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 Don't walk away when the world is burning { Tuc }

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MessageSujet: Don't walk away when the world is burning { Tuc }   Mar 20 Déc 2011 - 23:53


Come feed the rain, ‘cause I’m thirsty for your love, dancin’ underneath the skies of lust. Yeah, feed the rain, ‘cause without your love my life ain’t nothing but this carnival of rust.




« Maître ? Vous n’êtes pas encore couché ? »
« De quoi est-ce que tu te mêles ? Va-t-en si tu ne veux pas que je te coupe un membre. »
« Mais Maître, je… »


Magister se leva de son fauteuil, la main ouverte dans sa direction, prêt à lancer un jet de magie. L’impudent battit en retraite. Enfin, la paix. Le Maître des Sangraves soupira et se rassit avec lenteur. Ce petit travesti était des plus agaçants. Il avait beau le menacer de torture, il savait bien au fond que son obéissance tenait bien plus de son amour à son égard que de la peur ou de la douleur. En fait, c’était plutôt étrange, car le jeune Sangrave aimait souffrir. Le gamin l’avait énervé une fois, lors de ses premiers jours à la Forteresse. Il s’était baladé, sans permission, (trop) près des appartements du Maître. Que faisait-il là ? Magister n’aurait su le dire. Il n’obtint aucune réponse de la part du travesti, même lorsque l’homme masqué brisa sans ménagement ses maigres doigts pour le forcer à parler. Ses cris de douleur contenaient quelque chose de jouissif. Il prenait donc plaisir à souffrir ? Voilà qui était un problème pour le moins étonnant et… inhabituel. Comment allait-il faire pour le châtier, celui-là ? Peut-être qu’en faisant exactement le contraire… le caresser… Magister eut un bref rire de malaise. Allons bon… Il n’avait rien contre l’homosexualité ou la bisexualité, mais il savait parfaitement qu’il n’était attiré que par les femmes. Il ne s’imaginait pas embrasser un autre homme. Pourtant, à ce moment-là, des images explicites défilèrent dans sa tête. Mag frappa de son poing l’accoudoir du fauteuil. Non, franchement…

Pour ne plus y penser, il se « força » à fantasmer sur la femme qu’il désirait le plus au monde : Selena Duncan. Tout chez elle l’attirait. Elle était… parfaite ! Parfaite pour lui. Ses fines courbes l’émoustillaient chaque fois qu’il la voyait, sa voix d’ange qui lui hurlait de lui foutre la paix, ses cheveux qui dansaient avec désinvolture sur ses graciles épaules et surtout, ses yeux. Ses magnifiques yeux noisette qui luisaient de rage en voyant sa silhouette avancer vers elle… Oh, Selena. Le plus beau prénom de tous les prénoms. S’il n’écoutait que son cœur et ses pulsions, il changerait son apparence grâce à la magie, s’arrangerait pour la croiser dans la rue, la séduirait du mieux qu’il pouvait et l’emmènerait dans une chambre d’hôtel, incognito, où elle lui appartiendrait, corps et âme. Il la posséderait toute entière, sans retenue. Elle gémirait sous lui, une vague de plaisir arquant son corps vers l’avant. Une de ses mains jouerait dans ses cheveux et l’autre caresserait son dos. Lui, il halèterait en couvrant chaque centimètre de son corps de baisers ardents…

Toujours assis dans son fauteuil, il lécha ses lèvres sèches. Un geste purement cliché. Mais l’amour, n’était-ce pas une notion clichée ? Peut-être. L’homme sentit son érection diminuer au fil des minutes. Un simple fantasme qui disparaissait. Encore un autre. L’homme regarda l’heure. Quatre heures du matin. Il avait été incapable de s’endormir voilà quelques heures et, un peu énervé, s’était réfugié dans le salon. Un feu brûlait dans l’âtre et, pour plus de chaleur, il avait approché son fauteuil de la cheminée. La forteresse était silencieuse. Sans doute les insomniaques se promenaient-ils dans les corridors faisaient une marche dehors, malgré les Chatrix… Enfin, il s’en souciait peu. Tant qu’il pouvait rester seul jusqu’au petit matin… Là seulement, il irait dormir. Sa vie était tellement morne et ennuyante ces temps-ci.

Étouffant un bâillement, Magister posa sa tête contre son poing. Ce fauteuil était tellement confortable qu’un moment, il songea à s’endormir ici. Non, il était encore trop tôt. Cependant, il pouvait bien se permettre de s’assoupir quelques minutes. Il n’avait rien d’autre à faire. Fermant les yeux, la tête inclinée sur le côté, il essaya de libérer son esprit. Le vider de toute pensée. Plus facile à dire qu’à faire. Avec un léger sourire, il se surprit à se demander combien de personnes l’aimaient. Combien de personnes avaient-ils déçus par son amour pour Selena ? Selemba, pour commencer. L’amour de son bras droit était pathétique. Elle tournait autour de lui à chaque jour, attendant qu’il la prenne dans ses bras, peut-être. C’était bien beau, de rêver… Les sentiments qu’elle ressentait envers lui étaient loin d’être réciproques et plus d’une fois, Magister devait avouer l’avoir ignorée pour le plaisir de la faire souffrir. Ensuite, il y avait le petit travesti, bien sûr. Un amour qui, curieusement, le mettait mal à l’aise. Il était trop bizarre, ce gamin. La façon dont il avait découvert ses sentiments à son égard était choquante, même pour Mag. Il s’en souvenait bien.

Un espion qui avait trahi les Sangraves avaient été retrouvé dans la forêt par le travesti, une nuit. Satisfait, Magister avait ordonné qu’il soit torturé et cette tâche revint à l’androgyne. Heureux, il s’acquitta fort bien de sa tâche. Un peu trop, même. Car quand Magister descendit dans les cachots, où la séance de torture se déroulait, pour savoir à quoi ressemblait maintenant le traître, il entendit des gémissements et des halètements caractéristiques d’une jouissance proche. Interloqué, Magister était entré dans la pièce et avait lâché quelques jurons, ne pouvant pas en croire ses yeux. Le petit travesti était en pleine action, à même le sol, en train de… sodomiser sa victime avec des mouvements rapides du bassin ! Il gémit soudain : « Oh oui, Maître, plus loin. » C’en fut trop pour Mag qui s’avança et s’écria :

« Merde, qu’est-ce que tu FOUS ?! »

Mais l’horreur était loin d’être finie. En effet, le corps du traître était froid ! Empoignant par les épaules le travesti, il le… il le sépara du corps inerte sans ménagement. Le petit pervers cria, sans doute plus d’insatisfaction que de douleur. Magister le plaqua contre le mur avec violence :

« Tu me DÉGOÛTES ! C’est quoi ton PROBLÈME, HEIN DIS-MOI ? Fallait PAS le tuer, j’avais des questions à lui poser après ! Je t’avais demandé de le torturer, pas de l’achever, CONNARD ! »

Magister frappa la tête du travesti contre le mur. Il crut lui avoir démoli la cervelle quand il vit qu’il ne bougeait plus. Mais il était tout bonnement tombé dans les pommes. Trop d’émotions, peut-être ? Quoi qu’il en soit, le maître des Sangraves connaissait désormais la vérité. Ce gamin aimait sodomiser des cadavres ! Incroyable. Il s’était senti mal à l’aise en sa présence depuis cette nuit-là. Non, mais… cela signifiait que les fantasmes du travesti l’incluait, lui ? Merde, comme disait les Terriens. Mag n’était pas lâche mais il avait fait de son mieux pour s’éloigner et éviter le Sangrave.

Quatre heures et demie. Magister étouffa un autre bâillement. Toujours assis dans le fauteuil, il ouvrit les yeux et observa les flammes, dans la cheminée, devenir peu à peu des braises incandescentes. Pour en revenir au sujet des gens qui s’étaient amourachés de lui, il n’en trouva pas d’autres. Selemba et le travesti dont il avait oublié le nom, d’ailleurs. C’était tout. Et c’était déjà bien assez, tout bien réfléchi. Deux personnes qui restaient à ses côtés uniquement par amour. Débile. Il se demandait bien ce qu’ils lui trouvaient d’attirant. Certainement pas son caractère. Son physique musclé, peut-être. Étrange chose que l’amour, en vérité.


Anciennement Magister, Birthday, Timothy & Neal (2010-2012)
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Anselme


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Age du personnage : 56 ans.

Familier : Un cafard appelé Robert.
Couleur de magie : Mordoré
Niveau de magie :
  • Moyen
Niveau de combat :
  • Plutôt élevé


Métier : Explorateur

MessageSujet: Re: Don't walk away when the world is burning { Tuc }   Mer 21 Déc 2011 - 2:14



« Time to Wake Up. »
      Ses pas se rejoignaient en une danse glaciale. Son allure était lente, sa direction était vague ; Ses gestes saccadés et ses sombres intentions rendaient sa lugubre démarche semblable aux derniers pas d'un mourant ; de nombreuses fois manqua t-elle de tomber, mais toujours se rattrapait-elle. Son visage pâle était creusé par l'émotion, mais elle ne pleurait pas. Elle avançait la tête haute, laissant son esprit divaguer librement entre les murs de la majestueuse forteresse où elle avait versé tant de leur sang et de ses larmes. Elle avait cherché par tous les moyens à épargner à son corps la torture morale que sa situation lui infligeait, vainement hélas, car sur ses bras le sang de la dernière des Di Sielle luisait. Depuis plus de trois heures, la jeune femme déambulait dans les couloirs de cette prison grise dans laquelle elle se plaisait tant, sans réel but que l'envie de laisser s'échapper ses idées les plus malsaines. La vérité était là, en face d'elle ; Elle ne savait plus quoi faire. A quoi rimaient ces meurtres si elle n'en tirait pas la moindre satisfaction ? A quoi rimait ces discours si elle n'était pas capable de les appliquer à elle même ? A quoi rimait ces avertissements si elle avait elle-même vendu son âme au diable ? Diable dont elle tomba follement amoureuse, à son plus grand désespoir. Ce qu'elle redoutait le plus était d'ailleurs ces sentiments qui la terrorisaient tant ; Faire face à un amour qu'elle avait cherché à fuir durant toutes ces années, qu'elle croyait impossible, lui paraissait inconcevable. Lyoree Di Sielle, amoureuse ? Ah, ah, ah ! Mais quelle blague ! Pourtant, la jeune femme avait beau rire, elle ne pourrait pas disperser ses certitudes éternellement, et cette passion aveugle la dévorait de jour en jour un peu plus, jusqu'à faire d'elle un parfait pantin.

      Car c'était en effet ce qu'elle devenait. Plus le temps s'écoulait et plus sa raison la quittait, jusqu'à en devenir folle. Si la Sangrave avait conservé son irrationnelle cruauté et son masque de froideur qui la caractérisait tant, son âme s'en retrouvait malade. Sa soif de sang lui paraissait insatiable au fur et à mesure qu'elle tuait. De plus en plus, elle se mettait à achever les cibles qu'on lui désignait avec lassitude. N'était-ce pas son rôle, après tout ? Une tueuse à gage n'était-elle pas sensée mettre un terme à l'existence des victimes dont on lui soufflait le nom avec l'impassibilité dont tout assassin devrait faire preuve ? Si, bien entendu. Mais au plus profond de son être, Lyoree savait qu'elle regrettait. Chaque meurtre qu'elle exécutait souillait plus encore ses mains déjà salies de son propre sang. La réalité était bien autre que la morne attitude avec laquelle elle enfonçait ses armes les plus aiguisées dans les corps de ses proies. Elle n'avait qu'une réelle cible et n'était pas capable de l'atteindre. Tout ce qu'elle voulait était une vengeance. Un bain de sang pour assouvir la haine incroyable qu'elle éprouvait envers cette race qui l'avait torturée, elle et ses frères, parfois même jusqu'à la mort. Mais elle devait attendre. Attendre encore. Ah, ah ! Mais qu'on lui dise donc d'attendre ! Après tout, ils n'étaient pas les innocents qui périssaient sous les lames de son impatience ! Ils n'étaient pas cette jeune femme qui agonisait au rythme du sang qui coulait jusqu'à ses pieds !

      Et c'était bien là ce qu'elle avait espéré de cet amour, tout ce qu'elle en avait espéré ; Une guérison. Guérir de ce mal qui la faisait souffrir comme jamais, guérir de cette folie qui torturait son être tout entier jour après jour. Et qui l'avait amenée à cet endroit, cette nuit-là, titubant maladroitement sur les dalles de pierre, maladive. Son corps parfait avait disparu, son visage si doux s'était transformé ; Lyoree n'avait plus la force de maintenir le sort lui permettant de fuir son passé. Ses membres déformés, ses cicatrices saignant encore, sa pâleur incroyable, son œil dévoré par ses lamentations ; tout en elle la répugnait au plus au point. Et c'était pourtant ce qu'elle fut et ce qu'elle était encore, en dépit de tous ses efforts. Elle n'avait malgré tout plus le courage de ne verser ne serait-ce qu'une vulgaire larme. Sa démarche en disait plus long sur son état d'esprit qu'elle ne saurait le montrer par une quelconque attitude. Et si Dieu existait, lui seul aurait pu savoir combien elle lui en était reconnaissante de n'avoir laissé personne croiser sa route ce soir-là.

      Elle s'arrêta enfin. Cela faisait longtemps qu'elle errait là sans but. N'était-ce point inutile, après tout ? La jeune femme aurait très bien pu réfléchir dans sa chambre. Pourquoi avait-elle cherché à sortir de là ? Peut-être dans l'espoir de s'évader pour quelques instants ? Ah, mais si elle avait encore là quelques espoirs, elle l'aurait su. Alors quoi ? Lyoree devait l'avouer ; elle ne comprenait pas. Elle ne se comprenait plus très bien, ces derniers temps. Rassemblant ses dernières forces, elle incanta et retrouva son corps d'emprunt, non sans la moindre douleur.

      « Assez de ces plaintes. Assez de cette apparence. Je changerais. »

      Elle s'efforça de sourire, pensant à l'avenir. A tous ces reptiles qui périraient bientôt sous ses gestes assassins. A cette vengeance qu'elle pourra enfin assouvir. Mais abandonna bien vite ses plans et son rictus au passage en réalisant qu'y penser ne la réjouissait pas. Qu'attendait-elle de sa présence ici ? Voilà plusieurs mois qu'elle s'était engagée au service de ces chiens gris, comme les autremondiens se plaisaient à les appeler, dans le but de tuer. Uniquement de tuer. De venger les victimes qui, tout comme elle, avait subis sans relâche la folie sanguinaire de la Reine Rouge. Et pourtant, y penser ne la réjouissait plus. Les choses avaient changés, elle le savait. Mais à ce point ? Qu'attendait-elle, une fois de plus, de sa présence en ces lieux, en tant que fidèle, en tant qu'assassine, en tant que victime en quête de rédemption ? Un soupire maladroit s'échappa de ses lèvres. La demi-lycanne était particulièrement fatiguée. Voilà bien une semaine qu'elle peinait à dormir. Pour ne pas dire qu'elle ne dormait plus du tout. Ses actes la rendaient malade et sa peine l’écœurait. Souffrir de la solitude ? Lyoree, tu as toujours été seule. Pourquoi en souffres-tu maintenant ?

      Il y avait une raison à cela. Mais elle refusait obstinément de se l'avouer. Il avait déjà été suffisamment dur pour elle s'assumer les sentiments qu'elle éprouvait, alors assumer la douleur qu'imposait la solitude ? Ah ! Jamais. La jeune femme n'avait d'ailleurs même pas l'intention de mettre au courant la personne concernée. A quoi cela servirait-il ? Après tout, il aimait déjà quelqu'un. Elle n'avait pas sa chance. Elle ne l'aura jamais. Et elle refusait de finir comme cette vampyr, aveugle des jeux de son maître. Elle resterait raisonnable, en dépit de sa folie. Elle ne sombrerait pas.

      La lumière se fit de plus en plus rare dans les couloirs de la forteresse. Lyoree se remit à déambuler de ses pas de revenante. Elle n'avait que ça à faire. Elle prit pour décision de se mettre à la recherche de sa chambre. Quiconque connaissait cette femme savait pertinemment que malgré le sang de lycanthrope qui coulait dans ses veines, elle était inévitablement dénuée de tout sens de l'orientation. Toute personne sensée aurait tenté de refaire le trajet dans le sens inverse. Pas elle. Peut-être que ce fut par esprit de contradiction, ou bien par simple stupidité -bien qu'elle n'était pas idiote, on pouvait imaginer que sa somnolence lui brouillait ses réflexions-, mais elle décida de continuer d'avancer. Les couloirs défilaient les unes après les autres, et elle se perdit bien vite. Encore une fois. L'avantage était que si Lyoree voulait faire de nouvelles rencontres, il lui suffisait simplement de sortir se balader dans les corridors de l'imposante forteresse. Elle se perdait en quelques minutes et pouvait alors tomber sur n'importe qui.

      Une lueur faible mais chaleureuse attira son regard, un peu plus loin. Elle se méfia. La dernière fois qu'elle avait fait confiance à son instinct et s'était approchée de la lumière, elle s'était retrouvée face à celui qu'elle redoutait désormais le plus. Autant dire tout de suite que ce n'était pas ce qu'elle voulait. Mais de toute manière, que craignait-elle tant ? Elle pouvait encore fuir si la situation ne tournaient pas en sa faveur. Il suffisait de se montrer discrète, et c'est bien là l'une de ses plus grandes qualités. Elle s’approcha donc avec méfiance, doucement, ne faisant pas le moindre bruit. Lyoree avait toujours eu du mal à se repérer dans la forteresse ; Cependant elle reconnut sans trop de mal l'endroit. Mais la chance n'étant jamais de son côté, elle n'arrivait pas à se souvenir de quand elle était déjà venue ici. Peut-être aurait-elle dû.

      Car hélas, elle était finalement de nouveau confrontée à sa plus grande crainte. Lorsqu'elle aperçut la cape noire, reconnaissable entre mille, elle se figea immédiatement. Son cœur manqua un battement. Pourquoi devait-elle constamment tomber sur lui ? Elle déglutit, tentant malgré tout de reprendre son sang froid, et recula péniblement du cadre de la porte, aussi vite qu'elle put, tentant de se faire ombre, silencieuse, invisible. Impossible dans son état malheureusement, puisqu'elle s'efforçait également de se hâter. L'incroyable arriva enfin ; Lyoree tomba. Une magnifique chute, avec le bruit qu'elle entraînait. A un, deux mètres de la porte. « Félicitation à toi, ma chère. Quelle discrétion, en effet. » se réprimanda t-elle nerveusement. Mais elle se s'attarda pas et se releva non sans peine. Elle n'avait pas l'intention de se faire remarquer d'avantage, et encore moins dans l'état dans lequel elle se trouvait -car rappelons que sur ses poignets subsistaient les cicatrices des coups qu'elle s'était infligée, et bien que le sang eut séché, ça ne l'aidera pas à passer pour quelqu'un de normal-. Aussi essaya t-elle de fuir prestement, en dépit de son corps qui, au delà du sortilège, avait été plus abîmé encore qu'il ne l'était déjà dans sa disgracieuse chute.
      Mais autant dire qu'elle n'irait pas bien loin de la sorte.

 
 


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