir, les yeux de Tara devinrent totalement bleus, alors qu’elle s'élevait dans les airs et que sa mèche blanche crépitait de puissance (ça arrive tout le temps dans les bouquins). Fusionnant avec le quartz conscient, sa voix tonna dans la pièce, roulant comme le tonnerre alors que le rayon brûlant percutait la potion de plein fouet :


« Byn sy jumuhdé ad sy bieccyhla, xia lamie xie acd sund nadnuija my jea, xi'ih lunbc mie cued uvvand ad xi'iha huijamma lryhla mie cued uvvanda.

Najeahc bynse mac deahc, Danviou T'al Barmi Ab Santa Ab Maru, najeahc ad nacbena à huijayi!. »


L’incantation résonna comme un couperet alors que l’espace-temps et sa dimension se déchirait. Un demi-millier d’alarme devait maintenant résonner dans tous les centres de surveillance magique de la Terre et d’Autremonde. La puissance brute qu’elle avait transmise à sa potion prit forme, prenant l’apparence d’un petit vortex bleuté. Un portail vers Outremonde, royaume des sortceliers morts. L’effort était intense, et la sueur perlait déjà sur son front, alors qu’elle maintenait le flot magique et la forme du portail. La bouteille contenant la potion explosa, mais son contenu resta suspendu dans les airs, et commença à se déplacer, comme empreint d’une vie propre. Il choisit la rune du cœur au sol, et le futur réceptacle de Danviou entama sa matérialisation, petit à petit.

C’était la partie facile, et Tara eut juste à maintenir son effort le temps que la création du corps n’atteigne le point stipulé par le parchemin. Ce n’est qu’alors qu’elle prononça l’ouverture définitive du portail, qui souffla la pièce, soulevant un petit nuage de poussière. Aussitôt, la pression fut terrible et Tara manqua de faillir. L’âme de son père en jaillit, contraint par le sort. Mais elle n’était pas seule, et la jeune blonde dut lutter pour empêcher d’autres morts de s’incarner, de voler le corps de son père. Les capturant dans une bulle d'énergie, elle les renvoyant dans le portail qu’elle referma au prix d’une grande dépense de puissance, et malgré leurs cris inhumains de protestation.
Le fantôme de son père flottait sans comprendre au-dessus du corps inerte, et Tara enclencha la suite du sort. Un tourbillon de lumière commença à aspirer son père dans le réceptacle. Et là, il se passa quelque chose qu’elle n’attendait pas. Son père se mit à hurler. De douleur. Tentant d’ignorer le martyr qu’elle lui faisait endurer, Tara ne flancha pas, et intensifia le rayon magique qu’elle envoyait sur le réceptacle. Autant accélérer les choses.

Elle ferma les yeux, se bouchant mentalement les oreilles. Mais elle les rouvrit alors qu’elle sentit le contact chaud d’une main humaine sur sa peau. Elle manqua un hoquet et sa concentration se rompit. Son père était dans le réceptacle mais le processus n’était pas encore terminé et le corps était loin d’être achevé. Et le processus semblait toujours plus douloureux car Danviou ne tarissait pas ses cris. Malgré sa fusion avec la pierre magique, la puissance qu’elle avait rassemblée se dissipa en un instant, et la finition du corps s’interrompit, et gavé par la puissance déversée dans la pièce, se fit chaotique et désordonnée. Tara ne put que regarder avec horreur le corps qu’elle avait créé à son père. Un corps difforme, invivable. Sa chair était à vif à plusieurs endroits, et il saignait de plusieurs autres. Son regard blanc, sans paupière, trahissait la terrible souffrance qu’il vivait et la peur qu’il ressentait. Il ne criait plus, il n’en avait plus la force.

Tara s’effondra à genoux à ses côtés, frappée par sa vanité et le contrecoup de sa dépense énergétique. Elle n’avait plus qu’une certitude. Elle avait incarné son père dans le corps d’un monstre, et c’était sa faute. Pire encore, sa voix s'éleva. Une voix rauque et grelottante, comme si chaque mot était un effort.


“Tara… Tue-moi. S’il te plait.”

Une poigne glacée s’empara de son cœur. Elle se traina jusqu’à lui, le redressant pour graver dans sa mémoire à quel point elle avait échoué. Des années d’efforts réduites à néant. Non, des années d’efforts qui étaient vouées à l'échec. Elle s’était crue au-dessus de tout et maintenant elle en faisait payer le prix à son père. Elle pleurait, et le sel de ses larmes s’écrasait sur le chair du monstre qu’elle avait produit. Son père la suppliait plus encore. Malgré tout elle n’y arrivait pas, et les secondes qui semblaient des heures filaient. Elle avait tellement merdé qu’elle n’arrivait plus à faire quoi que ce soit. Dans un effort surhumain, son père leva une main et essuya ses larmes, malgré la douleur que cela lui infligeait. De toute façon, il allait mourir à nouveau. Tara le savait. Alors elle hurla, hurla la rage qu’elle avait contre elle et contre le monde, alors que la magie jaillissait de ses mains et réduisait en cendre ce qu’elle avait tenté de ramener, libérant le fantôme.

Prostrée, elle ne se rendit compte que celui-ci était toujours là quand il éleva sa voix, sa vraie voix, celle qu’elle connaissait bien.

“Tara. Tu n’as rien?”

Elle leva vers la silhouette blanchâtre des yeux pleins de larmes, ne comprenant pas ce qu’il faisait encore là, et, s’il était vraiment là, pourquoi il ne lui hurlait pas dessus. Mais son père l’aimait trop pour lui faire la leçon, et parce qu’il avait bien senti tout ce que sa fille avait dû penser et ressentir quand elle avait échoué. Elle avait déjà compris. Pas la peine de remuer le couteau dans sa plaie. Ne pouvant l’enlacer de par sa condition, il la consola tout de même comme il put, la rassurant. Il avait souffert terriblement, mais ce n’était que physique, et il appréciait qu’elle ait déployé autant d’effort pour le ramener. Mais il était mort et c’était ainsi.

Elle ne sanglotait presque plus quand sa grand-mère débarqua au milieu de sa grotte, toute magie dehors. La puissante sortcelière resta figée, interdite devant la scène, alors qu’elle comprenait doucement ce qu’il avait pu se passer. Tara leva vers elle des yeux pleins de remords, mais cela ne suffit pas à arrêter la tempête qui se formait. Sa grand-mère hurla. Jamais Tara n’avait subi la pleine puissance de la colère d’Isabella (et ce n’est pas faute d’avoir cherché), mais c’était maintenant chose faite.

Elle avait écouté sans protester la diatribe cuisante qui lui sifflait aux oreilles. Sa grand-mère se montra blessante, insultante, mais surtout, terriblement juste. Son irresponsabilité n’avait eu d’égale que son égo. Cette certitude qu’elle avait au creux du cœur se cristallisa dans les paroles d’Isabella. Tara avait toujours résisté devant sa grand-mère, car celle-ci l’avait toujours prise pour une gamine et qu’elle détestait ça. Mais aujourd’hui, elle avait raison. C’était une gamine. Une gamine idiote. Alors elle ne protesta pas quand elle lui cracha son égoïsme au visage. Qu’elle recevait en pleine face les conséquences possibles que ses actes auraient pu avoir.

Tara, et son fantôme de père furent ramenés à Tagon, et la blondinette cloitrée dans sa chambre, pour le plus grand plaisir de Jar. Néanmoins, Tara ne protesta pas plus, et accepta sans broncher la colère d’Isabella qui ne tarit pas de la semaine, ainsi que la punition Autremondienne. Elle perdit une bonne partie de ses terres et de ses revenus Omoisiens, qui furent mis à contribution pour créer un inhibiteur de portail, pour prévenir l’apparition de nouveaux vortex vers Outremonde, jugés trop dangereux. Danviou, quant à lui, serait renvoyé dans les Limbes, pour que le Juge le ramène en Outremonde. Elle eut le droit d’assister au rituel de renvoi, et alors que Chem prononçait les incantations, une fluctuation magique inconnue frappa le fantôme, mais Tara également. Quand elle rouvrit les yeux, elle était avec son père, dans un monde qu’elle ne connaissait pas.

Un soleil de plomb brillait sur une immense plaine verdoyante. Cela ne ressemblait en rien à ce qu’elle savait des Limbes. C’était inquiétant. Pourtant, sa carte magique lui confirma qu’elle se trouvait sur la bonne planète. Ce qui était encore plus inquiétant. Tara s’assit dans l’herbe en prenant sa tête entre ses mains. Ses chances de survie étaient proches de zéro, car elle n’avait aucun moyen de contact ou de retour. Sans maitre Chem pour la couvrir, elle n’allait pas faire long feu contre la horde de démon du coin. Pire encore, l’absence de ses anciens amis se fit ressentir plus encore. Essaieraient-ils de la sauver, comme avant? Ou leurs liens s’étaient bel et bien déchirés à ce point ? Elle n’essaya pas d’y penser plus. Elle avait assez à manger dans ses poches pour survivre, et elle devait renvoyer son père en Outremonde quoi qu’il arrivait. Elle se mit donc en chemin, essayant de trouver un démon qui pourrait la rencarder.

Faisant fi de la prudence, elle décida de chevaucher Galant pour gagner du temps. S’aidant de magie, elle finit par repérer ce qui ressemblait à une cité, de loin. Elle se reposa pour prendre une forme démoniaque, mais se ravisa alors qu’elle constatait, non sans surprise, qu’il y avait des humains dans les Limbes. Des. Humains. Dans. Les. Limbes. Elle devait tirer ça au clair. Peut-être qu’elle venait de tomber sur le plus grands secrets démoniaques. Dans tous les cas, elle devait mener l’enquête. Ne pouvant poser trop de questions sans paraître suspecte, elle se contenta d’observer. Elle laissa Galant à l’entrée de la ville, car personne n’avait de familier ici, et son père se dissimula sur elle. Les humains vivaient avec les démons, dans une apparente harmonie. On lui foutait la paix et elle put se balader sans trop de problème, retrouvant même la Palais du roi démon qui trônait au milieu de la ville. Elle avait eu du mal à le reconnaître, car celui-ci était maintenant une fusion de différents styles architecturaux de la Terre. Tara n’y comprenait plus rien.

Elle savait néanmoins que le Juge s’y trouvait surement, elle devait donc y amener Danviou. Son père était tout aussi abasourdi qu’elle, mais il n’intervint pas dans son voyage. Une erreur et sa fille pouvait mourir dans d’atroce souffrances, alors il ne dit rien et la laissa faire, non sans une certaine pointe de fierté. Sa fille n’avait pas hésité à avancer malgré le danger. La blonde était moins certaine que lui. Elle ne l’aurait pas avoué, mais se retrouver dans la merde lui faisait du bien. La pression l'empêchait d’avoir à penser à ses bêtises et seule sa survie directe était importante. Elle faisait souvent ça pour s’échapper. De toute façon, seule dans le monde natal des plus fervents ennemis des humains, que risquait-elle ?

S’introduire dans le palais fut plus simple que ce qu’elle aurait cru. Il n’y avait pas vraiment de garde, et les démons qu’elle croisa ne lui prêtèrent aucune attention. Tant mieux pour elle. Elle paraissait de toute façon assez confiante pour qu’on pense qu’elle avait réellement le droit d’être là. Même si elle n’en menait pas large. Mais l’assurance était une qualité qu’elle avait fini par adopter, même si elle n’en avait pas à l’heure actuelle, et qu’elle mourrait de trouille. Néanmoins, comme elle était perdue et qu’elle tournait en rond, elle finit par se faire interpeller par un garde. Elle courut dans la direction opposée, et après s’être assurée que personne ne trainait dans le coin, se planqua dans un buisson épineux. Bon, elle grimaça en s'écorchant de partout, mais au moins personne ne viendrait fouiller dedans. Elle reprenait son souffle quand le buisson s’écarta tout seul. Elle essayait de se planquer là, bordel. Cependant, le buisson dévoila une porte derrière elle, qui s’ouvrit et qui donnait… droit dans la salle du juge.

Pour une fois que la chance était de son côté !

Elle éclata du rire franc de l’aventurier au cul bordé de nouille, se s’avança dans la pièce, oubliant toute prudence élémentaire. Le juge ouvrit son œil unique en reconnaissant la petite blonde.

“Oh, mais c’est la jeune héritière d’Omois. En voilà une surprise. J’imagine que tu me ramènes ton père et arranger tes… déboires?”

La voix tonnante de la statue semblait indiquer qu’il était plutôt content de la voir, mais le reproche y était à peine voilé. Elle baissa la tête en hochant la tête, penaude.

“Bien. Dis-lui au revoir, alors.”

Même si un peu en colère d’avoir vu un fantôme arraché d’Outremonde, il lui fit cadeau des nouvelles fonctionnalités qu’il s’était trouvé, autorisant à Tara une étreinte réelle avec son père, matérialisé par les pouvoirs de la statue. Il leur laissa de longues minutes d’adieux avant de le renvoyer à sa place, alors que Tara le remerciait pour sa bonté.

La juge, qui en avait un peu marre de la voir venir mettre les Limbes sens dessus dessous lui offrit alors un petit bout de lui-même. Il pourrait ainsi parler à son père et autres fantômes sur demande, plutôt que d’avoir à revenir ici. Ce qui offrait des perspectives intéressantes. Elle posa ensuite les différentes questions dont elle avait besoin pour rentrer. Ce que faisait le sparidam, que le roi des démons avait utilisé pour les renvoyés chez eux la dernière fois, ou encore pourquoi il y avait des humains dans les Limbes. Cette dernière question fut répondue par un de ces humains justement. Archange, prince des démons. Un canon de beauté humaine qui l'accueillit d’un sourire.

C’est plus ce que c’était les Limbes.

Archange lui raconta donc tout, bien gentiment. La terraformation, les transformations génétiques, le changement de soleil. Tara n’en croyait pas ses oreilles mais le Juge confirma chacun des dires du beau démon humain. Marre de l’hostilité entre leurs peuples, les démons avaient décidés de devenir comme eux pour entamer de réelles relations diplomatiques. C’était curieux, mais pas impossible. Néanmoins, l’instabilité de leur monde était réelle et expliquait l’aspiration de Tara lors du sort. Tant que tout n’était pas contrôlé, elle ne pourrait pas rentrer chez elle. Cela, elle trouva ça moins drôle, mais au moins, elle n’avait pas à lutter pour sa survie puisque Archange, qui savait très bien qui elle était, en fit une invité officielle du Palais, lui indiquant que ce serait l’occasion pour elle d’en apprendre plus sur eux.

Tara n’était pas Autremondienne. Elle n’avait pas vécu la guerre, n’avait pas été élevée avec la peur d’une nouvelle invasion. Elle était donc… curieuse, et sans a priori que ce qu’elle avait déjà vu lors de ses brefs passages dans les Limbes. Alors elle ne protesta pas (trop), et se laissa guider. Elle nota chacune de ses observations dans un carnet, regrettant de n’avoir un Taludi avec elle pour enregistrer tout ce qu’elle voyait.

Il finit par l’embrigader dans un jeu guerrier qu’elle n'appréciait que moyennement. Un jeu de guerre, avec de vraies personnes, qui mourraient pour de vrai. Elle n’avait cependant pas vraiment le choix. Non seulement parce que les démons allaient surement prendre très mal son refus, mais aussi parce qu’elle avait besoin de plus d’informations sur leur façon de se battre. Elle n’en restait pas moins une espionne…

Elle se retrouva donc à la tête d’un petit contingent de démon humain, au cœur d’une forteresse de pierre loin de la ville, pour se battre tranquillement sans gêner la population. Face à eux, une armée complète de démon non humain. L’idée était de prouver que les démons humains étaient tout à fait capables de se défendre et survivre trois jours aux assauts infinis des démons qui n’avaient aucune limite de troupe. Avec une semaine de préparation, elle s’occupa à fortifier la zone. Elle n’avait pas eu de réel cours de stratégie. Elle avait sa propre expérience du combat et sa jugeote, qu’elle devait transposer à une nouvelle échelle. Tara fit garnir chaque versant de colline de pieu, pour ralentir leurs ennemis, et fit creuser une douve pleine de boue et de poix. Elle choisit le versant nord, et demanda à ce qu’on y mette moins de pieux. Archange leva un sourcil en entendant son ordre, mais ne protesta pas.

Quand l’affrontement se profila, le général adverse choisit d’attaquer le versant Nord, vraisemblablement mal protégé. Il devait penser pouvoir les submerger avec un seul flan, misant sur leur nombre et leur force. Malheureusement, même si moins garnies, les défenses tinrent bons. Les archers et les tireurs firent pleuvoir la mort sur les flots armés et les rares démons posant le pied sur la muraille étaient aussitôt occis par des humains armés de lance et d’épée. Les démons n’avaient pas vraiment de moyen d’atteindre les hommes sur les murailles, les quelques cracheurs d’acide étant repéré et éliminé en priorité. Après deux assauts infructueux, le front s’étendit. L’objectif était surement de diluer les tirs entre les différents flans de la forteresse. Il choisit la nuit qui tombait pour lancer l’assaut.

Tara laissa quelques troupes passer, qui tombèrent sous les flèches et les balles, avant d’ordonner qu’on enflamme la douve de boue, séparant les assaillants par un épais mur de flamme. Les attaquants ne firent pas long feu, faute de renfort, et Tara put envoyer ses hommes se reposer un peu. Il était important de se ménager. Mais pas elle. Il était temps d’assener un certain coup au moral adverse. Archange devait la trouver terrifiante. Elle qui était si réticente à participer à ce combat vivait maintenant à fond les choses, comme si c’était réellement ses hommes et qu’elle devait à tout prix gagner cette bataille. Cela en disait long sur elle, il espérait ne pas avoir à l’affronter. D’autant que les rumeurs de sa puissance avait fini par atterrir dans ses oreilles.

Décollant sur Galant, elle prit la direction des feux qu’elle voyait. Les campements des démons étaient grands, puisqu’il avait beaucoup de soldat. Cela n’en serait que plus facile. Personne n’imaginait qu’on vienne les attaquer. En général, un siège, c’est à sens unique. Mais Tara était audacieuse. Les poches pleines de cruchons d’huile, elle se transforma en véritable bombardier, cachée par l’obscurité, et larguant sans vergogne des jarres pleine de liquide inflammable sur les quelques tentes qu’elle trouvait, semant la panique et détruisant les réserves. Demain, il n’y aurait pas à manger. Et rien n’était pire qu’un soldat qui avait faim.

Satisfaite, elle rentra dans la forteresse, où une elfe l’attendait dans sa chambre. Surprise de voir une Autremondienne ici, Tara se montra prudente, mais l’elfe était une amie, envoyée par Omois. Elle lui expliqua qu’elle était une maitre assassin, et la seule personne assez téméraire pour venir en ces lieux. Et pour la fortune promise. Elle était aux ordres de Tara et avait de quoi la faire rentrer quand elle le souhaitait, lui permettant de rester si elle l’estimait nécessaire.

La blondinette voulait gagner sa bataille avant de repartir, mais l’idée de pouvoir le faire quand elle le souhaitait lui réchauffa le cœur. Elle remercia donc l’elfe, même si l’idée d’avoir des assassins de métiers lui faisait froid dans le dos. Le lendemain, les combats reprirent de plus belle. Comme elle l'espérait, les assauts se montrèrent moins violents, comme si les troupes rechignaient à se jeter dans la mêlée. L’apparente inefficacité de leur stratégie n’aidait pas vraiment. Tara fit s’enflammer la poix entre les pieux en milieu de journée, ce qui ne manqua pas de ralentir encore les assauts. La journée fut longue mais aucune tête de pont ne vit le jour. Et cette fois, Tara demanda à Jade de lui ramener Grognard, le général adverse. Un jeu d’enfant pour elle, avait-elle dit. La jeune héritière ne fut pas surprise de voir Galant lui ramener le démon à tête de murène. Elle le fit ligoter sur le donjon, mais Archange décida de l'exécuter, sans en demander l’autorisation. Il indiqua, pour seule excuse, que la mort du général ennemi signifiait la victoire de leur camp.

Pas franchement ravie que cela se termine ainsi, Tara fit donc signe à Myakko qui utilisa le dispositif de téléportation omoisienne, ramenant la blondinette au nez et à la barbe d’Archange. Non sans l’avoir envoyé valsé contre les remparts. Histoire de faire bonne mesure.

De retour chez elle, ses rapports firent sensation sur Autremonde. Quelque chose de gros se profilait. Et Tara était prête, cette fois. Lisbeth constata, non sans plaisir, que sa nièce était plus obéissante, et prenait plus à cœur son rôle. C’était rafraichissant d’apprendre son métier à une véritable femme en devenir et pas à une tête de mule. Son engouement pour ses fonctions lui permit d’obtenir, paradoxalement, plus de temps pour elle, sa tante se faisant conciliante devant sa bonne volonté. Elle n’avait cependant que peu de distraction, et choisit la dépense énergétique pour ne pas devenir folle. Tara s’entraina à maitriser sa magie et développa un tout nouveau style de combat. Plutôt que d’envoyer des rayons magiques, elle était maintenant capable de relâcher sa puissance dans ses coups de poings, ce qui surprendrait plus d’un ennemi. C’était cependant difficile et elle ne s’en servait pas en situation réelle tant qu’elle n’était pas sure que cela soit fiable.

L’elfe maître assassin, qui s'appelait Myakko, commença aussi à lui donner des leçons. Lisbeth avait ajouté cela à son cursus déjà chargé. Elle y apprenait à survivre, même si elle avait l’habitude de survivre à des assassinats. Mais Myakko faisait preuve d’une efficacité mortelle et Tara était bien contente que personne n’ait payé assez cher quelqu’un de sa trempe pour la mettre sur le carreau. L’elfe complétait aussi sa formation martiale et le style hétéroclite de Tara s’améliora plus encore, même si l’assassin déplorait l’influence guerrière que Sandor avait eu sur elle, avec des notions d’honneur et d’intégrité. Elle, elle était tout sauf ça, et lui répétait souvent que l’honneur était une bien belle chose mais qu’en général les gens honorables étaient des gens morts.

Tara apprécie beaucoup sa nouvelle mentor, s’attachant à elle malgré ses méthodes douloureuses. C’est une des rares personnes en qui elle peut faire confiance, à sa manière, et elles finissent par se lier d’amitié, quand bien même l’elfe ne s’en targue pas. Tara apprécie sa franchise, et le fait qu’elle ne se formalise pas de son rang. Pour l’elfe, un paysan ou une impératrice, c’est du pareil au même. Le seul truc qui change, c’est le prix sur le contrat.

C’est à cette période qu’elle se rapproche de sa sœur. N’ayant jamais spécialement eut de temps à lui accorder, et la trouvant un peu peste dans ses souvenirs, Tara n’avait jamais cherché à lui parler plus que cela. Néanmoins, leurs responsabilités communes les rapproche, et Tara, qui désespère d’être seule, fait le premier pas. Et cela fut extrêmement facile. Séparé de Jar, Mara était comme sa grande sœur. Un peu seule, noyant sa solitude dans les missions. Il n’en fallut pas beaucoup pour qu’elles se tombent dans les bras l’une de l’autre.

Tara devait aussi se rabibocher avec son petit frère. Même s’il avait essayé de le tuer, elle ne gagnerait rien à le laisser croupir sur Terre. Elle demanda donc à sa tante de revenir sur son exil, en lui faisant promettre qu’il ne tenterait plus rien contre elle. Et pour cause, elle promit simplement à son petit frère que la mort de Tara entraînait aussitôt la sienne. Il fit un peu la tronche mais accepta cette moindre condition pour revenir sur Autremonde. Parce que la Terre c’est chiant à force, quand même. Si leurs rapports sont loin d’être cordiaux, il ne risque pas de vouloir la tuer à nouveau. Enfin d’essayer, parce que vouloir, elle était certaine que c’était le cas. Elle lui avait promis un semblant de pouvoir. C’était stupide, pour lui, mais c’était le mieux qu’elle pouvait lui offrir pour le moment. Ils n’étaient pas dupes, ni l’un ni l’autre, mais Tara n’avait rien de mieux à lui proposer. Elle restait persuadée que l’influence de Magister était encore forte sur lui, et qu’il n’avait rien d’un dirigeant aimant et bienveillant pour le peuple Omoisien. Mais il avait aussi des capacités qui pouvaient faire de lui un bon leader en temps troublé, et elle espérait que l’héritage du sang impérial finirait par lui faire aimer son peuple.

S’ensuit une période relativement tranquille pour Tara. Elle continue son apprentissage d’apprentie impératrice en essayant de survivre dans ce monde. Elle se laisse aller à quelques amourettes avec des nobliaux mais la peur du mariage d'intérêt l’empêche de concrétiser quoi que ce soit. De la même manière, ses nouvelles connaissances ne deviennent jamais plus que ça, l'intérêt se lisant bien trop souvent dans leurs yeux.. Jar n’essaye pas de la tuer et elle le laisse de son côté, et elle tente tant bien que mal de continuer à parler avec sa soeur. Mais leur manque de temps respectif rend ça difficile, se perdant un peu de vue.

Tara ne chôme pas pour autant. Elle protège son peuple et affronte la Dévoreuse, une gargouille, race ancienne et éteinte, qui tue pour assouvir sa soif de sang. La serial killeuse assassine son peuple, pendant plusieurs jours sans discontinuer et s’en prend même personnellement à Tara qui participe incognito à l’enquête. Celle-ci finit par la coincer, et ce n’est qu’au prix d’un terrible combat que Tara vainc la gargouille. Insensible à la magie, la créature de pierre manque de la tuer et lui laisse tout de même une jolie cicatrice après un banal empalement. Tara néanmoins s’aperçoit que la soif de sang est liée à une malédiction, et après avoir parlé à l’esprit de la gargouille, elle aide celle-ci à retourner dans son pays, caché dans des grottes sous-marines. Elle empêche alors une invasion de gargouilles, dirigées par un sortcelier avide de pouvoir. Tara laisse ainsi le peuple gargouille restauré et promet d’en garder le secret. Elle n’a depuis plus entendu parler des créatures de pierre, qui doivent surement vivre tranquillement et paisiblement.

Sa sœur traverse de terribles épreuves, alors que celui qu’elle aimait meurt d’une manière assez similaire à celle de leur père. Tara ne sait pas trop quoi faire et elle ne sait pas comment l’aider à affronter ça. Quand Eleanora était morte, tout le magicgang était là pour Cal. Mara n’avait pas autant de gens autour d’elle à ce moment-là. Mais elle avait son frère, et d’autres amis. Tara n’était pas grand monde pour l’aider. C’était ce qu’elle pensait en tout cas. Mais c’est Jar qui la surprend, alors qu’il cherche à retrouver les souvenirs de bonheur de leur jeunesse, pour aider Mara. Tara se prend au jeu, et elle l’accompagne même s’il n’est pas hyper d’accord avec l’idée d’avoir une blondasse dans les pattes. Mais Magister ne vient pas, malgré la demande de son ancien fils. C’est Fabrice qui vient, réveillant une vieille souffrance dans le cœur de Tara.

Elle le détestait presque. Elle qui l’avait tant apprécié, il était devenu celui qui avait détruit son ancienne vie d’adolescente. Alors elle le fit souffrir salement, et comme pour Selenba, elle fouilla son esprit. Et il lui envoya au visage ses peurs et ses faiblesses, ce qui l’avait poussé à commettre l’irréparable. Elle comprit un peu, mais ne lui pardonna pas pour autant. Elle le laissa partir, pour être quitte, et lui promit que leur prochaine rencontre se solderait d’une mort.

Puisqu’elle n’avait obtenu gain de cause, elle offrit autre chose à sa sœur. Elle lui prêta le morceau du juge. Avec, Mara pourrait parler à son véritable père, qui tenait souvent compagnie à Tara, mais surtout, elle pourrait reparler à celui qu’elle avait perdu, pour obtenir de véritables adieux. Et pouvoir faire son deuil. Les retrouvailles entre Tara et sa sœur furent compliquées, s’étant perdues de vue. Mais au final, c’était comme si elles ne s’étaient jamais quittées.

La jeune héritière monte également un service privé de soin pour BSH. Rien ne force personne à venir la voir et cela lui permet tout de même d’aider son prochain. Elle aimait qu’on cherche la rédemption, puisque malgré tout elle gardait un semblant d’espoir pour Fabrice. Ainsi, le nombre de vampyr tueur diminua drastiquement. Rares sont ceux qui, comme Selenba, était accro au sang au point de ne pas finir par vouloir revenir à une vie plus simple et moins dangereuse.

Et arrive enfin une nouvelle catastrophe. Un déchirement dimensionnel. Qui envoie des Autremondiens en Gwendalavir et inversement. Provoquée à la fois par des ennemis venus d’une autre dimension et de Mourmur Duncan, scientifique impérial, des téléportations inopinées de gens qui n’avaient rien demandé ont lieux. Sa sœur disparaît, Myakko aussi, mais pas seulement. Tara, elle, est chargé d’organiser le retour des Alaviriens dans leur dimension, ce qui n’est pas simple. Et quand tout le monde est rentré chez soi, c’est Mara qui se jette sur elle pour lui demander de l’aide. Sa meilleure amie, Amber, est restée prisonnière de ceux qui avaient provoqué tout ce bordel. Tara reste et restera toujours une idéaliste. Si elle avait pu sauver n’importe qui, elle l’aurait fait. Si c’était pour Mara, elle était doublement motivée. Elle se jeta dans la faille dimensionnelle sans hésiter un seul instant.

On ne se refait pas, hein. Elle avait déjà dit, il y a longtemps “Comment pourrais-je être impératrice si je ne suis pas capable de protéger mon peuple?”. Alors oui, c’était surement très bête de se jeter seule dans une dimension inconnue. Mais c’était Tara, avec tout son attirail de bataille et assez de puissance pour détruire la dimension en question en entier. Infiltrée dans la forteresse ennemie, elle parvient sans encombre à libérer la jeune voleuse patentée. Une alchimie particulière se forme immédiatement. Etait-ce le destin ? Etait-ce les circonstances assez particulières de leur rencontre ? Tara n’aurait su le dire, mais elle avait l’intime conviction qu’elles allaient se voir plus souvent qu’elle ne l’aurait cru. Elles aident les autochtones à s’enfuir et à reprendre la lutte avant de regagner leur propre dimension, au grand soulagement de Mara.

Tara prend alors une décision qui germait depuis longtemps dans son esprit. Elle cède une de ses sources de pouvoir. Ce ne fut pas facile, car elle avait un lien particulier avec sa pierre vivante, et celle-ci l’avait souvent tirée de mauvais pas. Mais elle était assez forte pour s’en passer maintenant, et elle pouvait servir à quelqu’un qui en avait plus besoin qu’elle. Une petite sœur en soif de confiance et de reconnaissance. Elle offre donc le quartz magique à sa petite sœur, malgré le petit pincement au cœur en lui offrant. Tara ne regretta cependant jamais cette décision.

La jeune héritière profite de l’accalmie pour revoir Amber. Le debriefing de leur escapade n’étant au final qu’un prétexte pour recroiser la demoiselle. Elles s’entendent bien et Tara qui cherche toujours la compagnie de ceux qui ne lui donnent pas du “votre altesse”. Et même si Amber semble avoir une capacité incroyable pour trainer avec la famille impériale, elle n’en demeure pas moins quelqu’un d’intéressant et fiable, qualité que Tara apprécie.

Autremonde étant ce qu’il est, la situation se voit à nouveau bouleversée. Et par quelque chose de taille. Magister était mort. Et pour de bon cette fois. Un affrontement terrible au sein même de sa forteresse qui se solde par la mort du chef des Sangraves. Même si Tara ne l’aimait pas, sa mort ne la réjouit pas beaucoup. Cela annonçait le début d’une période trouble. Et comme elle s’y attendait, un nouvel antagoniste fait surface. Maldan, président actuel du Continent Interdit. Il voue une haine féroce aux dragons, comme Magister, et celui-ci, plutôt d’utiliser la magie démoniaque, choisit la technologie. Il fait démonstration de sa puissance à Tara, voulant la transformer en loup-garou pour l’ajouter à ses armées. Il sous-estime cependant la blondinette qui le met en échec et parvient à s’enfuir. Sa félonie est révélée à l’ensemble du monde et le Continent Interdit est isolé du reste du monde, bloquant les transferts par les portes.

Si Maldan n’entreprend rien de conséquent, les loups-garou imposent un climat de terreur dans les zones habitées par des humains. Leurs raids ne font pas vraiment beaucoup de victime, mais ils transforment tous ceux qu’ils peuvent. La peur du loup change les gens qui deviennent méfiant, et les transformés malgré eux sont embrigadés par l’esprit de meute ou finisse par la rejoindre devant la discrimination grandissante du peuple envers les lycans.

Le climat de guerre froide s’instaure et Tara ne sait trop que faire. Elle meurt d’envie d’en découdre mais elle ne peut trop en faire. Le trop plein de pression finit par la faire prendre des vacances. Les premières depuis longtemps. Elle parvient à y traîner son frère et sa sœur, et Amber, sous la chaleur étouffantes des deux soleils Autremondien, dans les tropiques Omoisienne. Cela ne suffit pas à calmer sa crise existentielle, et c’est Amber qui s’occupe d’elle, et après une discussion riche en confidences, elles finissent la soirée dans l’alcool, à la grande surprise de Jar et Mara...

Ces vacances lui font du bien, et elle en revient plus sûre d’elle. Certaines décisions furent prises ce soir-là. Qui ne feront pas forcément plaisir à sa tante, et plus à son petit frère. Depuis qu’elle connait son lignage, Tara a peur du trône. Diriger n’est pas fait pour elle et elle n’a accepté son destin que parce que c’est ce qu’on attendait d’elle, et que sa seule échappatoire était Jar… Qui était tout sauf une perspective réjouissante. Mais il avait fait des progrès. Elle entrevoit presque un avenir où elle n’avait pas une couronne sur la tête.

Elle fait enfin une nouvelle et réelle rencontre. Shinzô, qu’il s’appelle. Un vampyr autrefois sangrave, qui l’appelle à l’aide sur sa ligne SOS BSH. Il n’est pas contaminé mais sa compagne est victime d’un sortilège démoniaque d’une rare puissance. N’ayant que peu d’alternative, il contacte Tara pour qu’il lui vienne en aide. Celle-ci s'exécute sans hésiter. Le passé de ceux qu’elle aide ne l’empêchera jamais de le faire. Ava est sortie de sa stase et soignée par Tara, quand bien même le procédé est difficile et douloureux. Son altruisme touche beaucoup le vampyr, et celui-ci lui offre la promesse de son aide en cas de besoin. Tara l’aimait déjà. Il avait beaucoup vécu et combattu et elle retrouvait en lui certain de ses traits de caractères.

Son avenir manque de se voir raccourcir fortement. Quelqu’un la contacte. Une ennemie de Maldan qui demande son aide. Et Tara fonce tête baissée pour l’aider. Sa mystérieuse interlocutrice est une IA vivante, Vaneloppe, surpuissante, peut-être plus qu’elle au final. Celle-ci fuit depuis longtemps les loups qui l’ont créée et l’affrontement qui l’attendait était trop important pour elle seule. Tara et sa garde viennent donc à son secours, ainsi qu’une mercenaire du peuple des eaux éprise de justice, Undyne, que l’IA connaissait. Les loups sont vaincus mais prennent le contrôle de l’IA qui se retourne contre Tara et Undyne et les trois femmes s’affrontent sans merci. Et Vaneloppe piratée balaye leurs efforts d’un revers de main. Et pour la première fois de sa vie, Tara est vaincue. Brisée, le bras gauche coupé au-dessus du coude, elle contemple sa fin qui arrive. C’est Myakko qui lui sauve la mise et la vie, avant que l’IA alliée ne refasse surface, a bord d’un immense vaisseau, ramenant tout le monde à bon port.

Mais le mal était fait. Tara n’est plus que l’ombre d’elle-même. Sa propre faiblesse la dégoute, sa défaite l’ayant agité devant son nez sans vergogne. Plus qu’avoir perdu, la mort qui l’attendait lui avait fait perdre tous ses moyens. Elle allait, elle aurait dû mourir. Et tout ce qu’elle avait sacrifié pour les autres l’avait frappé de plein fouet, plus encore que la lame qui lui avait pris son bras. Abattue, elle reste cloitrée dans sa chambre, ne mangeant et ne parlant presque plus, inquiétant sa famille, la cours et son peuple. Mais elle s’en fichait un peu. C’est Myakko qui relance la machine. Tout du moins, c’est elle qui la manipule dans cette optique-là. La plongeant dans une simulation, avec la complicité de Mara et Lisbeth, elle simule une attaque de démon dans le palais.

Malgré cela, Tara n’est qu’un fardeau pour son frère et sa sœur qui se trouvaient avec elle pour tenter de la sortir de son marasme. Mais ce n’était pas la pièce maîtresse de l’elfe. Non, celle-ci avait ajouté à son petit plan une petite brune imprévisible. Amber. Bien qu’ignorant la promesse de l’héritière à la voleuse, elle avait senti ce qu’ils se passaient entre elles depuis longtemps déjà. Et voir sa douce en danger réveille les instincts primaires et destructeurs de la blonde. Elle qui voilait son amour interdit le laisse flamboyer à la vue de tous alors qu’elle se jette au secours de la demoiselle. Mieux encore, leur amour est réciproque, et c’est dans un baiser que leur promesse se scelle, devant Jar et Mara un peu choqués (et c’est un euphémisme).

Myakko rompt l’illusion et chacun est ravi du retour de la blonde guerrière et assurée qu’ils avaient perdu. Même Jar, un peu (pas trop quand même). Tara part alors en voyage pour Vilain, dans un atelier de mecascellerie, où elle se fait poser un nouveau bras. La vie de manchot, c’est pas ouf. C’est là-bas que Vaneloppe, Myakko et Undyne lui montre quelque chose qui va changer sa vie. Le Damoclès, l’immense vaisseau de l’IA, dont elle n’avait aucun souvenir, et un projet : le Talion. Une organisation de défense d’Autremonde. Tous ses rêves qui pouvaient se concrétiser en un mot. Elle accepte sans hésiter, ne réfléchissant pas vraiment à comment elle allait pouvoir se dépatouiller avec son statut. Pour le moment, il s’agissait de rassembler une armée et de convaincre les pays du bien-fondé de leur organisation, et lutter contre Maldan.

A son retour des royaumes de Vilains, Tara montre tout ça à Amber qui adhère immédiatement, et lui pique son mentor au passage. Bon, il est vrai que celle-ci l’avait envoyée balader pour qu’elle cherche de la puissance ailleurs. Elle lui avait déjà suffisamment appris. Les interrogations qu’elle avait sur son lignage trouve enfin une réponse, mais pas dans les circonstances qu’elle aurait voulue. Sa tante, l’Impératrice, avait été assassinée.

Par Fabrice.

Tout s’enchaine alors. Comme si elle avait décidé ça il y a bien longtemps, elle cède le trône à son frère, le mettant au courant de ses propres projets et du Talion. Son frère ne s’y attendait pas, et elle devait avouer que c’était une surprise qu’elle aurait voulu lui faire à un meilleur moment. Vaneloppe remplace Lisbeth le temps de faire la transition, la nouvelle de sa mort étant secrète pour éviter la panique. Le couronnement de son frère, plusieurs semaines plus tard, est grandiose. Elle le surveille tout de même. Elle avait beau s’écarter de la politique directe d’Omois, elle n’en restait pas moins une actrice influente et elle conservait un amour certain pour son peuple. En gage de confiance, elle lui offre également le morceau du Juge. Ce n’était pas aussi bien que la pierre vivante, mais elle savait que Jar la convoitait et qu’il serait à même d’en exploiter tous les avantages.

Mais sa priorité, c’est de traquer Fabrice. Elle fait appel à tous ses contacts, rassemble tout ce qu’elle a sur les Sangraves. Shinzô lui est d’une grande aide, le Juge aussi, allant lui rendre visite dans les Limbes pour parler à Selenba. Elle fait arrêter une myriade de Sangrave, fait la connaissance de ceux qui sont à l’origine de la chute de Magister, et finit par atterrir en territoire loup garou, où le félon se cache. C’était cependant un piège un peu grossier dans lequel elle tombe facilement. Elle, ainsi que Myakko et Amber, ont pu cependant poser des mouchards dans le réseau lycan ce qui offrira un avantage conséquent au Talion jusqu’à leur découverte. La blondinette maintenant plus héritière est faite prisonnière, mais cela lui simplifie grandement la vie, puisque son geôlier n’est autre que sa cible. Celui-ci lui rappelle sa prédiction, l’un deux mourrait à leur prochaine rencontre, et ce serait elle, puisque Maldan avait ordonné son exécution. Elle se sort cependant de ce mauvais pas grâce à son bras métallique et une lame cachée, et met la pâtée aux lycans et à Fabrice, qu’elle manque de tuer tant sa haine est forte. Elle lui crache au visage toute sa rancœur. Les mots qu’elle déverse sur lui, lui sauve la vie, car ne voulant lui ressembler, elle l’épargne, et s’en sert comme ticket de sortie de la forteresse lycanne. Elle le livre à Omois pour qu’il croupisse dans une prison pour le restant de sa vie. Bien fait pour sa gueule à cet enfoiré.

Le Talion est prêt, son armée, constituée. Tous les pays libres, même les démons, se sont joints à l’initiative d’une manière ou d’une autre, et des soldats de toutes races vivent dans l’immense mastodonte furtif. Mais plus furtif longtemps. Le quatuor qui dirige tout ça décide enfin de sortir de l’ombre, intervenant dans une opération majeure de Maldan visant à établir une tête de pont sur le continent principal. Le Talion, jouant beaucoup sur l’effet de surprise et la magie démoniaque des soldats éponymes parvient à mettre en déroute les lycans, malgré leur suprématie technologique certaine.

L’organisation connaît donc une vive sympathie de la part des peuples, réputation aidée par les dirigeants des différents pays. Maldan devait en bouffer les tapis de rage. Néanmoins, l’avenir est sombre. Le Tatumalenchivar et ses innombrables meutes sont une menace à ne pas sous-estimer et Tara le sait bien. Mais elle serait prête, avec à ses côtés ceux qui comptent pour elle et qui l’aident.








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Niveau de combat :
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MessageSujet: Re: Tara'tylanhem Duncan   Mer 21 Fév 2018 - 13:00

Non.


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Lisa Grey

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Couleur de magie : Bleue
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Niveau de combat :
  • Plutôt élevé


Métier : Voleuse Patentée au service d'Omois
Résidence : Un petit cottage à Tingapour
Dans le sac : Deux couteaux, un crochet, un tournevis, une corde et un grapin, deux mousquetons, une aiguille, une paire de gants, une lampe torche, un tube de colle, une paire de ciseaux, un stylo, une pomme, une bouteille d'eau, une boule de cristal, le dernier album des Drive Shaft, quelques crédits-muts, un stick à lèvres, une peluche canard, deux paquets de mouchoirs, un trousseau de clés.

Affinités : Keykey est mon âme soeur. #Keysaforever

MessageSujet: Re: Tara'tylanhem Duncan   Mer 21 Fév 2018 - 13:51

Oui.





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Familier : inexistant
Couleur de magie : Violette
Niveau de magie :
  • Très élevé
Niveau de combat :
  • Plutôt élevé


Métier : Empereur d'Omois.
Résidence : La suite la plus luxueuse du palais de Tingapour
Dans le sac : secret d'État. (de la paperasse, deux ou trois livres, des boules de cristal, des vêtements de rechange, des potions de soin et du poison, un taludi, un DRAC)

Affinités : Mara : sœur jumelle. On se croyait inséparables, jusqu'à ce qu'on prenne des chemins différents, trop peut-être. Malgré tout, on sera toujours là pour veiller l'un sur l'autre.

Tara : sœur ainée & ex-héritière du trône. Meurtre raté. Et pourtant tu t'es acharnée à essayer de me faire confiance. Je suppose que je te suis redevable maintenant. Fait chier.

Magister : "père" décédé. Vous m'avez tout appris. Jusqu'à ce que vous me laissiez tomber. Dommage pour vous.

Selena : "mère" dont j'avais oublié l'existence. Le temps ne se rattrape pas, alors qu'est-ce que ça peut bien faire si l'Amemorus a été levé ?

Amber : tu me crois si je te dis que je suis désolé ? Pour une fois, c'est sincère. Merci pour ton silence et tes confidences.

toi ? (MP si t'as envie d'un lien)

MessageSujet: Re: Tara'tylanhem Duncan   Sam 24 Fév 2018 - 0:46

Double-oui.

:miya:


Bend the knee to your emperor.



Multi-compte de Solveig, Keylo et Ace & Jeff Ducks :
 
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Familier : un tigre blanc, Arès
Couleur de magie : Or
Niveau de magie :
  • Plutôt élevé
Niveau de combat :
  • Plutôt élevé


Métier : Voleuse patentée
Résidence : un studio à Tingapour
Dans le sac : Un couteau suisse, une tenue de Voleur,des babioles volées, une uniclef, des baskets légères,et quelques crédits-muts


MessageSujet: Re: Tara'tylanhem Duncan   Sam 24 Fév 2018 - 23:40

omg oui ♥♥♥



real
« you think you know death, but you don't. not until you've seen it. »
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