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 Wesh Odette. [PV la bande de vieux schnocks]

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Solveig


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Age du personnage : 16 ans

Familier : Krokmou, un chat noir qui ressemble à Krokmou (parfois je lui rajoute des ailes en tissu et c'est très drôle)
Couleur de magie : Verte
Niveau de magie :
  • Moyen
Niveau de combat :
  • Moyen


Métier : Étudiante en année sabbatique, future journaliste
Résidence : Autrefois la maison de mes parents en Norvège, maintenant je vais d'auberges en auberges pour découvrir Autremonde !
Dans le sac : plein de livres !

Affinités : Loup sois mon pote stp
sinon j'ai peur d'Isabella Duncan

MessageSujet: Wesh Odette. [PV la bande de vieux schnocks]   Mar 23 Avr 2013 - 15:32

Le vieux gnome :
 

Le vieux gnome contempla son reflet dans le miroir crasseux. Un pif rouge d'alcool, des oreilles décollées, une barbe grises et une face hideuse plissée de rides. Derrière, une pièce sale et un sol jonchée de bouteilles à moitié vides. Soyez les bienvenus chez Tinky Winky, le gentil gnome alcoolique et dépressif.

Il était vieux. Il était laid. Il avait un nom de Teletubbies - ce qui faisait de lui un homosexuel inavoué. Avouez qu'il y avait de quoi pleurer.

« Allez, ressaisis-toi, nondidju ! »

Tout ça, c'était la faute de la jeune génération. Et des touristes ! C'était à cause d'eux que son bar avait fait faillite. À cause de cette critique culinaire de Brontagne qui trouvé une saveur de chaussette sale à son jus de slurp, plus personne n'avait voulu en boire et il avait été ruiné. De jeunes voyous avaient ravagé ses vitrines en y taguant des obscénités telles que « NIKK T4 MÈrRE TéLétUBBiES » Tinky Winky avait dû fermer la brasserie. Il vivait des allocations chômage et était tombé en dépression.

Mais le moment était venu de se venger. Il éclata d'un rire sadique, comme il avait vu faire les méchants dans les films. Yeah. Il avait la classe. Il roxxait du poney. Il s'approcha de la potion qui mijotait dans une marmite depuis maintenant plusieurs semaines. Il avait mis du temps à chercher la formule dans les vieux grimoires, puis à rassembler tous les ingrédients. Il avait ensuite fallu attendre qu'elle repose. Elle était maintenant fin prête. L'heure de la vengeance avait sonné.


~~~

Il fait beau, le soleil brille et je gambade gaiement dans la capitale du pays des lutins. Tralala ! Criez d'allégresse avec moi, amis Minimoys ! J'ai une de ces pêches, vous ne pouvez pas savoir !

C'est bête, ça fait plus de trois ans que j'ai déserté le Continent Interdit pour explorer le monde, et je n'avais encore jamais visité Smallcountry. Comme je n'avais rien à faire aujourd'hui, j'en ai profité pour faire du tourisme. Eh bien, je peux vous dire que c'est très sympa, comme pays. C'est assez étrange d'être entourée d'êtres minuscules, mais on s'habitue.

Je flâne dans les rues de Small, profitant du soleil. Je m'arrête dans une confiserie. Le pays est réputé pour ses friandises dites délicieuses. Après tout, c'est ici qu'on fabrique les kidikois ! Tiens, il y a un écriteau explicatif à ce sujet dans la boutique.

L'écriteau a écrit:
On dit dans les plaines que les chamans des tribus des centaures attrapent les Pllops, grenouilles blanc et bleu très venimeuses et lèchent leur dos pour avoir des visions du futur.

C'est à partir des Pllops que nos amis les lutins P'abo fabriquent les célèbres sucettes prophétiques Kidikoi. Prenez-en une et vous trouverez le futur en son cœur !

Disponible en plusieurs parfums : crogroseille, slurp, kax, rouge-banane, tolis, clac-cacahuète, crunchille, kalornas, miam et vlir. Un crédit-mu argent le kilo.

Je sors de la boutique, une sucette à la vlir en bouche. Le goût rappelle un peu celui de la mirabelle. Tout simplement exquis ! Grisée par le sucre et le soleil, je sautille presque, saluant gaiement lutins et gnomes.


~~~

Tinky Winky sortit de chez lui armé d'un spray rempli de la précieuse potion. Elle avait pour effet de donner cinquante ans de plus à celui qui se la prenait dans la figure. N'était-il pas diabolique ? Il comptait l'utiliser sur tous les touristes qu'il croiserait. Ils se repéraient facilement : il n'y avait qu'à viser les grands dadais à l'air stupide. Le problème, c'était que les effets de la potion avaient une durée limitée. À peine une heure. Il n'était pas assez fort en magie pour les faire durer éternellement. Mais il trouverait une solution. Disons que la potion était en version Bêta. Il parcourut la rue du regard, cherchant une victime à vaporiser. Tiens, en voilà une ! Elle tenait une sucette. Pourquoi est-ce que tous les étrangers achetaient des sucettes ? Saletés de lutins ! Ils faisaient tout pour se faire mousser auprès des touristes ! Il aspergea la grande brune. Hop, elle faisait moins la maligne, maintenant qu'elle était ridée et courbée ! Un rictus machiavélique se forma au coin des lèvres de Tinky Winky, et il continua sa diabolique besogne.

~~~

Soudain, je reçois quelque chose dans la figure qui me fait éternuer et je trébuche, m'étalant de tout mon long dans la rue fleurie de Small. Honteuse, je me relève sous les yeux soit inquiets soit hilares des lutins qui m'entourent. Bizarrement, j'ai beaucoup de mal à me remettre sur pied. Je me sens courbée, lourde, maladroite... Mais... Pourquoi est-ce que mes mains sont aussi ridées ? On dirait celles d'une vieille dame ! J'inspecte mon corps, paniquée. Puis je relève la tête et j'aperçois mon reflet dans une vitrine.

-AAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !


::::
 
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Shanaa Laud


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Age du personnage : 13 ans

Familier : Lul, un renard blanc.
Couleur de magie : Vert clair pailleté d'or
Niveau de magie :
  • Moyen
Niveau de combat :
  • Plutôt élevé


Métier : Apprentie Voleuse Patentée
Résidence : Une jolie maison à Travia, près du château
Dans le sac : Sa bourse de crédit-muts, une autre qui n'est pas la sienne, des chouchous multicolore, sa boule de cristal, un petit poignard en argent, une broche venant de sa mère et des friandises pour Lul

Affinités : Alwin -> Mais pour qui elle se prend, elle, à me donner des leçons ?

L'ilne -> Une gentille connaissance.

Iris -> Bon, OKAY, elle m'a peut-être CASSE le nez, je lui ai peut-être VOLE sa bourse, mais à part ça, elle est très cool.


MessageSujet: Re: Wesh Odette. [PV la bande de vieux schnocks]   Ven 26 Avr 2013 - 17:26

Veillir ? A mon âge ? Pas question !



Le gérant de la boutique me lança un bref regard avant de se replonger dans une discussion - apparemment passionnante - avec sa cliente. Il ne faisait pas attention à moi. Pourtant, je savais que le temps était compté et que les autres personnes présentes dans l’échoppe ne tarderaient pas à se retourner pour me dévisager. Il fallait que j’agisse. Rapidement, efficacement, et discrètement. Je tendis rapidement la main pour attraper une de ces sucettes si célèbre, typiques de Smallcountry. Je vous rassure, je n’étais pas venue que pour ça. Enfin, si, en grande partie. Pour rajouter un peu de sérieux dans tout cela, je glissa ma main dans la poche de la jeune femme devant moi, et tâtonna à peine avant d’extirper un portefeuille rose bonbon (Horreur !). Je le fit tomber dans mon sac avant de m’exclamer : « Zut ! J’ai oublié mon porte-monnaie ! » et de sortir de la boutique d’un pas pressé.
Bah oui, parce que sinon, entrer, puis ressortir sans rien acheter, ça aurait été bizarre.

Je ralentis l’allure lorsque je me fus suffisamment éloigné de l’échoppe de sucrerie. Alors, je m’empara de la sucette volée et entrepris de la savourer avec un plaisir enfantin. « J’ai vo-lé une sucette-euh. » chantonnais-je à voix basse. Lul, d’humeur joyeuse, sautillait à mes côté en réclamant des confiseries. Je lui jeta un caramel que j’avais dérobé un peu plus tôt dans l’après-midi. Oui, je vole des bonbons. Et pourquoi pas ? C’est parfois plus satisfaisant que détrousser les passants ! (Et surtout meilleur, héhé…)

Je m’assis sur un banc pour examiner le portefeuille volé. Rempli de crédits-muts d’argents (Mais pas d’or, hélas), il venait s’ajouter à ma petite cagnotte. En revanche, le portefeuille en lui-même était affreux. Je le lança dans une poubelle après l’avoir vidé. Je fis le point. Deux billets pour un bal organisé au Lancovit (Tient, une lancovienne !), des réductions pour un repas dans un restaurant de SmallCountry, quelques photos… Je récupérai ce qui me semblait intéressant, et jetai le reste aux pigeons…T’façons, ils sont cons ces pigeons, ils font pas la différence entre de la bouffe et des morceaux de papiers (Pourtant, il y en a une, je vous assure.)

Je marchais tranquillement, sucette dans la bouche, renard surexcité à mes pieds, lorsque je vis une vieille folle agoniser au milieu de la rue. Non, en fait, elle n’agonisait pas, elle se contentait de hurler en touchant son visage. Bah ouais ma vieille, t’as plus vingt ans, faut s’y faire. Je pouffais de rire lorsque je reçus un liquide glacé (et puant) dans la figure. Je poussa un cri et tombai à terre. La texture me piqua brièvement le visage, puis je pus me relever, rouge de colère, cherchant l’imbécile qui avait voulu me faire une mauvaise blague. Je le repérai rapidement. Un stupide nain qui déambulait, armé d’un spray, à la recherche de victime. Je voulus me précipiter à sa suite pour me venger à coup de pieds au cul, lorsqu’une fatigue me terrassa brusquement. Je me sentais épuisée. Usée.
Vieille.

Prise d’un horrible pressentiment, je me retournai sur la vitre d’une boutique de je-ne-sais-quoi. Celle-ci me renvoya l’image d’une femme de, quoi ? Cinquante ? Soixante ans ? Je me mis à hurler d’une voix éraillée en touchant ma peau ridée.

- Mais c’est quoi ce délire ? J’AI TREIZE ANS, SLURK. PAS SOIXANTE ANS ! ENLEVEZ MOI CE TRUC DE MON VISAGE !

Je titubai, et m’agrippa à une veille femme brune pour ne pas tomber. Mauvaise idée. Elle était aussi fragile que je l’étais devenue, et je l’entraînai dans ma chute. En voyant ses yeux apeurés, je compris qu’elle aussi avait été victime de l’autre imbécile.
On est pas dans la merde.

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Lice Silcen


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Age du personnage : 18 ans

Familier : Pom, un griffon blanc
Couleur de magie : Le bleu de l'océan après l'orage
Niveau de magie :
  • Moyen
Niveau de combat :
  • Elevé


Métier : Chasseuse de prime professionnelle et pirate
Résidence : Mon bateau, le Blue Terror et une chambre au Lancovit
Dans le sac : Un paquet de clopes, un briquet, une photo d'Haru et une autre de ma soeur, deux fusils, une recharge de cartouches, ma changeline quand elle me fait chier, un mp3 rouge, ma boule de cristal, deux élastiques, un paquet de chewing-gum, des bouts de papier et deux stylos.

Affinités : Haru, mon ange, on s'est compris tous les deux, n'est ce pas?
Deino, je ne te laisserais plus seule.
Soren prépare toi à te faire botter le cul.
Will, t'es un rigolo toi o/

Et puis la CB, ben, vous gérez quoi. Tout simplement. ♥

MessageSujet: Re: Wesh Odette. [PV la bande de vieux schnocks]   Sam 11 Mai 2013 - 22:33

Wesh Odette ♥
Les vieux ♥

Spoiler:
 

Je me sens immense. Si si je vous jure, je crois que ce n’est pas juste une sensation en plus. Je suis immense. Littéralement.

Smallcountry, environ 14h00.

J’avais réussi à convaincre Haru de sortir de son trou. Je sais vraiment pas comme j’ai fait. Je n’explose pas de joie devant lui, mais, intérieurement, je suis fière de cette victoire personnelle. Enfin, pas si personnelle en fait, vu que ça le concerne. . . Bref ! Je ne sais pas si vous vous rendez compte de l’exploit même que l’on est entrain d’accomplir là. Marcher dans les rues d’Autremonde. Alors que lui et moi (surtout lui je crois) sommes hyper recherchés. Mais bon, je me suis dit que ces pauvres nains –ou lutins, gnomes, j’sais pas, je m’en fou- ne pouvaient rien nous faire. On est si … Grands par rapport à eux. C’est déconcertant, je vous jure, mais on se sent tellement supérieurs ! 8D Et puis au pire, si la situation devenait difficile, on pouvait dégager en un rien de temps. La magie c’est bien pratique. . .

Je vous avoue que j’ai bien failli écraser quelques « petits ». La plupart repartaient en bougonnant, d’autres venaient carrément m’agresser. Ce n’est pas de ma faute si vous êtes petits les gens, faut assumer ! Le soleil nous aveuglait tellement il brillait, le ciel était bleu, les gens souriaient. Tout semblait si paisible. Si heureux. C’est bizarre, je me sens comme étrangère. J’appartiens pas au mouvement « heureux ». C’est beaucoup plus compliqué que ça. C’est si vaste comme sujet et si différent au climat qu’il y avait, il y a quelques jours. Pour l’instant, je m’efforce à me décontracter. Lunettes noires sur le nez, talons foncés assortis à une robe légère, une clope au bec, je n’avais pas une apparence plus suspecte que ça. On s’efforçait à se fondre dans la masse –bien que ce soit difficile, me diriez-vous, parmi des nains. Ok ok, j’arrête avec ça. X)-. On ne dirait pas comme ça, mais c’est dur de se détendre. Car chaque personne ayant une taille humaine semble susceptible d’être un danger. Ce mec là bas, qui te regarde bizarre, est ce qu’il a découvert qui tu étais ? Bien sûr que je me fais des idées. . . Mais c’est dur. En fait faut juste ne pas être parano. Je me rends compte que parmi ces humains qui trainent dans les rues, la plus grande majorité sont jeunes. Ils paraissent si insouciants. La plupart ont une sucette fourrée dans la bouche. Ah, les fameuses sucettes de Smallcountry. Une fierté nationale, nan ? ^-^ Ca me rappelle des souvenirs. . .

Je le savais tendu. Ca se sentait. Son air impassible, sa mâchoire serrée, ses yeux perdus dans le vague sous ses mèches encore noires, tout ça, ça se sentait. Je commence à te connaître chéri. Je pense que s’il a accepté de venir, c’est pour moi. Je crois. J’espère. Peut-être qu’il sait dit que je ressentais le besoin de revenir un peu par ici. Après, je me fais peut-être des idées. . . Mais au fond, bien que cela soit incertain, ça me touchait et je le remerciais. Car je savais qu’il n’allait pas bien, et ça me rendait malade, dans tous les sens du terme. Car à chaque fois qu’il s’éloigne, des milliers de poignards me transpercent le cœur. J’ai besoin de lui. Il m’est réellement indispensable. Bon sang, où est-ce que la petite sotte narquoise, cette pirate qui parle sans réfléchir et qui rie de tout, cette gamine totalement immature est passée ? Je ne sais pas. Elle s’est cassée sans demander son reste, la peste, sans dire aurevoir. Pourtant il en reste toujours là dedans. J’essaie de m’en convaincre et ça me rassure. Parce que ça fait peur parfois. Ca fait longtemps que je n’ai pas vu ma sœur, et ça commence à me manquer. On ne pas séparer indéfiniment des jumelles, c’est contre-nature. Et il me tarde de revoir Deino. J’aimerais m’excuser de lui donner si peu de nouvelles, mais après tout, je suis une grande fille, et elle le sait. Je crains juste un peu sa réaction quand elle me reverra. Qui fume comme un pompier, accompagnée d’un copain légèrement toxico’. Au pire je m’en fou, elle n’a pas à me juger. Je l’ai appelé hier, je crois qu’elle était soulagée d’entendre ma voix, mais elle était toujours inquiète, ça s’entendait dans sa voix. L’appel était très bref, je ne lui est pas dit quand je reviendrais. Je ne sais pas. En fait, j’ignore ce qu’on attend avec Haru, pour bouger. Pour faire quelque chose. Peut-être qu’on attend que l’orage passe, je ne sais pas. Ou que quelqu’un nous tende la main. Car, il ne faut pas se berner, nous sommes juste des ados au fond d’un trou noir. Très profond. Mais bon, comme on dit dans les films à l’eau de rose terriens, le principal, c’est qu’on soit ensemble. Quant à mon famillier, Pom, ma fidèle griffonne, elle nous suit de haut. J’ai pas vraiment le temps de m’occuper d’elle en ce moment. Et le sujet et délicat avec Haru. . .

Depuis que nous sommes arrivés, il n’a pas dit un mot ou presque. Je me sens mal pour lui, mais je sais que c’est d’autant plus dur de supporter tout ça de son côté. Tout ça. C’est le mot. . . J’attrapais de mon petit doigt son propre auriculaire, et lui adressait un sourire timide qui se voulait réconfortant. Il voulait dire beaucoup de choses et rien à la fois. Juste « je suis là », et ça fait du bien.

Au loin je vois quelques personnes qui se mettent à crier –des humains en fait. . . Ah non, ce sont des humaines vu les cris perçants-. Interloquée, je presse le pas. Ce sont . . . Des mémés. Je pouffe discrètement. C’est un drôle de tableau. Deux petites mamies qui trébuchent l’une sur l’autre, chacune essayant de se soutenir. Elles se tâtent le visage. Comme surprises. Ebahies serait plus juste, et encore. Il est figé un rictus de terreur sur leurs visages ridés, et ça fait peur. Vraiment. Brrr. . . J’ouvre ma bouche pour glisser à l’oreille une remarque moqueuse à l’oreille d’Haru, visiblement c’est pas une mauvaise habitude totalement perdue. . .
Et c’est là que je me reçois un truc dégueulasse dans la gueule. Vous savez, ça a la texture d’un gros molard. Oui oui, je sais c’est dégoutant, mais c’est bien ça le truc qui coule sur ma joue en ce moment même, je l’essuie d’un revers de la main, et en plus ça me pique les yeux.

« TAIN C’EST QUOI CE TRUC DEGUEU LA ?!? CELUI QUI VIENT DE ME CRACHER DESSUS, JE VOUS JURE, IL VA LE REGRETTER, JE VAIS LE DEMON. . . »

Je n’arrive pas à terminer ma phrase, j’ai oublié de respirer. Je crois. Je me replie sur moi-même, les mains sur les genoux, essayant de reprendre mon souffle. Tain, Lice, c’est que tu te fais vieille maintenant. . . Je me redressee sans me douter que mes pensées allaient se révéler, et bien, particulièrement justes. Je me sens rabougrie, molle. Je tourne la tête, et c’est un concerto de craquements. Et je vois dans le reflet de la vitrine une autre petite vieille. On dirait ma mamie !
(. . .)
Putain, c’est moi. Je suis vieille. Je comprends maintenant pourquoi les filles de tout à l’heure criaient. Tout va très vite dans ma tête. Cris. Molard. Concertot. Vieille. Je m’approche de la vitrine. J’ai rapetissi. Je fais pas la taille des nains, j’ai pas grossis, mais quand même. Je suis toute molle ! C’est tout mou mon ventre slurk ! Mes cheveux noirs qui sont –enfin étaient- ma fierté ont terni. Et surtout, j’ai des rides partout, sous les yeux, autour de la bouche, au dessus du nez. Partout. J’ai des taches dans le cou. Seuls mes yeux semblent inchangés. Mon maquillage semble si vulgaire sur moi à présent ! Moi, la pauvre petite gamine perdue qui se retrouve vieille. C’est un comble, les dieux doivent m’en vouloir.
Je me retourne vers Haru, pour voir si lui aussi. . . A vieilli. Ma cigarette tombe sur mon pied, le brûlant légèrement au passage. Il est jeune. Grand. Terriblement séduisant et attirant. C’est en me sentant si dévalorisée que je me rends compte à quel point il est beau. Mon mec, ce demi-vampyr, est un vrai tombeur. Et moi là, je ne suis rien, pas à la hauteur. Lamentable.

« Ne me regarde pas ! Je t’en prie, ne me regarde pas ! Je t’interdis de me regarder ! », lui hurlais-je, les larmes aux yeux.

Je me précipite vers les deux autres filles, des larmes noires coulant. Elles devaient être aussi jeunes que moi avant. Je ne sais pas qui nous a fait ça, mais je m’en fou. Pour l’instant, je crois qu’un trou devrais suffire.


MERCI A STILLNOTGINGER DE BAZZART.




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