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 Un duel contre toi. [Hôtels // PV Olwen]

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Andô


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Age du personnage : 22 ans

Familier : Grimm, loup blanc
Couleur de magie : Noire - trace possible de magie démoniaque -
Niveau de magie :
  • Moyen
Niveau de combat :
  • Elevé


Métier : Sangrave, spécialisation dans les attentats
Résidence : Forteresse grise, chambre 207-A
Dans le sac : Accès interdit

Affinités : Olwen Kaelon : sa coéquipière, et bien plus encore.
Silarion : Ennemi.
Alvina : "en construction"
Neleam : "en construction"


MessageSujet: Un duel contre toi. [Hôtels // PV Olwen]   Mar 18 Mar 2014 - 16:26

Voir :
Saison 1 - Episode 1 : Toute histoire à son commencement... (Forteresse Grise)
Saison 1 - Episode 2 : Paris enneigé (Terre)
Saison 1 - Episode 3 : Parce qu'il faut bien dormir.. (Terre)



Un flocon de neige tomba du ciel en tournoyant, et se posa sur la joue du garçon. L'alcool commençait à faire son effet, le réchauffait. De sa main libre, il frictionna sa joue afin d'étouffer cette désagréable sensation de picotements. A cette altitude et à cette période de l'année, la température frôlait les moins cinq degrés Celsius.
Alors qu'il était engourdi par le froid, quelque chose déboula de derrière un camion. C'était l'héroïque Styx, qui se mettait à courir pour une raison inconnue. Andô suivit le phénomène des yeux, n'ayant pas tout à fait réaliser ce qui se passait. Dans un bruit sourd, le chatrix s'étala sur le verglas. Aïe… ça doit faire super mal… Compatissant, Andô allait s'approcher du Familier lorsqu'il sentit quelque chose dans son dos qui le figea sur place. Il entendit des bruits de pas rapides. Mais les intervalles n'étaient pas tout à fait réguliers… Pourtant sa coéquipière n'avait pas beaucoup bu, si? L'instant d'après, il la sentit derrière lui.
- Qui a dit que je voudrais encore?
Tu n'aurais pas essayé de me la prendre sinon, pensa-t-il. Bon joueur, Andô posa la bouteille sur la voiture la plus proche. Hors de question de se servir d'arme - pour le moment du moins. Pour rendre le jeu plus amusant encore, il déclara solennellement :
- Celui qui gagne peut garder la fin.

Lors des entraînements sangraves, le but était simple et efficace : tuer son adversaire. Parfois, il existait quelques petites variantes, l'histoire de garder un minimum de personnel, et ces exercices dépendaient du responsable de l'entraînement. En général, on privilégiait les combats de magie, mais pour faire face aux conditions extrêmes - face à des elfes guerriers ou dans une zone non-magique par exemple, on pratiquait les sports de combat. Ce n'était pas franchement du karaté. Là, tu évitais le petit kata avant de frapper sinon ton espérance de vie se réduisait vachement.
C'était un elfe noir qui enseignait les rudiments du combat en conditions extrêmes - si si c'était un elfe très sympathique et autorisait même les apprentits à aller se faire recoudre à l'infirmerie ! Andô y allait souvent avec les Sangraves de sa faction car en temps que potentiel danger envers la couronne omoisienne, il avait plutôt intérêt à se préparer au cas-où un elfe violet tenterait de lui bouffer la tête. Donc, les variantes consistaient -et notamment dans ce cours, à immobiliser son adversaire ou à le mettre à terre.

Il serra les poings puis tendit ses doigts pour faire circuler le sang dans ses extrémités. Olwen avait l'air plutôt enthousiaste à l'idée de reprendre la bouteille mais, il n'eut pas le temps d'y réfléchir car elle bougea. Vite. Il eut à peine le temps d'esquiver la droite en se mouvant sur le côté.
Ils continuèrent un bon moment comme ça.
A tenter de se mettre en difficulté, à s'attaquer, à se défendre… Le garçon était fatigué. Sa tête cognait, comme pour le punir d'avoir insuffisamment dormi. Quant à sa coéquipière, elle n'avait pas l'air au meilleur de sa forme non plus. Quelques mèches s'échappaient de sa coiffure et ses joues étaient rosies par le froid. Encore en garde, il l'examina encore quelques instants et annonça la pause.
Aucun d'en eux n'avait gagné.
Au fur et à mesure que le combat avançait, il avait de moins en moins l'envie de se battre. De se battre contre elle. Alors, il commença à marcher au hasard. Quelques flocons de neiges tombaient à présent. Une structure rouge attira son regard, derrière le parking. Il entra dans le parc de jeux, vide. Le sol d'un blanc immaculé lui donna l'irrésistible envie de s'allonger sur un talus, autrefois pelouse.
Le ciel aveuglant obligea les yeux clairs à cligner. Andô songea que le sol était froid. Et inconfortable de surcroît. Mais il renonça à se déplacer, trop fatigué pour bouger le petit doigt.

Petit à petit, il se réveilla. Désorienté, il se redressa maladroitement sur les coudes. Puis lorsque tout lui revint en mémoire, il tenta de se mettre debout. Tout le sang lui remonta à la tête, tout devint noir. Immobile, il attendit que le sang retourne à sa place, et qu'il y reste. Olwen devait l'attendre. Enfin, peut être qu'elle était rentrée. Il ne savait pas. Alors, il retourna sur ses pas, l'esprit embué par sa sieste improvisée. Malgré tout, il y avait une chose dont il était absolument certain.
Il avait laissé sa coéquipière seule. Avec la bouteille.



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Olwen Kaelon


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Age du personnage : Majeure dans la plupart des pays de cette petite planète qu'est la Terre.

Familier : Un Chatrix machiavélique qui complote contre moi quand je vais trop bien.
Couleur de magie : Rouge feu, histoire d'être discrète...
Niveau de magie :
  • Moyen
Niveau de combat :
  • Plutôt élevé


Métier : Officiellement, voleuse pour le Lancovit, officieusement, personne n'a jamais vu la tête de mon boss.
Résidence : Forteresse grise, What else?
Affinités : Andô > Coéquipier. Accessoirement le mec avec de superbes abdos qui me fournit en champagne. Et qui prémache la viande de son familier. Et qui se fait empoisonné par la première blondasse du village.

MessageSujet: Re: Un duel contre toi. [Hôtels // PV Olwen]   Mer 2 Avr 2014 - 22:44

The stars, the moon, they have all been blown out
andô ∞ olwen
Olwen n'avais jamais eu souvenir d'avoir été un jour aussi mauvaise au corps à corps. Même lorsqu'elle avait commencé et qu'elle tapait comme une fillette, Olwen avait toujours été un minimum rapide et précise suite à ses années d'entrainement en tant que voleuse patentée. Pourtant, pendant le combat qui l'opposait à son coéquipier elle avait raté plus des trois quarts de ses coups et ne dépassait pas la vitesse d'un zombie rasta faisant le moonwalk. Pas vraiment glorieux. Enfin c'était l'impression qu'elle avait, vu de l'intérieur, puisqu'elle avait quand même réussi à le mettre en difficulté quelques fois, mais tout lui semblait tellement lent. Que ce soit les attaques d'Andô ou ses propres mises en difficulté, elle avait l'impression que la Terre avait perdu tout graviter et que le combat se passait sur la lune terrestre, dans l'espace. Comme des bulles de champagne. En parlant de champagne, on lui avait bien dit un jour qu'elle ne tiendrait pas à l'alcool. Si elle se souvenait bien, c'était un commentaire de la part de son instructeur à l'institut et d'après lui elle était de corpulence bien trop frêle pour pouvoir tenir très longtemps aux breuvages alcoolisés. Maintenant qu'elle avait testé, la voleuse devait bien admettre qu'il avait raison.

Au milieu du combat, Andô demanda un pause. Il semblait légèrement mal en point mais la sangrave pensait le "connaître", autant qu'il est possible que connaître Andô, suffisamment pour savoir que s'il avait réussi à monter aussi jeune dans les rangs des sangraves, ce n'était pas un combat aussi ennuyeux qui allait le faire s'arrêter. Certainement pas. Il devait y avoir une autre raison, dont Olwen se fichait éperdument puisqu'elle pouvait désormais prendre la bouteille qu'il avait laissé.
Vu l'état dans lequel elle était, boire la fin de la bouteille n'était peut-être pas l'idée la plus brillante qu'elle ait pu avoir, mais bon, si dans tous les cas elle se réveillerait demain avec une bonne cuite, autant faire les choses bien et puis Olwen ne faisait pas parti de ces gens qui font les choses à moitié. Si Olwen voulait finit "la tête dans l'cul, l'cul dans l'brouillard" comme disait la chanson que tous les pensionnaires de l'hôtel semblaient connaître par coeur, elle allait s'enfiler la bouteille entière!

Lorsque le bel Apollon revint, Olwen était toujours là, assise par terre, sur la glace, la bouteille à la main. Triste scène. Elle mit de longues secondes à se rendre compte que quelqu'un arrivait et au moment où ses yeux se posèrent sur le beau brun Olwen s'écria, au grand étonnement de Styx qui avait finit par la rejoindre tant bien que mal, "Neo!". Ah. Oui. Bon. Mince. Elle avait presque eu juste si on prend en compte que le fait que les deux jeunes hommes sont bruns et ont un prénom finissant en "o". le problème ce n'était pas qu'elle échangeait les prénoms, enfin si, c'était un peu le problème quand même, mais c'était surtout le fait qu'elle prenait réellement Andô pour son meilleur ami tombé dans le coma depuis.. longtemps.
Trop heureuse de revoir son Neo sans aucun chamane autour, la belle voleuse s'élança vers son coéquipier, la bouteille à la main et s'explosa magistralement la mâchoire contre le sol gelé. Parce que oui, boire et courir, ça ne va pas ensemble. Par l'intervention du saint esprit, la bouteille ne s'était pas cassée et ne s'enfonça donc pas dans la paume d'Olwen, qui essayait difficilement de se relever. Une fois cette étape franchie elle s’élança de nouveau, oui elle fait deux fois la même erreur, pour finalement arriver dans les bras d'Andô-Neo et lui fit le plus gros câlin qu'elle n'ai jamais fait, tout en essayant de ne renverser la fin de la bouteille sur son tee-shirt.

"La belle au bois dormant s'est réveillé, trop bien, et puis je peux te toucher", elle accompagna ses mots d'un geste puis continua. "donc tu n'es pas un revenant d'outre monde." CQFD.
Elle lui tira la bras et l'emmena s'assoir sur là où elle était avant qu'il n'arrive.
"Viens j'ai pleins de trucs à te raconter!"
Une fois tous les deux installer, Styx qui essayait inlassablement d'expliquer à Olwen qu'elle parlait à Andô et non à Neo commençait à désespéré devant la volonté dont la voleuse faisait preuve. Têtue comme une mule la demoiselle Kaelon!
"Alors, il faut déjà absolument que tu boives à cette bouteille, c'est un truc d'ici avec des bulles et de  l'alcool, c'est GÉ-NIAL! C'est Andô qui l'a ramener, c'est mon coéquipier, un mec hyper mystérieux, brun, aux yeux gris, super bien fichu avec une gueule d'ange et puis il est pas con. Enfin il en a pas l'air, on a pas tellement parlé enfaite, on est pas des grands orateurs je crois, mais on a dormi ensemble! Tu dois t'en douter, c'est à cause de Styx, c’est toujours à cause de Styx tu me diras, mais on l'aime bien Styx, il est gentil, parfois, quand il le veut. Bref, il a ramener ça et c'est vraiment trop bon. Mais franchement il est cool, pas Styx, l'autre là, mon coé... coé-quoi déjà? Mon co-quelquechose on va dire, Andô là, celui à qui tu ressembles, et puis tu sens un peu comme lui, oui parce que quand l'autre chaman là il voulait te tuer parce qu'il n'y avait plus aucun espoir et bah j'ai pleurer sur son épaule, alors que c'était la deuxième fois qu'on se voyait en plus, et donc je peux reconnaître son odeur maintenant, comme Styx qui reconnait les odeurs de tout le monde, mais on va pouvoir lui montrer qu'il avait tort maintenant! Pas Styx hein, le chaman! Et puis je pourrais me concentrer bien sur la mission, parce oui on a une mission hyper important, on cherche un mec qui peut faire exploser des trucs, mais pas Styx hein, un vrai mec qui se cache on sait pas trop où mais on peut pas trop chercher parce qu'il n'y a pas de train avant longtemps à cause de la neige et on est obligés de rester ensemble à dormir dans un petit lit double parce qu'il n'y a pas de magie ici. C'est la dech." Elle bu à la bouteille et la tendit à Andô. "Bois Neo, tu vas voir c'est super bon! Bref donc je disais quoi? Ah oui Andô avec ses abdos, enfaite je sais qu'il a des super abdos parce que j'ai dormi avec lui à cause de Styx, mais je sais plus, je l'ai déjà dit? Enfin bref, je l'aime bien, il a l'air cool, tu sais en mode, je suis mystérieux, je suis un méchant, je suis un beau ténébreux et je ne m'énerve même pas quand tu prends toute la couette. Bref il est cool, mais pas Styx hein, Andô. Pourquoi je parlais de lui déjà? Ah oui! La bouteille, bois, c'est trooooop bon!"

Et Olwen continua a débiter à une vitesse improbable des tas de phrases incohérentes, ponctuées de " Pas Styx hein" tout en essayant de se frayer une place dans les bras de son co-quelquechose, Andô, le mec aux beaux abdos.
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MessageSujet: Re: Un duel contre toi. [Hôtels // PV Olwen]   Lun 14 Avr 2014 - 19:29

Encore elle et toujours elle, cette coéquipière qui n'aurait jamais dû être.
La voir assise sur le sol, une bouteille à la main, la figure ravagée, donna le vertige à Andô qui détourna les yeux. Mais cette image ne s'en allait pas, l'encre avait eu le temps de sécher.
Qu'est ce que j'ai foutu? Merde!
Il avait envie de crier, de crier sa prise de conscience - qui a prétendu que Sisyphe était heureux déjà? En fait, notre héros tragique se rendait compte qu'il était un parfait imbécile.
Quel idiot… tu l'as laissée seule, bourrée… sur un parking!
Quelqu'un lança un appel. Instinctivement, Andô se tourna vers l'interlocuteur.  Olwen le dévisageait. Ah, c'était bien moi qu'elle a appelé, se rassura-t-il, même si pour une raison inconnue il avait l'impression qu'il se trompait. La jeune femme se releva d'un coup, sur ses jambes tremblantes, toujours sous l'effet de la surprise. Sa bouteille vide à la main. Alors, je t'ai manqué? un peu? Andô se décrispa.
Soudain, elle s'élança vers lui. A peine eut-il le temps de réagir, elle s'écroula devant lui, les bras devant le visage. Elle se releva, trébucha, se releva, et lança une attaque câlin ! Abasourdi, Andô s'arrêta de respirer, les bras en suspend. Les secondes passèrent, plus lentes que jamais. Olwen ne relâchait pas son emprise.
C'est à ce moment-là que notre héros tragique se retrouva face à un dilemme : écouter son cœur ou écouter sa tête. S'il avait la fâcheuse manie de n'écouter que son rationalisme, il céda.
Tout sa défense s'écroula, comme un château de cartes.
Cela faisait comme une éternité qu'il voulait la serrer dans ses bras, comme un espoir auquel il ne croyait plus. Alors il lui rendit son étreinte. Plus rien, plus rien ne le séparait d'elle désormais. Ni masque, ni doute, ni passé.

- La belle au bois dormant s'est réveillée… murmura Olwen, en se détachant un peu de lui.
Ces mots brisèrent l'instant, comme un vase trop précieux pour durer. La raison revient toujours au moment le plus inopportun : elle ne pouvait pas savoir qu'il avait dormi. Parce qu'elle ne pouvait pas se mouvoir sous l'effet de l'alcool. L'impression d'avoir été trompé se confirma.
Andô recula mécaniquement, se refermant sur lui-même le plus rapidement possible. Agrippée à son bras, la fille parlait. Détaché, il s'efforça d'interpréter ses paroles, même s'il était profondément blessé. Car la vérité était bien cruelle : la fille ne s'adressait pas à lui, mais à Néo.
Olwen l'entraîna s'assoir au milieu du parking.Je suis nul... Andô vit Styx le regarder avec un air compatissant. Le chatrix se rapprocha d'eux, il se blottit sous le bras du garçon. Reconnaissant, celui-ci lui donna quelques caresses.

La neige tombait paresseusement sur la région. Tout était calme. On n'entendait plus que la voix claire et irrégulière d'Olwen dans le silence des montagnes. Restant immobiles, le froid commençait à engourdir les trois voyageurs. La jeune femme se blottissait un peu plus contre son coéquipier, qui se laissait faire, sachant que tout cela était factice. Quitte à que ce ne soit qu'un songe, autant qu'il se transforme en rêve.
A la fin du monologue, Andô ne retient que quelques éléments… originaux. Il supposait que Néo affectionnait l'alcool lui aussi, que Styx avait un bon odorat et que lui, Andô, était un beau gosse mystérieux. Même s'il n'avait pas le cœur à rire, il se promit de ne plus faire boire Olwen, qui pouvait balancer ses secrets à n'importe qui avec seulement 50 cl de champagne - aussi efficace que du Véritasérum. Mais pour le moment le champagne jouait en sa faveur, et il avait appris certaines choses - parfois inutiles certes. Elle ne le détestait pas, et elle le trouvait même séduisant. Cette information flatta son égo avant de se loger dans sa mémoire à longue durée - hippocampe du système limbique pour être plus précise.

Dans son état, boire n'était pas une bonne idée - même si sa coéquipière y tenait particulièrement. Et puis, il n'avait pas l'intension de faire une connerie supplémentaire.
Le silence était désormais absolu. Il fallut quelques instants à Andô pour le comprendre. Il se pencha pour observer le visage de sa coéquipière, toujours agrippée à son bras. Paisible, elle semblait plongée dans un profond sommeil sans rêves. Andô soupira. Ses gants de protection étaient trempés, imbibés de neige fondue. Comme son bras droit était immobilisé, il mordit le bout de son gant gauche, et le retira lentement. Ses doigts commençaient à rougir. Il était grand temps de rentrer. Il s'accroupit et remua doucement son bras droit, hésitant.
- Olwen…
Il se ravisa rapidement. De toute façon, ils n'étaient pas bien loin de l'auberge. Il se dégagea de mieux qu'il put, puis la mis sur son dos grâce à l'aide de Styx. OK, c'était pas romantique de la porter comme ça, mais Andô était convaincu qu'elle dormait et donc, d'elle ne le saurait jamais.
Pour lui, le porté dans les bras, c'était pour les grandes occasions - et la fille doit être réveillée sinon c'est pas marrant. Notre héros tragique transporta sa princesse sur son dos, accompagné de son fidèle destrier. Eh oui! Andô est le seul prince au monde à porter sa princesse sur son dos et être suivi par son cheval. C'est un prince endurant, lui au moins! Et plus courageux que les autres femmelettes de princes qui tuent un pauv' lézard qui leur a rien demandé!
Ben quoi? en tant que narrateur, j'estime que j'ai le droit de mettre en valeur mon héros tragique merde! Reprenons…

L'auberge était remplie de skieurs affamés ; il devait être treize heures. Andô passa le plus vite possible, mais quelques curieux s'aventurèrent à lui demander ce qui se passait. Là, il répondit vaguement qu'ils avaient beaucoup marché et qu'Olwen était crevée. D'autres lui demandèrent de venir manger un bout de tartiflette. Là, il traça.
Personne ne saura par quel miracle Styx passa inaperçu, mais sachez lecteurs qu'il s'agit du malin, du majestueux, du magnifique… Styx, le familier.

Ce ne fut qu'une fois Olwen déposée sur le lit et la porte claquée qu'Andô respira. Dos à la porte, il regarda le paysage derrière la porte-fenêtre. Il se dirigea vers celle-ci, évitant soigneusement de regarder sa coéquipière allongée sur le lit. Il se demanda si elle s'en souviendra. En tout cas lui, il n'oubliera sans doute jamais. Une fois sur le balcon, il regarda pensivement ses mains. Puis il se revit instantanément la serrer dans ses bras. A la fois coupable et heureux, il s'assit sur la rampe du balcon face au paysage enneigé.
- Tant pis. Ce souvenir-là, il est à moi.



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MessageSujet: Re: Un duel contre toi. [Hôtels // PV Olwen]   Lun 26 Mai 2014 - 23:22

The stars, the moon, they have all been blown out
andô ∞ olwen
Se réveiller après une bonne cuite, c'est un peu comme se réveiller après une commotion cérébrale ou après avoir été assommé. Tu ne te souviens de rien, mis à part que c'était pas cool et tu deviens hypersensible aux bruits. Génial.
Olwen n'essayait même pas de se souvenir de ce qu'elle avait fait, dit ou entendu avant qu'elle ne se retrouve dans le lit de l'auberge. Elle restait juste là, les yeux fermés, la tête enfoncée dans le coussin à essayer de sortir du brouillard qu'était son esprit, sincèrement, elle avait connu mieux comme réveil.
Lorsque la voleuse eut enfin conscience de où elle était : Terre-mission-neige-train-Isabella-auberge-montages, elle passa péniblement ses jambes sur le rebord du lit, se leva lentement et atteignit le lavabo après de nombreuses grimaces. Ouais, l'alcool c'est pas cool.
Face au miroir elle s'aspergea le visage d'eau glaciale. Grimace. Puis s'enfila deux verres d'eau du robinet. Double grimace. On lui avait dit un jour, ça devait certainement être Néo qui avait entendu ça parmi les "grands" voleurs lorsqu'il était encore "vivant", qu'après une cuite il fallait boire de l'eau, genre beaucoup d'eau, pour faire partir le mal de tête. Bon généralement l'eau il fallait la boire le jour même aussi, pas de nombreuses heures après mais ça n'allait certainement pas lui faire du mal à la petite sangrave.

Alors qu'Olwen se remettait lentement et péniblement de sa cuite d'hier, son familier, tout juste réveillé, fit tomber une de ces assiettes décoratives qui trônaient sur un meuble en se précipitant vers la voleuse. Aie. Elle était encore dans la phase "hypersensibilité aux sons, merci de la mettre en sourdine" ce que Styx venait visiblement de comprendre en ressentant la douleur que sa moitié d’âme venait d'éprouver. Elle allait être d'une humeur massacrante mais il s'en fichait, elle était en situation de faiblesse, elle était fragile et malade en quelque sorte alors c'était à lui, Styx, son chatrix de familier, de s'occuper d'elle. Affrontant le regard "tu ouvres ta gueule pleine de crocs, t'es mort" de sa moitié, Styx la poussa de nouveau sur le lit, pour qu'elle se repose. Olwen qui n'était pas vraiment en condition pour faire ses propres choix fit exactement ce que le chatrix lui demanda, au grand contentement de celui-ci, parce que même s'ils étaient plutôt taquins, du genre très taquin, entre eux, ils s'aimaient aussi vraiment beaucoup et avait constamment peur l'un pour l'autre, à la manière d'un frère et d'une soeur d'une certaine façon.
Une fois qu'il fut sur et certain de la jolie lancovienne dormait, emmitouflée dans la grosse couverture, Styx parti à la recherche d'Andô. Le grand Andô, le magnifique Andô aux abdos en béton mais surtout le Super (avec une majuscule) Andô qui s'était occupé de son Olwen quand elle était complètement saoul et rien que pour ça, il méritait une tarte aux myrtilles, comme celle qui lui avait ramener Olwen le premier soir, celle avait la pâte toute fine et croquante, dorée au four avec le sucre qui avait cristallisé sur les myrtilles violettes qui répandaient leur jus de... bref, il méritait une tarte, au sens propre du terme.  
Pourtant, ce n'était pas pour une tarte à la myrtille que le chatrix se promenait, de pleine nuit, au milieu des couloirs de l'auberge, sachant pertinemment que s'il se faisait voir par un nonsos, il serait à l'origine de sa mort subite par infractus. Non, Styx cherchait le brun mystérieux pour qu'il l'aide à ramasser les bouts d'assiette qu'il avait fait tomber tout à l'heure. Bha oui, il avait beau être le meilleur familier du monde, le plus beau, le plus magnifique, le plus génial, il ne pouvait pas ramasser les tout petits bouts avec ses dents et craignait que dans le brouillard dans lequel elle était, Olwen ne finisse par marcher dessus.
Grace à son odorat sur-développé, raison pour laquelle les chatrix gardaient les prisons mais aussi la forteresse grise de Magister, Styx avait retrouvé le jeune sangrave. Il n'avait aucune idée de où il était, ni de comment revenir d'ailleurs... il allait certainement suivre sa trace pour le retour aussi, mais Andô était là. En essayant de ne pas trop lui faire la peur de sa vie, le familier fit un peu de bruit puis s’avança vers lui.
Bon maintenant nouvelle difficulté, faire comprendre au grand brun qu'il va devoir jouer les femmes de ménages parce qu'Olwen dort encore et que lui-même n'est qu'un simple chatrix pouvant tuer une personne d'une morsure mais qui est incapable que mettre tous les bouts de céramique à la poubelle. Sans parler.
Styx se contenta de faire le chien, ou le chat d'ailleurs, il se frotta à la jambe du partenaire de sa petite Olwen et lui intima de le suivre, ou du moins c'est ce qu'il essayait de lui faire comprendre.

Pour le retour, Styx se dépêcha, son  super-instinct de chatrix l'alertait. Il était quasiment sur que quelque chose allait se passer, du style une voleuse patentée à la gueule de bois qui se déchire la peau de la plante du pied contre une assiette savoyarde particulièrement moche. Il fallait faire vite.


[Ohlala, quel manque cruel d'action xD Andô tu peux le faire arriver avant qu'elle ne se coupe le pied ou après. En tout cas, en réaction la peur ou la douleur sont des espèces de "réveils" de gueule de bois et donc elle sera de nouveau comme avant. Tu peux bien sur jouer Styx et un peu Olwen si ça te fait plaisir. S'il la "sauve" j'aurais bien vu Olwen qui va par réflex se loger dans les bras d'Andô avant de tout de suite en sortir parce qu'elle redevient elle-même.
Je suis vraiment désolé de ne pas trop avancé mais j'avais aucune idée de quoi vraiment faire (ceci n'est pas français) -à part Styx qui prend le contrôle du rp xD]
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MessageSujet: Re: Un duel contre toi. [Hôtels // PV Olwen]   Mer 28 Mai 2014 - 11:37

Les branches noires découpaient le ciel d'encre, éclairé par l'astre blanc. Endormie, la terre était enveloppée dans son manteau immaculé, tandis qu'un homme s'aventurait dans la forêt. Le craquement de la neige sous ses pas. Son souffle chaud. Dans le silence.
Son regard gris sondait chaque parcelle de terrain. Puis, son doigt glissait sur l'hologramme de la boule de cristal. Un plan virtuel commençait à se dessiner au fur et à mesure de sa progression, les dénivelés apparaissant sous forme de quadrillages.
Andô savait bien qu'une carte terrienne aurait fait l'affaire. Pourtant, il était parti explorer les environs depuis quatre heures du matin. "Un sangrave immobile est un sangrave mort" apprenait-on aux jeunes recrues. Ce dicton était vraisemblable, car il est plus facile de viser une cible immobile qu'une cible en mouvement. Notre sangrave préféré avait donc décider de repérer des abris au cas-où, et de connaître un peu mieux le terrain. Certes, il avait laisser sa coéquipière en plan, toute seule, et ce n'était peut être pas une super bonne idée. Enfin "seule" n'est pas exactement le mot, il l'avait laissée entre les bonnes mains/pattes de Styx le Magnifique. Olwen dormait. C'était un peu inquiétant d'ailleurs. Elle avait passé son après-midi à dormir après l'entrainement, et lorsqu'Andô est parti en pleine nuit, elle dormait toujours.

Styx avait tout vu. Car il voit tout. Il sait tout. Il mange tout.
Cela c'était passé l'après-midi post entrainement. Tandis qu'il était en train de tourner en rond dans la chambre, il avait vu Andô sortir sur le balcon, puis revenir. Ce qui était très étrange - voir même très louche, c'était qu'il avait l'air heureux. Cela ne dura qu'un instant. Sidéré, le chatrix était tombé sur son postérieur. Jamais au grand jamais il n'avait vu ce type sourire, et encore moins heureux! Le brun s'avança dans la pièce. Puis s'arrêta devant le lit.
Cela dura une éternité - Styx faillit s'endormir, mais l'ami de sa sœur d'âme resta devant le lit. Pour le chatrix, il n'y avait que deux solution : soit il était timbré, soit il était fatigué. Au grand soulagement du chatrix ce fut la deuxième réponse, car Andô s'allongea doucement sur le vieux lit en bois, aux côtés de sa coéquipière. Styx décida aussi de faire un petit somme, et se roula en boule sur le tapis. Mystère…

Un craquement retentit. Une multitude d'ombres noires s'envolèrent dans un croassement strident. L'hologramme s'éteignit. Le jeune homme attentif, enfouit la boule de cristal dans son sac sans bruit. Lentement, il avança son pied droit, qui s'enfonça dans la poudreuse. Puis le gauche. Quelque chose mangeait. Andô s'avança encore, insultant cette foutue neige en usant de tout son répertoire. Soudain, il entendit la chose en question couiner. Comme un petit Vrrrir. Le garçon s'approcha du tronc d'arbre en face de lui. En le contournant, il aperçut la chose en question.

Le malin, le rusé, le furtif Styx fit semblant de dormir lorsqu'Andô se leva en pleine nuit. D'un œil, le chatrix vit le jeune homme remplir son sac de provisions, d'une espèce de lampe torche préhistorique, de corde, d'armes… puis se dirigea vers la porte. Styx tomba une fois encore de sa chaise : peut être qu'Andô était vraiment timbré, au final. Mais au moment de passer la porte, celui-ci hésita un moment. Il retourna voir Olwen. Il pencha son visage vers le sien. Hésita encore. Puis se ravisa.
Il sortit en vitesse.

La chose était de dos, en train de mordiller un bâton avec intérêt. Andô voulut se rapprocher un peu plus, mais une brindille craqua sous son pied. La chose se retourna, révélant son identité. Un louveteau. Au pelage blanc, la truffe noire et les yeux ronds. Jaunes. Il fixa un instant Andô, qui s'accroupissait ; il tendit la main pour se présenter.
- Qu'est-ce que…
Ce fut bref.
Les crocs du loup transpercèrent la main d'Andô.
Surpris, le jeune homme sentit la douleur monter. Instinctivement, il cogna violemment sa main contre le tronc du sapin : assommé, le louveteau tomba dans la neige. Avec amertume, Andô retira son gant, la mâchoire serrée. Les dents du loup avaient laissé un arc ruisselant de sang. Le monde tanguait. Avec maladresse, Andô remit son gant pour absorber. Il se releva, plein de neige, gelé, furieux. Avec méfiance, il se releva pour voir le monstre.
Le louveteau gémissait doucement, roulé en boule au pied de l'arbre.
Peu à peu, la colère laissa place à la culpabilité. Le petit avait dû avoir peur. Et lui, il était un bel imbécile. Avec le peu de magie qu'il puisse réunir, Andô lança un Réparus sur le louveteau. Sa tête lui lançait, sa main semblait mise à feu… il fallait rentrer.
Le louveteau blanc se redressa, et le jeune homme s'écarta. Puis blêmit.

"Bonjour. T'es qui toi?"
Le petit loup s'appuya sur la jambe d'Andô, abasourdi. La langue pendante, il jappa. "Tu veux jouer avec moi?" Incapable de parler, le jeune homme fixait le louveteau, ou plus précisément, ces yeux. Ils n'étaient plus jaunes. Mais dorés.
La douleur combinée du lien et de sa main le vit vomir.
"Merde…". Ce fut la toute première pensée qu'Andô transmit à son familier. Hyper joyeux, le louveteau remuait la queue et faisait des tours autour de son frère d'âme, qui lui n'avait pas du tout envie de rire. Un louveteau… Il a fallu que ce soit un louveteau… Toutes ses obligations lui embrouillaient l'esprit, ses missions… C'était impossible. Il ne pouvait pas se le permettre. Andô se pencha et ramassa une petite pierre, à moitié ensevelie sous la neige. Merde…faut le faire…
Le petit loup s'assit sur son postérieur et le contempla, intrigué. Andô se retourna, la pierre dans sa main gauche. Mais au fond de lui, il savait pertinemment qu'il n'y arriverait pas. Qu'il n'était pas assez fort. Qu'il était incapable de tuer un enfant. Alors il lâcha la pierre.

Une fois rentré à l'auberge, Andô vit Styx débouler dans le couloir et lui chopper le pantalon. Puis voyant qu'Andô avait des réflexes de semi-zombie, il se mit à lui pousser les jambes par derrière, pour le faire avancer. Le louveteau dans les bras, le brun s'élança à travers les couloirs. Il devait être sept heures du matin… La journée commence bien…  songea-t-il. Styx sur les talons, il monta à l'étage.
La porte était ouverte. En entrant, Andô vit l'assiette brisée. Personne, mis à part Olwen sur le lit, éveillée. Andô déposa le loup sur le plancher et alluma la lumière.
- Que c'est-il passé?


[PS : Tu voulais de l'action? /BAM/]
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Age du personnage : Majeure dans la plupart des pays de cette petite planète qu'est la Terre.

Familier : Un Chatrix machiavélique qui complote contre moi quand je vais trop bien.
Couleur de magie : Rouge feu, histoire d'être discrète...
Niveau de magie :
  • Moyen
Niveau de combat :
  • Plutôt élevé


Métier : Officiellement, voleuse pour le Lancovit, officieusement, personne n'a jamais vu la tête de mon boss.
Résidence : Forteresse grise, What else?
Affinités : Andô > Coéquipier. Accessoirement le mec avec de superbes abdos qui me fournit en champagne. Et qui prémache la viande de son familier. Et qui se fait empoisonné par la première blondasse du village.

MessageSujet: Re: Un duel contre toi. [Hôtels // PV Olwen]   Mer 4 Juin 2014 - 23:16

The stars, the moon, they have all been blown out
andô ∞ olwen
Une poignée de minutes après le départ de son familier, Olwen se réveilla à nouveau, à peine plus fraîche que l'autre fois. Elle n'essaya même pas de se lever, elle n'avait pas encore la force pour oublier le boum-boum qui résonnait dans sa tête. Elle resta donc assise en tailleur sur le lit à apprécier le silence qu'elle savait de courte durée.
Après un moment qui lui parut bien trop court, Ando ouvrit la porte, tenant entre ses bras un petit louveteau blanc. Olwen se pu s'empêcher de grimacer suite au bruit sourd que venait de faire la porte mais elle l'oublia rapidement face à la bouille du petit loup. Il était tout beau, tout mignon, tout blanc et avait l'air joueur, autant qu'un louveteau puisse avoir l'air joueur. Intérieurement Olwen pensait simplement qu'il était trop mignon et elle aurait voulu passer sa main dans son poil qui semblait soyeux, bien que mouillé. D'ailleurs il n'était pas le seul à être mouillé, les vêtements d'Andô gouttaient sur le sol, imbibant le tapis. Ils avaient tous décidé de faire un tour dans une piscine dont elle n'avait pas connaissance ou quoi? Enfin Styx, qui semblait être le leader de leur joyeuse petite troupe, n'était pas mouillé. Après tout c'était un félin, il n'aimait pas trop l'eau de nature.
Face à l'étrange tableau qui se dessinait devant elle, Olwen ne savait pas trop quoi dire, elle n'était même pas sûre de ne pas être en plein délire alors comme toujours, Andô, qui semblait encore moins motivé, disons encore plus distant, que d'habitude lui sauva la mise en s'exprimant en premier.
Sa question fit presque rire la voleuse. C'était lui qui se ramenait avec son familier qui aurait du rester veiller sur elle, un louveteau qui devait avoir priss du bang-bang pour avoir cette tête d'imbécile heureux et il dégoulinait d'eau mais à part ça, c'était elle qui avait quelque chose à raconter.
Olwen était sur le point de lui raconter, avec cynisme, qu'elle avait l'impression d'avoir toutes une forge de nains d'Hymlaya qui lui tapait sur le cerveau, et qu'elle n'avait pas de souvenir de comment elle s'était retrouvée dans le lit, et limite elle ne voulait pas savoir, mais elle n'avait pas envie de faire la petite fille fragile qui se plaint. Non, elle était Olwen la sangrave sans pitié qui essayait tant bien que mal de toujours restée stoïque derrière son masque (bien que je vous l'accorde, cette semaine c'était pas trop ça) et elle n'allait pas se plaindre d'une gueule de bois. Elle s'apprêtait donc à lui faire sa plus belle tête de "jenecomprendspasdequoituparles" avant de remarquer qu'il pointait de son regard le sol. Slurk, qu'est-ce-qu'elle avait encore fait? Elle se pencha en réprimant un grimace et aperçut une des assiettes décoratives, au sol, en mille morceau. Ça faisait une horreur de moins dans cette chambre.

- J'avais très envie de faire un puzzle et sincèrement, on a rien perdu, elle était immonde cette assiette, lui répondit-elle avec son son ton ironique préféré mais visiblement il avait autre chose à faire que rire tout de suite, alors, dans sa grande bonté elle lui répondit réellement.
- Nan enfaite j'en ai aucune idée, je viens de me réveiller.

Ah l'honnêteté, qu'elle belle valeur! Bon puisqu'elle avait été honnête elle souhaitait qu'il le soit en retour, mais elle souhaitait tout autant se rendormir dans le lit avec un bon réparus ou enlèvedemaldetêtus ou n'importe quel sort capable de la soigner mais ce n'était pas au programme du jour. Elle prit donc sur elle même pour continuer cette conversation, trop curieuse pour se laisser arrêtée par un mal de crâne.
- Je peux savoir pourquoi tu ramènes un louveteau? Tu sais on fait pas refuge animali...
Ce fut à ce moment qu'elle comprit. Le louveteau avait les yeux dorés. Pas jaunes, dorés, dorés comme ceux de Styx ou comme ceux de tous les familiers et comme ils étaient les deux seuls sorceliers, du moins elle l'espérait, sur place ça ne pouvait être qu'une chose. Andô venait de trouver son familier et elle ne savait pas si elle devait en rire ou en pleurer. Elle laissa donc sa phrase en suspend, sa bouche toujours ouverte.

- Par les crocs cariés de Gelisor, c'est ton familier?!

Tout prit de son sens. Il ne le ramenait pas par bonté de coeur, mais pas devoir, il avait cette tête déprimée d'un condamné à mort suite au choc et le lien devait certainement le chambouler. Il prendrait du temps à s'habituer, comme tout le monde, surtout que, même si elle ne le connaissait que depuis une petite semaine, ils ne semblaient pas vraiment avoir un caractère semblable. Et bien ça promettait.
Styx sauta sur le lit et posa sa tête sur les genoux d'Olwen qui machinalement lui caressa la tête. Il évita de parler, ressentant comme elle les méfaits du champagne, mais un regard leur suffit à se comprendre. Ils allaient l'aider. Ce n'était pas forcément de bonté de coeur, bien que Styx soit un fervent admirateur du Sangrave, mais seule elle n'était pas sûre de faire l'affaire et puis elle ne voulait pas le laisser en état de choc, ça pourrait nuire a sa santé et rentrer sans son coéquipier nuirait pour ses stats. Et puis même si elle n'allait pas le dire, ou l'avouer, quand il n'avait pas le masque du super sangrave, il avait l'air cool, disons plutôt attachant et puis son familier était trop mignon! Styx grogna faiblement pour montrer que lui aussi était mignon et Olwen lui sourit. Bon il fallait peut-être dire au grand brun dans l'encadrement de la porte de fermer derrière lui, on ne doit pas ramener souvent des loups dans les chambres, c'est certainement contre le règlement intérieur, et de poser son familier, parce qu'ils ne devaient pas avoir un lien leur permettant d'allez loin l'un de l'autre m'enfin quand même, elle n'avait pas eu à se trimbaler Styx dans les bras lorsqu'elle l'avait rencontré (et c'était tant mieux d'ailleurs, parce que Styx est, et l'était déjà à l'époque, très lourd).

Olwen se leva donc, avec un manque total d'élégance mais elle s'en fichait un petit peu là, et elle se dirigea vers le Sangrave. Elle n'avait pas envie de toucher son familier, c'était quelque chose de très personnel un familier, personnellement elle n'aimait pas quand quelqu'un touchait Styx, mais vu sa nature, peut de gens s'y hasardaient. C'est en se rapprochant qu'elle remarqua que le pelage blanc était taché de rouge à un endroit. Elle cru tout d'abord qu'il était blessé et se rapprocha donc plus vite, et manqua de tomber sur l'assiette en morceau, puis elle vit l'arc imparfait rougeoyant qu'avaient du faire les crocs du petit loup sur la main du jeune homme.
Elle lui prit sa main, étrangement il semblait légèrement moins résistant aux contact. Heureusement qu'il avait posé le petit loup en entrant, sa main ne l'aurait certainement pas supporté plus longtemps.
Olwen avait casé son mal de tête dans un autre coin de son esprit et mettait désormais ses connaissances médicales en marches. Sur Autremonde un réparus aurait certainement suffit, mais ici elle n'avait pas de magie. Elle leva ses yeux vers ceux de son partenaire.
- Ta blessure est plutôt propre, mais elle va s'infecter. Je ne peux pas utiliser la magie ici, j'ai pas assez de pouvoir, il faudrait que je trouve autre chose ne serait-ce que pour désinfecter la plaie et peut-être arrêté le saignement...

Ses doigts agiles de voleuse manipulaient avec précaution la main du jeune homme. Il avait du en voir d'autre mais la magie sur Autremonde faisait que la souffrance était peu connu de la plupart des gens. Certes il était Sangrave et avait déjà du souffrir mais l'idée qu'elle avait en tête lui brulerait la main. Pas qu'elle veuille lui cautériser sa plaie avec un chalumeau, quand même, mais elle avait déjà entendu parler de l'action désinfectante de l'alcool.

- Bon, je vais descendre chercher un truc. Tu ne bouges pas d'ici, sinon Styx se chargera de finir le travail et évite de donner sa main à ton familier tout de suite hein, essaie d'en garder une valide jusqu'à ce que je revienne. Contente toi de lui parler, demande-lui son nom, son âge, ce qu'il aime faire et puis essaye de ne pas tomber dans le coma s'il te plaît, y a pas de médicomages dans le coin. Pour un peu plus elle aurait joué la gentille infirmière et l'aurait embrassé sur le front. À la place elle l'aida à retirer son manteau plein de neige fondue et attrapa son pull qu'elle passa au dessus de son costume de voleuse noire.

À la réception, une blondasse, au charme vulgaire, lui indiqua le bar tout en mâchant son chewing gum rose. Le bar était enfaite dans la salle à manger, et le "barman" était l'un des cuisinier, assis dans un fauteuil prêt à satisfaire le moindre désir des clients. Olwen se para de son plus beau sourire, espérant de n'avoir pas trop la tête da,s le brouillard et s'avança vers le serveur. Elle était plutôt pressée, elle ne voulait pas laisser Andô seul, et négocia très rapidement la bouteille d'alcool fort. Elle ne comprit pas vraiment ce que faisait la grenouille dans la bouteille mais elle ne se posa pas plus de question que cela.
De nouveau dans la chambre elle prit faute de mieux un petit tas de feuilles de papier toilette et créa un compresse de fortune qu'elle imbiba d'alcool senteur des pins. Elle s'assit à côté du blessé et lui repris la main.

- Désolé mais, ça va faire mal...

Puis elle appuya la compresse contre sa main espérant qu'il ne tombe pas dans les pommes.

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Andô


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Familier : Grimm, loup blanc
Couleur de magie : Noire - trace possible de magie démoniaque -
Niveau de magie :
  • Moyen
Niveau de combat :
  • Elevé


Métier : Sangrave, spécialisation dans les attentats
Résidence : Forteresse grise, chambre 207-A
Dans le sac : Accès interdit

Affinités : Olwen Kaelon : sa coéquipière, et bien plus encore.
Silarion : Ennemi.
Alvina : "en construction"
Neleam : "en construction"


MessageSujet: Re: Un duel contre toi. [Hôtels // PV Olwen]   Sam 7 Juin 2014 - 17:38

- J'avais très envie de faire un puzzle et sincèrement, on a rien perdu, elle était immonde cette assiette ! railla Olwen, assise en tailleur sur le lit. Nan enfaite j'en ai aucune idée, je viens de me réveiller.
Fausse alerte. Le jeune homme soupira.
Puis, il se rappela qu'il était troué de la main. Il voulu retirer son gant… et blêmit un peu plus. Sa course avait visiblement accéléré la circulation du sang… [Pas plus de détails vous serons fournis, nous ne sommes pas dans un film gore! ou en TP d'SVT…] Bref le gant avait été bien utile. Andô décida de l'enlever d'un seul coup. Le boulet.
- Je peux savoir pourquoi tu ramènes un louveteau? demanda sa coéquipière.
Je suis un peu occupé là… Andô courut jusqu'à la salle de bain, avec son gant.
- Tu sais on fait pas refuge animali...
Merde, ça n'arrête pas de saigner… qu'est ce que je fais? qu'est ce que je fais…
Panique à bord. ( https://www.youtube.com/watch?v=i1ewoL75HNY )
- Par les crocs cariés de Gelisor, c'est ton familier?!
Comment soigne-t-on les blessures déjà? Andô tenta de se calmer en arrêtant de courir partout, un bon début. A peine eut il commencé à réfléchir qu'il se rappela qu'il n'y avait pas de magie Terre. A partir de cet instant, il sombra dans une profonde solitude.
A la Forteresse Grise, il avait échoué à presque… non tous, tous les tests de médico-magie. La seule chose qu'il métrisait plus ou moins bien restait le sortilège basique de Réparus, et le secourisme nonsos restait une notion abstraite. En gros, il était nul. Ah non, ce n'est pas une blague. Il pourrait utiliser du dissolvant pour soigner un mal de gorge et de la biafine sur une plaie bien ouverte!


Une voix assurée le sortit de sa torpeur.
- Ta blessure est plutôt propre, mais elle va s'infecter, avertit-elle en examinant la blessure.  Je ne peux pas utiliser la magie ici, j'ai pas assez de pouvoir, il faudrait que je trouve autre chose ne serait-ce que pour désinfecter la plaie et peut-être arrêté le saignement...
Carrément admiratif, Andô en oublia (presque) la douleur.
Olwen... Belle, douce et intelligente…
qui certes avait une bonne gueule de bois. Mais à ce moment, le grand brun s'en fichait pas mal.
- Bon, je vais descendre chercher un truc. Tu ne bouges pas d'ici, sinon Styx se chargera de finir le travail et évite de donner sa main à ton familier tout de suite hein, essaie d'en garder une valide jusqu'à ce que je revienne. Contente toi de lui parler, demande-lui son nom, son âge, ce qu'il aime faire et puis essaye de ne pas tomber dans le coma s'il te plaît, y a pas de médicomages dans le coin.
Message reçu chef. Andô s'assit sur le lit tandis que son infirmière descendait les escaliers. Ca lui allait parfaitement d'ailleurs, il n'avait pas franchement envie de piquer un sprint pour se changer en fontaine à nouveau. La boule de poils (qu'il avait complètement oublié) se rapprochait "discrètement" en tremblotant, traumatisé par les évènements. Cependant, Andô n'avait pas le cœur à s'occuper de lui, et fit semblant de l'ignorer. Il entendit la bête s'arrêter d'avancer. Curieux malgré lui, Andô jeta un coup d'œil. Le louveteau levait les yeux sur lui, pleins de culpabilité. Andô grimaça.
< Fais pas cette tête. >
Surpris, le louveteau releva les oreilles, puis remua la queue. Et mine de rien, il se rapprocha un peu plus de son frère d'âme, qui grinçait des dents. Pourtant malgré son air buté, il n'en voulait pas tant que ça à son familier. Peut être qu'il voulait juste que la bestiole le laisse tranquille pour l'instant.
Quelques minutes plus tard, Olwen la Vaillante revient avec un remède.
Très vite, Andô prit un air suspicieux et notamment à cause de la grenouille au regard vitreux  baignant dans le flacon. La jeune femme se saisit d'un rouleau de PQ pour fabriquer une compresse parfum Bouquet de printemps. Elle versa dessus un peu d'alcool louche. Andô resta septique devant la composition du "remède" en question.


C'est dans ces moments là qu'on se sent le plus vulnérable, comme par exemple lorsque l'orthodontiste te demande de mettre une spatule pleine de cire dans la bouche, lorsque le médecin s'approche de toi avec la seringue du vaccin, ou tout simplement avant de nous endormir. Notre Sangrave détestait plus que tout être vulnérable, et c'était l'une des bonnes raisons pour laquelle il ne voulait pas de coéquipiers. Cependant, au lieu de se mettre sur la défensive, il détourna le regard en essayant de penser à autre chose. Les paroles de sa coéquipière ne le rassurèrent pas davantage :
- Désolé mais, ça va faire mal...
La mâchoire scellée, Andô regarda un cordeau passer devant la porte vitrée. Il sentit la compresse se poser sur sa main. Rien. Puis la douleur augmenta vertigineusement, grondant comme un torrent de flammes. Il se retient d'éclater en serrant le plus fort possible la couverture de son autre main. Par contre le louveteau lui, hurla à la mort. Pas discret du tout. < Par les entrailles de Bendruck le hideux, moins fort! > Aussi mal en point que son frère d'âme, le louveteau se roula en boule sans un bruit.


Un truc visqueux sur le visage le réveilla en sursaut.
- Arg..
Il passa sa main bandée sur son visage pour s'essuyer.
- Styx, grogna-t-il. Sérieux…
Il s'arrêta net, sentant une chose renifler dans son oreille. Il se retourna brusquement de l'autre côté, ce qui lui valu une léchouille supplémentaire. < Debout! > Andô compris à qui il avait affaire. En plus, il avait une vue imprenable sur la dentition du loup, et parallèlement : l'odeur. < Beuark! T'as une halène de chatrix… > Il descendit du lit sans ménagement. Avec le recul, il reconnut bien son familier, qui lui intima immédiatement < J'ai faim >. Andô sourit. < Ouais moi aussi. > Il regarda dans la pièce et ne vit pas Olwen. C'était l'heure du p'tit déj. < Je descends. Restes ici.>


Après avoir enfilé un T-shirt, il descendit au self/cantine/enfer. Arriver sur place, il se rendit compte qu'il n'était pas le seul à avoir l'idée. Toute l'auberge était descendue. Un petit garçon qui courait le bouscula, suivit de sa sœur. Il  y avait tellement de monde qu'il n'arriva pas à distinguer Olwen.
En se faufilant du mieux qu'il put, il réussit à prendre une boisson et des biscuits. Puis il tenta de repérer la surveillante. Elle était derrière le comptoir en train de compter les petites cuillères. Andô put sans encombres remonter dans sa chambre.
< Mais… mais qu'est ce que tu fais? > demanda le jeune homme en découvrant son familier, très occupé à déchiqueter une chaussure. A côté de lui, déjà deux cadavres s'accumulaient, la semelle décollée et le cuir en pièces. Andô posa précipitamment ses trouvailles sur la table de chevet et pris les deux débris. Olwen va me tuer…
Une minute de silence pour les défuntes chaussures de sa coéquipière.
Après avoir abandonné l'idée de les réparer, il tenta désespérément de reprendre SA chaussure avec diplomatie. Il s'accroupit pour être à sa hauteur. < C'est quoi ton nom petit? > Le louveteau blanc, la basket entre les dents, répondit mentalement un truc incompréhensible. Andô jeta un coup d'œil à la bibliothèque située au fond de la chambre, remplie de livres terriens. < Ok. Désormais tu t'appelles… Grimm. > Le familier lâcha sa basket et lança une attaque léchouilles. Son frère d'âme bascula sur le dos, et le familier en profita pour s'assoir sur sa cage thoracique, tout fier d'avoir vaincu son adversaire. Andô sourit, et l'attrapa avec ses deux mains pour le soulever. < Regarde toi… T'es pas plus gros qu'un krakdent. > Il le reposa, observa sa dentition et attrapa l'une de ses pattes. < Tu penses faire peur à qui avec tes petites dents et tes petites griffes? > Ce commentaire lui valut une méga-léchouille en pleine face. Andô poussa Grimm et se releva.
- Bon. Je t'ai apporté à manger,dit-il tout haut.
A ce moment-là, Styx sortit de la salle de bain en baillant. Lentement, il vint se poster à côté d'Andô en ignorant royalement le louveteau. Grimm, tout content d'avoir un nouveau copain, sauta sur le chatrix. Andô inquiet le choppa par la peau du cou avant qu'il ne se fasse bouffer par Styx, qui montrait les crocs.
- Styx. Range-moi ça. Tout de suite.
Le chatrix coopéra avec animosité. Le garçon reposa Grimm par terre.
- Merci. Si tu ne l'aimes pas, ignore-le ok?
Il attrapa les biscuits qu'il avait posés sur la table de chevet en entrant, et en proposa aux deux familiers. Styx l'air blasé, ne bougea pas, tandis que Grimm prenait un regard inquisiteur. Comme pour montrer l'exemple, le sangrave croqua dans l'un des cookies. Malgré la démonstration, le chatrix se roula en boule sur le tapis et fit mine de s'endormir ; Grimm repartit à la recherche d'une chaussure.
Au final, se fut Andô qui mangea les biscuits.


Qu'est ce qu'Olwen donne à manger à Styx?
Depuis qu'ils étaient coéquipiers, le jeune homme n'avait jamais vu Olwen nourrir son familier. En considérant la taille du chatrix, la puissance apparente de sa mâchoire ainsi que la longueur de ses crocs, Andô s'imagina les pires scénarios.
Bien sûr, il s'agissait de viande, et non de biscuits. Pour Grimm, c'était peut être la même chose. Après tout il y a quelques heures, le louveteau avait pris sa main pour un casse-dalle. Mais il avait l'air encore jeune. < Tu as quel âge? > demanda-t-il. < J'ai cent quatorze lunes, c'est maman qui l'a dit. > Un énorme doute naquis dans l'esprit d'Andô. < Et… elle est où? > Le petit loup lui répondit. < Elle est partie deux lunes avant que tu ne viennes me trouver. > < Tu as des frères et sœurs? >  < Oui, mais les autres sont gris et marron, pas moi. > Le petit louveteau blanc laissa sa tête dépasser de sous de lit, en questionnant son frère d'âme. < Et ta maman a toi elle est où? > Andô reformula la réponse qu'il aurait donnée à un adulte. < Elle s'est envolée. Peut importe, qu'est ce que tu aimes manger? >  < J'aime manger du hérisson, mais j'aime aussi manger de l'écureuil, du cerf et de la mésange. > Perplexe, le jeune tenta de deviner ce que c'était. De toute évidence, c'étaient des animaux, donc de la viande.


Après avoir enfermé les deux démons dans la chambres, Styx ayant pour interdiction de manger Grimm et Grimm d'embêter Styx, Andô descendit en toute hâte chercher à manger, quelques faux billets dans sa poche et cette-fois, les chaussures aux pieds. Il croisa la proprio dans le couloir et lui demanda s'il y avait moyen de se procurer de la viande fraîche.
- Pour sûr gamin, sur la place de l'église y a Monsieur Thibault. Y est dans la boucherie, dieu! Avec une grande enseigne d'un rouge sang de poule…
Andô demanda ce qu'était une église, et la vieille dit quelque chose d'incompréhensible, que la jeune n'était plus ce qu'elle était et qu'elle avait sommeil. Il n'obtient pas plus de détail, la vieille repartit en grommelant.
Il trouva la place, le bâtiment qui devait être l'église, et la boucherie. Andô acheta une cuisse de mouton, se retrouvant ainsi avec deux kilos de viande. A l'auberge, les gens commençaient à se poser des questions, et Andô le sentit. Ils allaient devoir quitter les lieux dans peu de temps. Il entra dans la chambre. Styx grognait, parce que Grimm lui tirait la queue. Lorsqu'ils virent la cuisse de mouton, les deux s'arrêtèrent de bouger.
- Ca non plus vous n'aimez pas, ironisa Andô. C'est donc moi qui vais la manger…
Grimm lui envoya tellement de messages de pitié qu'Andô se dépêcha de couper un morceau pour lui. Il laissa l'os et reste au chatrix, qui n'en fit qu'une bouchée. Grimm commença à se débattre avec son petit bout, puis rendre les armes. < C'est maman qui le mâche avant de me donner. > Dégouté, Andô contempla le morceau plein de bave. < Et tu veux que je… > Le louveteau pris le bout entre ses dents et le posa aux pieds de son frère d'âme, maman à l'occasion. Mécaniquement, le sangrave se baissa et attrapa le morceau de mouton. Il farfouilla dans sa valise, sortit un couteau et découpa quelques dés. Grimm s'en saisit et mastiqua. < Comme ça, c'est bon? > Grimm avala et remua la queue. < Je suppose que ça veut dire oui… >


[Pour moi, ça sera 2113 mots mouahaha! x) ]



et en mode furtif... x):
 
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Familier : Un Chatrix machiavélique qui complote contre moi quand je vais trop bien.
Couleur de magie : Rouge feu, histoire d'être discrète...
Niveau de magie :
  • Moyen
Niveau de combat :
  • Plutôt élevé


Métier : Officiellement, voleuse pour le Lancovit, officieusement, personne n'a jamais vu la tête de mon boss.
Résidence : Forteresse grise, What else?
Affinités : Andô > Coéquipier. Accessoirement le mec avec de superbes abdos qui me fournit en champagne. Et qui prémache la viande de son familier. Et qui se fait empoisonné par la première blondasse du village.

MessageSujet: Re: Un duel contre toi. [Hôtels // PV Olwen]   Dim 6 Juil 2014 - 22:45

The stars, the moon, they have all been blown out
andô ∞ olwen
Olwen était lasse. Elle marchait lentement sans vraiment savoir où aller. Ses pieds semblaient même avoir plus de motivation que sa propre volonté. Le visage rougit par le froid, elle était sortie pour respirer un petit peu avant de se retrouver de nouveau dans leur chambre bien trop petite pour quatre pensionnaires sauf qu'une fois sortie, elle était simplement partie, laissant ses affaires et son familier derrière elle. Par moment elle se demandait si elle n'était pas lâche sur les bords. Elle savait que son comportement actuel ne devait pas plaire à Neo s'il la voyait d'où il était, mais encore faudrait-il savoir où il était lui aussi. Bientôt elle pourrait fêter les dix ans de son coma avec Styx et certainement une bouteille de quelque chose, elle demanderait à Andô puisqu'il avait l'air de bien s'y connaître.
Au départ ses pieds l'avaient portés jusqu'à la gare mais elle savait qu'elle ne partirait pas puisque Styx était resté avec les autres dans l'hôtel. Elle savait qu'il avait eu envie de la suivre, et que c'était même elle qui lui avait interdit de sortir mais elle aurait bien aimé qu'il ne l'écoute pas comme il avait si bien l'habitude de faire et qu'il la suive. À ce stade elle s'en foutait royalement que les pauvres nonsos la voyait se balader avec une hyène à la salive empoisonnée. Il aurait du sentir qu'elle avait un coup de blues, qu'elle n'allait pas bien, qu'elle aurait besoin de compagnie mais visiblement il préférait rester avec son coéquipier et son trop encombrant familier. Évidement elle ne parlait pas de la taille du louveteau, n’aillant pas grand chose à dire sur ce point là étant elle-même liée étroitement avec un chatrix, enfaite elle parlait surtout de son âge et de son inexpérience. Il avait beau être mignon comme une peluche mais il allait accaparé le cerveau de son coéquipier et elle allait devoir se trainer un boulet, au sens propre comme au sens figurer s'il n'apprenait pas vite le petit loup. Enfin de toute façon cette mission avait commencé depuis presque une semaine et ils avaient juste réussi à suivre une fausse piste, à se faire choper par Isabella et fuir. C'était pas vraiment reluisant tout ça. Elle ne parlait même pas de son moment d'égarement dans le train. Pleurer sur l'épaule d'Andô? Nan mais franchement, elle n'aurait pas pu faire pire et puis elle avait réussi à finir beurrée comme un petit beurre avec du champagne! Du champagne! Il n'y avait vraiment rien de pire. Elle devait certainement maintenant passer pour une lâche pleurnicharde qui ne tient pas à l'alcool. Super réputation. Le pire là-dedans c'est qu'il n'avait rien. Il l'avait laissé pleurer et dormir, il l'avait ramener à l'hôtel et il était même devenu pote avec Styx. Il était bien trop gentil pour faire parti des sangraves. Un vrai sangrave n'aurait pas agit comme ça. Si ça se trouvait il était une sorte d'espion à la solde de... elle ne savait même pas d'où il venait. Un vrai mystère ce mec. Avec ses cheveux noirs, ses yeux anthracites et son aura de mystère il aurait même pu faire mannequin, ou acteur. Acteur, exactement, il aurait pu jouer le rôle du héro torturé dont toutes les filles tombent amoureuses mais personne n'arrive à s'approcher suffisamment jusqu'à ce que pour une raison totalement absurde il soit obligé de faire on ne sait trop quoi avec l'héroïne qui, forcément, capte son attention vu qu'elle est tellement gentille, sensible, douée en cuisine et qu'elle collection comme lui les bouchons de bouteille de bierre, ou soyons plus correcte, ils collectionnent tous les deux les bouchons de bouteilles de sodas et donc forcément il va s'ouvrir à elle, mais comme elle aussi elle a une histoire trop dark, et un autre mec sur son dos, son petit-copain, le vendeur de glace ou encore son meilleur ami elle est obligé de le repoussé, même si enfaite elle tombe amoureuse de lui alors ils vont devoir souffrir un peu, sinon c'est pas drôle, avant de se retrouver pour une raison lambda. Ouais, clairement, elle aurait directement mis Andô dans ce rôle. Il avait cette sorte de vielle souffrance au fond de ses yeux mais il lui faisait aussi peur dans un certain sens, il avait ce regard transperçant des hommes qui ont tout perdu. Alors évidement elle n'avait aucune idée de ce qui lui était arrivé avant, mais pour rester aussi poli et serviable tout en faisant parti de ces assoiffés de sang, il devait chercher quelque chose, une revanche, une vengeance, une manière de montrer à tout le monde qu'il peut faire peur lui aussi, comme c'était le cas pour eux. Eux, c'était ceux qui comme elle étaient là pour une raison particulière, souvent une envie particulièrement meurtrière envers un grand nombre de personnes, parfois des populations entières, parfois c'était surtout pour trouver des réponses à des questions auquel personne ne répondrait si ils ne portaient une robe grise et un masque. Parmi eux certains avaient le même regard qu'Andô. Ce regard qui vous explique très brièvement que courir vers la sortie est ta seule et unique chance pour rester en vie et que, grosso modo, il ne faut pas trop trop l'énerver.
Olwen n'avait pas ce regard. Elle avait le regard de la tueuse, même si ce n'était pas son domaine de prédilection. Le regard du professionnel qui n'éprouve plus de remord face aux morts parce que contrairement aux autres, les sangraves c'était surtout un travail nourricier pour elle. Il lui permettait de trouver petit à petit les réponses à ses questions, torturer les dragons qui finiraient certainement un jour par avouer qu'ils veulent laisser les sorceliers à l'âge de pierre mais c'était avant tout un boulot qui payait mieux que le vol. Ou du moins plus rapidement.

Perdue dans ses pensées elle était alors arrivée à la gare de ce petit village perdu. Composé d'une sorte de cabane, d'un banc et d'un quai, elle faisait pâle figure devant les autres gares qu'elle avait traversée avec Andô et Styx. Mis à part la feuille sous plastique qui indiquait en lettre capitales rouge que la ligne était momentanément coupée, rien ne disait quand elle allait être en service de nouveau, en d'autres mots ils étaient vraisemblablement perdus et coupé du monde pour encore une bonne poignée de jours ce que confirma, quelques minutes après, un vieux monsieur qui semblait d'une grande sagesse. Les sorceliers vieillissant plus lentement que les nonsos, les barbes blanches et les rides donnaient toujours cette impression de grande sagesse, d'histoires poussiéreuses d'un autre temps.

Comme elle n'avait aucune envie de rejoindre son coéquipier et le louveteau, Olwen s'accorda une pause dans le centre du village. N'ayant aucune notion du temps depuis l'entrainement avorté, Olwen supposa qu'il était encore tôt. Le ciel était s'éclairait petit à petit, la café du coin venait de tourné sa pancarte "ouvert" et la pharmacie allumait petit à petit les lumières de sa boutique. Olwen n'avait jamais pensé qu'elle trouverait le moindre équipement médicale dans le coin, et bien elle avait tort. Le village était habitué à être coupé du monde pendant l'hiver, et par conséquent, ils avaient de quoi survivre pour quelques mois, les hélicoptère ne passant jamais à cause des risques d'avalanche, du moins c'est ce que lui expliqua le jeune serveur qui lui apporta le petit déjeuné qu'elle avait commandé. Comme elle n'était pas du coin, ce qui s'était très rapidement fait remarqué dans le coin, elle avait eu le droit à tout un tas de question indiscrètes et en avait profiter pour en poser elle-même quelques unes. Le serveur était vraiment un nonsos cool, non pas qu'elle doutait qu'il en existe mais par moment la mentalité sangrave l'influençait et elle se mettait elle aussi à les dénigrer contre elle. Dans une société où ton espérance de vie se calcul à tes capacités à te battre et à survivre, être un nonsos est fichtrement handicapant. Ils avaient beaucoup parlé, enfin disons plutôt qu'elle l'avait beaucoup écouté, histoire de trompé l'ennuie et elle avait été bluffé. Il faisait des études dans un domaine scientifique qu'elle ne connaissait pas mais qui avait l'air drôlement puissant, du moins pour des nonsos. Au cours de sa carrière débutante de sangrave elle avait souvent entendu que les dragons n'étaient pas vraiment heureux de l'avancée scientifique des terriens, qu'ils avaient avant jugé trop primitifs pour être une réel danger. Écouter l'étudiant était alors une sorte de revanche personnelle face aux dragons. À la fin elle lui aurait même fait un énorme câlin pour qu'il remercie les époux Curie et Einstein, sauf qu'elle les avait conclu mort lorsqu'il avait donné les années de leurs découvertes alors elle s'était contentée d'accepter le bout de papier avec cinq couple de numéro, n'aillant aucune idée de ce que ça pouvait être mis à part un super message codé, puis elle paya et se dirigea vers la pharmacie.

L'odeur que la boutique dégageait était en un sens très proche de celle des infirmeries des chamans tout en étant opposé en tout point. Quoiqu'il en soit, ça sentait le propre. Elle réussi, avec renfort d'oeillades, de sourires et de décolletés à acheter un kit pour recoudre des plaies ainsi que des tas de plaquettes d'anti-douleurs pour tout un tas d'endroit dans le corps ainsi que du vrai désinfectant, des pommades en tout genre et des pansements, bandages et compresses. En sortant elle avait dépensé l'équivalent d'un SMIC et avait rempli son sac des sachets de bonbons sans sucres et de baumes à lèvre, sait-on jamais et puis comme ils ne vendaient pas de feu, il l'avait d'ailleurs regardé encore plus étrangement à ce moment là, elle avait suivit ses indication et s'en était procuré à un bar tabac ou trainait la partie des ivrognes qui n’étaient pas au café. Elle était aussi passée chez le boucher-épicier-boulanger-glacier pour finalement repartir avec une bonne dizaine de kilo de viande saignante afin de se faire pardonner auprès de Styx. Le boucher se demandait pourquoi aujourd'hui il avait une telle demande de viande saignante lorsqu'elle sortit de la boucherie.
Ses emplettes terminées elle s'en retourna vers l'hôtel, un sourire sur le visage. Peut importe ce qu'on achète, le shopping fait toujours passé la morosité. Olwen perdit rapidement son sourire lorsqu'elle arriva à l'entrée. Pour une raison qui lui échappait, Oli n'aimait pas la blonde qui était au service de réception. C'était un peu comme un pressentiment, alors qu'elle n'était pas, et de loin, une médium mais elle décida de suivre son instinct et demanda d'un ton glacial, la clé de sa chambre.
Une fois face à la porte, elle inspira profondément puis ouvrit la porte.
La première chose qui lui vint en tête fut d'ouvrir les fenêtres. Avec deux animaux à poils longs, la chambre ressemblait à une fournaise et l'odeur était elle aussi, loin de ressembler à une rose. Elle déposa ses sacs au pied du lit puis caressa longuement le pelage de Styx. Qu'est-ce-qu'il lui avait manqué! De son côté le chatrix se plaignait du nouvel arrivant de proposa de le reposer dans les bois, ou de le tuer puis de le reposer dans les bois parce qu'il était juste insupportable, il sautait partout et bavait. Ce fut d'ailleurs lui qui se dévoua pour apprendre à sa moitié que sa paire d’escarpins préférés était désormais hors d'usage. Une auréole ornait presque la tête du chatrix à ce moment.
La sangrave lança un regard de tueuse à la petite boule de poil qui ne semblait pas avoir compris la gravité de la situation, en même temps elle n'en savait rien, elle était incapable de lire les émotions qui se reflétaient dans les yeux dorés du louveteau. Oli reprit une respiration profonde puis se tourna vers son coéquipier, la paire de chaussure baveuse d'une main, le sac de la pharmacie de l'autre.

- Toi. Moi. Salle de bain. Maintenant. On aurait pu difficilement faire plus concis.

Au cas où il n'aurait pas comprit, elle l'attrapa par l'avant-bas, en faisant bien attention à sa blessure, et le tira dans la salle d'eau. La vraiment petite salle d'eau, ils avaient à peine de quoi tenir debout tous les deux tout la place étant occupée par la douche, le lavabo ou les WC.
Elle semblait calme, mais ses yeux démontraient tout le contraire.

- Bon, va falloir faire quelque chose pour ton familier, déjà qu'on piétine sur cette mission j'aimerais autant éviter qu'on se fasse tuer à cause d'un louveteau. Compris?

Elle lança un dernier regard à sa paire de chaussures avant de les jeter d'un geste à la poubelle. Elle en avait d'autre au pire, c'était juste ses préférées.
Elle fixa les yeux gris auxquels elle avait particulièrement pensé plus tôt ce matin puis, alors qu'elle allait dire lui quelque chose, Styx s'incrusta dans sa tête.

Olwen, c'est les hormones où tu lui proposes de tuer la peluche? Il essaie de manger ma viande en plus, parce que tu l'as bien ramener pour moi hein? // Styx, tu veux pas manger ta viande et te taire s'il te plaît? // Donc c'est bien pour moi! Je te promets, il essaie encore de mordre dedans je le mange aussi. // Non, tu le manges pas, essaie juste de le supporter deux secondes, le tant que je finisse. // Que tu finisses quoi? Attend, non je veux pas savoir, tes ébats sexuels ne m'intéressent pas.// T'es vraiment irrécupérable toi, on parle. // Dans la salle de bain la plus petite du monde? J'crois pas non. // Juste mange et tais-toi.// Mouais mouais... Oh mais il va se bouger du sac lui?! Fin il risque pas de manger quoique ce soit, il est pas capable de mordre tout seul, Andô à du lui prédécoupé sa viande. Puavre Andô quand même...// C'est génial Styx, mais on voit ça après mon pote, là tu te tais et tu manges.

Elle repris donc sa discussion avec son coéquipier, comme si rien ne s'était passé, mais elle avait retrouvé un peu de calme.

"- Alors comme ça tu précoupe la viande pour ton familier en plus? Elle ne pu s'empêcher un rire. Il va vraiment falloir que tu trouves une manière pour qu'il ne nous gène pas. Vous êtes liés depuis trop peu de temps pour vous éloigner mais il va falloir trouver un truc.

Bon c'était pas tout ça, mais elle avait aussi ramener de quoi le soigner. Elle fouilla dans le sac puis sortit le briquet et le kit pour recoudre (ainsi que le papier avec les numéros qu'elle ne comprenait toujours pas pour voir s'il comprenait quelque chose lui.
- Tu préfères que je le fasse ou tu veux te recoudre seul? J'ai pleins d'antidouleur aussi si tu veux.
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Andô


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Age du personnage : 22 ans

Familier : Grimm, loup blanc
Couleur de magie : Noire - trace possible de magie démoniaque -
Niveau de magie :
  • Moyen
Niveau de combat :
  • Elevé


Métier : Sangrave, spécialisation dans les attentats
Résidence : Forteresse grise, chambre 207-A
Dans le sac : Accès interdit

Affinités : Olwen Kaelon : sa coéquipière, et bien plus encore.
Silarion : Ennemi.
Alvina : "en construction"
Neleam : "en construction"


MessageSujet: Re: Un duel contre toi. [Hôtels // PV Olwen]   Sam 30 Aoû 2014 - 20:16

La porte d'entrée claqua.
Somnolent, le jeune homme éteignit sa boule de cristal, au grand soulagement de son cerveau en surchauffe. Il se leva de son siège pour accueillir sa coéquipière, partie depuis quelques heures.
Olwen se tenait dans l'entrée, sa paire de chaussures flinguées dans une main, un sac de commissions dans l'autre. L'air pas contente, voir pas contente du tout… Grimm, sentant une aura non-amicale peser sur lui, retransmis toute son angoisse à Andô. Celui-ci déglutit : s'il savait bien une chose sur les femmes, c'était que les vêtements étaient sacrés, qu'on ne rigolait pas avec ce genre de choses, et encore moins, encore moins avec les chaussures, avec lesquelles les femmes tissaient une profonde relation émotionnelle affective irrationnelle.
Les yeux fermés, les bras croisés, Andô attendit patiemment sa sentence.
- Toi, moi, salle de bain, maintenant.
Damoclès rentra chez sa mère, son épée sous le bras. Sans même qu'Andô ait le temps de savourer pleinement d'être encore entier, Olwen le jeta dans la salle de bain. Soudain, le jeune homme eut comme un gros doute en lorgnant sur l'évier : peut être que sa coéquipière avait envisagé une mort plus exotique? Inconsciente des pensées qui agitaient son coéquipier, la jeune femme déclara :
- Bon, il va falloir faire quelque chose pour ton familier. Déjà qu'on piétine sur cette mission, j'aimerais autant éviter qu'on se fasse tuer à cause d'un louveteau.
Andô se focalisa sur ce qu'elle venait de dire, et en tira de douteuses conclusions. Oui, évidemment, songea-t-il, peut être qu'elle veut que je me suicide. Sa vengeance sera alors complète, et l'encombrant familier aura disparu. Du 2 en 1 !
- Alors comme ça, tu prédécoupes la viande de ton familier en plus?
Elle se mit à rire, dévoilant ses belles dents blanches.
- Il va vraiment falloir que tu trouves une manière pour qu'il ne nous dérange plus. Vous êtes liés depuis trop peu de temps pour vous éloigner mais il va falloir trouver un truc.
S'attendant à voir une corde sortir du sac de sa partenaire, il fut très surpris de découvrir un briquet et un kit pour recoudre.
Ainsi qu'un message codé.
Ignorant ce qu'Olwen disait, Andô essaya de déchiffrer le morceau de papier. Puis cela fit tilt. Pour avoir regardé quelques épisodes de série terrienne, le jeune homme devina que c'était un numéro de téléphone. Il se rembrunit.
- Merci, dit-il en attrapant l'aiguille et la bobine de fil.

*
Affalé sur le sac à viande de son voisin, le louveteau dormait.
Il se sentit tomber sur le plancher, et ouvrit un œil : son ami le chatrix venait de le pousser d'un coup de truffe pour profiter tranquillement de sa double ration de viande. Se méprenant sur ses intensions, Grimm se releva, la queue remuant de joie. Enfin, le chatrix l'acceptait à sa juste valeur et voulait bien passer un peu de son temps avec lui  : pour jouer! Mais le chatrix l'ignorait royalement, si bien que le louveteau partit à la recherche de cadeaux.
Alors qu'il s'apprêtait à dérober une magnifique chaussette de la valise de son frère d'âme, il entendit une voix.
< Grimm, tu m'entends? >
Le petit loup lui envoya une réponse affirmative, en train de tirer sur la chaussette coincée dans le tas de fringues.
< Bon écoute, ceci est notre première mission à tous les deux. >

*

Andô caressa la tête soyeuse de son familier, qui laissa tomber la boule de cristal dans sa main. Avoir un familier aussi adorable l'apaisait.
< Merci, tu auras ton salaire demain. Tu vas te transformer en petit tonneau sinon. >
Après une léchouille amicale, Grimm allait repartir dans l'autre sens lorsqu'Andô l'arrêta, lui ordonnant de rester ici.

Très rapidement, Andô remballa le matériel médical, gardant dans sa poche l'aiguille et le briquet. Le kit avait été efficace, et sa blessure était maintenant refermée, tirant légèrement sur la peau autour. Grimm ne l'avait pas loupé, et c'était une chance que les nerfs ne soient pas endommagés.
Le jeune homme se releva et s'adossa au lavabo.
Un hologramme s'afficha devant lui, et il commença ses recherches. En fait, il avait tout à l'heure enquêté sur le scientifique et trouvé quelques réponses à ses questions. Mais heureusement, il n'avait pas eu le temps d'en parler à Olwen. Mais ce n'était pas le scientifique qui l'intéressait actuellement, c'était le porteur du numéro de téléphone.
Oui, Andô était peu être paranoïaque sur les bords, mais il ne pouvait pas ignorer le douteux numéro. Si quelqu'un était mis au courant de leur mission, ou ne serait-ce que de leur positionnement… ils étaient morts. Ou plutôt, il était mort.
Cependant, si Andô savait quelque chose d'Olwen, c'était qu'elle n'aurait jamais laissé un bout de papier potentiellement dangereux pour elle à la portée de son coéquipier. C'est ainsi que les craintes du jeune homme se dissipèrent, et il se dit que peut être elle avait juste sympathisé avec quelqu'un.
Andô trouva en sautant de pages en pages l'annuaire du département, et trouva le bon numéro. Celui de Frédéric Moreaux. Grâce à un site nommé  facebook, il trouva les informations qui lui manquaient. C'était le serveur de l'auberge dans laquelle ils se trouvaient. Il eut un mauvais sourire.

*

En descendant au rez-de-chaussée, Andô prit soin d'emporter sa boule de cristal, au cas où, mais laissa les clefs à sa coéquipière. Le jeune homme se dirigea vers le bar. Par chance, le type était toujours là. Mais les caméras de surveillance aussi. Quel dommage…
- Qu'est ce que je vous sers?
Andô admit à contre cœur que monsieur était plutôt beau gosse. Cheveux plutôt longs, la carte des boissons sous le bras, appuyé à l'arrière du bar, regardant vers l'avenir. Il avait l'air d'être un foutu romantique. Pas bon ça.
- Un tzinpaf, s'il vous plait.
Frédéric Moreaux demanda poliment de réitérer la demande, ses cheveux longs flottant dans le vent, généré par un ventilateur. Se rappelant soudain qu'il n'était pas sur Autremonde, le sangrave demanda la même chose que son voisin, se faisant la remarque que le type ressemblait vaguement à canard. Une fois servi, il allait poser une question au barman lorsque quelqu'un arriva sur la douce musique des talons aiguilles. Dès que la blonde vit le grand brun, elle s'écria d'une voix affectée :
- Fred! Tu aurais pu me prévenir qu'il était arrivé!
L'autre se contenta de répondre qu'il avait eu la flemme, et partit nonchalamment chercher quelque chose derrière le comptoir.
Andô resta de marbre, cachant son agacement, tandis que le pot de colle ambulant s'asseyait à côté de lui en commençant un long monologue. Non seulement il avait perdu sa cible, mais en plus il allait devoir se débarrasser de la blonde, très mignonne certes, mais il était sur quelqu'un d'autre en ce moment.
- Qu'est-ce que tu peux être sérieux, ronchonna-t-elle, après avoir vu sa énième question ignorée.
- Tu vas rentrer chez toi alors? demanda le jeune homme, avec une once d'espoir.
La jeune femme lui sourit, ignorant elle aussi la question, et demanda au barman une limonade ; celui-ci la lui servit avec la plus mauvaise fois possible.
Tranquillement, elle sirota sa boisson et en proposa au sangrave, qui déclina poliment l'offre. Si seulement elle avait conscience que je suis quelqu'un de dangereux… elle m'aurait peut être lâché la grappe, songea le jeune homme, de mauvaise humeur. Sans demander, elle s'attaqua à la canette de coca d'Andô, et l'ouvrit d'un coup sec. Elle la porta à ses lèvres glossées, avant d'annoncer :
- Je suis dans la chambre deux cent trente-quatre. A plus tard chéri…
Très satisfait de la voir se retirer, il finit tranquillement sa boisson.

*

Une porte s'ouvrit violemment.
Le bruit d'une course résonna sur le carrelage, tout juste nettoyé. Les pas s'arrêtèrent devant les éviers, et le robinet s'ouvrit. Un jeune homme, la respiration irrégulière, enleva précipitamment son T-shirt puis passa son visage sous l'eau glaciale.
Les toilettes étaient désertes.
La pièce était rectangulaire et sans fenêtres, uniquement éclairée par des néons clignotants. Un long miroir ébréché était posé au mur, au dessus des éviers de porcelaine. Au fond, à l'opposé de la porte d'entrée, les deux cabines étaient entrouvertes, le verrou affichant vert.
Le jeune homme se releva lentement, et inspira profondément, face à son reflet, décomposé par le miroir brisé.
Une fois calmé, il se prit le pouls au poignet gauche, juste au dessus du tatouage... c'était bien trop rapide. Ses mâchoires se crispèrent d'anxiété : son hypothèse était validée. Il fallait immédiatement prévenir Olwen.
Sans faire de gestes brusques, il fouilla ses poches. Vides.
- C'est ça que tu cherches?

Une jeune femme, vêtue à la Matrix, se tenait dans l'encadrement de la porte, la boule de cristal reposant dans sa main. Deux yeux gris l'observaient attentivement.
C'était la blonde.
- Ne prend pas cet air méchant, ce n'est que moi chéri, ironisa-t-elle.
Elle referma doucement la porte derrière elle, tandis que le jeune homme s'appuyait sur le rebord des éviers, la tête brûlante. Un silence tendu s'installa, rompu par le goutte-à-goutte continu d'un robinet mal fermé.
Il s'écoula bien une minute avant que le jeune homme pose la question en suspend :
- Combien de temps me reste-t-il?
- Sans l'administration du remède, environ une demie heure. Dans dix minutes, si tu as de la chance, tu t'évanouiras. Impossible de t'échapper si tu tiens à la vie, dommage.
- Comment avez-vous su?
- Avis de recherche, évidemment. Isabella ne laisse rien au hasard.

Dans sa tête, le jeune homme cherchait un échappatoire. Je suis complètement HS avec leurs conneries, songea-t-il avec un rictus. Si je ne fais rien, ils vont pouvoir me cueillir facilement et Olwen avec, si elle n'est pas déjà partie. Il faut absolument que je la prévienne, si c'est mort pour moi, elle peut toujours s'échapper.
Notre sangrave n'avait pas trop espoir de trouver le remède : pour cela, il fallait interroger la fille, et logiquement avoir la situation à son avantage, ce qui n'était pas le cas. Il allait tout de même faire un petit test pour ajuster ses équations.
Il fit un simple vers elle.
Ensuite il leva doucement les bras, face au revolver qui pointait en sa direction. L'arme en main, la jeune femme sourit, et releva la sécurité dans un cliquetis métallique. Une goutte de sueur serpentait le long de la tempe d'Andô, de plus en plus fiévreux. Ses mains recommençaient à trembler, imperceptiblement. Il n'ignorait pas que le traitement qui lui était réservé s'il était capturé par la brigade terrienne ne serait pas triste, mais il ne baissa pas les bras pour autant. La blonde louchait sur lui, ne restant pas aussi indifférente qu'elle essayait de le faire croire. Le plan qui germait dans l'esprit du sangrave ne lui plaisait pas beaucoup, mais son pourcentage de réussite était relativement plus élevé que les autres.
Il allait tenter le tout pour le tout, en exploitant les faiblesses de l'ennemi.
- Il ne me reste que dix minutes à vivre avant de finir en enfer, dit-il calmement. Si tu as des regrets, vas-y.
La blonde était prise au dépourvu, mais s'efforça de rester ferme face à l'air résigné de son otage, qui fermait ses yeux gris et croisait les bras.
- Et, que dois-je faire au juste? quémanda-t-elle d'une voix claire.
- Embrasse-moi.



et en mode furtif... x):
 
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Olwen Kaelon


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Age du personnage : Majeure dans la plupart des pays de cette petite planète qu'est la Terre.

Familier : Un Chatrix machiavélique qui complote contre moi quand je vais trop bien.
Couleur de magie : Rouge feu, histoire d'être discrète...
Niveau de magie :
  • Moyen
Niveau de combat :
  • Plutôt élevé


Métier : Officiellement, voleuse pour le Lancovit, officieusement, personne n'a jamais vu la tête de mon boss.
Résidence : Forteresse grise, What else?
Affinités : Andô > Coéquipier. Accessoirement le mec avec de superbes abdos qui me fournit en champagne. Et qui prémache la viande de son familier. Et qui se fait empoisonné par la première blondasse du village.

MessageSujet: Re: Un duel contre toi. [Hôtels // PV Olwen]   Mar 28 Oct 2014 - 21:13

The stars, the moon, they have all been blown out
andô ∞ olwen
Andô avait prit le kit médical improvisé puis était parti. Olwen haussa les sourcils, elle essayait d'être gentille, compréhensive, pas vraiment des qualités de sangrave d'ailleurs, avec tout ce qu'il était en train de découvrir avec les familiers. mais elle ne voyait pas comment il allait réussir à se recoudre la main tout seul. Enfin il n'avait pas voulu de son aide, elle n'allait pas s'imposer. Elle sorti de la salle de bain après  son coéquipier et sorti directement de la chambre, ils étaient beaucoup trop serrés à quatre là-dedans, elle avait besoin d'espace et Andô et son familier allaient avoir besoin d'intimité de toute façon.

Olwen descendit les escaliers pour se retrouver dans la sorte de salle commune où il y avait les nombreux canapés et fauteuils. Elle se débrouilla pour trouver du papier à l’effigie de l'hôtel et un stylo ornementé de petites marmottes, il fallait bien faire des avec moyens du bord. La voleuse faisait le récapitulatif de leur mission qu'elle garderait pour le rapport préliminaire de la mission. Du jour de la mission à aujourd'hui ils avaient attrapé un faux scientifique et s'étaient faire pourchassés par Isabella Duncan puis ils s'étaient rendu à Lyon pour faire un changement de train et étaient maintenant seuls dans la montagne avec des touristes nonsos beaucoup trop joyeux pour leur propre  santé en attendant que la gare puisse de nouveau accueillir les trains et la magie était bien trop fluctuante ici pour pouvoir être utilisée en continue. Génial.
Il fallait rajouter qu'elle avait pleuré sur l'épaule de son coéquipier, dormi avec lui, bu beaucoup trop avec lui, qu'il l'avait ramener qu'il s'était fait mordre par son propre familier et qu'il se retrouvait maintenant à se recoudre la main et à prémâcher de la viande crue pour un louveteau hyperactif. Olwen soupira. C'est qu'elle ressentait une sorte de pitié pour lui maintenant, en même temps il subissait ce voyage autant l'un que l'autre et il s'était toujours conduit en gentleman avec elle. Non, ce n'était pas de la pitié, c'était une sorte d'attachement, elle avait pris l'habitude de le savoir à ses côtés au cas où elle aurait besoin d'une épaule sur laquelle pleurer, de chaleur pour s'endormir ou de bras pour la porter quand elle ne pouvait plus marcher. Olwen grimaça. C'était mauvais ça, quand elle s'attacha trop aux à quelque, le destin trouvait toujours un moyen de le-lui enlever quelque soit sa puissance. C'est pour ça que lorsqu'elle entendit l'appel mental de Styx, elle se précipita dans la chambre, c'était pour ça qu'en voyant l'état du pauvre petit louveteau qui semblait souffrir comme son maître elle se rendit compte qu'elle ne voulait pas qu'il disparaisse, et pas uniquement parce que ça l'obligerait à finir cette fichue mission toute seule, non, c'était parce qu'elle s'était attachée à sa présence à ses abdos et elle ne voulait pas le laisser partir. Elle était arrivée avec Andô, elle repartirait avec lui.

Olwen attrapa sa robe de sorcelière et parti en courant suivi de Styx qui portait Grimm bien mal en point sur son dos et au diable ces nonsos et la peur qu'ils auraient de Styx. Pour la première fois depuis longtemps, Olwen allait peut-être avoir le pouvoir de sauver quelqu'un qui comptait pour elle.

La jolie voleuse suivait à la trace son familier qui suivait l'odeur qu'avait laissé Andô sur son passage. Qu'est-ce qu'il faisait dans ce bar? Olwen soupira et essaya de ne pas penser à la réaction des clients et du beau serveur qu'elle avait vu ce matin quand ils apercevront le grand chatrix qu'était Styx. Grand et clairement flippant.
Olwen utilisa sa magie démoniaque, qu'elle évitait pourtant au maximum d'utiliser puisque l'idée de se servir d'âmes de démons la rebutait mais aux grands maux les grands remèdes, elle transforma son chatrix et le louveteau d'Andô en un gros chien et un petit chiot puis poussa la lourde porte d'entrée. Styx se précipita vers les toilettes, le petit chiot toujours sur le dos et Olwen le suivit sans réfléchir lorsqu'elle qu'un bras l'arrêta. C'était le beau serveur de l'autre fois, il semblait un peu embêté et Olwen se retint fortement de le mettre K.O.
"Désolé de t'embêter avec ça mais les toilettes sont réservées aux clients du bar. Tu veux commander quelque chose?"
Olwen le dévisagea montrant clairement qu'elle n'en avait absolument rien à faire de son règlement à la noix. Elle lui jetta un : "C'est vraiment pressé là!" dans les dents avant de s’engouffrer dans le couloir en carrelage. Elle poussa la porte avec puissance et se retrouve face à un Andô visiblement mal en point qui roulait une pelle à la blondasse de l'hôtel. Elle s'arrêta dans son élan quelques secondes bouchée bée. Sérieusement? Elle n'étais pas venue pour voir leurs échanges de salive tout de même... Pourtant le louveteau allait mal et il avait clairement fait comprendre à Styx que sa moitié d'âme avait des problèmes. Olwen attrapa pas donc les cheveux de la blondasse et la tira en arrière avec assez d'élan pour qu'elle se retrouve contre le mur et avant qu'elle n'ait pu ouvrir la bouche elle lui envoya un coup de poing dans le coin de la mâchoire, technique qui assommait directement la victime. Merci l'entrainement sangrave. Bon elle n'avait pas trop de raison de faire ça enfaite, elle était uniquement là pour sauver son coéquipier mais envoyer une droite dans la figure de la blonde avait un côté... délivrant. Ça faisait du bien.

Olwen s'approcha du beau brun qui lui avait été attribué comme coéquipier et lui prit son pouls. Ce geste aurait pu paraître étrange mais c'était le premier geste à faire, même si la victime était vivante, ça permettait d'identifier le mal. Elle soutint Andô puis l'adossa contre le mur opposé et le fit s'assoir. Les battements de son coeur étaient beaucoup trop rapide, il n'allait pas tarder à tomber dans les pommes lui aussi... Bien Olwen avait peur de perdre Andô comme elle avait perdu Néo, elle ne le montra pas.
Elle lui passa de l'eau fraîche sur le visage tout en le rassurant oralement. Elle allait le sauver, elle devait le sauver. Vu son teint et la dilatation de ses pupilles il avait été empoisonné. Mais par Dermiderus pourquoi embrassait-il goulument la blondasse alors? Il n'avait pas mieux à faire? Comme trouver un moyen de survivre par exemple? C'est là qu'elle comprit. Il devait l'attendre, distraire la proie le temps qu'elle arrive... La blonde était donc la méchante, elle le savait!
Accompagnée de Styx qui avait déposé le louveteau près de sa moitié d'âme, tous les deux dans le même état, Olwen fouillait les poches interdimentionnelles de la veste de Madame j'enfonce ma langue dans la gorge du premier venu. C'était une sorcelière. Slurk, Isabella devait les avoir retrouvés. Petit à petit, Olwen perdait espoir, il y avait beaucoup trop de choses dans ses poches, si elle se promenait avec du poison, elle devait avoir l'antidote au cas où elle en ingèrerait pas erreur et il devait être près d'elle pour qu'elle puisse se soigner rapidement...

Ce fut Styx qui finit par trouver la petite fiole. Comme elle le pensait, elle l'avait gardée près d'elle, coincée dans l'armature de son soutient-gorge, la voleuse ne chercha même pas à savoir pourquoi Styx était aller chercher là... Évidement, elle n'était pas sûre que ça allait marcher mais elle manquait de temps et d'information. Il fallait tenter le tout pour le tout. Elle ouvrit la bouche de son coéquipier et se débrouilla comme elle pouvait pour lui faire ingérer la mixture visqueuse puis attendit.
Contrairement à ce qu'on pourrait penser avec les films des nonsos, un antidote n'agit pas au premier contact avec la personne mourant. Non, un antidote c'est les 5 minutes où il ne se passe rien et où on est persuadé que ça ne marche pas et que le mourant va... et bien, mourir.  Sauf que pour une raison qui ne concerne que les étoiles et le destin, aujourd'hui n'allait pas être le jour de la mort d'Andô. Aujourd'hui n'allait pas être le jour de la perte d'un proche d'Olwen. Aujourd'hui allait être une journée pour ou moins étrange, fatiguante, stressante mais surtout heureuse. Il avait ouvert les yeux, enfin elle n'était pas sûre, il avait peut-être plutôt serré sa main, à moins que ce ne soit tout simplement sa respiration qui semblait revenir à la normal.
Il était sauvé.

Styx soupira, heureux. Olwen rendit à leurs familiers tout en gardant un sourire particulièrement débile. Elle savait qu'il fallait qu'ils se dépêchent, que la blonde allait se réveiller, que le serveur allait se ramener mais elle était bien trop heureuse pour remettre toutes ses idées en autre. Elle avait réussi à sauver quelqu'un, ce qui n'était pas un exploit habituel chez les sorceliers gris.
Comme elle le savait encore faible elle l'aida à se relever, profitant officieusement de la chaleur son corps contre le sien pour lui rappeler encore une fois qu'il était encore là, encore vivant.
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she just ran away
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Un duel contre toi. [Hôtels // PV Olwen]
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