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 Tara'tylanhnem Duncan

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AuteurMessage
Tara "The Fire" Duncan


avatar

Age du personnage : 22

Familier : Galant, pégase
Couleur de magie : bleu azur
Niveau de magie :
  • Très élevé
Niveau de combat :
  • Elevé


Métier : Apprentie Impératrice, catastrophe
Résidence : Omois

MessageSujet: Tara'tylanhnem Duncan   Dim 25 Mai 2014 - 15:25

VOUS

Prénom : Axel

Age : 22 soon :3.

Avez-vous lu les Tara Duncan ? [Me manque le dernier en date.

Vos activités préférées : Voir sur Myakko

Vos groupes/artistes de musique préférés : Voir sur Myakko

Vos livres/auteurs préférés : Voir sur Myakko

Vos films/réalisateurs/acteurs/séries préférés : Voir sur Myakko

Où habitez-vous ? Auvergne

Ce que vous préférez dans les forums : Voir sur Myakko

Est-ce votre premier forum ? : Nope.


VOTRE PERSONNAGE

Nom : T'al Barmi Ab Santa Ab Maru Duncan, mais Duncan ça suffit.

Prénom : Tara'tylanhnem mais tara ça suffit.

Surnom : Beaucoup, et souvent synonyme de catastrophe.

Sexe : Feminin

Orientation sexuelle : Elfophile mais hétéro sinon.

Race : Humaine

Age du personnage : Dix-sept ans.

Clan : Le bien.

Métier : Apprentie Impératrice

Familier : Galant, un pégase.



Description physique :

Il s’était levé motivé, et marchait maintenant tranquillement dans les couloirs du Palais d’Omois. Rogar n’était garde stagiaire que depuis quelques jours -enfin, en « formation »- et devait donc, comme chaque matin, se rendre dans les salles d’armes et d’entrainement pour se perfectionner. Il fallait dire qu’il était plutôt satisfait de ses progrès à l’épée, mais recevait encore une sévère correction dès qu’il s’agissait d’affronter son maitre d’arme à mains nues. En même temps, il avait quatre bras, ça rendait tout de suite les choses plus faciles. Lui n’en avait que deux, et ne s’imaginait pas en avoir d’autre.

Se faufilant entre les créatures aussi grosses que bizarre, le jeune humain rejoignit l’aile du château qu’il recherchait sans encombre, si l’on occulte la fiente de familier oiseau qu’il avait reçu sur l’épaule. Attrapant une épée et un bouclier sur les différents râteliers, il poussa la première porte qu’il trouva, pour s’échauffer sur des mannequins de bois. Erreur de stagiaire, il avait poussé la porte de LA salle, ne remarquant pas L’ENORME écriteau avec des lettres luisantes de magie : « DEFENSE D’ENTRER ».

A peine eut-il passé le seuil qu’il fut repoussé vers le fond de la pièce par une onde de magie azurée des plus incroyables. Le souffle coupé, il rampa au sol pour se terrer dans le coin le plus éloignée d’Elle, et se cacha tant bien que mal derrière son bouclier, en érigeant en même temps des défenses magiques rudimentaires. Mais que pouvait-il prétendre faire contre la jeune héritière elle-même ?
Et il assista alors au plus terrifiant entrainement qu’il n’avait jamais vu. Elle était étincelante, et luisait d’une aura des plus impressionnantes, et ne semblait pas l’avoir remarqué. Ce qui lui laissait peut-être une chance de survie, s’il était chanceux. Fasciné, il ne pouvait s’empêcher de regarder ce qui se passait devant lui. Sublimée par l’effort et la magie, Rogar ne put qu’admirer le fleuron de leur empire, démontrant encore une fois sa puissance. Elle n’avait que dix-sept ans, mais pouvait faire plier n’importe quel haut-mage d’un simple regard si elle le souhaitait.

Pourtant, qui aurait cru que cette jeune femme si menue pouvait posséder un tel pouvoir ? Moulée dans une tenue d’entrainement brune des plus seyantes, Rogar se surpris à fantasmer sur ses courbes bien dessinée, qui manquaient, certes, encore de maturité, mais suffisait à ravir le cœur d’un jeune garde de son âge, et aussi des bien plus jeunes, et aussi des bien plus vieux…

Et son visage ! Rogar ne pouvait pas croire qu’une telle beauté pouvait exister sur Autremonde ou sur Terre. ! –en même temps, Tara est encore sous l’emprise du sortilège de séduction- Le stagiaire serait allé la chercher dans les Limbes pour un sourire, et une seconde fois pour un baiser. Elle était radieuse, gracieuse, somptueuse, noble, délicate, sublime, exquise, splendide, flamboyante, ravissante, étincelante, ardente, rayonnante, éblouissante, élégante, charmante, séduisante, charismatique, magnifique, fantastique, fantasmagorique, à croquer, à tomber, parfaite. Et cela quand bien même elle était en sueur, haletante, avec les quelques cheveux blonds éclatants qui s’étaient échappés de sa tresse, collés sur son front. Sa mèche blanche, qu’elle avait séparé du reste de sa chevelure étaient balloté au gré de ses mouvements de combat, et Rogar se surpris à en suivre les voltes comme si c’était la seule chose qu’il voulait contempler jusqu’à la fin de sa vie. Elle croisa son regard pendant un coup de pied retourné, mais ne sembla pas s’apercevoir de sa présence. Il n’eut le temps de capter l’intense concentration qui se dégageait de son regard avant de se perdre dans l’océan bleu marine de ses prunelles, dont l’attraction se rompit alors qu’elle repartait à l’assaut. Enfin, même si elle n’était pas visible avec les vêtements qu’elle portait, Rogar imaginait très bien le bijou qu’elle portait au creux du cou, cadeau des Couleurs, qui étincelait de mille feux.

Bref, Rogar était carrément sous le charme. Mais il déglutit quand il s’intéressa ENFIN à ce qu’il se passait réellement. Il n’avait jamais vu ça, n’en avait jamais eu l’idée, mais se demanda pourquoi personne ne l’avait encore fait.

Devant sa future Impératrice se dressait d’énormes plaques de métal que le Palais faisait apparaître avec la puissance brute de Tara et de sa Pierre vivante. Il s’attendait à la voir les découper avec un laser magique. Mais elle ne s’entrainait pas à la magie, elle ne s’entrainait pas au combat non plus. Elle s’entrainait aux deux.

La plaque se déchira en deux alors qu’elle y plantait son poing, chargé de magie. Une façon peu conventionnelle mais efficace. Une onde de choc balaya encore la salle, le collant contre le mur. Il fallait croire qu’elle n’était encore très très douée à ce jeu-là, et ne parvenait pas à contrôler toute la magie qui s’échappait d’elle. En même temps… vu sa puissance, personne ne pouvait vraiment la blâmer. Elle continua quelques minutes durant lesquelles Rogar l’imagina dans toutes les tenues possibles et inimaginables, l’ayant déjà vue dans ses vêtements d’apparats, et aimerait bien la revoir encore une fois dans ses amples robes pourpres tissés d’or, avec le paon impérial qui brillait d’un éclat mordoré.

Enfin, elle porta un coup parfait, qui ne fut suivi d’aucune onde de choc, et dans la plaque de métal se dessina un cercle parfait, découpant un cylindre d’acier qui tomba lourdement sur le sol. Tara s’écroula sur le sol en souriant, puis éclata d’un rire cristallin. Elle semblait épuisée, mais ça ne changeait en rien son charme. Rogar alors, osa se lever, et attirer son attention. Elle afficha alors un air paniqué et elle se leva d’un bond alors que la magie illuminait ses mains. Même après tant d’effort elle se tenait prête au combat…

Rogar paniqua lui aussi immédiatement, préférant éviter d’être réduit en cendre par sa future Impératrice, et s’enfuit en hurlant par la porte qui était maintenant à sa portée, sous le regard incrédule de Tara. Promis juré craché, Rogar ne se trompera plus jamais de porte !

Description morale :
Celui qu’on appelait l’Informateur sourit en se frottant les mains. C’était de loin le boulot le plus compliqué et dangereux qu’il avait eu à faire, mais aussi celui qui allait lui rapporter plus d’argent qu’il n’en avait gagné de toute sa carrière. Et il avait pris un pied fou à suivre la donzelle durant aussi longtemps sans que personne ne le remarque, que ce soit l’Impératrice ou Magister, pourtant deux grands psychopathes du secret et de la sécurité sur Autremonde. Oui, il était plutôt fier de lui, pour le coup.

Depuis sa naissance, il suivait la petite, et avait noté tellement de chose qu’il pouvait en écrire au moins six bouquins, cohérents et sans erreurs scénaristiques. Si, il était sûr que c’était possible. Et, au travers de cet espionnage constant, il en était venu à adorer la future Impératrice, et à presque la considérer comme sa propre fille. Après tout, il avait assisté à tout ce qui avait été important pour elle, dans l’ombre. Il connaissait la moindre de ses forces, de ses faiblesses. Toutes ses envies, ses rêves, ses passions. Il avait une bonne idée de son potentiel, et était plutôt fier de voir ce qu’elle était devenue au fil des années.

Il fallait dire que ça partait plutôt mal. La future dirigeante était bien partie pour mener l’intégralité d’Autremonde à sa perte avec le caractère qu’elle avait. Il n’avait jamais vu une petite aussi attachante, mais avec une telle tête de mule. Même sa grand-mère, ou sa tante, ne lui arriverait pas à la cheville quand elle aurait atteint son plein potentiel. Plus obstiné, c’est difficile à trouver. En plus de cela, elle est trop curieuse et avait tendance, à tort ou à raison, à foutre son adorable petit nez de sale fouineuse un peu partout. Ce qui avait, bien entendu, tendance à lui attirer pas mal d’ennuis, et failli lui coûter pas mal de fois la vie aussi. Fort heureusement, elle s’en est toujours bien tiré, et sa curiosité maladive avait créé, au final, plus de bien que de mal. Tant qu’elle continuait à avoir de la chance. Et l’Informateur savait que la chance tournait vite, très vite sur Autremonde.

Elle était aussi bien trop gentille pour être une dirigeante efficace, et il espérait ardemment qu’elle comprenne que parfois, tuer son ennemi simplifiait vachement la situation. Genre, comme avec Magister. Mais il ne prenait pas parti, l’Informateur. Il n’était pas assez fou pour ça. Il pensait ça à titre de… conseil. Et pour exacerber sa gentillesse, on pouvait lui ajouter une naïveté du à son jeune âge, qui, heureusement pour elle et pour Autremonde, disparaissait au fur et à mesure qu’elle côtoyait les aspects sombres des êtres vivants. Trahison, meurtre et mensonge lui était maintenant familier, et elle faisait un peu plus attention. Mais ce n’était pas encore gagné du tout.

En plus de cela, et surtout, elle avait tendance à fuir ses responsabilités. Pourtant, allez dire à un gamin de douze ans qu’il dirigera l’un des plus puissants empires d’Autremonde, et en général, il est plutôt content. Mais pas Tara. Elle avait ses idées bien à elle, et l’idée d’être assise sur le trône toute la sainte journée ne l’enchantait guère. Pourtant, elle allait devoir s’y résigner vite fait, et les récents évènements allaient la contraindre à cela.

Et enfin, bordel, elle était stu… intrépide ! Trop intrépide, et impulsive. Elle se jetait partout à corps perdu sans prendre le temps de réfléchir. Trop d’instinct tue l’instinct bordel de traduc ! Réfléchir avant d’agir était loin d’être son mantra de vie. D’autant plus qu’elle commençait à présenter tous les signes du syndrome de la personne trop puissante. Elle qui comptait sur ses amis essaye parfois de s’en détacher pour tenter de les protéger des situations dans lesquelles elle se fourre.

Fort heureusement pour l’Empire, elle avait quelques bons côtés qui feraient d’elle une dirigeante éclairé. En effet, elle ne recherchait pas du tout le pouvoir en premier lieu, ce qui aurait tendance à indiquer qu’elle n’en abusera pas et ne se laissera pas emporter par lui. Enfin, le pouvoir étant ce qu’il était, on ne pouvait être sûr de rien, mais on pouvait conserver un certain espoir. Elle est aussi juste qu’une balance, et juge les gens pour ce qu’ils font et non ce qu’ils sont. De quoi se faire aimer de son peuple, si l’on occultait toutes les catastrophes qu’elle attirait à celui-ci.
Etant la cible d’attentant aussi nombreux que différent, la petite sait maintenant se montrer prudente –quand il ne s’agit pas de foncer tête baisser dans le QG ennemi- et sait assurer ses arrières dans la vie de tous les jours. De quoi lui assurer une vie longue et prospère, l’Informateur l’espérait.
Et puis, si elle s’en était sortie jusque-là, c’est qu’elle ne manquait pas de jugeote. Ça, on ne pouvait pas lui enlever. Elle trouvait souvent les solutions à ses problèmes, et réagissait très rapidement aux situations de crise. Au moins, elle ne perdait pas des jours en palabre pendant que son ennemi se préparait. Même si le plus souvent, la solution qu’elle trouvait était de foncer dans le tas pour régler les soucis. Une fois qu’elle aurait pris un peu plus de plomb dans l’aile, elle ferait une excellente meneuse.

Si elle ne s’en targuait pas, Tara apprenait doucement les ficelles de la manipulation, ou, tout du moins, d’une bonne communication. L’art de provoquer les bonnes choses au bon moment pour tirer la couverture à elle. Sinon, elle n’aurait pas essayé de faire revivre son père –terrible erreur…- pour s’éviter un beau-père qu’elle n’aimerait pas. Sans demander l’avis de sa mère, la principale intéressée…

Enfin, elle devenait une véritable furie quand quelqu’un ou quelque chose touche à un cheveu des choses qu’elle tient. Si on lui laissait le temps d’apprécier et d’aimer son peuple, elle deviendrait la plus terrible des lionnes, qui protégerait coûte que coûte son Empire. De quoi faire réfléchir à deux fois les ennemis d’Omois.

Et puis, sans parler de diriger, la petite était une ado intéressante. Elle était sociable, ouverte, et nouait facilement des liens de sympathies, si ce n’est d’amitié, avec n’importe qui en Autremonde, qu’ils soient humains ou non. Elle aimait la vie sur cette planète-ci, et même si elle évitait de le crier sur tous les toits, elle aimait les aventures dans lesquelles elle se fourre, quand bien même un peu de tranquillité ne lui aurait pas fait de mal. Elle commençait même à connaître les affres de l’amour avec son idylle naissante avec Robin, le demi-elfe. L’Informateur, cependant, se demandait si c’était le sortilège d’attirance qui était à l’œuvre ou un véritable amour.

Et puis, il était vraiment, vraiment, vraaaaaaaaaaaaaiment très curieux de voir l’évolution de tout ce beau bordel, surtout après sa dernière « connerie » en date…

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Tara "The Fire" Duncan


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MessageSujet: Re: Tara'tylanhnem Duncan   Dim 25 Mai 2014 - 15:26

Histoire :
Allez lire les bouquins ! Comment ça, vous n’avez pas envie ? Rooo, un petit effort ! Bon, très bien…
Tara, selon le plus lointain de ses souvenirs, a vécu son enfance sur Terre, comme une petite fille normale, sans parent par contre, avec sa mamie. Enfin, aussi normale qu’une petite blonde avec une mèche blanche NATURELLE. Non mais, ça fait tiquer personne ? Y’a que moi que ça choque ? T’imagine l’enfance de la gamine ? Une mèche blanche, ça devient classe quand on est ado, quand t’es à l’école primaire, c’est l’enfer. On devait l’appeler la mamie, la vieille ou des conneries du genre tout le temps ! Manquait plus qu’elle soit dans le top de la classe, et c’est fini !

Mais bon, il faut croire qu’elle est tombée dans THE CLASSE d’ange. Genre, tous des premiers de la classe, qui s’insultent en vieux français et discute philosophie autour de la marelle, calculent la force de leurs lancers de billes et vivant dans une harmonie hégémonique de l’esprit supérieur. Du coup, personne ne tente de sobriquet douteux sur sa mèche blanche et personne dans son école l’emmerde plus que cela, à part un psychopathe qui s’amusait à lui tirer les cheveux, justement. Psychopathe qui hurle à la sorcière dès qu’il la voit, maintenant, vu qu’elle l’a envoyé bouler d’une simple pensée sans même s’en rendre compte. C’était sa première manifestation magique. Mais bon, personne lui a dit qu’elle pouvait faire ça, personne ne lui explique jamais rien. Bouhouhou Caliméro.

Non mais sérieux, quand elle se rend compte qu’elle a des pouvoirs, le premier truc qu’elle fait s’est de gueuler sur sa mamie de rien lui avoir dit. J’sais pas, elle aurait pu trouver mieux. Genre, invoquer des bonbons, voler ou chier des pendules ! Mais non, faut qu’elle se plaigne. Histoire de foutre encore plus le seum à ses potes qui sont, eux, toujours des humains tous pourris qui servent à rien. (Bon, okay, Fabrice a aussi des pouvoirs. Mais à côté de la dotation de la demoiselle, on peut considérer que c’est négligeable.)

Bref. Du coup, ses pouvoirs se manifestent, et non seulement ils sont plutôt impressionnant, mais pour ne pas trop en rajouter, elle semble dotée d’un don inné pour la magie, et malgré qu’elle soit ce qu’on appelle une sorcelière, fuck la poésie, les rimes c’est pour les nazes, moi je fais ça à l’instinct. Et oui, Mademoiselle est au-dessus des lois ancestrales qui régissent le monde magique. Toujours est-il qu’entre la découverte de sa toute puissante et de son affiliation douteuse avec un chien qui parle, ainsi qu’une promesse bizarre qui tuerait possiblement sa grande-mère mais que comme par hasard ça le fait pas donc c’est cool, sa nounou (VICIEUSE LA NOUNOU !!) balance à son chef que la petite a des pouvoirs magiques, parce qu’en tant que vicieuse nounou, ba, elle était en fait une infiltrée hyperdiscrète.

Le soir même, un vilain tellement pas beau qu’il cache sa tronche de cake derrière un moule à tarte qui change de couleur attaque la maison tout seul et parvient en utilisant un sort inconnu (ba oui, mélanger deux sorts, c’est venus à l’idée de personne jusque-là.), à mettre hors combat sa grand-mère, qui normalement est quand même une gardienne de la Terre et pas la moitié d’une tafiole niveau combat. Mais c’est un détail, si bien que nous fermerons les yeux comme si de rien était. Mais grâce au théorème de Chuck Norris, Tara PLONGE SA MAIN DANS UN SORT, refuse d’en subir les effets et le rebalance à l’agresseur de sa mamie. ON TOUCHE PAS AUX MAMIES C’EST DEGUEULASSE. OUI, MÊME SI T’ES UN PUTAIN DE SANGRAVE ! Du coup un dragon (oui, rien de plus normal) débarque comme une fleur et embarque Tara pour Autremonde, avec son pote Fabrice, pour plein de raison bizarre.

Maintenant, prenons quelques secondes pour douter de l’intelligence de Magister. Dans sa grande vilenie, il a kidnappé tous les autres enfants de la maman de Tara. Mais pour l’Elue, ba, il demande d’abord à une nounou vicieuse de l’espionner. Parce que la kidnapper dans le doute et la buter si elle sert à rien, ça lui est pas venu à l’idée.  Un jour je lui donnerai des cours.

Mais revenons à nos moutons. Mes souvenirs sont un peu flous, la restitution le sera donc tout autant. Tara atterrit en premier lieu au Lancovit, se fait plein de potes gentils, genre Cal, Moineau, Fafnir et Fabrice qui la suit, d’ailleurs, et plein d’ennemis méchants. Comme une bonne blondinette qui débarque dans un endroit sympa. Elle fait la rencontre de son familier QUI. EST. UN. PUTAIN. DE. PEGASE. Au loto des créatures magiques classes, elle tire le gros lot, ce qui lui donne aussi l’occasion de faire chier beaucoup très fort ses professeurs qui commencent doucement à devenir rouge en sa présence. Enfin, surtout Dragosh.

Bref, après avoir fait pas mal de connerie, montré au monde sa puissance, elle se fait –enfin- capturer par le gros vilain méchant du coin. Puisqu’il est connu que les armes magiques instables sont ieux chez soi que chez l’ennemi. Ba, oui, au cas où ça pète, autant que ce soit chez nous. Du coup, c’est ce qui arrive, et elle fout un méga bordel dans la forteresse grise, QG du chef des moules à tarte, en lui foutant, au passage, une sacrée peignée. Et oui, le grand manitou des tartes aux pommes se fait latter par une gosse de douze ans. Et après, personne ne s’étonne qu’on doute de la puissance des autres gens d’Autremonde…

Mais Moulatarte parvient quand même à la trainer, tant bien que mal, sur Terre, en Atlantide. Parce qu’elle existe bordel de merde ! Depuis le début, il voulait se servir d’elle pour accéder à des objets démoniaques pour se lancer dans une croisade vengeresse contre les dragons. Jusque-là, classique. Mais je maintiens qu’il aurait dû la kidnapper quand elle était bébé. Toujours est-il que par son manque total de diplomatie, de stratégie et de tact, notre Tara nationale lui fait un joli doigt d’honneur et le laisse dans sa merde.

Oh, et puis, au passage, c’est l’héritière de l’Empire d’Omois. Obvious.

Bien, maintenant, on entame les choses sérieuses. Plutôt que de remercier tout le monde bien gentiment pour avoir ridiculiser le roi des gate(a)ux, l’Impératrice trouve que faire poursuivre un ami à Tara, comme ça, pour le fun, ba c’était super chouette. Bon, en fait, c’est une vilaine manipulatrice VICIEUSE (elle devait être nounou dans une autre vie), qui se sert de tout ce bordel pour faire supprimer ses ennemis par Tara, sa nièce, puisque maintenant son incompétence en terme de combat ne fais plus aucun doute. Je vous épargne les détails de l’histoire, mais en gros, Tara, en bonne poire, fais exactement ce qu’on attend d’elle.

Mais, parce que sinon c’est un peu simple, Fafnir sa pote naine légèrement bourrue fout le boxon en ne trouvant rien de mieux que de se faire infecter par un humain pas content qui a maudit des plantes. (et après on s’étonne que je refuse de manger des putains de légumes.)

Et là, l’impensable se produit. Imaginez un artefact magique surpuissant, gorgé de magie, semi-consciente et totalement sans effet secondaire. Imaginez une forme ronde et blanche comme… un caillou. Quelle est la probabilité pour qu’un tel objet incroyablement puissant se retrouve entre les mains de l’être le plus puissant de ce monde.

Et ouais, bingo. Un pégase, des pouvoirs cheatés, et une pierre magique incroyable ? Et pourquoi pas héritière d’Omois !? Oh.. wait..

Se transformant en dragon et démontrant des qualités de pilotages épiques, elle s’allie avec Magister et parvient à contrer la malédiction qui se repends sur Autremonde, car celle-ci à le mauvais goût de contrôler les gens, mais surtout, de les colorer de pourpre. Mais quel manque total de sens artistique ! Et ça ose s’autonommer le « Ravageur d’Âme ».Bon, comme quoi, Magister peut-être utile, et elle aurait été bien dans la merde si elle l’avait trucidé dans leur combat précédant. Dans toute cette agitation, l’Imperatrice se rends compte du lignage de Tara, et décide de la forcer à venir à Omois. Parce que bordel de merde, elle n’a pas d’héritière ! Mais c’est bien connue, les gentilles filles ne veulent pas devenir chef d’Etat, si bien que Tara dit « fuck tata », et pougne «(virtuellement je crois), les armées d’Omois et finit, même si elle gagne, par céder, sans aucune raison, je crois, aux exigences de sa tante..

Victime de ses déboires, son petit corps chétif commence à demander grâce, et gueule halte aux conneries. Il n’est pas fait pour servir de canal de magie à d’aussi hautes doses. Tara tombe alors dans le coma, mais se réveille bien vite (oui sinon, le bouquin serait un peu chiant et ressemblerait au tome 2 de Twilight) mais aussi un peu amnésique (ce qui n’a pas beaucoup d’impact sur l’histoire). Elle retrouve donc son quotidien d’attentat contre sa personne. Sauf que, pour une fois, ses détracteurs  ont décidés d’innover et s’en prennent à ses proches (ils n’étaient pas encore sûrs qu’ils aient le droit avant…).

Bien, maintenant, encore une fois… question. Quand un meurtre se produit dans un palais hautement sécurisé, surtout contre une créature quasi immortelle (un zombie), qui charge-t-on de l’enquête ? Quelqu’un dont c’est le boulot ? Le chef de la sécurité ? Un adulte compétent ?
Ba non, à une gamine de quatorze ans. Mais à part ça, tout baigne.

Seconde question. Quand on est un dirigeant respecté, habitué à gérer des troupes, un pays, que dis-je, un empire !.. que fait-on à la première provocation bidon de son ennemi numéro un ?
Et oui, je vous le donne dans le mille, on fonce dans le tas pour essayer de lui faire manger ses chaussures, sans se demander si ce n’était pas là ce que Magister voulait. Donc, l’Impératrice, qui avait tenu à mener l’assaut avec son Imperator se fait capturer. Pourquoi Magister n’est pas encore maitre du monde ? Ah oui, il est aussi malin…

Cependant, il a quand même réussi à faire croire à l’Impératrice que Tara a tenté de la faire tuer (le truc crédible tu sais…), et celle-ci lui donne du coup tous les objets démoniaques, parce que FUCK YOU TARA. Il faut croire que donner des objets surpuissants et dangereux pour l’intégrité du monde, c’est un détail quand il s’agit de faire chier sa nièce. Du coup, grâce à un sceptre cheaté, personne, sauf les enfants (et oui, sinon, c’était un peu la merde, sachant que ceux sont eux qui dirigent le monde), n’a accès à ses pouvoirs magiques.

Nos héros s’empressent donc de ramener la situation à la normale par l’utilisation d’un autre artefact tout aussi cheaté. Tu es constipé ? Il y a un artefact pour ça. Tout le monde est libre, et malgré son stuff de bataille overpowered, Moulatarte chie encore dans la pâte à pizza et disparaît de la surface de la planète, emporté dans les Limbes Démoniaques. Le lieu de vacances préféré de tara qui y passe de temps en temps pour faire coucou. (c’est là qu’elle récupère, ENCORE UNE FOIS, un truc cheaté, qui se loge aux creux de son cou, le cadeau des couleurs.) Enfoirée de petite cumularde.

Tara profite de la célébration de la victoire et de l’allégresse ambiante pour se barrer, en laissant un mot qui n’arrive même pas à destination, pour aller commencer la plus grosse des conneries qu’elle ait pu inventer pour le moment.

En ayant marre de voir des pignoufs intéressés tourner autour de sa mère, Tara prends les choses en mains et décide de se la jouer dieu bienfaiteur et de ramener son père à  la vie. Oui, rien que ça. Pour cela, elle cherche un vieux parchemin magique sur Terre, puis demande à ses larbins de copain de récupérer des trucs pour elle sans qu’ils sachent pour quoi. Dans le même temps, un affreux dragon bute plein de gens (parce que lui, il a des couilles, pas comme Moulatarte.) dans un laboratoire. Ici, le résumé du bouquin est tellement bâclé, que je ne sais pas quoi raconter de plus, car mes souvenirs sont très, très, très vagues.

On apprend, joyeusement, que Mon Santo est à l’origine du pouvoir de Tara puisque tout n’est qu’une histoire de manipulation génétique. Comme quoi… Qu’on arrête de nous raconter que la magie c’est une histoire de force spirituelle compliquée. C’est juste des OGM. La dragon derrière tout ça est le roi des dragons (qui fait ça de lui-même plutôt que d’engager quelqu’un pour le faire et ainsi se protéger). Passionné le saurien. Tout ça pour détruire l’univers. Quelle idée !

Magister revient des Limbes pour filer un coup de main et Maitre Chem poignarde le roi des dragons avec une corne de licorne qui trainait par là. (Pour une fois que c’est pas Tara qui ramasse les objets…)

Oh, et n’oubliez pas que dans tout ce joyeux bordel, Tara arrive à flirter avec son amour de demi-elfe. Mais c’est tellement cucul que je vous épargne ça.

Le monde est sauvé, pour un temps. Tara continue sa quête de l’élixir magique de résurrection, laissant ainsi le champ libre à Moulatarte pour… enlever son ancienne meilleure amie. Un jour, ça me ferait bien marrer que la gentille Tara elle dise juste « ba vas-y, bute la, j’m’en branle. », pour voir sa tête de fond de plat changer de couleur. Démuni, il serait, le Moulatarte.

Mais bon, comme l’on pouvait s’y attendre, Tara court dans le tas. Elle a plus de magie à cause du bordel d’avant, mais elle s’en fout, elle a du courage. Et puis elle les récupère vachement vite, ce qui lui permet de foutre une branlée à la vilaine Dragonne qui veut tuer tout le monde, libérer plein de gentils loups-garous, et rentrer comme une fleur avec le dernier ingrédient de la potion de résurrection. Mais, bien entendu, pas le temps de s’en servir puisque Moulatarte contre-attaque et le retour du jet d’ail, Tara parvient à sauver les vampyrs (et sait comme se changer en une tueuse assoiffée de sang) qui ont sucé le sang d’un humain, va chez les dragons, les pougne, repougne Moulatarte au passage, et voilà. (Ça se sent que ça commence à me gonfler cette histoire ou pas ?)

Et on atteint ENFIN la partie qui commence à devenir originale.


Bien. Posons les bases. Tara a maintenant seize ans. Ces quatre longues années sur Autremonde l’ont beaucoup changé, la transformant de « menace potentielle » à arme à catastrophe massive. Elle s’est fait beaucoup d’ami, a un joli familier, une pierre magique, est ami-ami avec un bijou arc-en-ciel et deviendra l’Impératrice d’un des empires les plus puissants, riches et influents d’Autremonde. Mais, plutôt que d’être contente de ce qu’elle a, elle préfère tenter l’impossible.

Tara est sur Terre, dans une caverne qu’elle avait creusée magiquement au beau milieu de l’Arizona. Au moins, elle ne risquait pas de faire sauter tout le monde en cas d’erreur. Elle en était plutôt fière, d’ailleurs. Une petite ouverture dans un renfoncement, un petit tunnel aux parois parfaitement lisse, qui débouchait sur une pièce circulaire, avec en son centre un petit autel sur lequel trônait les ingrédients de la potion. Le tout était creusé magiquement à même la roche et était éclairé par des petites boules lumineuses qu’elle envoyait à différent endroit de la pièce quand elle arrivait.

Cela lui avait pris du temps, car elle devait passer à peu près autant de temps à tromper tout ce qui pouvait assurer sa sécurité qu’à s’occuper de sa potion. Elle travaillait depuis un sacré bout de temps déjà, et était arrivée à maturation. La nuit était idéale, elle avait réussi à brouiller suffisamment les pistes pour s’offrir plusieurs heures de répits. Et personne ne viendrait la chercher ici, de toute façon. Ne lui rester plus qu’à suivre ce qu’elle avait traduit de ce bout de vieux parchemins. L’incantation était assez longue, mais elle la connaissait maintenant sur le bout des doigts. Le seul truc qui l’inquiétait était le contrôle magique qu’elle devait parvenir à maintenir tout au long de l’incarnation de l’âme de son père dans son corps. Mais elle s’était préparée depuis tellement longtemps à ce moment-là qu’elle ne se voyait pas échouer. Elle était la grande Tara Tylanhnem Duncan. Rien ne pouvait l’arrêter, pas vrai ?

Elle rouvrit les yeux et se leva pour faire face à la potion, qui avait viré au violet maintenant. Tout était fin prêt. Assurant sa posture, elle leva les bras, et ses mains s’illuminèrent d’une magie bleu azur. Elle la modela en un filament ténu qui la relia à la potion, et elle commença l’incantation :

« Byn sy jumuhdé ad sy bieccyhla, xia lamie xie acd sund nadnuija my jea, xi'ih lunbc mie cued uvvand ad xi'iha huijamma lryhla mie cued uvvanda.

Najeahc bynse mac deahc, Danviou T'al Barmi Ab Santa Ab Maru, najeahc ad nacbena à huijayi!. »

La partie facile était terminée. Agrippée au filament de magie, celle-ci commença à circuler à l’intérieur du cylindre éthéré, pulsant d’une puissance et d’une vie incroyable. Il ne fallait pas être n’importe qui pour pouvoir utiliser ce sortilège-ci, mais Tara ne l’était pas. Serrant les dents, fermant les yeux, elle régula le flot de magie comme il était indiqué sur le parchemin. Tout était dans le dosage. La potion commença à luire au rythme de ses impulsions magiques, vibrante, alors qu’un son sourd et bourdonnant commençait à envahir la grande salle. Une goutte de sueur commença à perler sur son front alors qu’elle plissait encore plus les yeux sous l’effort. La pierre magique commença à lui apporter son énergie pour la soulager un peu.

Soudain, la bouteille explosa, et son contenu, lié magiquement à tara, continuait de se mouler dans la forme maintenant disparue du flacon. Lentement, doucement, celle-ci commença à s’élever en spirale, à s’étendre. La mixture semblait grandir, et il y avait maintenant assez de liquide pour remplir plusieurs dizaines de flacons. Tara pouvait sentir l’énergie qui la quittait à mesure que la potion grandissait. Le liquide dégageait sporadiquement des ondes colorées qui balayait la pièce, si bien qu’on se serait cru dans une mauvaise boîte de nuit, sans musique. La spirale touchait maintenant presque le plafond, puis un immense éclat blanc flasha la pièce, depuis la base du liquide, alors que le sortilège commençait son œuvre.

Aussi lentement qu’un vieil escargot, les premières cellules de son père se formèrent. Tout doucement. Chaque gramme de magie était soigneusement dosé. L’odeur de soufre qui se dégageait la mixture embaumait maintenant toute la pièce, et c’est alors que tout s’accéléra.

La porte vers le monde des morts s’ouvrit au sommet de la spirale, comme prévu. L’âme de son père en sorti aussi, comme prévu. Ce qui était moins prévu par le parchemin, c’est qu’il n’allait pas être le seul. Mais concentrée comme elle était, elle s’y était préparée, et en maintenant le lien du sortilège, elle captura les esprits fugitifs dans un dôme d’énergie, qu’elle fit doucement refluer vers la porte dimensionnelle, ne laissant filtrer que le fantôme de son père qui la regardait sans comprendre, criant son nom. Mais elle ne pouvait pas répondre.

Contraint par le sort, son père fut ramené dans le corps qui se matérialisait. Ils étaient à mi-parcours. Et les cris commencèrent. Son père souffrait le martyr. Tara ignorait si c’était le procédé qui l’impliquait, mais elle ne devait pas flancher. Elle ne le devait pas. Continuant son ouvrage, elle ne fit pas attention à ses suppliques. Non, elle n’arrêterait pas. Mais elle tressaillit quand il posa sa main encore fumante de sa création, sur sa joue. Elle ouvrit les yeux avec stupeurs, il n’avait même pas encore de visage ! Elle perdit les pédales, relâcha sa concentration et tout partit en vrille. Sa magie se déversa, totalement hors de contrôle, dans le corps en formation, qui grossit, et se déforma, créant une entité monstrueuse, difforme, dans laquelle son père s’était incarné. Ses yeux n’avaient pas de paupières, et était aussi blanc que de la porcelaine. Un dent avait poussé plus que les autres et avait transpercé sa mâchoire, faisant couler un sang noir et putrescent.

Elle venait d’enfermer son père dans un monstre.

Tara tomba à genoux, sa tête remplie de tambours, alors que sa chose s’écroulait à côté d’elle. Il avait cessé de crier, mais sa souffrance se voyait dans ses yeux, son visage bâclés étant dénués d’expression.

« T..Tue-moi. T..t..tue-moi… »

La flèche glacée qui transperça le cœur de Tara fut aussi douloureuse qu’une vraie. Elle avait merdé. Plusieurs années de travail réduites à néant. Elle avait ramené son père sur Terre, pour l’incarner dans un corps mort-né. Son père qui lui demandait de le tuer. Elle n’en aurait pas la force. Elle le redressa pour le serrer contre elle, alors qu’il continuait à la supplier. Les larmes s’écoulaient à flots sur les joues de la future Impératrice, couvrant la respiration sifflante de la Chose.

Qu’avait-elle fait ?

Elle ne pouvait se résigner à l’achever. Ils restèrent ainsi de longues minutes. Les plus longues de la vie de la jeune fille. Son père tremblait, tressaillait à intervalles irréguliers. Les battements de son cœur eux aussi étaient, eux aussi, sporadiques. Elle avait merdé. ELLE AVAIT MERDE PUTAIN. Elle devait faire ce qu’il lui demandait. Elle devait au moins faire cela, pour alléger le poids de son erreur. Serrant les dents et hurlant de rage, elle concentra sa magie et brula sa création.

Le corps qu’elle avait créé se transforma en poussière, dans un dernier cri,  et le fantôme de son père fut libéré. Il resta la, dans ses bras, sans qu’elle puisse réellement le tenir. Il rouvrit les yeux, visiblement soulagé alors que la souffrance le quittait. Il mit quelques secondes à le réaliser, puis il se redressa, affichant un air profondément triste.

« Pourquoi ? Pourquoi l’as-tu fais ?»

L’intéressée leva des yeux pleins de larmes vers lui, ne sachant que répondre.

« TARA, REVEILLE TOI ! C’est fini, je suis de nouveau mort. Et je me serais bien passé de cette expérience-là. »

Tara renifla un bon coup, tentant de se reprendre.

« Je voulais, je voulais tellement… J’y étais presque, papa… Tu allais revenir.. »

Danviou soupira tristement. Il aimait trop sa fille pour lui en vouloir de lui avoir infligé pareille souffrance. Cela partait d’un bon sentiment. Il aurait dû l’en empêcher, mais il n’avait pas pensé qu’elle puisse réaliser quelque chose de cette envergure. Mais il aurait dû s’en douter.

« Tara. Je suis sûr qu’au fond de toi, tu sais que c’était une mauvaise idée, et une mauvaise chose. Tu as risqué la vie de million de personne pour tenter de me ramener. Tenter de changer ainsi ce qui a été fait est contre l’ordre des choses. A vrai dire, je ne suis même pas sûr que ce sort soit réalisable. Je t’avais bien dit de ne pas essayer, non ? Mais tu n’écoutes jamais.»

Maintenant, une question qu’il n’osait pas poser, c’était… « Et maintenant ? ». L’irruption d’Isabella dans la pièce y répondit immédiatement. Ecarlate, elle bondit à l’intérieur en incarnant un rigidifus sur Tara, avant de se rendre compte que son adversaire n’était pas un sortcelier ordinaire. Elle ouvrit de grands yeux ronds, manqua une ou deux inspirations, le temps de concevoir ce qu’il devait s’être passé. Et explosa.

La diatribe dura pas moins d’une heure, et Tara n’essaya même pas de se défiler, ou de se sortir du sortilège qui l’emprisonnait. Le poids de la culpabilité était tellement fort, son erreur tellement grande et les retombées surement gravissime. Le pire avait été évité, fort heureusement, en empêchant la fuite des fantômes, mais cela n’enlevait en rien l’irresponsabilité de son acte. Sa grand-mère se montra blessante, insultante, mais terriblement juste. Tara en prenait pleinement conscience et ne pouvait que baisser honteusement la tête. Pour la première fois de sa vie, elle écouta sa grand-mère et ne put qu’accepter ce qu’elle lui disait. Pour la première fois de sa vie, elle se rendait compte de l’implication de ses actes et des conséquences que ceux-ci pouvaient avoir, sur elle, sur ses proches, sur le monde. Sa grand-mère lui cracha son égoïsme au visage comme personne ne l’avait fait. Elle pouvait comprendre Tara mais ne se laissait pas attendrir aussi facilement que Danviou, et si c’était elle qui devait mettre la plus grand gifle de sa vie à sa petite-fille, et bien, elle le ferait, deux fois, s’il le faut.

Elle finit par attraper Tara par la peau du cou, et la ramener à la maison, avec Danviou. Maintenant que le fantôme était là, il semblait pouvoir y rester. Ce qui serait problématique. Sa place était en OutreMonde, et il était primordial de l’y renvoyer.  Ils trouveraient un moyen plus tard.

Tara ne sorti pas du lit pendant une semaine. Isabella était furieuse, et sa rage de grand-mère n’avait pas baissé d’un iota. Elle avait informé Omois et le Lancovit, et l’Impératrice, pour une fois, s’était entendu avec la Gardienne de la Terre sur la gravité des actes de Tara. Une partie de ses biens financiers acquis pour mérite lui fut retiré afin de financer des recherches sur un dispositif magique visant à empêcher la création de portail vers l’OutreMonde, jugé trop dangereux. Personne ne savait de quoi un fantôme était capable, et encore moins ce que feraient TOUS les fantômes depuis la création de la planète s’ils parvenaient à s’introduire sur Terre ou Autremonde.

On se pencha sur le cas Danviou, et il fut décidé, avec son accord, qu’il serait envoyé dans les limbes afin de rejoindre le juge, qui était la seule entité capable de faire venir les fantômes entre les mondes sans aucun danger. Tara rentra à Omois pour son renvoi dans le monde des morts. Sa présence parmi les vivants avait beaucoup affecté sa mère, et Tara, taciturne et maussade n’arrangeait pas les choses. Elle n’avait même pas accepté de voir ses amis qui s’inquiétaient à son sujet. Elle avait trop honte pour voir qui que ce soit, et attendait juste le jour fatidique passivement. La jeune fille n’arrivait même pas à profiter de la présence de son père, bien qu’elle sache ne plus pouvoir le voir avant sa propre mort.

Elle eut le droit d’assister à son départ, et après une dernière étreinte imaginaire, Maître Chem prononça l’incantation qui enverrait son père dans les Limbes. Un éclair zébra la pièce alors que Danviou était effectivement aspiré dans un vortex dimensionnel. Sauf que Tara fut foudroyée elle aussi, sans raison aucune, et aspirée à son tour.

Elle rouvrit les yeux sur une plaine gigantesque, verte à perte de vue, sous un soleil de plomb. Où avait-elle encore atterrit ? Son père était avec elle, et semblait tout aussi désorienté.

« Euh, on est vraiment dans les Limbes la ? »

Tara secoua la tête, ne sachant pas vraiment. Elle ignorait pourquoi elle avait été emportée avec son père, et encore moins leur actuelle localisation. Elle sortit donc la carte vivante qui attendait patiemment au fond de son sac.

«  Ah! » s'exclama celle-ci, passionnant, où est-ce que vous m'avez emmenée encore ? Pas dans l'estomac d'un dragon cracheur de feu j'espère ? »

«  Carte », fit Tara en ignorant ses commentaires, vu qu'ils étaient toujours désagréables, « où sommes-nous, s'il te plaît ? »

«  Eh bien », commença la Carte d'une voix suffisante, je... Elle s'interrompit et tout s'effaça sur son corps de parchemin. »

«  Par le papier et l'encre qui me composent ! » s'exclama-t-elle d'un ton dépité, « où suis-je ? »

«  C'est justement la question. »

«  Je... je... voyons le soleil. Hum, les étoiles ? Hum. Par les cartes stellaires, mais qu'est-ce qui vous a pris de nous ramener dans les Limbes démoniaques, vous ne savez donc pas que ces types- là mangent tout ce qui existe, y compris les Cartes Vivantes ? » (actuel dialogue du bouquin, que j’ai honteusement pompé)

« - Nous sommes dans les Limbes ! s'écria son père. « Ce n'est pas possible ! Les Limbes ne ressemblent en rien à ça ? »

« Ça ressemble à la Terre. Chlorophylle, soleil jaune. L'air est moins pollué, mais dans l'ensemble, c'est comme sur Terre ! Sauf qu'il y fait très chaud. Comment se fait-il que l'herbe soit si verte avec un soleil aussi chaud ? »

Encore plein de nouvelles questions sans réponses. Totalement perdue et sans aucun moyen de rentrer, Tara s’assit et prit sa tête entre ses mains. Si elle était vraiment dans mes Limbes, et bien… elle était vraiment dans la mouise. Seule contre des milliers de démons, même elle ne pouvait pas faire grand-chose. Elle qui ne voulait les plus les mêler à ses affaires, elle se sentait démunie sans ses amis. Elle n’aurait pas craché sur une plaisanterie dédramatisante de Cal, ou un câlin de Moineau. Au moins, elle avait son père et Galant avec elle…

« Bon, il faut trouver le Juge maintenant. J’ai tout un garde-manger sur moi, donc je n’aurais pas de problème. Je me demande juste ce qu’il va se passer si on croise des démons. »

Enfin, il y avait de fortes chances que ça se finisse en grosse baston, et qu’elle succombe sous le nombre, elle n’avait aucun doute la dessus. Cela ferait une bonne punition, et elle ne quitterait pas son père, au moins. Elle secoua la tête. Elle continuait à être égoïste. Ce n’était pas ce qu’on attendait d’elle. Elle avait des responsabilités, des gens qui comptaient sur elle. Elle ne devait pas mourir. Alors, elle leva son cul et incanta :

« Par le Transformus, que je sois un démon quel que soit l'endroit où nous allons ! »

Elle adopta un corps démoniaque des plus sommaires. Un corps d’insecte équipé de puissantes pattes de félin, une gueule d’oiseau de proie et une ou deux tentacules pour faire bonne mesure. Elle transforma aussi Galant, et dissimula le fantôme de son père. Et elle se mit en route. Elle courut longtemps, longtemps. Elle ne voulait pas voler pour ne pas attirer l’attention, si bien qu’elle se balada longtemps sans rencontrer personne. Elle avait l’impression de se trouver sur Terre, sans aucune influence de l’homme. C’était assez grisant, au final, et elle apprécia son petit voyage. Puis elle finit par tomber sur une ville de démon, dans laquelle elle décida de s’engager. Quelle ne fut pas sa surprise d’y croiser… des humaines. IL Y AVAIT DES PUTAINS D HUMAINS DANS LES LIMBES. Ne pouvant poser la question sans passer pour une bille, et donc faire tomber sa couverture, elle décida de redevenir elle-même et d’adopter la mode locale. Elle était étonnée de voir les démons vivrent ainsi normalement, malgré le changement radical de leur planète, de la gueule de leur soleil, tout ça, tout ça. Les démons « normaux » semblaient l’éviter, maintenant qu’elle était sous sa véritable forme, comme si elle était quelqu’un de « supérieur ». Elle ne s’en formalisa pas outre mesure, cela servait ses plans. Elle finit par demander son chemin vers la ville où était actuellement le juge, qu’on lui indiqua sommairement, et elle reprit sa route. Elle profita de son voyage pour parler de la vie de son père et appris plein de chose sur lui et de sa vie avant et avec sa mère.

Elle arriva dans la ville qui servait de capitale aux démons et découvrit le mix le plus bordelique d’architecture humaine qu’elle ait jamais vu. Aucun bâtiment n’était fait comme l’autre, et le palais qui trônait en haut de la butte était un assemblage hétéroclite de tout ce qui pouvait se trouver dans la ville. Qui avait faire construire ça, sérieusement ? Déambulant dans ces rues de toute culture, elle finit par s’habituer à la vision d’une pagode asiatique à côté d’une maison gothique, et au final, elle trouvait ça plutôt marrant. Pas très esthétique, mais marrant.

Selon toute vraisemblance, le Juge se trouverait dans le palais. Ne lui restait plus qu’à s’y introduire, trouver la grosse statue, y laisser Danviou et trouver le moyen de s’échapper. Facile. Tranquille. Un jeu d’enfant. Elle s’engouffra dans le palais comme si tout était normal. C’était la clé du succès. L’assurance. Si elle semblait parfaitement certaine de savoir ce qu’elle faisait, personne ne lui poserait de question. Alors qu’en réalité, elle crevait de trouille. Autant elle pouvait facilement se fondre dans la masse dans les villes, autant elle risquait gros en se baladant dans le palais. Elle était déjà venue par le passé, mais le palais avait beaucoup, beaucoup changé, si bien qu’elle se perdit.  Jusqu’à ce qu’elle bute contre un garde au détour d’un corridor, tombant les fesses par terre et provoquant la surprise, puis la colère du garde.

« Hey vous là, qu’est-ce que vous faites ici ? Hey, revenez !»

Comme si elle allait l’attendre. Elle était déjà loin, mais l’alarme était sonnée. Elle devait se cacher. Courant dans les couloirs, elle finit par se jeter dans un buisson qui s’épanouissait à un croisement. Elle grimaça quand elle se blessa sur la myriade d’épines du buisson, mais retint son cri. Au moins, personne ne viendrait la chercher la dedans. Reprenant doucement sous souffle, son père aux aguets pour la prévenir de potentiels arrivant, elle s’accroupit au fond du buisson. Qui s’écarta. PUTAIN ELLE ESSAYAIT DE SE CACHER BORDEL.

Elle perdit l’équilibre et buta contre… une porte qui s’ouvrit, et elle s’étala de tout son long dans la salle, suivit par son père, inquiet. La porte se referma directement. Se relevant en se massant la tête, elle jeta un coup d’œil dans la pièce et éclata du rire franc de l’aventurier chanceux.  La pièce avait pas mal changé depuis sa dernière visite, mais l’élément le plus important de celle-ci était toujours là. L’immense state du Juge, et son gardien homaréléphant, étaient toujours à la même place. Ni une, ni deux, elle se présenta devant le juge, qui ouvrit son œil, visiblement amusé de la voir ici.

« ÇA PAR EXEMPLE ! LA PETITE PRINCESSE D'OMOIS ! ET LE FANTÔME DE SON PERE. BIENVENUE DANS LES LIMBES. J’IMAGINE QUE TU VIENS ARRANGER TES… DEBOIRES ?»

Tara acquiesça. Le Juge était au courant, elle n’en était pas étonnée. Un sourire triste sur le visage, la futur Impératrice acquiesça en silence.

« BIEN. DIS LUI AUREVOIR ALORS. »

Et le Juge redonna matière au fantôme, qui put toucher le sol, et surtout, serrer sa fille dans ses bras.

« PAS MAL ? LA NOUVELLE FONCTION, HEIN ? DEPECHEZ VOUS, JE NE PEUX PAS FAIRE CELA TRES LOGNTEMPS.»

Pleurant presque de joie, ils s’étreignirent en pleurant durant tout le temps qui leur était alloué.

« A la prochaine ma fille. »

« TIENS, TARA DUNCAN, PRENDS CECI. J’EN AI UN PEU RAS LE BOL DE TE VOIR DEBARQUER ICI, ALORS JE VAIS TE SIMPLIFIER LA VIE. ATTRAPE »

Il envoya (ne me demandez pas comment) un fragment noir, plat, de la taille d’un smartphone, à elle et à son père.

« CELA FONCTIONNE COMME UNE BOULE DE CRISTAL. SI TU VEUX PARLER A TON PERE, IL TE SUFFIT DE TAPOTER LA PIERRE ET IL POURRA TE REPONDRE. »

Wow. Tara, tout comme son père, ouvrir des grands yeux ronds. Comme quoi, même le Juge pouvait être vachement sympa. Tous deux le remercièrent chaleureusement, et après une dernière étreinte, Danviou retourna dans l’Outremonde.

« ET MAINTENANT, PRINCESSE ? QUE VAS-TU FAIRE ? »

« Tenter de retourner sur Autremonde me semble pas mal. Mais c’est plus facile à dire qu’à faire. »

A vrai dire, elle n’avait pas vraiment d’option. Réussir à s’échapper du palais était sa priorité, pour réfléchir à tête reposée sur les moyens qu’elle possédait pour rentrer. C’est-à-dire… à peu près aucun. La dernière fois, elle avait été renvoyée par le roi des démons, mais elle doutait que celui-ci accepte de le faire à nouveau. Il avait utilisé un simple mot « Sparidam ». Mais pour le moment, elle avait fait assez de connerie pour se lancer dans une incantation qu’elle ne connaissait pas, ne faisant que stocker l’information fraichement remémorée dans un coin de sa tête. Cela dit, elle pouvait toujours demander…

« Juge ? Que provoque l’incantation qui commence par Spari et se finit par dam ? »

Elle prit bien garde à ne pas la prononcer en entière pour éviter les catastrophes.

« OH. EH BIEN, ELLE ATTIRE A TOI ET T’OFFRES LE CONTRÔLE DE TOUTE MAGIE ET ENERGIE DEMONIAQUE AUX ALENTOURS. SI TU ARRIVES A LA GERER.»

Oh. Intéressant. Tara s’interrogea dès lors sur la jugeote du roi des démons. Une incantation de ce genre, ça se gardait secret, nan ? On ne s’amusait pas à renvoyer ses pires ennemis dans leur monde en utilisant le sort le plus incroyable du panel démon. Ce n’était pas comme ci… ELLE POUVAIT S’EN SERVIR CONTRE EUX ! Si elle se faisait beaucoup de soucis au sujet des démons, il y avait une chose qu’elle ne craignait pas trop… c’est leur esprit stratégique. Si même leur roi se permettait de donner avec autant de légèreté un sortilège de cette importance…

« Oh, et puis, Juge, pourquoi y’a-t-il des humains dans les Limbes ? »

« DEMANDES A LEUR CHEF. IL EST JUSTE DERRIERE TOI. »

Tara déglutit en tournant la tête au ralenti, s’attendant à se faire découper par des griffes ornant des dizaines de tentacules. Mais non. IL ETAIT PUTAIN DE CANON BORDEL DE MERDE. Elle lâcha un hoquet de surprise.

« Saisissant, n’est-ce pas ? Je souhaitais vous rencontrer depuis longtemps, Tara Duncan. On m’appelle archange, je suis le fils du roi des démons. »

Depuis quand les démons enfantaient des humains ? Elle était tellement abasourdie qu’elle en oublia ses bonnes manières et ne répondit pas. Tout ce bordel cachait quelque chose. Quelque chose qu’Archange s’empressa de lui révéler. Il profita de la présence du Juge pour confirmer tous ses dires, et aussi pour soigneusement les choisir, comme si tout cela était prévu depuis longtemps.

Il lui raconta ce qu’il s’était réellement passé lors des invasions des démons, tout du moins de leur côté. Les décisions de son père, les transformations, les terraformations. Il expliqua sa présence ici par l’instabilité des vortex entre leurs mondes, et qu’elle ne pourrait surement pas revenir sur Autremonde avant un bon moment. (je vous fait la version abrégé puisque ça dit à peu près pareil que dans le bouquin.) Le Juge confirma tous les dires. Tara avait remarqué que le but final de tout ça n’était pas vraiment mentionné, et elle ne manqua pas de lui faire remarquer à la fin de son récit. Archange se garda bien de lui répondre, lui répliquant que tous les peuples ont leurs secrets, et que c’était pour mieux se faire accepter des peuples d’Autremonde.

Tara, un peu soulagée de ne pas avoir à mourir en se battant seule contre toute, du accepter l’hospitalité d’Archange le temps que les planètes soient plus stables. Elle obtint l’accès aux archives des démons, et on lui fit visiter la planète. Elle notait tout dans un carnet, c’était le genre d’information que personne ne croirait quand elle reviendrait, mais qu’il était important d’avoir. Pour se préparer… Se préparer à quoi d’ailleurs ? Tara trouvait un peu étrange qu’un peuple guerrier amoureux du chaos et de la destruction décide juste après leur amère défaite de devenir de gentilles personnes pacifiques. Elle comptait bien mener son enquête.

Bon, vous vous dites… on est dans une fiche de Kokko, et y’a pas encore eu de combat ? Oui, moi aussi ça me dérange. Je vais donc remédier à cela immédiatement.

Tara s’intégrait plutôt bien parmi les démons. En fait, même les « monstrueux » étaient sympathiques. Peut-être parce qu’ils avaient peur qu’elle ne les transforme en saucisson. Ou qu’Archange le fasse. Et tara avait tendance à bien s’entendre avec les gens qui n’essayaient pas de la tuer, ce qui était, il fallait l’avouer, assez rare au final. Toujours est-il qu’après avoir visité trois fois la planète, lu tous les bouquins de leurs  archives, Tara commençait un peu à s’embêter et à avoir envie de rentrer chez elle. Tout le monde devait s’inquiéter sur Autremonde, enfin, ses amis en tout cas et elle espérait qu’il n’ait pas tenté de la rejoindre. Vu l’instabilité des planètes et des vortex, c’était une mauvaise idée. Sa tante avait dû interdire toute tentative, et ses amis cherchaient encore le moyen de contourner l’interdiction.

C’est alors qu’Archange lui fit une étrange demande. Celui-ci souhaitait que Tara les dirige pour un petit jeu auquel il participait avec un des généraux démons des anciennes invasions. Celui-ci allait attaquer une forteresse qui ne servait qu’à ça, avec des légions et des légions de démons, et une cohorte de démons « humains » devait la défendre pendant trois jours. Tara lui aurait bien dit oui, sauf que c’était… à mort. Et bien que la demoiselle ne se fasse pas trop de soucis quant à sa survie, elle n’aimait pas trop tuer des gens, même si c’était des démons, pour le simple plaisir de gagner un pari. Archange objecta que ces affrontements étaient nécessaires, réguliers et normaux pour eux. C’était leur seul moyen de juguler leurs envies de combat, leur soif de conquête, et que c’était donc des combats plus ou moins officiels décidés par le roi des démons en personne. Qu’elle y participe ou non, il aurait lieu, et ce serait l’occasion pour elle de forger des liens plus forts que la simple amicalité. Et puis, honnêtement, il était curieux de voir ce dont la petite Impératrice serait capable de faire. Enfin, il acheva de lui donner envie de participer à cela en avançant que les âmes des démons qui tomberont aux combats serviront la stabilisation des planètes, et qu’elle pourrait surement rentrer chez elle après cela. Elle finit donc par craquer, et suivit Archange et sa nouvellement acquise armée.

La forteresse était toute simple. Un gros carré de muraille avec une pseudo ville à l’intérieur. Il y avait assez de provision à l’intérieur pour tenir le temps des préparatifs et le siège. Ils avaient une semaine pour élaborer stratégie, tactique, et préparer la zone. Les règles étaient simples, elle n’avait pas le droit de se servir de magie pour le combat, et devait, comme toute son armée, se battre avec des armes humaines ou autremondienne. Rien ne l’interdisait cependant à se servir de magie avant !

Elle lança donc les chantiers. Elle fit couper des dizaines et dizaines de rondins dans la forêt d’à côté, en prenant garde de ménager les troupes. Ils avaient du temps, il fallait l’exploiter au maximum pour n’épuiser personne sans pour autant les faire se sentir oisif. Sinon, leur moral ne serait pas des plus flamboyants, et c’est l’esprit des soldats, plus que tout, qui transforme un combat désespérée en une victoire héroïque. Car les légions adverses étaient sans fin, ce qui n’était pas leur cas. Heureusement, Archange avait prévenu Tara quant à la « stratégie » des démons. Foncer dans le tas comme des bourrins jusqu’à ce que ça passe. C’est ce qui avait donné son idée d’aménagement à Tara. Elle prit un archer et un tireur moyen, les fit se poster en haut des murailles, et leur demanda de tirer le plus loin possible, en face d’eux. Elle plaça un repère à l’endroit d’impact de la balle et de la flèche, et lança les travaux. Entre les murailles et la flèches, elle garnirait le sol de ligne d’épieu et entre la flèche et la balle, creusa une immense douve qu’elle remplit… de boue et d’huile. Ils répandirent ensuite de la poix sur les lignes de pieux. Elle choisit le pan Nord, et demanda à ce que les pieux soient moins présents, ce qui interloqua Archange. Tara lui sourit en conservant le secret de ce pourquoi.

Une fois l’installation terminée, la majeure partie du reste du temps fut de monter des pierres en haut des murailles, de creuser des fosses un peu partout pour ralentir les diverses avancées adverses et donner les dernières recommandations. Le matin du premier jour se levait, et comme Tara l’avait prévu, les légions du général Grognard se massèrent au Nord de leur position. Ce qui passait pour une faiblesse de structure était en fait un piège pour les faire se masser sur un seul et unique flanc. Enfin, pour le moment, Tara se doutait que la supercherie ne tiendrait surement qu’une journée, mais c’était déjà une journée où ses pertes seraient réduites.

Les lignes de défenseurs se mirent en place, pour le moment, principalement des archers et des tireurs. Dans un hurlement strident, les légions se lancèrent comme des forcenés vers eux. Et alors, pendant de longues, longues, longues heures, les flèches et les balles plurent, plurent sans discontinuer, et malgré la nuée mortelle, certains démons parvinrent à monter sur les murailles, mais c’était des cas rares et isolés, qui se faisait rapidement maitriser par les soldats armés d’épées et de piques qui montaient la garde, dissimulé parmi les archers. Les corps des démons tombés entre leurs camps et les murailles gênaient l’avancée des suivants, les rendant encore plus facile à épingler.

Ce n’est qu’à la nuit tombée que Grognard décida d’étendre le front, malgré les épieux qui protégeaient mieux les murailles. Ils n’étaient là que pour ralentir la vitesse des assaillants et pas vraiment pour les blesser. Mais cela suffisait pour les archers du haut de leurs murailles. Tara sortit alors une cartes de son jeu, et d’une flèche enflammée des plus précise, enflamma les douves. En théorie, ils avaient le temps de se reposer, car l’immense mur de feu qui brulait durerait plusieurs heures, et devrait dissuader plus d’un démon de s’enfoncer dans cette mélasse ardente. Elle laissa des tireurs sur les murailles au cas où certain s’y risqueraient et parviendraient à traverser, et envoya les autres dans les baraquements. Le système de roulement qu’elle avait ordonné avait permis à chacun de se reposer à divers moment de la journée.

Elle ignorait le fonctionnement des démons, mais ils allaient faire la gueule en voyant que leur général avait pris de mauvaises décisions, et qu’un mur de feu les empêchait de passer. Tara se leva au milieu de la nuit, et demanda qu’on lui apporte les paquets secrets qu’elle avait fait faire. Des torches, et de l’huile. Oui, oui, Tara faut pas la faire chier, et Archange découvrit cette facette d’elle qu’il ne connaissait pas. Sa tendance à l’excessivité une fois qu’elle s’était lancé dans quelques choses. Dissimulée par le manteau noir de la nuit, l’Impératrice décolla avec ses paquets et son pégase. Direction… les camps démons. La plupart dormait à la belle étoile, mais il y avait quelques tentes. Et c’était là la cible. Y balançant un cruchon d’huile, puis une torche allumée, elle fit le tour de tous les campements et les réduisit en cendre. Demain, les démons attaqueraient le ventre vide. Voir pour plus longtemps si le ravitaillement tardait à venir.

Tara, satisfaite, retourna dans sa chambre après avoir reçu les félicitations d’Archange. Qui ne s’attendait mais alors vraiment pas à autant de hargne de la petite sorcelière qui rechignait tant à se battre au début. Et s’il ne le montrait pas, cela devait l’embêter d’imaginer ce que de « vrais » généraux ennemis pouvaient faire.

Enfin seule, tara fit une étrange rencontre dans sa propre chambre. Cachée sous un capuchon, l’elfe ne découvrit son visage qu’une fois certaine que la porte était fermée. Tara, prudente, avait toujours sa magie allumée dans les mains quand l’elfe se dévoila et présenta ses mains sans arme, avant de s’asseoir dans un fauteuil dans un coin. Elle était plutôt jolie, bien qu’elle présenta une étrange cicatrice sur le front.

« Je ferais vite. Les micros ne seront hors services que pendant quelques minutes. Appelez-moi Jade. C’est votre tante qui m’envoie. Elle a préféré risquer la vie d’un maitre assassin plutôt que de tes amis pour te retrouver, et je t’avoue que cela n’a pas été des plus simples. J’ai avec moi e quoi te faire rentrer à Omois. Cependant, vu l’Etat des Limbes, si tu as besoin de collecter plus d’informations, nous pouvons rester plus. Ou si tu souhaites achever ta leçon de stratégie, auquel cas, je suis à ton service. Je réponds au nom de jade pour les démons aussi, tu peux me faire demander.»

Tara n’en croyait pas ses yeux, ni ses oreilles. Quelqu’un de chez elle l’avait rejoint. Et c’était un assassin ? De métier ? Les contacts de sa tante lui faisaient froid dans le dos, décidément. Mais c’était un atout de taille, qu’elle rajouta à son jeu.

« Eh bien, Jade, autant finir ce que j’ai commencé. Ensuite, nous rentrerons avec ou sans l’aide d’Archange. »

L’elfe acquiesça, puis redevint humainement démoniaque avant s’enfuir par la fenêtre. Tara retrouvait un brin d’espoir. Elle se sentait, étrangement, moins seule maintenant. Elle se réveilla à l’aube, et retourna se poster en haut des murailles. Aujourd’hui, elle n’avait plus grand-chose à sortir. Le front serait multiple, et elle avait dû diviser ses forces. Cependant, l’agitation qu’elle avait provoqué cette nuit et le manque de nourriture ralentissait sérieusement les démons, quand bien même leur envie de vengeance devait être forte. Archange et elle étaient postés sur des murs opposé, et elle ne tarda pas à repérer Jade sur un autre, et il défendait âprement chacun leur côté. Tara compensait son manque de force par son entrainement, et Jade faisait de même. Archange semblait supérieur à ses congénères « humains » et envoyait du gros niveau combat. Tara n’arrêtait de se battre que pour faire sonner les roulements, permettant le repos des soldats. Elle subissait quelques pertes, mais les démons qui parvenaient en haut des murailles, s’ils parvenaient à faire quelques victimes étaient encore une fois, rapidement neutralisés, car il ne parvenait pas à établir une tête de pont correct, et ainsi à permettre à ses alliés de monter.

A la nuit tombée, tara fit mander Jade, et lui demanda une tâche des plus ardues. Qui fit cependant sourire l’elfe, qui partit avec Galant pour le camp ennemi. Tara fatiguait, mais se devait de rester présente sur le front. Au milieu de la nuit, elle revint, et avec elle, un étrange calme. Galant trainait entre ses pattes le général Grognard, que tara fit ligoter en haut de sa tour, à la vue de tout le monde. Faute de donneurs d’ordres, les démons hésitaient sur la marche à suivre, mais ne tarderaient pas à reprendre l’assaut. Sauf que les laxatifs qui avait été, négligemment, glissé dans leurs provisions allait les retarder un sacré bout de temps. Sauf qu’Archange n’entendait pas faire cela. Outrepassant le rang de commandement supérieur qu’il avait lui-même conféré à Tara, il exécuta le général Grognard, qui était un genre de murène sur un corps de lion. Et ce qui foutu légèrement en rogne la petite Impératrice qui le prit à part.

« Archange. Expliquez-vous ? »

Le démon n’était pas très fier, mais il semblait résolu.

« Eh bien, si l’on tue le général adverse, on remporte immédiatement la victoire. Nous avons donc gagné.  Bravo à vous Tara Duncan. Je n’en attendais pas moins de vous et j’ai beaucoup appris en peu de temps.»

Tara serra et desserra les poings plusieurs fois avant de finir par exploser.

« Eh bien, vous ne verrez pas non plus d’objections à ce que je me casse de cette contrée de taré ! »

Elle incanta et utilisa ses réserves de magies et celle de la pierre pour envoyer valser Archange au loin, détruisant le mur de la tour. Elle le vit atterrir et rebondir sur les corps de ses congénères morts. Comme elle s’y attendait, Jade sortit de l’ombre, et lui présenta ce qui leur permettrait de rentrer. Un genre de boite avec quelques boutons. Surement une invention d’Omois, encore. Sans un mot, elles joignirent leurs mains et l’activèrent. Tara était de retour au palais, aux grands soulagements de tout le monde. Jade avait disparue, mais elle ne doutait point qu’elle serait amenée à se revoir. Ses découvertes firent l’effroi de sa tante et des dragons, enfin de tout le monde en fait.

Selon sa tante, tara allait jouer un rôle déterminant dans tout cela, même si elle s’était quitté en assez « mauvais termes » avec Archange. Tous ces évènements avaient fait grandir la jeune blondinette courgette, et elle décida qu’elle devait se prendre en main. Elle allait avoir dix-sept ans, elle devait, enfin, assumer ses responsabilités. Les fuir, comme son père, dans le contexte actuel n’était pas la meilleure de solution. Elle pouvait faire une impératrice des plus correctes, ne lui restait plus qu’à le devenir. Elle s’entrainerait, tous les jours s’il le faut. Elle apprendrait de tous les mentors possibles et inimaginables. Et tara deviendrait un atout majeur pour Omois. Même si elle comptait toujours s’amuser à sa façon. Elle avait encore le temps de grandir, bordel. Suffisait juste de couper la poire en deux.

Sa métamorphose surpris ses amis, car elle devait leur accorder moins de temps, mais ils comprirent très facilement, et, étrangement, sa tante, devant sa bonne volonté, lui accorda plus de liberté, et laissa même faire avec Robin. Bon, en surveillant vachement, quand même.

Voili, voilou, c’est ici que je m’arrête, mais les bases sont posées, et pas qu’un peu…



Etes-vous le 2ème, 3ème ou 4ème compte d'un membre déjà présent sur le forum ? Si oui, de qui s'agit-il ? Troisième, Myakko Vik'A


Exemple de RP : Non, ce truc m'enerve :3.

Tara attendait patiemment que Jade montre le bout de son nez. Parmi les multiples choses qu'elle avait décidé d'apprendre, survivre à un assassin était dans le top 5. Et elle avait choisit Jade, enfin, Myakko, bien qu'elle ne connaisse pas son vrai nom, comme mentor à ce niveau la.

A chaque fois qu'elles se donnaient rendez-vous, Tara devait tenter, et n'y arrivait pas encore, à savoir quand Myakko allait arriver, et déjouer  la tentative d'assassinat. Pour le moment, elle était morte une fois sur deux, ce que Myakko trouvai plutôt impressionnant, n'étant pas parmi les moins douée. Mais cette fois, Tara ne fit pas attention à la petite goute qui venait de tomber dans sa boisson, et Myakko surgit quand elle porta la tasse à ses lèvres.


"Raté pour cette fois-ci, très chère. Si cela avait été du poison, et non pas une goute d'eau, que je venais de faire tomber dans cette bouteille, vous seriez morte. Quoiqu'il en soit... bonjour. "

Elle descendit de son perchoir alors que tara la saluait à son tour. Le cours d'aujourd'hui allait commencer, quand soudain, quelqu'un entra dans la pièce.

AUTRE

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Métier : Étudiante en année sabbatique, future journaliste
Résidence : Autrefois la maison de mes parents en Norvège, maintenant je vais d'auberges en auberges pour découvrir Autremonde !
Dans le sac : plein de livres !

Affinités : Loup sois mon pote stp
sinon j'ai peur d'Isabella Duncan

MessageSujet: Re: Tara'tylanhnem Duncan   Dim 25 Mai 2014 - 17:31


RE-BIENVENUE JEUNE BLONDINETTE COURGETTE ! ♥

Je te déteste. Ça m'a pris au moins une heure à tout lire. T____T J'aime bien comment tu as surdéveloppé les premiers tomes pour en arriver au 6 en mode « Ça se sent que ça commence à me gonfler cette histoire ou pas ? » (Pauvre de moi, je ne me doutais pas que je n'étais venue à bout que du quart de ton histoire...) C'était très sympa de voir apparaitre Myakko à l'intérieur (je l'ai reconnue tout de suite, comme quoi je la connais bien ♥). Et d'où tu me dis que tu t'es relu, j'ai relevé des "maturation" et des "amicalité" ! D8 Oh, et Moulatarte est mon nouveau meilleur pote. ♥


[16:06:59 25/05/14] Lou Ange : "un vilain tellement pas beau qu’il cache sa tronche de cake derrière un moule à tarte qui change de couleur" Ceci est la plus puissante de toutes les périphrases que j'ai jamais vu

Tellement ! Cool Même si du coup je la connaissais avant de la lire, j'ai éclaté de rire comme une poule à ce moment-là.

Mais pourquoi est-ce que tu appelles Tara « Impératrice » ? Tes périphrases passent de « futur Impératrice » à « petite Impératrice » pour finir en « Impératrice » tout court. Lisbou existe encore, merde. D8

Sinon. Hm. Il semblerait que tu sois comme qui dirait validé. Eh bien, félicitations. Et n'oublie pas que tu peux te faire un carnet de bord. ET JE VEUX QU'ALBANE RENCONTRE L'IDOLE DE SES BOUQUINS QUAND ELLE SERA SUR AUTREMONDE. ** Amuse-toi bien et veille à ne pas trop défoncer la planète en passant ! ♥


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MessageSujet: Re: Tara'tylanhnem Duncan   Lun 26 Mai 2014 - 1:55

Tchu. L'ilne, sérieux, je voulais valider Charming ;_____;
Bon retour Courgette, amuse-toi bien sur le forum mais n'explose pas tout, huh ?
Ah et t'avais pas besoin de faire l'exemple de RP, on connaît déjà ton niveau. Well, it's time to read this ! Je sens déjà que je vais mourir de rire et faire une crise cardiaque puis aller à l'hopîtal et vomir des arc-en-ciels. Bref.

EDIT : Well, je t'ai déjà dit ce que j'en pensais via skype, à part peut-être que j'ai effectivement explosé de rire plusieurs fois, et que je surkiffe ta présentation, rien que pour ton style et pour la façon dont tu ridiculises Moulatarte (♥) ET Courgette en même temps. Entres autres. Oui, les beaux discours et moi ça fait deux, "NIQUE LA POLICE" comme dirait Sproud. ♥


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Résidence : Son manoir à Urla
Affinités : La seule relation permanente est celle avec Ava Rox, sa femme ainsi que mère de leur enfant, Shinichi.

Amitié avec Alvina, L'ilne et Laara de la Meute de la Lune.

MessageSujet: Re: Tara'tylanhnem Duncan   Lun 26 Mai 2014 - 19:19

Bienvenue et ovation à la grande courgette futur impératrice !


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Shinzô parle en #660099
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