AccueilPortailFAQRechercherS'enregistrerConnexion

Chroniques d'AutreMonde :: Planètes/Lunes :: TerrePartagez | 
 

 La dernière chance [New-York PV // Olwen]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Andô


avatar

Age du personnage : 22 ans

Familier : Grimm, loup blanc
Couleur de magie : Noire - trace possible de magie démoniaque -
Niveau de magie :
  • Moyen
Niveau de combat :
  • Elevé


Métier : Sangrave, spécialisation dans les attentats
Résidence : Forteresse grise, chambre 207-A
Dans le sac : Accès interdit

Affinités : Olwen Kaelon : sa coéquipière, et bien plus encore.
Silarion : Ennemi.
Alvina : "en construction"
Neleam : "en construction"


MessageSujet: La dernière chance [New-York PV // Olwen]   Jeu 6 Nov 2014 - 22:06


C'était en décembre. Un avion partait de Suisse en direction de New-York, malgré une mauvaise météo. Une fois qu'il fut stabilisé, les passagers s'empressèrent de dégainer leurs portables, bouquin, ou autre.
A la place numéro quarante-deux, un homme d'une vingtaine d'années, sans signe distinctif particulier, regardait le paysage par son hublot, avec à sa gauche, une jeune femme du même âge. Devant eux, il y avait une vieille femme, au chignon laqué et au sourcil haussé qui, seule avec son sac à main rouge, lisait le journal du jour.
Les passagers de l'avion étaient en général plutôt aisés, en costume la plupart du temps. Si certains allaient simplement prendre congé, d'autres allaient participer à une réunion internationale, rejoindre leur lieu de travail, assister à un tribunal, rechercher une arme chimique dans le but de conquérir l'univers… Bref, la routine.

Tout le monde avait envie d'arriver, sauf un. Le jeune homme aux cheveux noirs de l'emplacement quarante-deux, remuait la touillette dans son café avec anxiété. Il adorait le café. Ce qui le tracassait, c'était la petite veille devant eux. Non pas parce qu'il n'aimait pas les petites vieilles, ni parce qu'elle portait un parfum capiteux, ni parce qu'elle n'arrêtait pas de se plaindre, ni parce qu'elle toussait toutes les cinq minutes, ni parce qu'elle avait baissé son fauteuil en arrière, ni parce qu'elle avait posé ses affaires dans son emplacement…
C'était parce qu'elle les suivait, Olwen et lui.
Le grand brun avait remarqué qu'elle avait toujours gardé ses distances, certes, mais elle avait plusieurs fois changé de direction. Aussi, il ignorait depuis quand, depuis où, et c'était ce qui l'agaçait. Ce n'était peu être pas un mage, après tout, elle aurait pu les prendre par surprise tous les deux. Non, c'était sans doute un autre mouchard.

Les évènements précédents avaient rendu Andô toujours plus vigilent. En effet, depuis le début de leur mission, à savoir voler une arme à base de sodium dont l'emplacement est plus ou moins inconnu, ils n'avaient eu que des ennuis : Isabella leur était tombé dessus dès leur arrivée sur Terre, plus exactement à Paris, ils avaient alors pris la fuite et s'étaient réfugiés dans une auberge en attendant le rétablissement de la ligne de train, des espions leur avaient mis le grappin dessus et l'avait empoisonné, ils s'étaient de nouveau échappé grâce au miraculeux rétablissement de la ligne et la prodigieuse Olwen - et notamment de son magnifique crochet du droit, puis avaient sauté dans le premier avion pour New-York. Ah oui, et Andô s'était lié avec un familier dans la bataille.

Autant dire que leur mission n'avait rien d'une mission ordinaire, comme si tout avait été écrit à l'avance - en cours d'SVT à la table du fond, qui sait?
Seulement Andô redoutait, plus ou moins consciemment, la fin de l'histoire. Plus le temps passait, plus les blessures se faisaient sérieuses, mentalement  comme physiquement. Et malgré son endurance, il admettait que c'était dur. C'était dur parce qu'il n'était pas habitué à ne pas avoir toutes les cartes en main, et surtout parce qu'il n'avait jamais échoué : chez les Sangraves, il n'y avait pas de perdant.
C'était dur aussi, parce qu'il avait envie de serrer Olwen dans ses bras, encore.
Lorsqu'elle avait pleuré sur son épaule, lorsqu'elle lui avait sauté au cou, il avait été si troublé que quelque chose dans son cœur s'était déréglé, ou plutôt… dégrippé. Comme si durant depuis tout ce temps, son horloge s'était arrêtée. Ses boucles soyeuses, sa peau pâle et ses yeux doux ne le laissaient pas indifférent non plus. Il avait songé des centaines de fois à lui dire qu'il l'aimait, à le crier sur le toit du monde… seulement il y avait Néo.
Néo, qui était sans aucun doute bien plus qu'un ami pour elle. Un homme réduit à l'état de pantin, dont la vie ne tient qu'à un fil, mais dont l'âme était partie depuis bien longtemps. Sans cet homme, Andô sentait qu'Olwen était déboussolée, qu'elle le veuille ou non.
Tout à coup, il sourit.

La petite vieille se leva de son siège pour aller aux toilettes.
Quelques instants plus tard, le jeune homme se leva à son tour.
- Je reviens.
Laissant sa coéquipière seule avec leurs sacs, leurs familiers miniaturisés à l'intérieur, puis il traversa l'allée, les mains dans les poches. Le compartiment des passagers de l'avion était long, avec les toilettes tout au bout. Les hôtesses de l'air passaient toutes les cinq minutes et trente-et-une secondes : il avait exactement trois minutes et deux secondes pour agir.
La porte des toilettes, mixtes, affichait un petit cadrant rouge.
Andô posa la main sur la poignée en plastique. En quatre secondes, le verrou tourna et le cadran s'afficha au vert. Une seconde plus tard, il lança un Insonorus dans la petite pièce. Hélas, l'espion avait déjà appuyé sur la chasse d'eau, et quelque chose disparaissait dans la tuyauterie.
- Pas assez rapide mon petit, dit la petite vieille, la main encore posée sur la chasse d'eau.
- C'est ce qu'on va voir.
Sous les ordres du jeune homme, la magie démoniaque s'engouffra dans les WC - une minute de silence aux défunts démons dont l'âme récurera les toilettes.
- Qu'est ce que vous allez me faire? chevrota la vielle femme, tandis qu'Andô sortait un joli couteau suisse de sa poche. Plus que deux minutes et trente-sept secondes.
- Je veux que tu rappelles Isabella, et que tu lui dises que nous a pas vus.
La magie remonta avec le téléphone portable, et le posa dans la main du sangrave, qui l'agita sous les yeux de la vieille femme.
- Je ne peux pas faire ça, réussit-elle à articuler devant l'I-phone tout poisseux.
Elle regretta immédiatement ce qu'elle avait dit. Un picotement au niveau de la jugulaire lui fit monter les larmes au yeux. Elle essaya tant bien que mal de se dégager, mais l'emprise du jeune homme ne se desserra pas. Puis, elle se pétrifia complètement en écoutant sa voix, aussi claire et lisse que de l'eau.
- Si vous ne m'êtes d'aucune utilité, je vais vous supprimer. Vous le savez, n'est-ce pas?
La vieille finit par fermer les yeux, laissant les larmes couler dans ses cernes sombres.
Plus qu'une minute.

L'avion atterrit enfin à New-York. Les passagers sortirent un à un du compartiment en empruntant une passerelle reliée au bâtiment. Andô éteignit le portable, l'air satisfait. Le message traversa l'atmosphère, filant à travers les nuages :
" Rien à signaler."




et en mode furtif... x):
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Olwen Kaelon


avatar

Age du personnage : Majeure dans la plupart des pays de cette petite planète qu'est la Terre.

Familier : Un Chatrix machiavélique qui complote contre moi quand je vais trop bien.
Couleur de magie : Rouge feu, histoire d'être discrète...
Niveau de magie :
  • Moyen
Niveau de combat :
  • Plutôt élevé


Métier : Officiellement, voleuse pour le Lancovit, officieusement, personne n'a jamais vu la tête de mon boss.
Résidence : Forteresse grise, What else?
Affinités : Andô > Coéquipier. Accessoirement le mec avec de superbes abdos qui me fournit en champagne. Et qui prémache la viande de son familier. Et qui se fait empoisonné par la première blondasse du village.

MessageSujet: Re: La dernière chance [New-York PV // Olwen]   Dim 30 Nov 2014 - 18:24

maybe in new york
ANDÔ & OLWEN
Il y avait cette mamie devant eux. Le genre de mamie avec quatorze chats qui squattent le jardin parce que là au moins aucun gosse ne va leur marcher sur la queue ou leur courir après pour leur caresser le pelage. Au moins chez elle, ils étaient pénards. Elle embaumait les rangés avec son parfum miteux à la rose et toussait au moins une fois par minute. Quand on est allergique aux félidés, il ne faut pas en adopter ma petite dame!

Cette mamie elle était là depuis qu'ils avaient quitté le petit village de montagne qui devait encore être sous le choc de la hyène qui se promenait dans le refuge de montagne et la bataille dans les toilettes. Olwen était très fière de son action. Elle avait l'impression d'être plus un poids qu'autre chose dans cette mission depuis qu'ils avaient quitté Paris et là elle n'était plus la princesse bourrée qui fallait ramener à l'hôtel mais la guerrière stylé qui sauvait son coéquipier entrain de mourir. Ça avait été d'un grand soulagement d'ailleurs de le voir de nouveau reprendre vie dans ses bras. Elle s'était beaucoup trop attachée à lui pour le laisser crever dans des toilettes publiques nonsos. Il allait devenir dans une centaine d'année un super grand-père avec beaucoup plus de style que la mamie qui les avait prit en filature et qui bossait certainement pour un gouvernement autremondien.

Olwen était un peu fatiguée du voyage, surtout qu'ils n'avaient pas dormi depuis qu'ils étaient parti de la montagne mais elle avait un peu tout fait pour ne pas s'endormir sur l'épaule de son coéquipier.
Leur relation devenait de plus en plus étrange, elle n'avait pas besoin d'y ajouter plus de rapprochements physiques, au grand daim d'un Styx miniaturisé dans son sac qui ne cessait de lui parler parce qu'ils s'ennuyait et qu'il lui en voulait de l'avoir encore miniaturisé, en même temps elle allait faire quoi? Le présenter à la vérification des bagages? Hum... non. Elle laissa donc Andô s'occuper de leur petit problème et profita de la fin du voyage pour se reposer un minimum.

À la sortie de l'aéroport JFK (John Fitzgerald Kennedy, certainement un nonsos connu) Olwen leur trouva rapidement un taxi conduit par un jeune newyorkais qui se fit un plaisir de leur montrer les plus beau coins de la ville par les fenêtres de son taxi jaune. Olwen avait insisté pour s'assoir à l’arrière, laissant la place avant à son partenaire pourtant c'était elle qui faisait la discussion avec le conducteur. Elle lui dit qu'ils étaient en mission pour le travail, ce qui était vrai, qu'ils venaient pour négocier une vente, ce qui était vrai aussi sachant qu'ils comptaient récupérer l'arme au sodium, qu'ils étaient donc en voyage d'affaire et particulièrement fatigués par le décalage horaire et que, non, ils n'avaient jamais été à New York avant. Enfaite elle n'avait pas dit un seul mensonge, elle avait juste omis quelques parts de la vérité mais c'était pour son bien, elle aimait bien le petit newyorkais et ce qu'il ne savait pas ne pouvait pas lui faire de tort. Comme leur trajet jusqu'au Bronx était long et truffé d'embouteillages, elle avait collé sa tête contre la vitre fraîche en cette période hivernale et passa son bras du côté de la portière de son coéquipier pour attirer son attention avant de chuchoter à son oreille.

"Faudra qu'on se pose une dernière fois avant d'y aller histoire de peaufiner le plan. Je veux vérifier qu'il n'a pas modifier la structure du bâtiment pour que je ne me retrouve pas bêtement coincée et puis il faudra faire du repérage pour savoir quand y aller et par où entrer. Bref, faut qu'on fasse un vrai plan une fois qu'on est là bas, je me jette pas dans un piège de cette ampleur sans préparation." Elle savait de réputation qu'il était certainement de son avis mais avec toutes leurs mésaventures, elle avait envie de clarifier ce point de nouveau. "Donc on récupère les plans d'origine du bâtiment, on améliore notre équipement, on garde un oeil sur la maison pour trouver des brèches dans la sécurité et on s'entraine, ça va faire une semaine qu'on a rien fait..." Et ils allaient certainement devoir rester à observer cette fichue maison pendant au moins une semaine encore et elle espérait toujours pouvoir rentrer dans ses jeans alors ils avaient intérêt à faire quelque chose de leurs journée!
electric bird.


she just ran away
I miss the one that you were. But the one that you've become, i hate her. She's not you. And I liked you so much, what a waste of time. © by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://tara-duncan.actifforum.com/t3389-olwen-kaelon#59787
Andô


avatar

Age du personnage : 22 ans

Familier : Grimm, loup blanc
Couleur de magie : Noire - trace possible de magie démoniaque -
Niveau de magie :
  • Moyen
Niveau de combat :
  • Elevé


Métier : Sangrave, spécialisation dans les attentats
Résidence : Forteresse grise, chambre 207-A
Dans le sac : Accès interdit

Affinités : Olwen Kaelon : sa coéquipière, et bien plus encore.
Silarion : Ennemi.
Alvina : "en construction"
Neleam : "en construction"


MessageSujet: Re: La dernière chance [New-York PV // Olwen]   Ven 26 Déc 2014 - 13:38

Le taxi jaune filait sur l'autoroute menant au Bronx. Le temps s'était dégradé, et déjà tombaient de lourds flocons de neige. A l'intérieur du taxi, Olwen et le chauffeur discutaient malgré le grincement des essuie-glace sur le pare-brise.
Assis à l'avant du véhicule, Andô procédait aux inspections habituelles à l'aide d'un petit boitier noir, à l'insu du conducteur. C'était bien beau les grands voyages, encore fallait-il pouvoir rentrer chez soi après, et non finir dans une cellule sous terre à manger des racines de baobab !
Une fois l'analyse terminée, le grand brun se cala dans son siège avec soulagement, écoutant d'une oreille distraite le dialogue des deux autres. Au fond, il était très content que sa coéquipière s'occupe de ce petit curieux à sa place, et il avait bien l'intension d'en profiter pour se calmer. La radio grésillait un peu, faisant passer des brides des nouvelles du jour.
Sans se soucier de la présence du conducteur, Olwen chuchota à l'oreille d'Andô, qui hocha la tête : il était clair qu'ils n'avaient plus le droit à l'erreur.

Après plus de trente minutes dans les embouteillages, les idées embuées, ils arrivèrent dans les rues calmes et froides de l'un des départements les plus incertains des Etats Unis. Les bâtiments de brique se succédaient, tous identiques, tandis qu'un groupe de jeunes déambulaient sur le trottoir, clamant leur rap sur tous les toits.
- Bienvenue dans le Bronx, dit le chauffeur. Nous sommes presque arrivé à destination, et si je peux vous donner un conseil, ne trainez pas trop dehors la nuit, il y a quelques personnes mal intentionnées par ici…
Andô ne répondit rien, mais sourit un peu.

Le taxi les déposa devant une petite maison, Hone Avenue - c'est-à-dire potentiellement introuvable. Accolée à une autre bâtisse, elle était recouverte de plaintes de bois grisâtre, délavé par les pluies ; l'entrée était surélevée, accessible grâce à un petit escalier en brique et d'une élégante rambarde noire. Cette maison avait tout l'air d'être un ancien modèle de modernité, aujourd'hui dépassé, et ressemblait plus à une boite en carton qu'à autre chose - bon, notons tout de même la petite plante verte à côté des escaliers !
Une fois la course payée - et un léger Mintus temporel appliqué, le chauffeur du taxi jaune repartit.

Dans un claquement sec, toutes les lumières de la maison s'allumèrent. Andô referma le boitier du disjoncteur, remerciant une fois de plus sa boule de cristal et ses précieuses informations - notamment sur l'électricité. Toujours dans l'entrée, il retira ses chaussures, posa sa valise et enleva son manteau parsemé de neige.
Le rez-de-chaussée était dédié au salon et à la cuisine. Le style était assez étrange, mélangeant vieilleries et modernité, commode cirée et table basse en verre, machine à coudre et télévision HD. La cuisine était proprette, avec un lino blanc par terre, et tout le nécessaire.
Le premier étage, accessible grâce à un escalier de bois, regroupait pour sa part le dressing, la salle de bain et deux petites chambres. Alors qu'il poussait la porte du dressing, il trouva une chose très intéressante bien que très étrange : un aspirateur. Le jeune homme saisit le tuyau en plastique avec curiosité, puis sortit entièrement l'objet. C'était gros, rond avec un tuyau, et une prise. Cela fit tilt : prise égal électricité ! Très fier de lui, il brancha la chose et appuya au hasard sur l'un des deux boutons. Dans un grondement du tonnerre l'appareil se mit en marche et Andô se précipita sur le bouton d'extinction !
Le volume sonore diminua progressivement et le cardio du Sangrave aussi - il décida d'ailleurs de rester assis deux minutes supplémentaires avant de tout ranger, parce qu'on est tellement bien assis par terre !

Après ce bref moment d'action intense, Andô descendit les escaliers :
- Olwen, tu viens choisir ta chambre?



et en mode furtif... x):
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: La dernière chance [New-York PV // Olwen]   

Revenir en haut Aller en bas
 
La dernière chance [New-York PV // Olwen]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» attentats du 11 septembre 2001 à New York : la Mossad Connexion
» New York Islanders
» benji, york de 14 ans (canisenior)
» BIJOU FEMELLE YORK 7 ANS EN FA ASSO COEUR SUR PATTES
» bidouille york de 4 mois 1/ 2 (77)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Chroniques d'AutreMonde :: Planètes/Lunes :: Terre-
Sauter vers: